mercredi 27 février 2013

Ça fait son p'tit effet...



J'ai eu l'idée de ce texte il y a quelques semaines en consultant, par simple curiosité, un article sur la cuisine des temples.



Paraît-il que les Coréens du Sud forment l'une des sociétés les plus stressées au monde. Constat géopolitique ? Va savoir. 



C'est alors que la cuisine des temples intervient. C'est la cuisine des moines bouddhistes, qui interdit strictement la consommation d'aliments qui peuvent attiser la colère et, attention, la sacro-sainte libido.

Loin de moi la volonté de me payer la tête d'une telle approche - elle semble toute simple et vraiment bonne - on peut le constater ici.

Lorsqu'on me parle de petits plats bons pour le corps et l'esprit, je tends l'oreille, je suis d'une patience exquise et je prends des notes - j'ai un petit côté zen, à savoir que j'aime faire bouillir de la menthe fraîche et boire de la tisane, pour ensuite me retrouver assis dans un fauteuil, sous une lampe paisible, afin de lire pendant des heures - le temps s'arrête, surtout quand je suis en congé.

Bon, voilà pour le côté zen et la cuisine des temples. 

Après les trois petits astérisques, je sens que je vais déraper...

***

Attardons-nous sur quelques aliments prohibés de la cuisine du temple : la ciboulette, le poireau, l'ail, l'oignon et l'échalote - que l'on désigne chez les bouddhistes comme les cinq légumes piquants.

Prenons l'ail, par exemple. Dans mes petites recherches sur la toile, j'ai pu bien sûr le retrouver dans la catégorie des aliments dits aphrodisiaques, mais aussi dans les aliments à chérir pour vaincre la grippe.

Ouais, c'est un peu comme ça que ça peut finir avec l'ail...


Je peux comprendre qu'un moine ne veut pas nécessairement raser les murs du temple étourdit de désirs et affligé d'érections incessantes, mais n'est-il pas jamais malade ? 

L'ail peut renforcer le système immunitaire et soulager un tantinet de la congestion. Comment ? Par une augmentation soudaine de la quantité de sang contenue dans les vaisseaux d'un organe.

Boum !

T'es peinard, tu veux juste te soigner, te reposer, et hop ! te voilà reniflant, suivant pas à pas ton ou ta partenaire, attendant le moment propice pour lui sauter dessus !

Et il y a aussi un autre salaud que les bouddhistes des temples ont oublié : le gingembre.

Dans tout potage, le gingembre est un plus...


Parfait pour résister à la grippe dans toutes ses phases, il abrite le gingérol, qui stimule - entre autres - l'afflux sanguin vers les organes génitaux - et aussi la production de spermatozoïdes chez l'homme.

Comme quoi, la ligne peut être mince entre être grippé puis, soudainement, être pétant de santé !

***

Voici les deux petites pages (ici et ici) que j'ai consultées pour écrire ce court message.

Maintenant, à vous comme moi, d'explorer le monde fascinant des effets des aliments sur le corps et l'esprit !

***

Une superbe journée, Zen (mon chat) est resté sur le balcon avec moi tout près d'une minute, c'est donc dire que le printemps s'en vient...

Sur ce, 1,2,3...Punk !





vendredi 22 février 2013

L'affaire est ketchup!



Cette semaine, j’ai décidé de faire un banc d’essai afin de trouver une bonne recette de ketchup maison.  Je ne recherchais pas une recette de ketchup aux fruits (je déteste ça), mais une recette qui se voulait un bon substitut au ketchup que l’on retrouve en épicerie.

Avec le temps, j’ai pris goût à photographier ma nourriture, hein!

Alors dans le ring, deux recettes de ketchup s’affrontent : celle du site Recettes Secrètes qui se veut une copie parfaite du fameux ketchup Heinz et celle du site Association Manger Santé Bio qui présente une recette de ketchup santé.

Et qu’est-ce qui se marie le mieux à du ketchup? Des frites maison, évidemment!

C’est ce que nous avons fait en ce petit soir de semaine. Je vous suggère d’ailleurs de reproduire ce genre d’activité en famille, car c’est drôlement plaisant!

Les dégustateurs? Mon chum, mon fils et moi!


 



Tout d’abord, le ketchup du site Recettes Secrètes.




Les ingrédients requis pour faire le mélange nous ont laissés de glace. Du sirop de maïs, du sucre, de la pâte de tomate en conserve… pas super santé. Mais, ce sont les mêmes ingrédients qui figurent sur le pot de ketchup Heinz!



