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mercredi 16 janvier 2013

Bières et Jambon : Trois semaines de dégustations (2)



C'est l'histoire de trois vieux chums qui ne s'étaient pas réunis depuis un bon moment.

C'est l'histoire de Nick qui, le lendemain du Jour de l'An, appela les deux autres :

- Je m'en viens en taxi dans une quinzaine de minutes. J'irais bien à l'Impact. J'ai juste besoin d'une paire de bras pour emporter les bières. Je vous offre la tournée.

Tout un contrat ! L'Impact - un dépanneur spécialisé dans Limoilou - est situé à une douzaine de coins de rues de chez nous.

Enfin, c'est l'histoire d'une paire de bras (moi), marchant sur les trottoirs glacés avec son pote, transportant une lourde boîte contenant une centaine de dollars de bières, se souvenant des sages paroles d'un ami irlandais dans une situation semblable, une dizaine d'années plus tôt :

« Whatever happens Dom, just keep the beer ! »

***

Voilà. Début d'après-midi, la table de la cuisine envahie par les bouteilles de bières. Des dégustateurs. Un calepin, dans lequel j'allais écrire la moyenne de nos notes. Un puriste sévère (Jeff), un généreux (Nick) et un gars qui ménage la chèvre et le choux (votre humble serviteur), comme on lui a si souvent répété.

Bref, une fichue belle journée !

***

De la gamme Ô Fruit ! du Brasseur de Montréal, voici une bière aux canneberges. Jeff ne l'aime pas, Nick l'aime bien et moi, je n'en prendrais pas deux. 

Elle passe ! Cote : 6/10


Aussi du Brasseur de Montréal, la Ghosttown, une bière à l'anis. J'aime le Ricard et quand je suis bourré au Ricard, je peux vous parler pendant de longues minutes d'Émile Zola et de ses convictions !

Mais une bière à l'anis...Une gorgée : ça va. Deux gorgées: Ouais, bon...Trois gorgées : Bof...Une bouteille complète, le lendemain, puisqu'il ne faut pas gaspiller...

Passe pas ! Cote : 5.2/10 Et je vous laisse deviner qui lui avait donné un ou deux sur dix !



Une bière noire à l'avoine que nous propose Le Bilboquet, la Corriveau. Sympathique. Peut-être plus que la dame en question. Quoique selon moi - ou selon ma revisite de l'histoire, c'était une féministe qui a bien fait de tuer ses trois phallocrates de maris ! 

Malheureusement, la cote ne fut pas inscrite - on devait être lancé sur les changements chez l'Impact - pas le dépanneur-là, l'équipe de soccer !


Une triple belge de la Gueule de Bois (Saguenay-Lac-Saint-Jean), la Duguay. On l'a choisi en l'honneur d'anciens collègues de travail communs du même nom - la ressemblance avec l'étiquette est aussi troublante.

Elle ne passe pas de travers ! Cote : 7.5/10


Écossais qui joue de la cornemuse, Écossais qui boit ! Brave homme ! Le Trinqueur, des Brasseurs du Monde, une scotch ale - vous l'aurez deviné - à la coriandre. Bien dosée, un goût particulier.

Cote : 7.3/10




Dunham, comme microbrasserie au Québec, ne manque pas souvent son coup. Celui-là non plus. La Leo's early breakfast IPA, on avait vraiment hâte d'y arriver. C'est peut-être ce qui a joué en sa défaveur en finale. Pas la même stature que ces consoeurs...

Cote : 7.2/10


Pit Caribou et sa IPA américaine, c'est de la grosse pointure ! Parfaite pour un apéro. Goût en bouche qui élimine d'une gorgée les relents persistants de la bière à l'anis. La suivante pourrait même en souffrir en comparaison...

Cote : 9/10



La Turbine, de Microbrasserie Broadway, est étonnante pour une simple Pale Ale blonde. On a envie, par la suite, de connaître les autres bières qu'ils brassent. Je m'en fais un devoir !

Cote : 7.5/10


La Seiglerie, des Brasseurs du Monde, est une bière honnête, à faible taux d'alcool (4 %). Une bière d'été, une bière des champs. Aurait donc obtenu une meilleure note, en août, qu'en début de janvier, quand on cherche davantage une bière de bancs de neige !

