mercredi 18 avril 2012

Personne n'aime le bacon comme Dave et Justin


Justin et Dave sont deux gars de Seattle. Ils travaillaient ensemble dans une boîte technologique. Pendant un lunch, la conversation qu'ils menaient s'est enflammée à propos du bacon, chacun y allant d'élans de passion sur ses propres dévotions à la foi bacon - un peu comme deux jeunes chefs québécois.

L'idée, qui allait germer de cette jasette, ne fut pas celle d'un restaurant - les deux mecs étant plutôt du type BBQ, à regarder le football à la télé et à manger jusqu'à ce qu'il soit pratiquement impossible à relever du divan.

Mieux encore. Fanatiques du bacon ils étaient. Alors fallait bien que tout ce qu'il goûte ou sente possède la saveur ou l'odeur du saint bacon.

Grâce à cette mise de départ que fut d'abord un vidéo gagnant de 5000 $ à America's Funniest Video - eh oui, ça existe encore, Internet n'a pas fauché cette désopilante façon d'écouler un dimanche soir en famille - le fils de Dave s'élance et finit par frapper la balle directement sur Dave, jamais vu le coup venir - les deux comparses ont pu fonder J & D - Everything should taste like bacon.

Et la compagnie fonctionne à plein régime et les idées ne manquent pas.

Visite virtuelle.

***

Aimer le bacon avant même de pouvoir en déchirer une tranche avec ses dents

La première idée de Justin et Dave...Après ça, le Déluge...

Un avant-goût du petit déjeuner qui t'entend demain matin, chérie...!

Réinventer la roue et mettre un copyright dessus...

C'était supposé être un poisson d'avril de la part de Justin et Dave...De nombreux fans l'ont réclamé...Et voilà l'huile à massage !

***

Vous êtes comme moi et en vous en voulez toujours plus et plus encore ?

Voici un moment de la télé communautaire de Seattle...


Aimer le bacon, ça n'a pas de prix...

mardi 17 avril 2012

La salubrité des aliments : Est-ce vraiment important ?


Il n'y a plus de frontières pour les aliments - ou presque plus. On exporte, on importe - peu importe - ça va et ça vient. Une fois devant moi, c'est fumant, je ne tiens plus en place - comme j'ai faim. Pas de questions, une seule réponse : dévorer chaque bouchée.

Miam !...

Pourtant, chaque aliment possède son histoire, son aventure. J'insiste un tantinet aujourd'hui sur un passage obligé de la ferme, de l'usine ou du port d'arrivage, vers l'épicerie, le boucher ou le restaurant.

Il existe, comme le savez, des inspecteurs en alimentation. Ils sont bien souvent des employés de l'État - vous savez, ce truc qui nous impose, qui nous taxe et qui cherche par tous les moyens à brimer nos libertés. Ce truc qui nous empêche de devenir ces hommes et femmes libres de ces contrées où taxes, impôts et chaînes sont pratiquement absents - où il fait si bon vivre.

Trève de rêveries. Les inspecteurs en alimentation !...

À quoi servent-ils ?

Ne répondez pas tous en même temps. Oui, à vérifier la qualité et la salubrité des aliments, d'ici comme ailleurs. Oui, à effectuer des visites dans les entreprises. Oui, à s'assurer que le produit alimentaire soit conforme aux règles.

Mais est-ce vraiment nécessaire d'avoir autant d'inspecteurs ? Autant de rapports ?

Paperasse que tout ça !...

Il faut se faire confiance. Dans quel dessein une compagnie alimentaire dont le premier but est de plaire tenterait-elle de tromper la population ? Qu'elle soit de la région ou à des lieux de notre cuisine, elle ne souhaite qu'à vous séduire et qu'à trouver une toute petite place dans votre ventre - pour un moment.

Je répète : faisons-nous confiance. Tendons la fourchette !

Les inspecteurs, il y a en trop. Et ça coûte cher - des employés de l'État, tsé, avec un fond de pension pis des semaines de vacances longues comme ça.

Enfin, disons-le franchement, il faut couper.

Et Ottawa a raison - comme papa.

***

Bref, 100 inspecteurs de moins au Canada - dixit le dernier budget. Et vlan ! Mets ça dans ton bol à soupe, pépère !