Nos commentaires

La texture est attirante, car elle ressemble à ce que nous sommes habitués de consommer.
Il adhère bien à la frite (!) et le goût est vraiment semblable au ketchup commercial.
Il serait possible d’en faire une version avec des ingrédients plus sain et même bio, sans en affecter le goût.
Il faudrait peut-être mettre un peu moins de pâte de tomate.
Il n’en restait plus dans nos assiettes à la fin de notre dégustation, c’est bon signe!


Puis, le ketchup du site Association Manger Santé Bio.




Les ingrédients requis étaient très alléchants et nous imaginions ce mélange comme une alternative intéressante pour nos papilles.



Nos commentaires

Ce ketchup nous a amenés à redéfinir ce qu’on désirait d’un ketchup. Tout d’abord, la texture n’est pas très intéressante et le ketchup n’adhère pas du tout aux frites. Il irait peut-être mieux dans un burger, car il a plutôt la texture d’une tapenade. Mais est-ce que ça vaut vraiment la peine?

Oui, il est plus santé et les ingrédients sont plus rassurants, mais le goût n’est pas vraiment là. Pour mon chum, ce ketchup est comme Pluton la planète pas planète : il ne s’affirme ni en tant que ketchup, ni en tant que tapenade.
De mon côté, il m’a fait penser à la sauce spag sur la poutine italienne et j’ai un sérieux blocage avec la poutine italienne.

De plus, il revient beaucoup plus cher.


Conclusion

On voulait vraiment préférer la recette santé, car j'adore le site de l'Association Manger Santé Bio, mais nos papilles se bloquaient totalement. Est-ce que c’est parce que l’on est habitués à des saveurs artificielles depuis notre enfance? Est-ce parce que le ketchup n’a pas besoin d’être coûteux et fancy pour être aimé? On ne sait trop.

Finalement, on ne refera ni l’un ni l’autre.

Certains disent qu’on choisit nos batailles et la nôtre n’est définitivement pas le ketchup!

On continuera d’acheter notre petit ketchup bio qui dure des mois et des mois, parce que finalement, le truc, c’est peut-être de ne pas trop en consommer justement!

Allez, faites de vos cuisines des laboratoires!

Bonne fin de semaine!



mardi 19 février 2013

Je ne suis pas végétarien (Et pourtant)



Si je suis aujourd'hui cuisinier et que je poursuis un cours à l'interne afin de maîtriser les bases et parfaire mes connaissances, je peux vous dire candidement que je n'aurais jamais parié sur l'atteinte de mon autonomie alimentaire.

Permettez-moi de retourner dix ans en arrière, afin de constater un peu le chemin parcouru...

C'était l'époque où le fait de manger n'était même pas un sujet de questionnement, et très loin encore d'un sujet de discussions.

J'avais faim et je mangeais. Et il fallait que ça soit vite fait, car je ne prévoyais rien à l'avance. Aucun sens de la préparation - étape si cruciale - aucune vision à moyen ou long terme - bref, à la merci des sections congelées et repas préparés de l'épicerie, à genoux devant le fastfood le plus près...

Comme mon chat, il fallait seulement remplir mon écuelle de croquettes ou de ses équivalents pour les humains. Et je ronronnais.



C'est Daniel Pennac qui dit dans Comme un roman qu'à notre époque, le temps que l'on consacre à lire et à vivre une relation amoureuse, c'est du temps volé, qu'on grapille ci et là dans le courant de notre vie au débit furieux. J'ajouterais que le temps de se faire à manger comme il faut est du même acabit.

Mais que s'est-il donc passé pour que ça change ?

***

Je ne suis pas végétarien. Et pourtant...

Au fil des ans, peu à peu, je fus encerclé par une meute de végétariens. Pas des farouches, on s'entend, donc je ne me suis pas senti menacé ! Mais des tenaces...

Des tenaces qui ont adopté ce mode de vie pour différentes raisons. Des proches qui n'ont jamais voulu me convertir - j'utilise ce mot à résonnance religieuse pour manifester mon dégoût des dogmes, qu'ils proviennent des VG ou des Baconators...



Donc, il y a eu la soeur Tofu et sa petite famille. Puis la femme que je fréquentais - puis d'autres ensuite - la soeur cosmique et plus récemment le vieux frère et coloc.

