jeudi 16 août 2012

Pas d'accord avec les accords de Mikes



Bien que Dre Tofu soit une fervente partisane du Parti Jambon, elle n’a pas encore l’étoffe d’une candidate. Soyez sans craintes, Monsieur Jambon ne tardera pas à revenir avec des nouvelles de ses visites à travers le Québec. D'ici là, petite pause dans la campagne électorale pour parler de biééééééére, encore une fois. 



Nous revenions des États-Unis, affamés comme des misérables, l’enfant poussant des cris de martyr sur la banquette arrière.

Des jaïns, voilà en quoi nous nous transformions. Et non par choix.


L’idée nous prit alors d’arrêter à Drummondville. Pas le temps de faire un choix harmonieux moléculairement parlant. Il fallait faire vite.

Notre dernier souffle nous fit échoir sans réflexion sur une chaise ordinaire dans un resto ordinaire avec un menu ordinaire : Mikes.



Il y a pire, j’en conviens, mais il n’y a pas plus drôle que Mikes lorsqu’on parle d’accord bière et mets.



Plus de questions à se poser lorsqu’on reçoit les copains à bouffer : on sert de la Molson EX! Ça va simplement avec tout!

Et si jamais l’envie vous prenait de cuisiner quelque chose de vraiment exotique comme un sous-marin aux lanières de poulet croustillantes, innovez, servez de la Ricard’s!

Je ne peux pas vous laisser avec ces images tout à fait troublantes pour les amateurs de bouffe et de bière que vous êtes.

D’autant plus que la fin de semaine approche et que vous risquez d’arroser votre semaine de dur labeur ou de faire une petite escapade enivrante dans les rues de Québec à l’occasion du Festibière.

Mes suggestions 

Ici, Mario D’Eer, ce biérologue québécois passionné, nous parle d’accord bière et mets avec une petite micro que j’affectionne particulièrement : la Microbrasserie Charlevoix. Vous saviez qu’on pouvait se faire des shooters avec la levure qu’on retrouve dans la bière sur lie? 

Cliquez sur les images pour voir la vidéo.

Puis, juste sous ce paragraphe, un sommelier québécois dont la réputation internationale n’est plus à faire, François Chartier. Dans cette conférence, il vous explique les associations à faire en cuisine avec les molécules de même famille aromatique. Un excellent résumé de toutes ses années de recherche dans le domaine. Ça vaut la peine de regarder, je vous en donne ma parole!







mercredi 15 août 2012

En avant vers la souveraineté alimentaire !


Citoyennes, citoyens,

Il est amusant de constater toute l'importance accordée à l'alimentation par nos politiciens en pleine campagne électorale : l'un bouffe de la poutine, l'autre enfile un hot-dog, il y a des caméras, on rigole - c'est tout ce qui compte. Simple mise en scène.

Même chose pour l'agriculture. Un point de presse devant une ferme, une annonce du bout des lèvres et si je tire de l'arrière dans les sondages, j'irai peut-être traire une vache. 

Ce que l'on mange est un décor. Ce que l'on mange est accessoire.

Et pourtant, c'est LA priorité des Québécois(es) ! Car à quoi pense-t-on entre deux repas ? Au prochain, pardi !

Heureusement, il y a maintenant le Parti Jambon du Québec ! Le parti de l'appétit, le parti de la soif, le parti de la ripaille, le parti qui donne le goût du Québec !

L'ambition du Parti Jambon est que les Québécois(es) soient maîtres chez eux en ce qui concerne l'alimentation. Ce qui n'est pas le cas en ce moment.

Les produits québécois dans nos supermarchés ne représentent que 33% de l'offre. Nos terres sont vendus à des banques, à des spéculateurs ou à l'étranger. Elles perdent leur vocation agricole et deviennent des quartiers résidentiels - par exemple.

Comment pensez-vous que la relève peut lutter contre tous ces reins solides financiers ? Elle qui hésite déjà à se lancer devant la lourdeur des coûts d'exploitation et de l'endettement qui les accompagnent - on la comprendra.

C'est ainsi que l'on dépend des autres pour nourrir notre monde. Une sécheresse là-bas, une mauvaise récolte plus loin et nous voilà aux prises avec des augmentations que nous ne contrôlons même pas !

Voilà pourquoi le Parti Jambon propose d'aller de l'avant vers la souveraineté alimentaire.