Cote : 6.5/10




Une grenade faite d'une poignée de houblons, ça ne peut pas faire de mal ! 

Effectivement. 

Cette bière-là est unique. Probalement le meilleur coup 2012 des Brasseurs du Monde.

C'est l'équilibre en bouteille.

C'est la chèvre qui savoure le chou, rêveuse...

Cote : 9/10


***

Je nous souhaite une bonne année de nouvelles bières. Nos microbrasseurs sont prolifiques et parmi les meilleurs au monde.

Et ce n'est pas cinq petits mots à la fin d'une phrase qui feront de moi un chauvin personnage !

Avec amour,

Santé !

Prost !


Bières et Jambon : Trois semaines de dégustations (1)


Il est bon de reprendre là où on avait laissé. 

On s'était quitté coupe à la main, prêt à célébrer. Et on se retrouve avec derrière nous de nombreuses bouteilles vides et de forts beaux moments passés ensemble.

Voici donc une rétrospective jambonesque des bières bues au cours des trois dernières semaines. 

À la vôtre !

***
La veille de Noël, tradition oblige, je me suis rendu au dépanneur De la Rive, à Cap-Rouge, pour me procurer mes petites compagnes de la soirée.

J'y suis allé avec la caisse de 12 des connaisseurs des Brasseurs du Monde. Un choix - disons-le - assez safe merci ! Une Stout, une IPA et une Belge - que vous multipliez par quatre.

Trois coups de canon ! Et ça résonne.

Un 27 sacs bien investis - les gens ont les moyens dans ce coin-là !




Le lendemain, retour chez De la Rive. Objectif : une bonne grosse bouteille, une découverte et, espérons-le, un coup de coeur.

Ce dernier est venu en deux temps : une première fois, devant la caisse : mon choix, un litre de la Cascade Spéciale de Simple Malt, vendu 19 piasses ! 

Ouch !

L'orgueuil devant le caissier - je reste et je paie ! - et l'homme d'ajouter, pour me rassurer tout comme :

- Il ne l'ont pas brassé depuis longtemps, celle-là. Et il y a deux dollars de consigne.

Beau pitch de vente ! 

Avec un indice de 111 IBU - donc dite très amère, chaque gorgée fut franchement appréciée! Autour de la table, tous furent unanimes : une solide bière, si bien brassée que l'amertume ne semble pas tant prenante.

Second coup de coeur ! Jambon recommande !




Pour moi, le temps des Fêtes s'étire toujours jusqu'au 10 janvier, jour de mon anniversaire. Ce soir-là, j'ai reçu des amis et trois d'entre eux - dont un vrai British - sont arrivés avec un présent qui allait me combler au propre comme au figuré : un petit baril de cinq litres de la Golding - Pale Ale britannique - de Simple Malt.

Bien sûr, j'en ai offert à tous et à toutes - mais j'étais souvent pas très loin du baril, mettons.

Merci à vous ! Votre cadeau est allé rejoindre d'autres grands crus au sein du temple de la renommée, situé glorieusement tout en haut des armoires, dans la cuisine.

Que le soleil ne se couche jamais chez vos goûts, mes amis !




Voici la bouteille la plus difficile à déboucher du monde des bières connu : la Gavroche, une bière de spécialité française. À force de nous gratter la tête, il a même fallu googler pour trouver la réponse. Évidemment, d'autres consommateurs s'étaient retrouvés devant la même difficulté que nous.

Diantre ! Pourquoi avoir scellé votre breuvage de cette façon ? Est-ce de l'eau de la fontaine de jouvence ?

Finalement, après avoir consulté un vidéo sur Youtube - où un sympathique bonhomme avec un chapeau de cow-boy rouge et son complice démontraient LA façon d'ouvrir cette bouteille, nous avons bu déguster cette bière.

On ne s'est pas senti rajeunit - loin de là - mais moins cons, ça oui !


Voici comment ouvrir une Gavroche. J'ai aussi utilisé un petit canif pour retirer la petite tige de métal complètement inutile, avant de faire comme le maître...



Je termine la première partie de cette rétrospective - puisqu'une seconde suivra ( c'est un 2 pour 1 aujourd'hui, Monsieur Jambon vous revient en force !) - avec un avis de recherche.