Il y a aussi les ami(es) omnivores qui m'invitent à souper en me spécifiant que le repas sera végé - car ils savent que je ne ferai pas la fine bouche devant un repas sans viande saignante...

Une meute, je vous disais !

Et il y a la réaction de ceux et celles qui savent que j'aime me préparer des trucs végétariens - qui s'assurent donc, inconsciemment ou non, que je ne manque pas de viande dans ma vie. 

Au milieu de toutes ces sollicitations, je ne suis pas à plaindre. Je me sens plutôt désiré !

***

Toutes ces influences dans la balance et la voilà mon évolution vers l'autonomie culinaire. Ne pas craindre de modifier les habitudes et routines, de tout chambouler s'il le faut, de cartographier de nouveaux continents. Faire le bonheur du petit explorateur humaniste en moi et prendre le large...

Henry Miller écrivait quelque part qu'il n'y pas une journée où nous n'envoyons pas valser les plus beaux de nos élans à l'abattoir. Et que la grande majorité d'entre nous vivait en déça de son potentiel.

C'est alors qu'on se met à planifier nos repas longtemps à l'avance, qu'on fait des dizaines de fois une recette avant qu'elle concorde avec nos attentes, qu'on calcule même le cost par portions d'une autre avant de s'écrier :

- Merde, mon gars ! Trois piasses l'assiette généreuse et j'ai mangé comme un roi !

Les croquettes, c'est pour les minous...

***

Et les conquêtes se poursuivent.

Se dépasser. Toujours.

Il est à toi, ce petit texte naïf, influence de ma vie.

Et aussi à toi, qui a volé quelques minutes pour me lire...

Au fait...

...Qu'est-ce qu'on mange pour souper ?




mercredi 13 février 2013

Ceci n'est pas un message de St-Valentin


Je voulais vous faire un petit message d’idées-cadeaux pour la St-Valentin, mais décidément, je m’y prends un peu trop tard…

Voici plutôt mes découvertes artisanales des derniers temps! Tout s’achète sur ce site fabuleux où le fait main est roi : Etsy. Mais rien ne vous empêche de vous lancer dans l’aventure et de fabriquer vous-mêmes cette fausse nourriture à croquer! 

Des beaux petits cadeaux pour les enfants!



***

Je ne connais rien au crochet, mais je trouve ça trop mignon comme jouet pour les enfants. Il me semble que c'est bien plus chouette que de la nourriture en plastique.  Puis, ça me rappelle franchement de bons souvenirs avec mon fils lorsqu'il était tout petit et que nous passions des heures et des heures à jouer au restaurant!
(Moi, je ferais plutôt une tranche de tofu au lieu de la viande! hihi)



Des sushis en feutrine! 
Pas trop compliqué à faire, on peut les créer avec les enfants...



Des petites crevettes en tricot!
Même si je n'en mange pas, je les trouve trop drôles.



Évidemment, il y a des risques lorsque l'on se lance dans la création de nourriture en tricot.
Les asperges, ce n'est peut-être pas une bonne idée.
Ça pourrait ressembler à quelque chose de... euh... spécial.



 
La nourriture miniature, c'est tellement mimi. Je n'arrive pas à saisir comment on peut en arriver à de tels résultats avec de la pâte Fimo.
Quand je vais être très vieille, je vais me lancer là-dedans et je vais aller montrer mes créations à Denis Lévesque. Il pourra ensuite me poser des questions super pertinentes comme Vous êtes certaine que ce n'est pas de la vraie nourriture? Si je mange un raisin, par exemple, ça ne goûtera pas le raisin?



Pour ceux qui ne connaissent pas Denis Lévesque, le voici parodié par Marc Labrèche...





Les Japonais sont forts dans la nourriture miniature. Un petit livre à s'acheter si on aime la précision. 
J'imagine que ça peut devenir une activité très zen pour certains... 





Il y a tout plein de créateurs qui font des bijoux en nourriture miniature sur Etsy.
Ici, des petites boucles d'oreilles vraiment croquables.



J'ai aussi pensé à vous, mes amis omnivores! Un collier en viande!
J'imagine qu'on peut se fabriquer le même en découpant une tranche de steak dans la circulaire IGA.
Ou comment devenir Lady Gaga avec peu de moyens...




Pour les fans de fast food! 
Drôle d'idée que de porter une bague comme ça, mais il faut avouer qu'elle est quand même bien réussie.