Mais qu'est-ce que la souveraineté alimentaire ?

  • Elle subordonne le droit au commerce par celui des peuples à une production alimentaire locale, saine et écologique.

  • Elle redonne au pays du monde le droit de définir et mettre en place leur propre politique agricole et alimentaire, leur degré d'autonomie alimentaire et à oeuvrer librement à leur approvisionnement intérieur.
La souveraineté alimentaire sera l'élément central du programme du Parti Jambon du Québec. Au cours des prochains jours, nous proposerons des idées afin d'appliquer, petit à petit, la souveraineté alimentaire dans un contexte québécois.

Car, compte tenu de la situation actuelle, il en est plus que souverainement le temps !

Monsieur Jambon,

Chef du Parti Jambon du Québec









mardi 14 août 2012

Le Parti Jambon du Québec (PJQ)


Chères concitoyennes, chers concitoyens du Québec,

La campagne électorale bat son plein. Alors que les partis y vont de leurs priorités et engagements, moi, Monsieur Jambon, note que les sujets primordiaux de l'alimentation et de l'agriculture passeront encore une fois sous le radar.

Et cela me semble une aberration. Car la véritable priorité des Québécois(es), c'est MANGER - et BOIRE, bien sûr, il faut bien arroser tout ça.

Voilà pourquoi, ayant à coeur le bide du peuple québécois, je fonde le Parti Jambon du Québec - Équipe Monsieur. 

Le Parti Jambon n'est pas un parti comme les autres puisqu'il ne se retrouvera pas sur votre bulletin de vote. 

Le Parti Jambon se lance dans la campagne avec les missions de partager les enjeux cruciaux dans les domaines de l'alimentation et de l'agriculture et de proposer des idées pour que le Québec démontre son plein potentiel, tout son savoir-faire, tout son génie et tout ce qu'il a dans le ventre, dans ces domaines primordiaux, qui touchent tout autant la Santé et l'Éducation, par exemple.

Dès maintenant, le Parti Jambon est à la recherche de sympathisants(es) qui ont à coeur l'avenir alimentaire du Québec.

Partagez-nous !

Au cours des prochains jours, vous pourrez suivre sur ce blogue le dévoilement de la plateforme du parti.

Puis, afin de ne rien manquer de cette trépidante aventure, vous pouvez cliquer «J'aime» sur la page facebook de Docteure Tofu et Monsieur Jambon.

Bref. 

Avant, pendant et après le 4 septembre, on mange le Québec ! 


Monsieur Jambon,

Chef du Parti Jambon du Québec





 

vendredi 10 août 2012

Cuisiner à onze ans...


Il y a quelques semaines, j’ai lu un petit article très rigolo d’une maman qui demandait à son fils de cinq ans, en guise d’expérience, de mettre dans son panier d’épicerie tout ce qu’il désirait.

L’article m’ayant beaucoup amusée, surtout par les choix très gourmands de l’enfant et son petit visage craquant, j’ai décidé de reproduire l’expérience avec mon fils de onze ans, mais en la modifiant un peu : je lui demandais de me faire une liste de ce qu’il mangerait pendant une fin de semaine complète s’il se retrouvait seul à la maison (évidemment, cela n’arrive jamais, hein, ne téléphonez pas à la DPJ immédiatement, attendez la fin de l’article!)

Alors, voilà son menu. Il devait se cuisiner lui-même ses repas et il n’avait aucune restriction… et ça se voit, surtout au niveau des desserts! Ne cherchez pas la viande et le poisson, il est végétarien! (Les images sont une gracieuseté de… moi-même!)


Jour 1

Déjeuner

Crêpes avec sirop d’érable et yogourt nature

« Je vais m’acheter des œufs, de la farine, du lait, de la poudre à pâte et je vais me faire des crêpes. Pour être certain des quantités, je vais regarder dans le livre de recettes, mais je pense que je connais bien la recette par cœur. Je vais mélanger le sirop et le yogourt avant de le mettre sur mes crêpes. »



Dîner

Pâtes thaï au tofu et aux légumes
Brownies du IGA (two bite) avec de la crème glacée à la vanille
San Pellegrino « La jaune. »

« Je vais prendre du tofu et je vais le faire mariner dans la sauce soya. Ensuite, je vais mettre un peu de farine dessus et je vais le frire dans l’huile. Je vais ensuite faire griller des poivrons orange parce que ce sont les meilleurs et je vais couper des carottes en mini cubes que je vais aussi faire sauter. Je vais cuire les vermicelles à part et je vais tout mélanger ensemble. »