Cette Russian Impérial Stout de la Californie, que l'on nomme la Old Raspoutine (j'adore !), est qualifiée par un proche connaisseur de « meilleure stout ever » !


Peut-on la trouver au Québec en importation privée ? Je vous le demande. Et où ?

Grand fan du style stout, je tiens mordicus à y tremper mes lèvres !



Un grand merci à vous, chers lectrices, chers lecteurs !

La suite, d'ici quelques heures...

...Prost !


mercredi 19 décembre 2012

Bières et Jambon : Spécial Noël : Assoiffés de tout le pays, réjouissez-vous !



C'est le temps de passer au dépanneur, à l'épicerie, chez des spécialistes, d'aller consulter, de se faire suivre par un ours qui boit à même le baril, de sortir, de voir les amis, la famille, le beau-frère qui délire, de recommander ce breuvage, d'éviter celui-ci, de crier « à boire, aubergiste ! » tout seul dans son salon, de se lever, de se rendre à son frigidaire, de l'ouvrir, de constater sans aucune surprise qu'il n'y a plus rien qui se boit là-dedans à part la fichue bouteille d'eau, qu'il faudrait bien remplir, car c'est toujours pratique, une deux trois gorgées juste comme ça, avant d'aller se coucher...


C'est le temps de s'éclater, un petit peu, pas trop, jamais assez...

C'est le temps de décrocher, de voyager, de s'offrir, de donner, de recevoir, d'esquisser un beau portrait même si côté dessin c'est pas comme si on savait...

C'est le temps de faire la fête ! Comme chaque jour de la vie, pardi, mais c'est juste que là, il y a comme une chimie : toi, moi, les voisins aussi...

***

RJ et sa gamme Belle Gueule nous reviennent avec le Brassin des Fêtes, qui se trouve à être une petite rousse timide et sympathique. Elle est un peu plus chaude que ses copines de la troupe (6%) et se veut accessible, prête à vous embrasser partout sauf sous le gui - mais si vous insistez, peut-être, oui.

Pas trop exigeante - à peine 10 balles pour six bouteilles - elle est pour toi, qui veut quitter - enfin ! - les bonzes de l'industrie, mais pas trop vite. Et pour toi aussi, qui veut obtenir un petit effet pour quelques billes...




À chaque année, c'est la même histoire : je me prends deux Stout Impériale Russe de St-Ambroise. Je partage la première - elle se déguste, elle se savoure, elle se commente - et je cache la seconde chez moi - pour l'oublier, puisque, paraît-il, elle est encore meilleure vieillie un an - mais j'anticipe.

Et vient toujours un soir où il est passé onze heures et qu'il n'y a plus rien à boire et soudain...je me rappelle de la cachette, comme par magie...

Cette année, j'ai acheté une pelle...



Je ne fais presque plus ça - je deviens de plus en plus chochotte - mais il est bon des fois de se présenter à une telle soirée, armé jusqu'aux dents...Boréale nous offre cette année une caisse de 16, avec toutes leurs munitions, dont la fameuse IPA, le deal de l'année des plus ou moins connaisseurs, s'il le faut...et j'en suis !



Si ce n'est pas la bière parfaite, je me demande bien ce que c'est...La hibernus, c'est la convivialité faite bière. C'est la duchesse de l'hiver ! C'est toé pis moé, on sort pas d'icitte à souère !

Ça fait sortir l'accent du terrouère !

Non mais, ça suffit, les ami.e.s, quelle galère !











***

Interlude


***

Ça, c'est une belle cruche ! Ce format de la microbrasserie À la Fût pourrait voler la vedette sur quelques-unes de vos photos numériques du temps des Fêtes. 

La Ruine-papilles demeure une de mes préférées, du côté des saintes IPAs.






***

Pas de photo disponible encore sur la Toile et Jambon pas de cellulaire, pas d'appareil-photo, pas trop techno...

- Nooooooooon ! Tu déconnes !

...Hum ! Je disais...Donc, L'Apocalyspe des Brasseurs RJ, une stout belge à double fermentation (9 %) - ce que je bois au moment de taper - c'est le cas de le dire - ces lignes - est une des plus belles réussites de la boîte. La pleine page dans le journal Bières et Plaisirs et tout le tapage valait bien l'attente...Dire que les Mayas l'avaient prédit !