C'est un chiffre avancé. 652 avis - ou postes menacés - ont été envoyé à l'Agence d'inspection des aliments.

La nouvelle, du Devoir, est ici.

« Cette décision ne fera qu'empirer la pénurie d'inspecteurs, au lieu d'améliorer les choses. Et puisque le gouvernement n'a pas daigné consulter ses propres inspecteurs, il coupe dans la salubrité des aliments à l'aveuglette, sans comprendre la gravité des conséquences. »

« Prenez et mangez en tous car ceci est mon...WTF ?!? »

Bonne journée/soirée !




lundi 16 avril 2012

Rien n'est petit pour un grand esprit

Une autre petite tournée dans le monde très artistique de la nourriture?

Il fait trop beau pour être sérieux aujourd'hui! Allez, régalez-vous avec ces magnifiques créations de Pierre Javelle et de Akiko Ida, des passionnés de nourriture, de dessin et de... photographie!




















Pour en voir plus, on visite leur site : http://www.minimiam.com/fr/gofr.html


Et pour terminer en beauté cette journée magnifiquement ensoleillée... :)




dimanche 15 avril 2012

Bières et Jambon (11) : Pit Caribou


C'est en Gaspésie que je vous amène cette semaine, chez Pit Caribou, microbrasserie fièrement locale - l'orge de leurs bières, c'est même eux qui le font pousser.

Le panorama doit y être magnifique : Pit Caribou est situé à Percé, avec vue sur le Rocher et l'île Bonaventure.

Depuis juin 2007, Pit Caribou s'est donné pour mission de brasser des bières gaspésiennes de qualité, avec les ressources régionales.


À mon humble avis, c'est une mission maintes fois accomplies. Pit Caribou sait nous impressionner dans chacun des styles qu'ils explorent.

Leur site Internet est très complet. Et voici le lien.

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Sans plus tarder, voici les bières dégustées cette semaine - non mais, n'est-ce pas merveilleux écrire des chroniques à ce sujet !

La India Pale Ale américaine : Ici, je triche un peu. Je n'en ai bu qu'une lampée, il y a de cela quelques semaines. La cause : la difficulté de la retrouver dans les dépanneurs spécialisés de Québec (trop bonne ?). En effet, selon mon spécialiste maison des IPA, elle est « poussée en amertume » et « florale à fond ». C'est un coup de circuit.


La Bitter : Elle est très accessible - je ne veux pas dire qu'elle se trouve facilement, simplement souligner le fait qu'elle peut être appréciée d'un peu tout le monde. Faible en alcool (4%), mais solidement houblonnée.



La Double Wit : D'inspiration allemande, c'est une bière forte (7%) qui ne le laisse pas savoir au goût. Elle sait envahir une bouche qui sait apprécier la présence d'agrumes et d'épices.

Haha ! Avec le prix dessus...!

L'Annadda Ale : Vous vous souvenez de ce projet de quelques brasseurs d'une bière 100% québécoise ? Eh bien, oui, elle est en bouteille chez Pit Caribou, toute fraîche de ce mois-ci. Du sapin baumier gaspésien, de la levure provenant des Voûtes Jean-Talon à Québec et du houblon québécois. Un résultat de par che nous...fort en promesses.


Sur ce, bonne semaine à tous et à toutes !

Prost !




jeudi 12 avril 2012

Le petit cuisinier pas de cou


« J’ai découvert qu’au fil des années dans le glorieux monde de la télévision, je m’étais créé un tas de besoins artificiels, des petits tas de poussière qui font juste polluer la vie. Et pas rien que matériellement : l’ambition m’étouffait. Je voulais être une star! Pour ce que ça signifie vraiment…Fa que, aujourd’hui, j’ai choisi le plus important : mon fils. Je l’ai initié au monde du voyage. À la liberté. » Bruno Blanchet



Aaaaaaaah Bruno Blanchet. Jadis, j’ai aimé le Bruno de La fin du monde est à sept heures. Des années plus tard, j’ai appris la danse du petit monsieur pas de cou à mon fils lorsqu’il était tout jeune, par hasard. On riait comme des fous. Puis, j’ai découvert les chroniques de Bruno Blanchet à travers les trois tomes de La frousse autour du monde. Quasi religieusement, mon fils et moi, on s’installait sous les couvertures afin de plonger dans ses impossibles aventures. On lisait des petits bouts chacun notre tour. On se marrait, on réfléchissait sur la vie… Dans un élan de folie, on s’est même promis de faire la même chose plus tard. Quand on a terminé le dernier tome, nos regards se sont croisés, on était un petit peu émus. Il faisait beau dehors, on est allés jouer au baseball.