Souper

Pizza végé
Les restes de brownies et de crème glacée du midi « Pour ne pas les perdre. »
Eau pétillante « Ça ressemble à de l’eau et ça fait changement. »

« J’adore la pizza et celle qui est faite maison est la meilleure. Je vais acheter une croûte de pizza mince genre carrée parce que je veux sauver du temps. Ensuite, je vais mettre beaucoup de sauce tomate, plein de pepperonis végé et des tranches de saucisses hot-dog au tofu. Je vais rajouter des tomates que j’aurai coupées en dés et des poivrons orange parce que ce sont les meilleurs. Puis, je vais mettre des champignons portobellos et du fromage râpé Tex-Mex en sac avec du fromage de chèvre. »

« Dans le fond, c’est un mélange de tout ce que j’aime. Mais je ne mettrai pas de laitue à côté, car ma mère en met tout le temps et je n’aime pas ça. Comme j’adore les épinards, je vais plutôt mettre ça à côté. »



Jour 2

Déjeuner

Gaufres aux pépites de chocolat avec sirop d’érable et yogourt nature

« Je vais prendre le restant de mélange à crêpes de la veille et je vais y rajouter des pépites de chocolat. Je vais le faire cuire dans le gaufrier pour faire des gaufres. Je ne sais pas si ça va marcher, mais je vais faire un test. »



Dîner

Grilled cheese aux tomates, basilic et fromage de chèvre
Barre de chocolat Bounty « J’adore ça, mais on n’en mange pas souvent. »
Eau ou reste d’eau pétillante

« Je vais être plus lâche la deuxième journée, alors je ne veux pas faire ça compliqué. Je vais prendre du gros pain de ménage blanc que je vais trancher moi-même, car on est toujours mieux servi que par soi-même. Je vais prendre les restes de fromage de chèvre et de tomates. Je vais mettre des feuilles de basilic qui poussent sur le balcon. Je ne mettrai pas d’accompagnements, car je vais être bourré après ça. »



Souper

Plat congelé du Commensal
Gâteau forêt noire acheté tout fait au IGA « J’aime la crème fouettée, mais pas le crémage sucré. »
Eau pétillante avec du jus kiwi-fraise « J’ai bu ça aux États-Unis et c’était très bon. »

« Je vais prendre mon restant de tofu mariné et je vais le faire sauter dans le wok. Comme je suis tanné de cuisiner, je vais tout simplement ajouter le tofu au plat congelé déjà fait. J’aurais voulu faire du seitan, mais c’est trop long à faire. Avec ça, je vais manger mon reste d’épinards. »




Petites questions à mon fils en lien avec son menu

- Tu ne manges pas de fruits?

« Ça me tanne de manger des fruits, je n’ai jamais faim pour ça. »

- Mais tu as faim pour du chocolat?

« Tout le monde a faim pour du chocolat! Mais si je n’avais pas faim, je n’en mangerais pas. »

- Tu sembles accorder beaucoup de place aux restants, pourquoi?

« J’ai choisi des choses que j’aimais, comme ça, je peux en remanger plus qu’une fois. »

- Pourquoi un repas congelé?

« Les repas congelés du Commensal, c’est bon, mais il manque quelque chose. C’est pour ça que je rajoute du tofu. Ça fait l’affaire, mais je n’en mangerais pas toute la semaine. »

- Tu cuisines toi-même beaucoup de choses, mais tu préfères acheter tes desserts tout faits, pourquoi?

« Je me suis dit : pourquoi pas? Je suis certain que je manquerais mon dessert et je n’ai pas le goût de suivre encore une autre recette. »

-Si tu étais seul, essaierais-tu des recettes nouvelles?

« J’aime mieux rester dans ma zone de confort. Comme ça, je ne suis pas obligé de manger quelque chose de pas bon que j’ai cuisiné pour rien pendant une heure. Avoir plus de temps, j’expérimenterais, par exemple. »

-Aimerais-tu passer une fin de semaine seul à te cuisiner des repas?