Image rajoutée par Dre Tofu, plus techno que son frère


***

Sortir à Québec...

...D'abord, à Lévis...

Dernière chance d'aller corser chez le Corsaire pendant un temps des Fêtes, dans sa bonne vieille bâtisse tout près de la traverse, car il déménage au printemps...





À Limoilou, il y a La Souche, qui brasse enfin. Et on peut y boire des sélections des meilleures micros du Québec !



***

Sur ce, merci à vous, chers lecteurs, chères lectrices, d'être si nombreux à nous lire !

N'hésitez pas à faire part de vos suggestions et de vos commentaires !

Monsieur Jambon - qui parle à la troisième personne quand ça lui chante - et il chante pas mal - mais il fait ça parce qu'il est un grand timide, au fond - donc, Monsieur Jambon vous souhaite de Joyeuses Fêtes !



mercredi 28 novembre 2012

Bières et Jambon : L'angoisse houblonnée


(Une semaine après l'augmentation du prix de la bière...)

Jambon boit du café. Il l'achète à la brûlerie tout près de chez lui. Il aime bien y aller parce que les baristes de la place sont bien jolies. Son café favori est le Bleu nuit

Il lisait un truc l'autre jour à propos du cerveau et ses automatismes, comme quoi la part de l'inconscient dans nos décisions était de plus en plus grande, plus on en savait sur notre tête et ses trésors.

Il se doutait bien que dans un recoin de sa tête il y avait une Emmanuelle qui se...heu...bon... qui lui suggérait d'acheter ce café, mettons.



Donc, Jambon boit du café. Il boit du café parce qu'il n'est pas midi et qu'il y a toujours bien des limites même quand on est en congé...

Hier, il a acheté une bière (500ml). La Houblon frais de la microbrasserie La Chouape (Lac-St-Jean). Il a déboursé sept dollars pour cette bouteille. Sept grosses piasses - et quelques sous, j'oubliais, soit presque l'équivalent de la hausse.



À ce prix-là, il aurait pu s'acheter un six-pack de bibines, se griser à peine et rien goûter. 

Il a préféré la première option, comme de plus en plus de Québécois(es).

***

Je relis cette chronique et je ne peux que sourire un brin devant cette panique. Il fallait que le jour du budget les microbrasseries québécoises soient en congrès. Il fallait que le budget les concerne. Pire, il fallait qu'elles ne soient au courant de rien.

La totale. Et je ne me moque pas.

Le gouvernement a commis deux erreurs dans cette histoire : une communication défaillante avec tous les joueurs de l'industrie et la demande de cette photo de tout ce qu'il y a comme alcool au Québec en moins de douze heures - absolument loufoque.

La fameuse photo...Bon, elles sont déjà toutes bues...Damn...


Il est clair que ce gouvernement veut profiter de la manne des Fêtes pour refaire le plein - c'est pathétique d'en être rendu là, mais on peut comprendre - il n'y a plus d'audace à Québec depuis combien d'années déjà ?

Cependant, y a-t-il lieu pour les microbrasseries de s'inquiéter ?

Pas tant que ça, même si elles ne peuvent se permettre de perdre 82 million$ minimum comme Monsieur Molson et ses Canadiens errants un peu partout sur le globe.



Non, je ne suis pas inquiet. Comme je voulais tant bien que mal l'illustrer plus haut, la demande augmente pour les microbrasseries québécoises et ce n'est pas quelques sous de plus la bouteille qui vont la ralentir.

C'est d'ailleurs cette demande qu'elles doivent bien gérer : par une production et une distribution soutenues - ce qui n'est pas toujours le cas.

Encore une fois, on peut comprendre. Le laps de temps entre le succès d'une microbrasserie et la nécessité d'investissements pour améliorer la production et assurer la distribution est souvent restreint.

Bref, pour elles, se retourner sur un dix sous, c'est un peu la routine...

***

Pour finir, une suggestion : une bière vraiment amère, avec un fort degré en alcool, baptisée: L'angoisse houblonnée.

À boire en faisant son rapport d'impôt...