Et petite question à propos du McDo et qui n'a rien à voir avec l'artisanat: est-ce que la nourriture de votre chat sent le McDo chez vous?
Ici, c'est fou, ça sent les frites McDo chaque fois que j'en verse dans son plat!
Je ne sais pas si c'est rassurant...


L'haleine de mon chat sent la nourriture pour chat.


***

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui! J'espère avoir éveillé votre appétit et vos sens! Je vous souhaite à tous une très Joyeuse St-Valentin remplie d'amourrrrrrrr!

Moi, je fais comme tous les ans : je décore de façon ultra quétaine jusqu'à ce que tout devienne rouge et rose, on s'habille chic tous les trois et on mange ensemble à la chandelle avec de la musique! 

À la semaine prochaine!




jeudi 7 février 2013

La virilité et les végétariens



Encore aujourd’hui, l’image du mâle viril qui déchire de la viande sanguinolente avec ses dents persiste, bien que la plupart des hommes fassent leurs courses à l’épicerie, cellulaire à la main, en poussant un panier rempli de produits transformés...



L’an dernier, une étude américaine publiée dans le Journal of Consumer Research confirmait que les hommes, autant que les femmes, attribuaient à la viande rouge une étiquette macho et masculine.



Mais qu’en est-il des hommes végétariens? Sont-ils perçus comme moins virils par la société?

Pour en avoir le cœur net, j’ai interrogé trois mâles dignes de ce nom, mais qui ne mangent aucune viande : Martin Roy, 35 ans, un technicien en électronique végétarien depuis maintenant dix ans (mon chum!), mon ami Simon Rivest, un directeur technique, éclairagiste, musicien, sound man et j’en passe (il sait tout faire!), dans la vingtaine et végétarien depuis un an et finalement, mon fils Victor, 11 ans, qui se situe dans un âge plutôt instable émotivement parlant (je rigole) et qui ne mange pas de viande, bien évidemment.


Les hommes et la viande rouge

Selon le chercheur Brian Wansink, l’action de manger de la viande est très importante pour les hommes qui associent viande rouge et virilité :

« Pour les hommes américains forts, traditionnels, machos et gonfleurs de biceps, la viande rouge est un aliment fort, traditionnel, macho, et gonfleur de biceps. »




Martin et Simon le sentent bien dans leurs rapports avec leurs collègues masculins et ils se font toujours agacer. Par exemple, dans le top des commentaires de Simon, on retrouve les « Tu vas raccourcir ta vie de cinq ans vu que ton corps ne développe plus d’anticorps étant donné que tu ne manges plus de viande avec certaines bactéries. », « Faque toi tu vires ta tondeuse à l’envers et tu manges? » et le fameux « Voyons, t’es maigre, faut que tu engraisses! ».

De son côté, après dix ans de végétarisme, Martin les a bien sûr toutes entendues :

« Il y a beaucoup de préjugés et beaucoup de discussions qui reviennent tout le temps à la même affaire. On me dit que si je mangeais de la viande, je serais plus costaud, que je serais plus en forme. Ce qui est étrange c’est que je suis plus en forme que la moyenne et que je suis très énergique. Je ne suis pas « paf » après un repas et je n’éprouve pas le besoin d’aller m’écraser sur le divan pour attendre que ça passe comme lorsque je mangeais de la viande. »

Mais, ce n’est pas n’importe quel genre d’homme qui véhicule de tels propos. La plupart du temps, ils tentent eux-mêmes de répondre à ce standard viril et macho cité par Wansink plus haut. Martin le confirme :

« Ceux qui font beaucoup de blagues avec ça et qui sont réticents au végétarisme sont souvent les gars costauds qui mangent beaucoup de viande. Ils font attention à leur image masculine. Ils vont faire leurs durs, montrent qu’ils aiment se battre, qu’ils sont forts, qu’ils sont dominants dans la société, qu’ils ne sont pas très sensibles... S’ils arrêtaient de manger de la viande, ils auraient peut-être l’impression de devenir des dominés, des herbivores, des proies, car ils ont l’image du chasseur… Malgré que dans “chasseur-cueilleur”, ils ont perdu le bout “cueilleur”, car le primitif mangeait des petites baies (rires). »




En rigolant, Simon résume ainsi cette situation : 

« Le stéréotype du végétarien chiant me gossait d’avance. Maintenant, je me rends compte qu’il y a beaucoup plus de mangeurs de viande chiants et incompréhensifs. Généralement, ils écoutent la soirée du hockey Molson Ex (rires). »


Et si tout commençait à la puberté?