« J’aimerais ça, mais j’inviterais des amis. Je leur servirais la même chose, car même s’ils ne sont pas végétariens, ils aiment quand même les trucs végé comme la pizza et les saucisses. Par contre, je ne les laisserais pas m’aider en cuisine, car si un de la gang se coupait, sa mère ne voudrait plus qu’il revienne à la maison et ce serait plate pour tout le monde. »



Si notre blogue vous intéresse, n'hésitez pas à liker notre page facebook! Ça fait toujours plaisir! :)

Et restez des nôtres... Beaucoup de nouveautés à venir durant les prochaines semaines sur Dre Tofu et Monsieur Jambon!

mardi 7 août 2012

Du requin des champs


Dans le monde des terres agricoles, la relève, côté exploitants, se fait plutôt rare. Les propriétaires vieillissent. Il devient alors tentant de vendre la terre. 

Puisque les jeunes fermiers ne courent pas les champs - en sautillant, brindille sur le rebord des lèvres et chapeau de paille à la main - puisque l'acquisition d'une terre et son exploitation agricole signifient de lourds endettements - lorsqu'une compagnie à numéros représentée par des seigneurs de la finance se pointe avec une offre d'achat dépassant l'entendement, on ne peut qu'écarquiller les yeux et sauter sur le premier stylo en s'écriant : « Où est-ce qu'on signe, joual vert ? »

Ok, désolé pour l'absence de la brindille.


C'est ce qui est en train de se produire avec les terres agricoles du Québec en général et les dernières disponibles à Québec, en particulier.

***

La terre vaut dans les 900 000 tomates. L'offre est de 15 million$ - plus question de tomates ici. L'offrant est-il tombé sur la tête ? Pas du tout. Il rêve d'un « dézonage » agricole. Il fantasme sur un ensemble résidentiel, sur un développement de la banlieue. Il y voit déjà toutes ces piaules qui justifieront ses investissements.

«Au début, on passait pour des fous, mais aujourd'hui on passe pour des brillants», nous dit-il, avec toute la modestie qui n'étouffe pas les gens d'affaires.

Bientôt sur une terre agricole près de chez vous !


Ainsi disparaîtront probablement les dernières terres agricoles de Québec. 

Ou comment s'éloigner de l'autosuffisance alimentaire contre l'aboutissement d'une vie : devenir propriétaire d'une maison en banlieue.

Que sont-ils devenus, ces grands jardins ?


Un dossier à ce sujet dans Le Soleil, ici et là - entre autres.


mercredi 1 août 2012

Voyage, voyage


De retour de vacances, je ne pouvais passer sous silence cette merveilleuse petite ville dans laquelle j’ai eu la chance de vivre pendant une semaine : Provincetown.


Située dans l’État du Massachusetts (à force de lire les plaques d’immatriculation des véhicules, on devient expert pour épeler le nom de cet État, vous n’avez pas idée!), à la pointe de Cape Cod, Provincetown est la ville « ouverte » par excellence.

Gracieuseté Google Map
Ouverte? Tout d’abord, par son tourisme homosexuel. Bon, ce n’est pas ce qui me rejoint, mais ça fait toujours du bien de ne pas voir tout le temps de gros dude sur la page avec une Coors Light TGlacé à la main criant : « Hey le gros, montre-moé ton cul! »



À Provincetown, les hommes comme les femmes se tiennent la main. On aime les familles et les enfants. Les chiens sont acceptés pratiquement partout, même sur plusieurs terrasses.

Boire une petite bière locale au centre-ville qui s’anime dès la tombée du jour sur Commercial St. pendant que Fido boit de l’eau fraîche sous la table… pourquoi pas? Il y a même des boutiques où ils vendent des pâtisseries pour chien (pawstry, pour continuer le superbe jeu de mots). Je VEUX un chien!!!

CE chien!

Puisque j’ai mentionné le mot «bière» et que cela a sûrement éveillé les sens de Monsieur Jambon, j’ai expérimenté, au Liquor Store, deux brasseurs locaux : Cisco Brewers Nantucket (Nantucket est une petite île près de Cape Cod) et Mayflower Brewing Company (le Mayflower étant le bateau qui a transporté les premiers colons Européens en Nouvelle-Angleterre, pour une brève note d’histoire).



De bonnes Pale Ale, IPA, Golden Ale et Lager rafraîchissantes à souhait (ils font aussi Stout, Porter et moult plaisirs), surtout quand il fait 40 ° Celsius. Petit coup de cœur pour la Mayflower qui est un petit peu plus recherchée (je ne maîtrise aucun vocabulaire brassicole, ça parait?).