Cuisiniers sans frontières

Oui, c’est Bruno Blanchet qui m’a fait découvrir l’ONG Cuisiniers sans frontières. Fondé en 2003 par Jean-Louis Thémis et sa femme Lucie Carrier, cet organisme d’aide humanitaire établi à Montréal a pour mission de « promouvoir la dignité des individus des populations les plus démunies grâce à la réinsertion sociale dans les pays en émergence ».





Et comment le font-ils? Par la formation. Dans plusieurs pays (Madagascar, Bénin, Haïti, et même dans la ville de Montréal) Jean-Louis Thémis, cet enseignant de l’ITHQ d’origine malgache, orchestre des formations d’aides-cuisiniers offertes spécifiquement aux plus démunis dans l’espoir de les aider à se trouver un emploi qui leur permettra de briser le cycle de la pauvreté. Lui et ses nombreux collaborateurs travaillent avec les gens, sur le terrain, afin de les former dans leur propre réalité et de les aider à regagner confiance en eux. Et ils semblent bien y arriver, à voir les dizaines de sourires des nouvelles cohortes d’aides-cuisiniers!




À l’aide!

Évidemment, les sous se font rares, comme partout. Pour accomplir de tels miracles d’engagement social, CSF a besoin de votre aide. De l’aide financière certes, mais aussi d’un peu de temps donné ici et là. Si vous avez envie de devenir bénévole ou de vous impliquer d’une quelconque manière, vous pouvez visiter leur page facebook ou leur site internet. Vous pouvez même vous bourrer la face lors de leurs nombreux événements gastronomiques (cabane à sucre urbaine, participation au salon Je t’aime en chocolat, souper-bénéfice six services).

Un film

En 2009, Philippe Lavalette a réalisé un film sur le co-fondateur de CSF, Jean-Louis Thémis. Pendant trois ans, les caméras l’ont accompagné à travers ses activités et ses questionnements sur son exil (il a vécu 30 ans au Québec avant de retourner à Madagascar). Chef Thémis est réellement un personnage très inspirant! Merci Bruno!






mercredi 11 avril 2012

Le (vrai) mâle n'est pas végétarien


On était quatre - deux gars, deux filles. On parlait de bouffe. Il n'y avait rien à manger devant nous, qu'à boire. Ça creusait l'appétit.

Puis mon pote a lâché cette bombe : « Ouais, je suis végétarien. »

Et les deux filles de l'observer de la tête aux pieds, comme s'il venait de faire son coming out.

L'une d'elles, d'ajouter : « T'étais pourtant bien parti...qu'est-ce qui s'est passé ? »

Mon pote d'expliquer pourquoi. Pour des raisons éthiques, entre autres.

Et les deux filles de se lancer sur les steaks et sur toutes les saveurs de la viande, des choses dont elles ne pourraient jamais se passer.

Moi, j'étais là et je souriais.

On pouvait me qualifier de flexitarien - un végétarien assis entre deux chaises, qui mange de la viande quelques fois - ou de localovore - une bête qui préfère manger ce qui se fait chez lui, dans sa région - mais de végétarien, voyons les filles, vous savez, moi, mes couilles, la vie...

...ma barbe, quoi !

Pis les qualificatifs, moi, j'aime pas.

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L'image que se fait un végétarien de lui-même...

...ce qu'il est vraiment.
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Je me suis tapé ces derniers jours, sur youtube, le documentaire Doit-on encore manger de la 
viande ?. Ce que j'ai voulu illustrer en introduction, c'est un peu le propos diffusé par les ténors de l'industrie de la viande et repris par ses illustres consommateurs.

Manger de la viande, c'est s'affirmer comme homme - car il en mange très souvent plus que la femme - c'est donc se distinguer de sa partenaire - cette castratrice.

Manger de la viande, c'est aussi démontrer son statut social - plus que jamais en Chine, où ceux qui réussissent bien dans la vie en ont dans l'assiette tous les jours.