Peut-être que Brasseurs Illimités y pense déjà...











mercredi 3 octobre 2012

Bières et Jambon : L'été du bon goût


Voilà. L'été est derrière nous, c'est un fait, mais hier 2 octobre il a fait demi-tour tout spécialement pour ma journée de congé. Alors on s'est donné rendez-vous sur mon balcon, comme d'hab, j'ai fait jouer sur ma table tournante un disque après l'autre et j'ai pris place sur ma chaise désignée, bière à la main, saluant les voisins, tapant du pied au rythme de la musique - le bonheur total. 


Donc, je profite de l'occasion qui s'offre si gentiment à moi pour faire une petite rétrospective bière. Voici la régulière, le coup de circuit et la microbrasserie de l'été 2012.

La régulière

C'est la Griffon blonde de McAuslan. Elle a tout pour satisfaire quiconque quand le soleil plombe. Une belle petite amertume qui la distingue des autres blondes, un petit prix - 9,79 $ taxes incluses et une inspiration qui vient me chercher : brassée comme les bières des années 40 et 50, je pense aux bouteilles qui se vendaient 15 cents chacune, je pense à mon grand-père qui avait vingt ans à l'époque et qui allait en vider quelques unes après le travail pas loin de la traverse, à Lévis - je pense à Jack Kérouac et à son On the Road que je viens de lire pour la quatrième fois de ma vie mais pour la première fois en version originale - et je pense à Dean Moriarty, le héros intense de ce roman.



Bref, cette bière je vous l'offre, elle est typique et accessible à tous.

Le coup de circuit

Franchement, je n'attendais plus grand chose de Boréale. C'était devenu un choix au pire - quand l'offre du dépanneur de circonstance se limitait aux piètres Labatt et Molson de ce monde.

Mais là, BANG ! Par-dessus la clôture du champ centre, la IPA de Boréale vide les buts !

Bien équilibrée, houblonnée à souhait puis amère en finale comme ma langue sait apprécier. En plus, un prix qui la distingue des autres IPAs, habituellement pas données : 8,49 plus taxes.



Si vous ne l'avez pas encore essayé, demandez-vous : pourquoi pas ce soir ?

La micro de l'été

Comment mettre un petit village pittoresque des Cantons-de-l'Est sur la carte ? Y fonder une microbrasserie. C'est ce qui se passe à Dunham.

On retrouve les Dunham dans les dépanneurs spécialisés. Les brasseurs misent sur le contenu plutôt que sur le contenant, comme on peut le remarquer tout de go lorsque qu'on met la main sur la petite caisse beige et presque anonyme, si ce n'est d'une étiquette collée sur la boîte.

Et quel contenu ! Je ne suis jamais déçu. Ma préférée ? Ce judicieux métissage qu'est leur IPA belge.

À partager, en apéro, entre amis.


Bref. C'est tout pour Bières et Jambon.

Merci d'avoir été là !

Prost !

jeudi 16 août 2012

Pas d'accord avec les accords de Mikes



Bien que Dre Tofu soit une fervente partisane du Parti Jambon, elle n’a pas encore l’étoffe d’une candidate. Soyez sans craintes, Monsieur Jambon ne tardera pas à revenir avec des nouvelles de ses visites à travers le Québec. D'ici là, petite pause dans la campagne électorale pour parler de biééééééére, encore une fois. 



Nous revenions des États-Unis, affamés comme des misérables, l’enfant poussant des cris de martyr sur la banquette arrière.

Des jaïns, voilà en quoi nous nous transformions. Et non par choix.


L’idée nous prit alors d’arrêter à Drummondville. Pas le temps de faire un choix harmonieux moléculairement parlant. Il fallait faire vite.

Notre dernier souffle nous fit échoir sans réflexion sur une chaise ordinaire dans un resto ordinaire avec un menu ordinaire : Mikes.



Il y a pire, j’en conviens, mais il n’y a pas plus drôle que Mikes lorsqu’on parle d’accord bière et mets.



Plus de questions à se poser lorsqu’on reçoit les copains à bouffer : on sert de la Molson EX! Ça va simplement avec tout!

Et si jamais l’envie vous prenait de cuisiner quelque chose de vraiment exotique comme un sous-marin aux lanières de poulet croustillantes, innovez, servez de la Ricard’s!

Je ne peux pas vous laisser avec ces images tout à fait troublantes pour les amateurs de bouffe et de bière que vous êtes.