Du côté de Victor, autre son de cloche dans ses relations avec les garçons : 

« Il n’y a personne encore qui parle de manger du bacon ou de gros rôtis. Les gars que je connais ne trouvent pas ça cool non plus de tuer des animaux et ils ne parlent jamais de chasse ou de pêche. Les enfants ne veulent pas tuer les animaux. ».

À 11 ans, le concept de mâle viril ne s’est pas encore tout à fait incrusté dans la tête des copains de Victor. Dans sa classe, ces derniers sont intéressés par le végétarisme, ils sont curieux et posent des questions. Même s’ils font quelques fois des blagues à Victor et lui demandent de goûter à la viande pour rire, eux-mêmes mangent quelques fois du tofu à la maison et ils aiment ça.

Mais il y en a toujours qui vont un peu plus loin et qui découragent Victor :

« Un ami m’a dit : moi j’ai besoin d’hormones de croissance dans la viande pour grandir… (soupirs) Il veut devenir joueur de basket… ».





Et les femmes dans tout ça, cherchent-elles la virilité?

Dans l’étude citée plus haut, il est dit que les femmes associent aussi la virilité à la consommation de viande rouge. Mais la femme d’aujourd’hui cherche-t-elle encore le stéréotype de l’homme protecteur avec de gros bras qui chasse pendant qu’elle s’occupe des enfants?

Pour Martin, les femmes rechercheraient davantage les hommes qui ont confiance en eux. Les végétariens, même s’ils ne présentent pas les caractéristiques de l’homme viril tant véhiculées, démontrent, en respectant leurs convictions, qu’ils font des choix réfléchis et renseignés. Et comme ils ne font pas attention à ce que les autres pensent d’eux, ils semblent avoir plus confiance en eux.


Mon végé préféré de tous les temps!


Le végétarisme, technique de drague

Les hommes que j’ai interrogés sont unanimes : le végétarisme rapproche des femmes.

« Depuis, que je suis végé, j’ai ajouté des numéros de téléphone de filles granolas dans mon cell à une rapidité totalement inattendue! » raconte Simon.

Même chose pour Victor, même s’il n’a que 11 ans (je vais devoir le surveiller) : 

« Il y a déjà une fille qui m’a approché parce que j’étais végé. Elle a dit qu’elle voulait devenir végé comme moi (rires). Tsé, j’attire l’attention en étant végétarien. Je suis plus différent et on me remarque plus. Tout le monde me connait comme Vic le végé. ».

En général, selon les commentaires recueillis, les femmes sont plus ouvertes aux changements alimentaires et savent qu’une trop grande consommation de viande peut nuire à la santé. Elles ne se moquent pas des végétariens et de leurs choix, mais cherchent plutôt à en savoir davantage sur les nouveaux aliments et les combinaisons nutritives. Ainsi, être végétarien aurait tendance à provoquer l’effet contraire et à rapprocher des femmes plutôt que de les éloigner à cause d’un manque de virilité.

Et passer du temps avec quelqu’un en partageant des intérêts communs a sans doute plus de chance d’aider à développer une relation durable que le contraire, que l’on mange de la viande ou non!





Les stéréotypes doivent changer!

L’image du mâle viril mangeur de viande n’a plus sa place en 2013. Pas seulement parce qu’elle est complètement dépassée, mais aussi, parce qu’elle est dangereuse pour la santé des hommes.

Selon le nutritionniste Bernard Lavallé, « les hommes sont moins portés à aller consulter les professionnels de la santé et ont habituellement une alimentation plus pauvre que les femmes ».

Et pourquoi? Parce que les stéréotypes sont bien ancrés dans leurs cerveaux. Manger plus de légumes et changer ses habitudes alimentaires sont considérés comme des comportements plus féminins.

« Une étude qui a analysé les articles du magazine Men’s Health a observé que les hommes étaient encouragés à manger à l’extérieur plutôt que de cuisiner à la maison, à manger des aliments et de la viande transformés et à boire de la bière. », rapporte BernardLavallé.

Un exemple? Voilà comment on veut que vous changiez votre alimentation les gars… Une gars-iète (le néologisme le plus laid de la terre)…





Et la virilité, où se cache-t-elle alors?

Et si la virilité s’exprimait aussi dans des comportements tout à fait ordinaires comme s’occuper de ses enfants, échanger avec ses amis et parler de ce que l’on ressent?