Si vous en doutez, alors il faut voir le documentaire - je donne le lien à la fin.

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Autres sujets dans le documentaire, la toute-puissance du marché. Qu'on a beau s'insurger du sort des animaux dans les abattoirs, si on mange de la viande 10 à 20 fois par semaine, rien ne va changer - la loi de l'offre et la demande n'a que sa propre conscience et elle se fiche bien que la vôtre soit tranquille ou non.

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En lien avec mon sujet d'hier, sur les OGM. Le documentaire nous démontre l'impact de la culture du soja transgénique sur la population du Paraguay - par exemple.

Booster le soja, ça le rend plus fort, plus résistant, face à tous les herbicides et pesticides. Et ça nous assure d'avoir de bonnes récoltes - donc plus de bouffe pour nos animaux à engraisser.

Mais les humains, eux, ne sont pas encore transgéniques...


C'est la quatrième partie du documentaire - celle qui concerne davantage les dernières lignes, ci-haut.

Les autres sont aussi disponibles sur youtube.






mardi 10 avril 2012

OGM : Québec branle dans le manche (encore une fois)


Un engagement électoral (2003), une motion unanime à l'Assemblée nationale, deux pétitions (14 500 signatures) et neuf années au pouvoir plus tard, le gouvernement Charest ne bronche pas : l'étiquetage des OGM, c'est NON.

Ah ! J'oubliais. J'ai écrit à quelques reprises à ce sujet. Mais ça ne compte pas...

Voici ce que plaide le ministre de l'Agriculture, Pierre Corbeil :

«Rendre obligatoire l'étiquetage des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés est une opération fort complexe qui va bien au-delà de la simple apposition d'une étiquette sur un produit»

Ah ! La complexité ! Fallait y penser ! Comme il est difficile de gouverner, de légiférer ! Vite, une campagne électorale ! Le peuple meurt d'envie de faire le plein de solutions simples pour des problèmes complexes !

Et ce n'est pas tout. Le chemin vers l'étiquetage obligatoire est parsemé d'embûches, toujours selon le ministre. Il faudrait « implanter un système de traçabilité «de la ferme à la table», entreposer «les grains dans des silos différents», ou encore laver jour après jour la machinerie agricole qui pourrait avoir été en contact avec des OGM. »

Pire encore, les OGM, c'est de la fabulation, selon Québec. Selon les études du Ministère, les produits OGM se limitent à une soixante au Québec, soit 3% de notre panier d'épicerie.


Non mais, c'est tout un show de boucane à lequel se livre l'Europe en général et la France en particulier, ainsi qu'en ce moment même notre cousin géopolitique de la fesse gauche, le Vermont.

***

Québec prétend aussi que tel étiquetage serait fort dommageable pour les entreprises québécoises, qui pourraient ainsi devenir moins compétitives. Bref, notre marché est trop petit et il va en souffrir.

Nos voisins du Vermont sont donc complètement tordus ! 

Là-bas, ils se préparent à légiférer en la matière. Et ils sont encore plus petits que nous.

Franchement, faut croire qu'il y a de ces États habités d'inconsciences économiques.

Wake up, amis du Vermont ! Le Marché ! Le Commerce ! La Compétition !

Le Marché d'abord et avant tout ! 

***

Mes sources, ici et .

Bonne journée !

lundi 9 avril 2012

Sale pourriture!


Je vous ai déjà parlé de ma passion pour la décomposition. Oui, c’est bizarre, je sais. Mais devinez ce que je viens de découvrir?

BLACKBERRIES 

Place of production: Tuxpan, Jalisco, Mexico 
Cultivation method: Outdoor plantation   *    Time of harvest: October - June 
Transporting distance: 9.900 km   *    Means of transportation: Aircraft, truck 
 Carbon footprint (total) per kg: 11,97 kg   *    Water requirement (total) per kg: 40 l 
Price: 15,92 € / kg


Un photographe, Klaus Pichler. Un Autrichien qui fait vibrer ma pupille. Des projets avec des squelettes, des animaux empaillés ou en plastique et de la couleur pour allumer mes petits cônes (et je baigne toujours dans le champ lexical de la biologie de l’œil là). Mais surtout, oui, oui, des aliments en décomposition!!!