D’autant plus que la fin de semaine approche et que vous risquez d’arroser votre semaine de dur labeur ou de faire une petite escapade enivrante dans les rues de Québec à l’occasion du Festibière.

Mes suggestions 

Ici, Mario D’Eer, ce biérologue québécois passionné, nous parle d’accord bière et mets avec une petite micro que j’affectionne particulièrement : la Microbrasserie Charlevoix. Vous saviez qu’on pouvait se faire des shooters avec la levure qu’on retrouve dans la bière sur lie? 

Cliquez sur les images pour voir la vidéo.

Puis, juste sous ce paragraphe, un sommelier québécois dont la réputation internationale n’est plus à faire, François Chartier. Dans cette conférence, il vous explique les associations à faire en cuisine avec les molécules de même famille aromatique. Un excellent résumé de toutes ses années de recherche dans le domaine. Ça vaut la peine de regarder, je vous en donne ma parole!







mercredi 25 juillet 2012

Bières et Jambon : De la bière pour les kids


Pour l'industrie de la bière, l'été, c'est le moment de mettre le paquet dans la publicité.

C'est le moment d'arriver avec de faux nouveaux produits tendances - cet été, le thé.

Et c'est aussi le temps d'enrégimenter une nouvelle clientèle - ces jeunes qui débutent leurs rites initiatiques à l'alcool, dans les parcs, autour des feux de camp - des 1,18 litres qui ne font juste soûler et qui goûtent le moins possible.

Bientôt, autour de la vingtaine, chaque jeune aura sa marque de commerce, son identité bière : moi, c'est la Grosse Molle, moi, c'est le Chant du Coq - et voilà, c'est adopter pour la vie, comme les marques de chars, les postes de télévision, le genre de filles ou de gars, le look et la section « opinions » du journal ou bréviaire hebdomadaire.

C'est ça le Chant du Coq !


Des excursions hors de ces sentiers battus ? Le moins possible. Ou si vite on en sort, si vite on retourne s'embarricader dans notre petite cour - attention chien méchant.

Bref, c'est l'été, viens faire un tour sur mon balcon prendre quelques verres, on va jaser, on va rire, on va déconner - pis on va rentrer une seconde, le temps que je te montre ce sketch des Whitest Kids U Know...






jeudi 28 juin 2012

Bières et Jambon : Quel avenir pour Le Corsaire ?


Imaginez. 

À l'ère des courriels, un ancien bureau de poste - celui de Lévis, voisin de la traverse - est transformé en microbrasserie. La dérive qui cède devant le vent en poupe !

C'était il y a quatre ans. J'allais à l'UQAR, campus de Lévis. Puisque je demeure à Québec, chaque jour de la semaine - ou presque - je prenais le traversier. C'est là que j'ai découvert Le Corsaire - tiens, un bistro ! Puis, immanquablement, après y avoir rencontré des gens passionnées de l'art brassicole et franchement sympathiques, je loupais un bateau l'autre. 

J'y aimais l'équipe, les bières, l'endroit - et je ne veux pas faire une phrase trop longue, alors j'abrège !

Et j'aime tout ça, toujours - même si j'y vais moins souvent. C'est un total package !



Cependant, aux dernières nouvelles, le Corsaire pourrait reprendre la mer. Quitter son île - et ses mystères.

Une histoire de terrasse - la Ville de Lévis leur a donné 48 heures pour la démanteler.

Une histoire de plaintes - y'a des condos à côté, où habitent des gens qui ont livré une guerre sans merci au Corsaire devant les autorités de la Ville.

C'est ici.

***


Je pourrais m'enthousiasmer de l'arrivée prochaine du Corsaire dans le Vieux-Port de Québec - on pourrait se voir plus souvent.

Mais j'ai habité Lévis. J'y ai vu aussi tous les efforts de revitalisation du Vieux-Lévis au cours des dernières années. 

J'estime que le Corsaire y est pour beaucoup. Et je dis qu'il y a pleinement sa place.

Alors, si ça se concrétise, ça sera un pas en arrière pour Lévis. Ça sera aussi un message aux jeunes entrepreneurs de la Ville : vous avez du succès, vous êtes distribués un peu partout au Québec - mais on s'en crisse.