Et puis, en ce qui concerne toujours l’ouverture, il y a la bouffe! Non, mais! Déjà, Provincetown est le paradis des mangeurs de fruits de mer, de coquillages et de poissons en tout genre, mais pour une petite végé comme moi, c’est aussi l’Éden.

Burger Queen sur Commercial St. fait d'excellents burgers végé!

Dans chaque restaurant, on retrouve un choix non négligeable pour les végétariens. Souvent, deux ou trois repas sont proposés en alternative, même dans les restaurants les plus chics. Dans les casse-croûte, il y a toujours un burger végé sur le menu et plus encore. Essayez de me trouver une telle offre dans une autre petite ville portuaire du Québec…

Puis, l’épicerie Stop & Shop (qu’on retrouve un peu partout aux USA) regorge de produits végétariens. Je VEUX des saucisses à déjeûner et du Tempeh Gimme Lean à Québec SVP! C’est troooooop bon!

Avant...

Après! Un vrai déjeuner à la sauce américaine! :P


Alors voilà! Même si j’ai encore la tête là-bas, entre deux vagues, je reviens en force sur le blogue! À bientôt! :)

Et on peut même voir des phoques se baigner près de la plage! Ils ressemblent à des petits chats! Et on peut voir des baleines aussi, et on est proches de Boston et on peut... ok, j'arrête ici.


mercredi 25 juillet 2012

Bières et Jambon : De la bière pour les kids


Pour l'industrie de la bière, l'été, c'est le moment de mettre le paquet dans la publicité.

C'est le moment d'arriver avec de faux nouveaux produits tendances - cet été, le thé.

Et c'est aussi le temps d'enrégimenter une nouvelle clientèle - ces jeunes qui débutent leurs rites initiatiques à l'alcool, dans les parcs, autour des feux de camp - des 1,18 litres qui ne font juste soûler et qui goûtent le moins possible.

Bientôt, autour de la vingtaine, chaque jeune aura sa marque de commerce, son identité bière : moi, c'est la Grosse Molle, moi, c'est le Chant du Coq - et voilà, c'est adopter pour la vie, comme les marques de chars, les postes de télévision, le genre de filles ou de gars, le look et la section « opinions » du journal ou bréviaire hebdomadaire.

C'est ça le Chant du Coq !


Des excursions hors de ces sentiers battus ? Le moins possible. Ou si vite on en sort, si vite on retourne s'embarricader dans notre petite cour - attention chien méchant.

Bref, c'est l'été, viens faire un tour sur mon balcon prendre quelques verres, on va jaser, on va rire, on va déconner - pis on va rentrer une seconde, le temps que je te montre ce sketch des Whitest Kids U Know...






vendredi 20 juillet 2012

À bas la diversité!


Il y a Ricardo qui nous parle sans cesse de ses potagers urbains, les Urbainculteurs qui font pousser des tas de légumes partout au Québec et même Détroit, cette ville du rock qui se métamorphose peu à peu en ville maraîchère.

Mais au Québec, on a Drummondville et Drummondville n’aime pas les potagers devant les maisons. Du gazon, c’est beau, des plants de tomates, non.

http://www.jasminekabuyajardin.com/2012_07_01_archive.html

Pourquoi?

« C'est une question de cohésion de la trame urbaine, explique Claude Proulx, le directeur général de la Ville. On ne voudrait pas se retrouver avec des plantations de blé d'Inde devant une résidence, de radis devant une autre et de patates ailleurs. »

Votre voisin ne possède pas de plants de concombres et vous, vous êtes capables de fournir toute votre famille en relish-maison? Votre voisin se prélasse dans une grosse piscine creusée et vous, vous n’avez même pas les moyens de vous faire creuser un carré de sable? De la diversité dans une banlieue, impossible!



Il faut des pelouses vertes, vertes, vertes! Avec beaucoup d’engrais, autant que possible!

Les potagers, c’est pour les pauvres, les granos, les écolos!

Non, mais est-ce que la ville de Drummondville est au courant de ce qui se passe autour d’elle? L’engouement pour la production locale et biologique, les toits verts, la cuisine santé…

Même Occupy Monsanto a publié un article en lien avec cet événement sur Facebook!

Ça me fait penser à ces villes qui interdisent les cordes à linge dans les cours, car ce n’est pas assez esthétique… À quand une loi pour interdire les gros personnages gonflés devant les maisons à Noël alors?