PINEAPPLE

Place of production: Guayaquil, Ecuador
Cultivation method: Outdoor plantation  *   Time of harvest: All- season
Transporting distance: 10.666 km (linear distance)  *   Means of transportation: Aircraft, truck
 Carbon footprint (total) per kg: 11,94 kg  *   Water requirement (total) per kg: 360 l
Price: 2,10 € / kg


Ce projet photographique s’appelle One Third et il porte principalement sur les réflexions qui entourent le gaspillage alimentaire, la famine et la surproduction d’aliments… One Third, c’est un tiers de la production alimentaire mondiale qui se retrouve à la poubelle, comme ça. One Third, c’est un cerveau qui réfléchit en beauté, sans se décoller la rétine (champ lexical), car pour chaque photographie, on explique quel est le type de plantation, le temps de récolte dans l’année, l’origine, le mode de transport, l’empreinte carbone, etc. De l’art intelligent, de l’art éco-responsable, tiens!


BEEF 

Place of production: Fladnitz an der Teichalm, Austria 
Production method: Animal Farm   *    Time of production: All- season 
 Transporting distance: 124 km   *    Means of transportation: Truck 
Carbon footprint (total) per kg: 13,33 kg   *    Water requirement (total) per kg: 5640 l 
Price: 15,99 € / kg

JELLY 

Place of production: Karachi, Pakistan 
Production method: Factory production  *   Time of production: All- season 
Transporting distance: 6.629 km  *   Means of transportation: Truck 
 Carbon footprint (total) per kg: 1,95 kg  *   Water requirement (total) per kg: 8 l 
Price: 23,40 € / kg

GRAPES
Place of production: Trujillo, La Libertad, Peru
Cultivation method: Outdoor plantation  *  Time of harvest: October - March
 Transporting distance: 11.000 km  *  Means of transportation: Aircraft, truck
 Carbon footprint (total) per kg: 11,89 kg  *  Water requirement (total) per kg: 652 l
Price: 3,49 € / kg





EGGS

Place of production: Kolontar, Hungary
Production method: Factory production  *   Time of production: All- season
 Transporting distance: 196 km  *   Means of transportation: Truck
 Carbon footprint (total) per kg: 5,82 kg  *   Water requirement (total) per kg: 3061 l
Price: 1,39 € / kg

BEETROOTS
Place of production: Zorawina, Wroclaw, Poland
Cultivation method: Foil green house   *    Time of harvest: May - September
Transporting distance: 485 km   *    Means of transportation: Truck
Carbon footprint (total) per kg: 0,24 kg   *    Water requirement (total) per kg: 386 l
Price: 1,20 € / kg



Vous aimez? Allez voir son site: http://www.kpic.at/

À bientôt et n'oubliez pas de nous rendre visite sur facebook: http://www.facebook.com/pages/Dre-Tofu-et-Monsieur-Jambon/257736170949226

Quand vous cliquez sur J'AIME, c'est comme si on recevait un salaire de trois millions de dollars... ou presque... ;)




samedi 7 avril 2012

Bières et Jambon (10) : Microbrasserie Charlevoix



J'ai connu la Microbrasserie Charlevoix il y a de cela plusieurs années.

Je me souviens que les bouteilles étaient situées dans les frigidaires à l'extrême droite chez Tabagie Tremblay, sur la rue Cartier, à Québec. Des beaux formats de 500 ml et des mots latins sur les étiquettes - ça ne prend pas grand chose pour m'intriguer, mais il faut que l'expérience laisse ses traces pour que je me souvienne jusqu'à l'endroit précis où je la rencontre - ça devait être aussi une chaude journée d'été, par un bel après-midi - je devais être perdu dans mes pensées et je paris que j'avais soif. 

Amen. Fut adoptée la Dominus Vobiscum dès ce moment-là.

***

La Microbrasserie Charlevoix est née en 1998, à Baie Saint-Paul. En 2009, ils ont déménagé dans de nouveaux locaux, pour fin d'agrandissement - les produits sont maintenant distribués un peu partout au Québec.

Son site internet est tout ce qu'on peut qualifier d'ordinaire chez Microbrasserie Charlevoix - car aucune bière - à ce jour - ne s'avère une déception.

Vous pouvez aller les visiter sur place, au Saint-Pub - je ne connaissais pas ce saint-là, mais j'imagine que c'est l'alternative chrétienne à ce cher Bacchus. 