BD de Jeffrey Brown Dath Vader and Son


Un homme est un homme, peu importe ses habitudes alimentaires ou son orientation sexuelle.

Et comme le dit Simon à la blague, un seul moyen d’en être sûr : « Drop your pants! »




Merci à mes trois « virils » végétariens pour ce temps accordé!

Sources:

http://fr.canoe.ca/hommes/seduction/archives/2012/05/20120522-093239.html
http://www.atlantico.fr/pepites/vrais-males-mangent-viande-rouge-c-est-prouve-366436.html
http://www.bodyscience.fr/?Pourquoi-les-hommes-evitent-les
http://www.extenso.org/blogue/manger-sante-n-est-pas-viril/30/


***

Demain, c'est au tour de Monsieur Jambon! D'ici là, je tenais à vous dire un gros merci pour tous ces nouveaux like sur notre page facebook! Petit like, après petit like, lentement, mais sûrement, on se dirige vers le 100!

Bonne fin de semaine... brrrrrrr... il fait toujours aussi froid au Québec...







jeudi 31 janvier 2013

Qu'est-ce que tu manges pour être belle de même?



Ça fait dix ans que je suis végétarienne et ça fait dix ans qu’on me pose la même question :

Tu manges quoi?

Bizarrement, tout le monde se foutait de ce que je pouvais bien manger quand j’étais omnivore. Je me serais empiffrée de fast food tous les jours et personne ne m’aurait critiquée. Par contre, quand j’ai décidé d’arrêter de manger de la viande, tout à coup, les gens autour de moi se sont mis à s’inquiéter de ce que j’ingurgitais… et ce n’était pas toujours les personnes les mieux placées pour me conseiller!


Hey! C'est quoi ça? Tu vas tomber malade si tu ne manges pas de viande!

Mais il y a aussi plein de gens curieux et ouverts qui ont juste envie de savoir ce qu’on peut bien manger quand on est végétarien ou végétalien. Par intérêt, mais aussi par ce qu’ils comprennent l’impact de la consommation de viande industrielle sur la santé et l’environnement.

Alors, voilà, j’ai fait une hipster de moi-même, Instagram en moins, et j’ai photographié ce que je mangeais pour vous donner une petite idée. Il n’y a pas d’artifices et je n’ai pas tenté de vous épater (vous allez le constater avec les photos). Il s’agit de repas de semaine bien ordinaires qui ne demandent pas trop de temps.

Pourquoi? Parce que nous sommes une petite famille, parce qu’il faut reconduire notre fils à ses activités, parce que mon chum a des horaires assez dingues parfois et que moi, je travaille souvent jusqu’à très tard en soirée à la maison (bref, on est humains!). Mais pour nous, les repas en famille, c’est sacré. On ne cuisine que le soir et le midi, on mange les restes du souper. Simple comme tout.
Dans ces photos, vous verrez aussi l’objectif Zéro Gaspillage que nous nous sommes fixés cette année. On ne laisse plus rien mourir dans le frigo. On se creuse les méninges et on réinvente. On devient par le fait même, passionnés de ce que l’on mange!

À table!


***


Le menu est du mardi au mardi, ne me demandez pas pourquoi, ça fait déjà deux semaines de ça et ma petite cervelle a déjà tout oublié!


Mardi 

Pâté chinois végétarien et laitue rapido

Le mélange est fait de flocons d'avoine, de mie de pain, d'oignons, de graines de tournesol, de levure et d'épices.
Je ne suis vraiment PAS une fan de pâté chinois et mon fils n'aime pas trop les pommes de terre, mais il se trouve que je sors avec un gars qui organisait des concours du meilleur pâté chinois avec ses amis quand il était jeune(!), alors on en fait pour lui faire plaisir!
La recette est de Michel Jodoin (oui, celui dont je parle tout le temps) et je l'aime vraiment. 
Mon amie avait laissé du fromage quand elle est venue souper quelques jours avant, alors je l'ai gratiné (objectif zéro gaspillage)!
Mon chum a fait la purée, c'est pour ça qu'il y en a deux tonnes.




Mercredi

Sauté vert

Pâtes chinoises, céleris, poivrons, brocolis, bok choy, champignons, oeufs, graines de citrouille dans une sauce que je fais à l'oeil : mirin, tamari, huile de sésame et miso.
J'étais toute seule avec mon fils ce soir-là et il nous restait plein de légumes verts dans le frigo.
On adore les sautés tous les deux et on en profite pour bouffer plein de champignons quand mon chum n'est pas là, car il n'aime pas la « texture » de ces derniers.