Allez voir la vidéo sur le site de La Presse. Imaginez votre quartier regorgeant d’aubergines monstrueuses, de courgettes savoureuses et de laitues croquantes…

Je dois l’avouer. Je suis extrêmement JALOUSE de leur potager. Moi, je n’ai que des cornichons riquiqui, deux timides feuillages de carottes et un plant de cantaloup ravagé par les insectes. Bon, j’aurai des tonnes de haricots, mais c’est pas mal tout pour le moment…

Vous pouvez visiter le blogue de ces deux fous de Drummondville qui ont osé faire pousser des légumes chez eux. Paraitrait même qu’ils finiront par les manger…

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/354907/porte-etendard-malgre-eux-de-l-agriculture-urbaine


Il y a aussi une pétition à signer pour les encourager dans leurs démarches de contestation auprès de la ville.

Vive les légumes, vive les légumes libres!

mercredi 18 juillet 2012

Une boîte qui se transforme en resto - mais pas en robot !


J'ai déjà écrit sur ce désir de voir s'épanouir à nouveau la cuisine de rue.

Vivant à Québec, faut croire que ça ne sera pas pour cette année. Mais j'espère que les autorités de la Ville sauront se raviser lors des prochains étés. 

Manger un petit plat sur le pouce dans le parc Cartier-Brébeuf ! Sait-on jamais.

En attendant, voici Muvbox. Une conception 100% québécoise présente à Montréal et depuis l'an passé, à Paris, sous la Tour Eiffel.


À Montréal, pour le homard des Îles...
En cliquant sur le lien plus haut, vous pouvez voir un clip dévoilant comment se transforme une boîte en resto - grâce à l'énergie solaire.

***

Extrapolons - vision de restos ambulants, qui proposent des petits plats faits à partir de produits du terroir - les régions du Québec en tournée, dans un parc près de chez vous.

Ou le Monde qui s'installe pour quelques jours dans le quartier, pour quelques jours - et qui donne tout juste le goût d'aller faire un tour, de marcher jusqu'à demain - vers le pays qui nous aura charmé.

Ou ces dites institutions en restauration, qui quittent leur confort pour s'offrir à vous - menus midis toute la journée !

***

En attendant, si la transformation vous fascine depuis la tendre enfance, vous pouvez toujours vous taper ceci - ce que je ne fais surtout pas ces temps-ci, voyons donc !


Version québécoise - sais pas pourquoi ça m'a donné des frissons...


samedi 14 juillet 2012

Je veux sauver le monde!


Monsieur Jambon nous parlait, mercredi dernier, de cette nouvelle pomme OGM qui menace les pomiculteurs du Québec et de la Colombie-Britannique.

Une pomme qui ne brunit pas lorsqu’on la coupe, quelle extraordinaire découverte! Du jus de citron, vous ne connaissez pas ça?

La pomme parfaite! On peut même ranger du chocolat ou des chips dedans!


Mais il y a pire dans cette possible introduction de ladite pomme. Une fois un nouveau verger ensemencé de ces petites graines magiques, Monsanto reprend le contrôle comme toujours.

Si les abeilles butinent un peu partout et trimbalent avec elles du pollen transgénique sur les petites fleurs de pommier non transgénique, Monsanto poursuit le petit pomiculteur.




Et ce n’est pas une légende urbaine, c’est la façon de faire de Monsanto, voilà tout.

Monsanto a le monopole sur les OGM et selon Nina Fedoroff, une des scientifiques les plus réputées des États-Unis, les règles strictes qui encadrent les OGM favorisent justement ce monopole de grandes entreprises, car en fin de compte, elles sont les seules à avoir assez d’argent pour faire approuver de nouvelles variétés de semences OGM qui coûtent souvent plus d’une dizaine de millions de dollars.

Lors d’une entrevue publiée dans la revue L’Actualité du mois d’août 2012 (que je vous invite à consulter comme toujours), Nina Fedoroff affirme que les OGM ne sont pas dangereux, que la science a progressé en la matière à un point tel qu’on peut maintenant les manger les yeux fermés.




Pour elle, les OGM sont une solution d’avenir pour nourrir toutes ces petites bouches affamées, comme ce riz Golden Rice enrichi en vitamine A qui pourrait empêcher des milliers d’enfants de mourir de faim.