***

La Microbrasserie Charlevoix offre, entre autres, deux solides gammes de bières spécialisées.

La première, c'est la Dominus Vobiscum, d'inspiration belge. 

La seconde, c'est la Vache Folle - chaque type utilise un houblon différent, ou brasser selon un style, notamment Stout ou IPA.

Pour cette chronique, j'ai dégusté quatre bières - offertes en bouteilles de 500 ml seulement.

Dominus Vobiscum (Blanche) 5%, bière de blé épicée : On la dit « légère et rafraîchissante, agrémentée par des arômes d'agrumes et de camomille ».


La Vache Folle ESB (Extra Special Bitter) 6 % : C'est une rousse qui, comme son nom le dit, a du mordant. 


La Vache Folle Imperial Milk Stout 9% : Avertissement : cette bière contient du lactose. C'est une noire possédant des arômes de café, de chocolat mi-amer et de caramel brûlé.


La Flacatoune 7% : Une bière blonde - ça m'arrive d'en apprécier. Et pour ceux et celles d'entre vous qui sont amoureux (ses) des mots, « flacatoune » voulait dire « bière » en vieux français. Une autre preuve qu'on peut apprendre un truc ou deux lorsque l'on s'évade de notre boire routinier.



À noter, pour les foies sensibles ou pour vous chers lecteurs qui vous inquiétez des habitudes à la dive bouteille de Monsieur Jambon, il affirme ne pas avoir bu ces quatre bières la même journée.

Rassurez ?

Et c'était une première dans l'histoire de cette chronique !

Dop ! ;)

***

C'est tout pour cette dixième édition de Bières et Jambon.

Pour voir les binettes et les descriptions des bières de la Microbrasserie Charlevoix, c'est par ici.

Profitez-bien de vos congés !


Prost !

jeudi 5 avril 2012

La sexualité chez les légumes


Je pourrais vous parler de bien des sujets, ce soir, mais en tant que docteure (Dre Tofu, évidemment), je dois absolument vous éclairer sur quelques spécificités propres aux légumes. On m’a reproché, parfois, de faire mal aux plantes, de m’inscrire au sein d’un mouvement de destruction massive des végétaux : « Ouais, mais toi, tu es végétarienne et tu fais souffrir les pauvres carottes, elles sont vivantes elles aussi! ».




Et bien, vous avez raison. Les carottes crient quand on les retire de la terre. La laitue se tord de douleur lorsqu’on la coupe. Et les poivrons, vous savez? Ce sont eux qui ont le système nerveux le plus fragile du monde végétal! Une croquée et ils agonisent pendant des heures. La mort la plus lente et la plus abominable qui soit…

Les plantes, les légumes et les fruits ressentent la douleur. Mais le plaisir aussi! Grâce à leurs sens très développés, les choux, les tomates et les asperges peuvent sentir le vent leur caresser la croupe, vos doigts effleurer leur peau délicate, votre haleine réchauffer leur tige forte…

Les végétaux ont une sexualité. Ils peuvent vivre des orgasmes avec leurs semblables, mais aussi avec vous. C’est tabou, je sais, personne n’ose aborder ce sujet. Heureusement, Dre Tofu est là pour vous montrer la face cachée du légume, mais aussi du fruit, cet incompris. Allez coucher les enfants et préparez-vous à entrer dans un monde qui vous était jusqu’alors interdit. Oui, les fruits et les légumes ont une sexualité, c’est Dre Tofu qui vous le dit.











































mercredi 4 avril 2012

Les poissons, ces percussionnistes ...!


C'était dans les années 70. Deux biologistes sont invités par la marine américaine. Cette dernière, depuis l'arrivée des submersibles, s'est mise à l'écoute des océans. Mais il y a un problème. Il y a trop de bruits. Beaucoup trop d'interférences. Ce n'est pas bon pour des objectifs militaires, ça !

Et les deux biologistes de dénombrer alors les vocalises de plus de 200 espèces de poissons.

Bof... soupire la communauté scientifique d'alors. Des poissons qui parlent. Et quoi encore !

Même tout récemment (2004), deux Suèdois publient leurs travaux démontrant les communications des harengs par le biais de leurs flatulences. Ils se méritent un prix parodique, le Ig Nobel, donné aux recherches les plus improbables.