Jeudi

Craquelins pommes et cheddar fort
Crème de chou-fleur à l'indienne
Tofu Tikka en brochettes sur basmati

Monsieur Jambon est venu souper à la maison ce soir-là, alors on a fait un petit effort.




Craquelins, cheddar vieilli Perron et pomme du Québec

L'avantage d'avoir un enfant de onze ans qui adore cuisiner. 
Il voulait faire lui-même ces entrées, alors il nous avait fait acheter tout ce qu'il fallait. Ok, ce sont des biscuits Ritz, mais sa petite recette était mmm...




Pour la crème j'ai oublié de prendre la photo. Oui, je mange avec une petite cuillère, je suis vraiment bébé. 
Encore une recette de Michel Jodoin. Avec du lait de coco plutôt que de la crème. Je rajoute beaucoup de pâte de cari.



Michel Jodoin strikes again! Les brochettes sont marinées dans un tandoori masala maison (mélange d'épices indiennes).
Comme on peut le constater, le party était pogné et on a oublié les brochettes dans le four.
La petite sauce, c'est du yogourt nature mélangé avec le tandoori masala.

Vendredi

Poivrons farcis à l'orge et au feta


Il restait des poivrons, un morceau de fromage feta... On les a récupérés dans une recette de Ricardo que je fais depuis longtemps. La photo n'est pas si appétissante, mais il était vraiment tard, ce soir-là, et nous étions exténués.
Je fais mon bouillon de poulet (pas de poulet) maison et ma chapelure!

Samedi

Mon chum a fait des gaufres sans oeufs aux pépites de chocolat pour déjeuner/dîner!




Pour le souper... un souper restant!

On récupère les pâtes chinoises et on fait un sauté aux mangues improvisé.
On fait griller des restants de pitas avec de l'huile et des épices (qu'on oublie au four).
On lance des panais, des patates douces et autres ingrédients pour faire un végé-pâté maison et on fait brûler des patates grecques maison dans le four (décidément, le four, ce n'était pas notre truc cette semaine-là!).




Dimanche 

Tourtière végé et salade de chou maison

Là, on avait affaire à un frigo plus que vide.
J'ai improvisé une tourtière avec un reste de légumineuses au congélo et une salade de chou rouge pomme, noix de Grenoble et carottes.
Le chou, c'est l'enfer, quand tu en achètes, tu en as pour trois siècles.
La tourtière est inspirée de celle de Joël Legendre et la salade de chou ressemble à celle-ci.
Ma recette de pâte, c'est celle du Veganomicon (on peut avoir la recette sur ce blogue). Elle est géniale!




Lundi

Boucles au brocoli
Croûtons à l'ail
Tomates et bocconcinis

Pâtes super simples, mais ultra bonnes. C'est du faux jambon Yves Veggies pour remplacer la pancetta et pour faire changement.
Je fais griller des graines de citrouille au lieu des noix de pin, ça revient pas mal moins cher.
Les tomates, c'est de la récup des tomates laissées par mon amie! 
Le secret de ce repas, c'est de garder un peu d'eau de cuisson des pâtes pour lier le tout.




Mardi

Shahi Tofu, brocolis, pain naan et basmati

Bon, nous sommes démasqués. Ici, on tripe solide sur la bouffe indienne. J'en mangerais tous les jours.
Eh oui, c'est ENCORE une recette de Michel Jodoin et elle est extraordinaire!
La sauce est faite avec des noix d'acajou trempées dans le lait de coco et passées au mélangeur.
Il utilise du paneer, mais moi, j'aime beaucoup trop le tofu pour mettre du fromage à la place.
Évidemment, je rajoute à tout ceci, une tonne de pâte de cari!




***


Voilà, j'ai partagé avec vous une petite partie de mon assiette, de ma vie.

Avec tout ça, on mange aussi des fruits, des noix et des desserts faits maison de temps à autre. On boit aussi du lait de soya... Des fois, on sort de chez nous et on mange chez les autres ou au resto. Ben oui, on fait ça nous autres aussi!

Pour le déjeuner, les gars mangent des céréales et moi, je fais présentement une fixation sur les bagels de la boulangerie Bagel Maguire à Québec recouverts de tartinade de faux fromage.