Cela pourrait même être inévitable. Quand l’Inde et la Chine ne trouveront plus rien à se mettre sous la dent, les règles du marché changeront. En avant les OGM!

Régler les problèmes de la faim dans le monde avec les OGM? Vraiment? C’est une blague ou quoi?

Le riz Golden Rice existe depuis dix ans et il n’est toujours pas commercialisé. On ne veut pas sauver la planète, on veut s’enrichir. Et fait-on de l’argent avec les petits Africains au ventre gonflé?




Sûrement pas autant qu’avec leurs champs qu’on a surexploités en cultivant allègrement des biocarburants, les empêchant ainsi de se nourrir.

 À qui profiteront vraiment les cultures OGM?

« Moi je veux régler les problèmes de faim dans le monde. J’y crois et c’est possible. Je veux aussi que les gens vivent en paix et qu’il n’y ait plus de guerres, que les soldats jettent leurs armes et qu’ils se tiennent la main en chantant du Katy Perry. » - Une candidate à Miss Univers




mercredi 11 juillet 2012

Découverte de ma pomme ?


Je vous ai déjà raconté à propos de ma petite réaction allergène concernant la pomme crue - car la tarte aux pommes, le cidre de pomme, le jus de pomme - pom, pom ! - pas de problème.


Récapitulons, pour le simple plaisir d'enfiler des mots : je croque, j'aime le goût, je savoure et je me rappelle toutes les pommes que j'ai mangées auparavant - cette fois où, chez ma cousine, prenant une pause de bicyclette - on tournait en fous autour de la maison, c'était palpitant, ce qu'on les avait les activités, on ne s'emmerdait jamais - le temps s'était arrêté, j'avais bouffé toute la juteuse pomme, crachant ci et là les pépins - ou toutes ces visites dans les champs de pommes, à l'école primaire - ou cette fois où j'avais donné à un cheval des pommes pas trop belles, il appréciait, c'est ce qui comptait - ça et l'heureuse surprise de constater à chaque fois main ouverte que mes doigts étaient toujours là - je mâche, j'avale pis...c'est là que ça se passe : ma gorge devient rugueuse, je cherche ma salive et j'ai pas envie de croquer à nouveau. 

Plutôt navrant. 

Mais j'ai peut-être trouver - enfin - ma pomme.


***

Ben oui - une pomme OGM - Artic, c'est son nom. Moi, ça me fait tout drôle que la biotechnologie s'intéresse à la pomme et tout spécialement à son oxydation. Je me dis - moi, l'ignorant - que c'est ça le problème avec ma pomme : elle brunit à l'air libre, elle devient moins appétissante, je ne la mange pas assez vite, elle n'est pas contente - elle me fait son sale coup - il faut que je la mange plus vite et ensuite beaucoup d'autres de ses consoeurs.

Plus d'un pommier par mois : à moi l'industrie !



***

Fallait y penser : pour qu'on mange plus de pommes, il faut qu'elle soit déjà coupée, dans un petit sac et qu'elle garde ses allures de petites fraîches le plus longtemps possible. Ainsi, il n'y aura pas d'autres alternatives pour les collations des enfants - partout où ils iront, ils réclameront POMME.

À ce sujet, un article - pas une Artic - dans le Devoir ici, un autre sur laterre.ca là et un complément chez Greenpeace en cliquant sur pomme.


***

Il y a quelques années, j'ai fait ce rêve.

J'étais enseignant. Je donnais un bon spectacle, les élèves m'adoraient, nous apprenions des tas de choses ensemble et sans le savoir ils vivaient un moment magique - je pensais, en toute modestie.

Ce matin-là, ils arrivèrent tous avec une pomme à mon intention - sourires fendus jusqu'aux oreilles.



Je devins blême. J'avais beau leur expliquer mon problème avec les pommes, plus je détaillais, plus ils rigolaient.

- Une autre de tes histoires - allez, bouffe !

J'allais croquer dans une des pommes quand - soudain - pom ! pom ! - je me suis réveillé.

Ainsi je quittais la département de l'enseignement dare-dare.

Puis j'allais dans la vie tout en chantant...




mercredi 4 juillet 2012

Tofu en vrac: école, volcan et photo de mon chat!


C'est quoi Tofu en vrac? Un petit mélange de ce qui se passe autour de moi, de mes réflexions en émergence et de niaiseries comme je les aime tant. C'est parti!