Vous faites trop de bruit.





mardi 15 mai 2012

Bières et Jambon (14) : Brasserie Dieu du Ciel!


Cette semaine, nous allons faire un tour du côté de la brasserie Dieu du Ciel ! de Montréal - qui a aussi une petite soeur à Saint-Jérôme.

Dieu du Ciel !, c'est une philosophie de vie. Comme peut en faire foi le paragraphe suivant :

 « Depuis l’ouverture en 1998 de sa brasserie artisanale de l'avenue Laurier à Montréal, Dieu du Ciel! a pour objectif de brasser les meilleures bières, sans compromis, afin de vous offrir une expérience gustative unique et intense. Peu importe les coûts de production, le travail nécessaire ou la difficulté à produire une bière, notre motivation première est de toujours vous offrir des bières originales et satisfaisantes.


Nous aimons la bière et tenons à ce que cela transparaisse dans celles que nous brassons.


Nous apprécions le travail de nos employés et croyons qu'ils doivent être rémunérés de façon juste et de manière à avoir un bon niveau de vie. Le respect des être humains et de l'environnement guide toujours nos choix lorsqu'une décision concernant l'entreprise doit être prise.


Nous faisons fi des modes et brassons les types de bières qui nous séduisent avant tout pour leurs qualités intrinsèques.


Nous sommes désireux de toujours rester créatifs en expérimentant constamment de nouvelles recettes et en créant de nouvelles bières.


Nous avons un souci constant de toujours nous améliorer, en continuant d’apprendre par la lecture de nombreux ouvrages; en prenant des cours; en voyageant afin de goûter ce qui se fait de mieux dans le monde; en discutant avec d’autres brasseurs; en travaillant constamment nos recettes existantes pour rendre nos bières toujours meilleures; et en investissant constamment dans nos équipements afin de les rendre plus efficaces et versatiles.


Chez Dieu du Ciel, la qualité passe avant tout le reste.


Amen! »

Le site sur la Toile est vraiment complet. Vous pouvez même y lire la genèse de la brasserie - une belle petite histoire - en cliquant ici.

***

Je vous ai déjà dit que leur Aphrodisiaque était l'une de mes bières préférées, dans ma chronique du Jour de la Bière - heu...de la Terre !

Gros sacrifice pour le Gros Jambon cette semaine : il a bu cinq autres précieuses de Dieu du Ciel ! Ce qui est tout de même bien peu par rapport à l'immense corpus de la Brasserie.

Les voici :

La Rescousse (5,3%) Ale rousse de tradition allemande : « La Rescousse est une altbier rafraîchissante et unique. En bouche, l'attaque maltée se mêle aux arômes de pain grillé, laissant place à une finale de houblon qui mordille la langue. Dieu du ciel! verse un pourcentage des revenus de la vente de ses bières à la Fondation de la faune du Québec afin de venir à la rescousse d'espèces en péril. »


L'Équinoxe du printemps (9,1%) Scotch ale à l'érable : Elle est assez intense celle-là. Son goût vous reste en bouche longtemps. Difficile de savourer pleinement une autre sorte de bière après celle-ci.


La Dernière Volonté (7%) Blonde de style abbaye : Quand les traditions belges et britanniques se rencontrent. Une solide blonde à boire avec modération - surtout si un certain soleil vous tape sur la tête en même temps.




La Païenne (5%) Ale blonde : Rien de plus classique qu'une blonde de type ale, n'est-ce pas ? Celle-ci possède une petite amertume qui manque généralement aux dits classiques.



La Corne du diable (6,5%) IPA : Tiens, une seule IPA cette semaine ! Mais pas la moindre, par Bacchus ! Une véritable porte d'entrée dans le monde merveilleux des IPAs. 



***

Bières et Jambon a semblé sortir de son orbite habituelle, ces dernières semaines.  La chronique pourrait maintenant effectuer ses visites un peu n'importe quand. 

De plus, Monsieur Jambon est à la recherche de nouveaux angles à donner à sa chronique brassicole. Même s'il a déjà quelques idées en tête, il souhaiterait quelques suggestions de votre part.

Alors, n'hésitez surtout pas, mes chers(ères) lecteurs(trices) !