Pis oui, on mange aussi des cochonneries de temps en temps : biscuits, chocolat, chips, etc. On boit de la bière, du café, du thé et du vin. Mon fils aime bien boire du moût de pomme et de la San Pellegrino dans les partys... Nous ne sommes malheureusement pas parfaits!

Qu'est-ce que je mange, moi, la végétarienne? Ben, ça ressemble pas mal à ça... 

Bonne fin de semaine!

Merci d'être si nombreux à nous visiter! N'hésitez pas à liker notre page!


mercredi 30 janvier 2013

Au tournoi de hockey pee-wee, j'ai mangé...



Dimanche dernier, j'ai passé la journée à l'aréna de Montmagny, dans le cadre du tournoi de hockey pee-wee.



J'y étais pour l'hommage posthume donné à mon grand-père Georges, fondateur du tournoi. Et aussi pour remettre à l'équipe gagnante de la classe B le trophée à son nom, en son honneur.

À droite, l'équipe championne et le fameux trophée.


Déjà dans les estrades à 8h, il a bien fallu que je me ravitaille d'un déjeuner et d'un dîner, entre les périodes. Si je n'avais aucune attente par rapport à ce que j'allais manger - j'ai fréquenté les arénas de ma région de l'âge de huit à seize ans - je ne me doutais pas qu'un flot de souvenirs allait me submerger...

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Quand je jouais, j'avais un grand supporteur - et aussi un agent - l'homme cité plus haut. Après la partie, lorsque nous étions à l'extérieur, il m'attendait à la sortie des vestiaires, prêt à casser la croûte et à m'offrir ma poutine d'après-match. Ou sinon, on allait au fast-food le plus proche.



J'étais vidé, j'avais faim - puis j'étais repu, j'étais comblé. On passait un moment fort ensemble, où l'on discutait de la partie, où il me prodiguait des conseils pour améliorer mon jeu - où l'on riait, où le temps s'arrêtait presque.

C'était tout cela qui tournait autour de ma tête alors que je regardais ces jeunes joueurs pratiquer leur sport favori. 

Et lorsque je piquais à coups de fourchette de plastique dans la bouffe de la cafétéria de l'aréna...

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Au menu, il y a bien sûr le hot-dog, le burger, la poutine, les frites, le pogo - au déjeuner : les oeufs, les tranches de bacon, la saucisse et les tites patates rissolées.

Les charmes des frites de la poutine - ou pas assez blanchies, ou pas assez cuites. Le fromage qui ne fait plus couic. Ce que l'on ne remarque pas enfant et ce que l'on mange quand même adulte - puisque chaque bouchée nous rappelle quelque chose.

Il y a beaucoup de mémoires vives dans la bouffe d'aréna - c'est ce qui fait son succès, c'est ce qui fait que ce sont des habitudes difficiles à peaufiner.

Drôle de couple que le sport et la nourriture ! Remarquez les restos où les écrans géants abondent, ce que vous mangez lorsque vous regarder le CH à la télé, les restaurants commanditaires d'évènements sportifs ou les traditions alimentaires liées au Super Bowl...



D'un côté, les athlètes qui doivent maintenir de sains régimes pour performer au plus haut niveau. De l'autre, les partisans qui se paient la traite de toutes les mignonnes cochonneries possibles ou inimaginables.

En fait, c'est une relation parfaite. Une relation équilibrée !

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Mais si certaines choses demeurent, d'autres peuvent changer. À preuve quelques arénas du Québec qui commencent à offrir un menu un peu plus varié - de quoi bousculer les vieilles manies ou tout simplement offrir mieux.

De la soupe du jour, des salades, des wraps, des pâtes, des tacos et des pizzas santé - il n'y avait rien de cela quand je jouais !

OK, pas sûr que dans le temps j'aurais trippé devant ma salade d'après-match ! 

Mais, qui sait, aujourd'hui, une fois bien informée. On prenait tellement la game au sérieux, à l'âge pee-wee, qu'on aurait peut-être fait n'importe quel sacrifice pour être meilleur !

D'ailleurs, avant le match, dans mon cas, c'était un repas léger et bien souvent des pâtes - parce qu'on nous disait que c'était ce qu'il fallait faire. Mais personne ne nous disait que c'était aussi important après !

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On se quitte sur un petit reportage à ce sujet de l'émission L'épicerie de Radio-Canada.

« Bonne chance aux deux équipes et bon match ! »