Des frites à l’école

Toute l’année, à l’école de mon fils, ils ont parlé de l’importance d’une saine alimentation combinée à la pratique régulière d’exercices physiques. Il y a eu le défi Pierre Lavoie et l’autre défi où il fallait indiquer le nombre de fruits et légumes que l’enfant mangeait chaque jour.

Parce que c’est à la mode maintenant les défis! Le défi Activia, le défi Finish Quantum… Qui a dit que l’être humain n’avait pas besoin de défis dans la vie pour évoluer? Je vous mets au défi de trouver cette personne!  




Somme toute, mon fils a gagné une carte-cadeau à la fin de l’année, offerte gracieusement par l’école. Une carte-cadeau qui se marie bien avec le fameux guide alimentaire canadien dont ils parlent sans arrêt dans les milieux scolaires… Une belle carte-cadeau du… McDo! Bravo école primaire!

http://www.soccer-beauport.qc.ca/diaporama.aspx


Bicarbonate + vinaigre

Si cette combinaison vous évoque un modèle miniature de volcan duquel la lave explose, vous êtes une personne très créative. Si vous vous imaginez des recettes de gâteaux gourmands et de vinaigrettes savoureuses, vous êtes un cuisinier inventif. Si par contre, vous vous imaginez lancer ces éléments dans une laveuse, vous êtes un drôle de spécimen…

Le volcan miniature qui explose... une activité passionnante!


Depuis cinq mois, je n’achète plus de savon à lessive. Les ingrédients chimiques qu’ils contiennent et leur grande teneur en eau par rapport au prix commençaient drôlement à me repousser.

J’ai donc trouvé cette petite recette sur le net et elle fonctionne à merveille pour nettoyer les vêtements :

Recette de savon à lessive super efficace à la texture douteuse

Ingrédients

1 litre d’eau bouillante
2 litres d’eau froide
1 savon de Marseille râpé (on l’achète à la pharmacie)
20-30 gouttes d’huile essentielle au choix (citron, lavande, orange, etc.)

Consignes

Faire fondre le savon râpé dans l’eau bouillante (je fais tout cela dans un petit chaudron sur un feu doux pendant quelques minutes).

Une fois le savon fondu, il suffit de le laisser refroidir et d’y incorporer l’eau froide.

On peut ensuite y ajouter l’huile essentielle (personnellement, je n’ai pas encore essayé, mais les huiles essentielles ont beaucoup de propriétés intéressantes).

Voilà, c’est tout! On met dans un contenant propre et on utilise ¼ t. de savon liquide par brassée. Attention, le mélange a tendance à se solidifier entre chaque usage. Il suffit de le mélanger avec une cuillère avant utilisation!

Et le bicarbonate? J’en saupoudre un peu quand c’est vraiment très sale, comme lorsque je lave les guenilles et les serviettes de table.

Et le vinaigre? Il a un pouvoir désinfectant! J’en laisse couler un peu dans le petit contenant destiné à l’assouplisseur dans ma laveuse. Après le lavage, ça ne sent plus rien!

Puis, il ne faut surtout pas oublier le côté économique dans tout ça. Depuis cinq mois, juste en savon à lessive, cela m'a coûté un gros 5$ pour faire les lavages de deux adultes et un enfant ... et on ne pue même pas!

Mon chat qui m'aide à faire le lavage...


Chez Victor

Je vous avais déjà écrit une chronique dans la section resto à propos du restaurant Chez Victor, section très maigre, je vous l’accorde. C’est un resto que j’adore puisqu’il offre une bonne variété pour les végés comme moi. Il y a souvent au moins quatre burgers végés au menu et il est possible de faire changer la viande dans les autres burgers pour une tranche de tofu tout en gardant ce qu’il contient d’intéressant comme des poires au vin rouge et du romarin. De plus, les frites sont juste malades!

Eh bien, imaginez-vous donc qu’il vient de pousser un nouveau Chez Victor juste à côté de chez moi, sur le bord du fleuve à Cap-Rouge! Mmm… Au plaisir de s’y rencontrer cet été! 

Mais vous savez, j’ai fait tous les défis à l’école de mon fils, cette année. Je ne peux pas avoir une carte-cadeau pour aller manger des frites là-bas, hein? La serveuse m’a dit, l’autre jour, que j’étais vraiment bonne pour manger toutes mes frites…