Prost ! 

dimanche 29 avril 2012

Bières et Jambon (13) : Microbrasserie À la Fût


Cette semaine, on reprend notre tournée des microbrasseries du Québec.

Je vous invite donc à St-Tite, en Mauricie, où les cow-boys du festival western croisent l'imaginaire des Filles de Caleb.
 
D'ailleurs, le resto-pub de la microbrasserie se situe dans l'ancien magasin général de la petite ville, datant de 1865.


Coopérative brassicole, À la Fût possède une belle structure de site sur la Toile avec beaucoup d'informations à venir. Ce qui n'empêche pas d'offrir à leurs visiteurs une section où leurs petites merveilles sont définies dans les détails - et c'est absolument apprécié.

Ceci dit, chacune des bouteilles d'À la Fût se vend à l'unité. Ils disent : « Les membres d'À la Fût prônent l'hédonisme brassicole : Boire en qualité plutôt qu'en quantité. »

Je comprends mieux pourquoi j'ai payé 16 dollars pour les quatre bouteilles que j'ai bues. Mais je ne peux leur en tenir rigueur : chaque gorgée à 50 sous fut pleinement savourée.

***

Ma Première Blonde (5,4%) : C'est une pilsner d'inspiration tchèque avec une bonne amertume (IBU 35). Les couleurs foncées de certaines bières vous font rebrousser chemin dans vos quêtes d'expériences ? C'est l'aventure qu'il vous faut.


La Cuvée houblonnée II (6,3%) : Une solide IPA avec un IBU de 60.

Oups...C'est la trois ! (Jambon connaît ses chiffres romains, quand même...)

La Cuvée houblonnée III (7,2%) : Une IPA belge, moins amère que la cuvée précédente (50). Difficile de distinguer les deux pour le simple amateur que je suis, surtout qu'elles ne furent bues la même journée. 

La Ruine Papilles (6,2%) : OK. J'ambitionne sur les IPA. C'est pas ma faute. On m'influence et je me laisse faire. Mais - le pire - vous savez ? J'aime ça. Vraiment ça. Y'a quand même des façons moins glorieuses de se laisser manipuler, non ? Pis en plus, elle est tellement bonne. Et je ne suis pas payer pour l'écrire...
 
Oui madame !



***

Vous avez des idées, des suggestions, une IPA à me présenter ?

N'hésitez pas à m'écrire dans la section « commentaires »...

Prost !


dimanche 22 avril 2012

Bières et Jambon (12) : Je trinque à la Terre !


C'est à toi que j'écris ces quelques vers en prose.

Toi qui est à la fois ma mère, ma femme, ma soeur, mon amie, ma complice, ma partenaire créatrice, mon exil, ma foi, mon incommensurable, ma vie, ma sincérité - mon amour éternel, ma célébration, ma fébrilité, ma beauté, ma maison - ma chanson que je fredonne à tue-tête.

Mon Tout, Ma Terre.

Je trinque à toi. Bien haut mon verre - pour toi - mon vaisseau.



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Tu sais - tu as aussi pu le constater - je ne suis pas ce qu'on appelle un connaisseur en bières - avec le lexique et les termes et tout - et je n'oserais pas y prétendre. Je suis un amateur en toute simplicité - qui n'a d'égale que sa passion - qui puise ci et là, qui hume, qui touche, qui goûte - sensible.

Et chaque coup de coeur me percute.

Dominus Vobiscum Lupulus (10%) : Un cru de la Microbrasserie Charlevoix de haute voltige. Absolument équilibré, dans un mélange de différents houblons. De la bombe. Bouteille de 750 ml qui ne demande qu'à être partagée. Se trouvera une niche facilement dans votre Top 5.


Dominus Vobiscum Hibernus (10%) : L'alternative par excellence - et je pèse mes mots (!) - à une bouteille de vin. Médaille d'or au Canadian Brewing Awards. Ode à l'hiver québécois, je ne serais nullement gêné d'en boire à l'année.


L'Aphrodisiaque de Dieu du Ciel ! (6,5%) : Pas loin d'être ma noire préférée, si ce n'est pas le cas. Présence de vanille et de chocolat. J'y pense et ça me rend horny...!


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Bonne journée de la Terre à tous et à toutes !

Fallait que je partage quand même...

Prost à toi, ma Vieille !