Ben oui, ils pètent, les poissons.

On se fait un tartare ?

Miam ! Oh oui !


***

On le sait, les poissons n'ont ni cortex, ni cordes vocales. Des vivants, à première vue, très limités. 

Ce qui n'a pas empêché quelques scientifiques de persister. 

Et de déclarer que si les oiseaux et les baleines chantent, les poissons sont d'ingénieux percussionnistes.

Et impressionnants. Chaque espèce possèderait sa propre signature acoustique, basée sur sa grosseur, son sexe et la région d'où il vient - la demoiselle, par exemple, qui vit de Madagascar à la Polynésie, émet des sons différents, selon la position de son habitat dans l'océan Indien - un peu comme des dialectes différents.

Pas le genre de demoiselle que j'invite à la maison mais...vous croyez qu'elle se mange elle aussi ?


***

Il y aurait quatre moyens pour le poisson de communiquer. 

  1. Par les dents buccales, en claquant des dents, comme le poisson-clown et le piranha.
  2. Par les dents pharyngiennes, en les frottant les unes contre les autres.
  3. Par la vessie natatoire, cette poche d"air qui permet à l'anguille de « roter », entre autres.
  4. Par la nageoire pectorale - le poisson-chat fait grincer son articulation 
Némo - en vrai - dans une anémone, avant de claquer des dents et de se cacher.

***

Ok, cool, les poissons « parlent ». Mais à quoi ça peut bien nous être utile ? (l'éternel refrain des humains.)

D'abord, la durée et la fréquence des cris des poissons proviendraient d'un système neurologique primitif, qui pourrait nous en apprendre sur les origines de la parole chez l'humain.

Ensuite, certains scientifiques ont l'espoir de repérer plus facilement les aires de reproduction des poissons - car ils parlent souvent d'amour, cet air connu - et ainsi limiter les pêches dans ces zones.

Bref, pourra-t-on un jour évaluer la biodiversité  et l'état de santé d'un écosystème grâce au décodage des sons ?

Fort possible.

Pas si cons que ça, finalement, les poissons...

Source : Science et Vie (Mars 2012)



mardi 3 avril 2012

On mange et on...change !


Notre corps est une merveille.

En chacun de nous, il y a un univers. Le BigBang fut notre conception. Ensuite, c'est le délire dans un système codé, mais absolument influençable.

Fallait bien s'en douter. Tout ce qui attise nos sens a un impact sur notre univers.

Manger, comme lire, écouter et penser, seraient synonymes de changements.

Plus qu'on puisse l'imaginer...Toujours plus ! Sans les mains !

Explications...

***

Dans son numéro de mars 2012, Science et Vie nous offre un article sur l'impact insoupçonné de ce que l'on ingurgite par rapport à ce que nous sommes - comme individu, comme groupe, ou comme membre d'une telle population humaine.

Notre barrière intestinale laisserait passer des éléments sans les digérer ou, à proprement dit, sans les évacuer.

Et ces dits éléments ne seraient pas les moindres : ils agiraient sur nos gènes. Des constituants génétiques de nos aliments modifieraient notre système. En plus d'incorporer des nutriments, c'est un peu comme si des informateurs venus d'ailleurs nous infiltraient.

Cet élément fait grandir, mais c'est plus dans nos têtes que dans nos gènes.


C'est un ensemble ultra-sophistiqué qui fait notre tout. C'est un microcosme au sein d'un macrocosme - et la nature - allumeuse - de se garder une petite gêne en se dévoilant un morceau l'autre.

Notre machinerie cellulaire, à la fine pointe et plus encore, n'est pas de cette stabilité que l'on souhaiterait au quotidien - si ça pouvait nous enlever le fardeau de penser.

Non ! Elle est là qui se transforme, qui s'imprègne de ce qu'on lui offre comme carburants.

Et on marche, et on roule. Et nos sources d'alimentation défient l'expression de nos gènes.

Provoquent-ils des maladies ? Ou nous offrent-ils de nouveaux moyens pour mieux nous soigner ?

***
Tout peut porter à croire que c'est un et l'autre. 

Quelques constats :

- Notre régime alimentaire influence notre métabolisme.
- Les traditions alimentaires millénaires ont pu former les spécificités des différentes populations humaines.
- Il est donc possible que l'introduction d'un nouvel aliment ait des conséquences sur une population.





***

L'article « Leurs gènes modifient les nôtres » dans Science et Vie est fascinant. Il ne semble pas disponible en ligne, l'est-il encore en kiosque ?

Sinon, c'est une fichue bonne raison pour aller faire un tour à votre bibliothèque !

À demain !




lundi 2 avril 2012

Des dessins!


Je passe en coup de vent aujourd’hui pour partager avec vous ma nouvelle découverte :




C’est un blogue de recettes super chouettes tenu par deux designers graphiques (Sarah Conrique et Graham I. Haynes) qui ont aussi leur propre studio de création. Leur but est de cuisiner avec des ingrédients hyper simples, pas très nombreux, mais savoureux. Chaque recette est une base que l’on peut modifier à sa guise selon son expérience culinaire et ses découvertes du moment.

Je suis littéralement tombée amoureuse de leur blogue à cause des petits dessins enfantins, mais aussi parce que c’est le genre de truc que j’aurais dû inventer. Pourquoi n’y ai-je pas pensé, moi, à faire ça?!? Bref, je les trouve extraordinaires et si j’étais Française, je kifferais grave. Vous pouvez acheter leur livre de recettes en ligne ou parcourir leur blogue comme bon vous semble.

C’est cuuuuute, n’est-ce pas? 







dimanche 1 avril 2012

Bières et Jambon (9) : Les Brasseurs du monde


Je reviens du site des Brasseurs du monde. À lire le comment et le pourquoi de leur initiative brassicole, ces paroles de la chanson Dès que le vent soufflera de Renaud me sont revenues à l'esprit : « Je ferai le tour du monde, pour boire à chaque étape. » C'est l'invitation que les Brasseurs du monde nous font. Ils s'inspirent des styles de bières qui ravissent les amateurs d'un peu partout sur le globe. 

Avant de se lancer à la conquête de la planète des buveurs assoiffés de découvertes, disons que Saint-Hyacinthe pourrait s'avérer un petit détour, où est situé le pub Le Picoleur, hôte des produits des Brasseurs du monde.

Mais puisque que Monsieur Jambon ne recommande pas du tout de prendre la voiture pour aller trinquer, restons à la maison - après une petite marche aller-retour chez un détaillant spécialisé, question de se ravitailler puis de savourer ces petites merveilles.

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C'est d'abord L'Interdite qui m'a intrigué. C'est une IPA américaine. J'y avais déjà goûté - à peine. Fallait pousser l'expérience...

Allez hop !...Un paquet de six !...Treize quatre-vingt quinze ?...M'en fiche !...

Elle est là pour nous rappeller la prohibition, cette fameuse époque où la Loi s'est crue plus forte que la noce. Où on vidait de la bière dans les égoûts. Où boire, c'était mal.

Quand les brasseurs ont cessé de passer pour des desperados, ils ont dû faire vite, comme houblonner des bières en 90 minutes. Ce qui donne une solide amertume...rafraîchissante !

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Tout à l'heure, de retour du travail, pour les fins de cette chronique, c'était immanquable, fallait que je fasse l'essai d'autres produits des Brasseurs du monde. J'ai choisi L'Assoiffée, L'Exploité et la Houblon noir.

L'Assoiffée est une double belge brune. C'est un hommage aux moines belges, qui furent des pionniers dans la tradition brassicole - j'imagine que boire un coup dans les monastères permettait d'assurer une ligne directe avec le seigneur.

L'Exploité, c'est pour les travailleurs des ports de Londres qui déchargeaient les bateaux de leurs sacs de café et de cacao. C'est une savoureuse noire vanillée - ce que j'appelle un combo du tonnerre de dieu !

La Houblon noire, c'est pour moi. Moi tout seul. OK, tu peux en acheter si tu veux. Mais ta première gorgée, bois-la à ma santé ! Car une IPA noire, c'est de la magie pour mes bajoues !

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Les Brasseurs du monde offrent aussi une gamme dite sympathique.

Elle est pour toi, toi qui en a assez des bières commerciales et des bibines sans caractères.

Voici le lien pour te donner un aperçu des goûts différents qui t'attendent...

...Il est...ici !...

Bières et Jambon se termine ainsi pour cette semaine.

Avec un Prost ! musical...