jeudi 20 septembre 2012

J'ai écouté la radio de Québec



J’ai écouté la radio de Québec.



Pas celle où les filles parlent avec un drôle d’accent en répétant des « à cause que » et où les gars s’insurgent en prenant de longues pauses sur des sujets comme les stationnements non adaptés pour les pick-up ou la prolifération dangereuse des cyclistes dans la ville, non, l’autre.

Bon, ils font peut-être ça eux autres aussi, je ne sais pas, je ne les écoute jamais.

Mais là, j’étais en voiture et j’ai entendu un petit monsieur s’exprimer sur la santé et l’éducation : Pierre Lavoie. Pour ceux qui ont des enfants ou pour ceux qui sont férus de jogging, vous avez sans doute déjà entendu parler de lui.

Bon, il ne fait pas de jogging là-dessus, mais vous comprenez...


Triathlonien, conférencier, initiateur du Grand défi Pierre Lavoie, ce dernier travaille fort pour éduquer les nouvelles générations en ce qui concerne l’importance des habitudes de vie sur la santé.

Vous pouvez écouter son entrevue à l’émission de Gilles Parent en cliquant sur ce lien. Sinon, voici un petit résumé de ce que j’y ai retenu.

Pour lui, ce qui est primordial, c’est l’éducation. Et malheureusement, l’éducation n’est une priorité pour personne. La priorité, c’est la santé.

Bizarre que ce soit l'image qui nous vient en-tête quand on parle de santé...

Mais il y a un non-sens à investir de plus en plus en santé et de moins en moins en éducation.

En ce moment, 46 % de nos impôts sont injectés dans le système de la santé. On investit 2,3 milliards de dollars dans la construction de deux gros hôpitaux à Montréal. On donne 800 millions pour l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Tout le monde trouve cela normal et pourtant…

80 % des hospitalisations sont dues à nos mauvaises habitudes de vie : hypertension, diabète de type II, cancers (un sur deux). 80 % des hospitalisations pourraient être évitées si les gens étaient éduqués et s’ils changeaient leurs habitudes de vie. 80 %!!! Vous vous rendez compte?




Un mode de vie sain, ce n’est pas très compliqué : bouger 300 minutes par semaine, ne pas fumer et bien s’alimenter. Et combien de Québécois adoptent ce mode de vie?

Seulement un maigre 12 %.

L’espérance de vie augmente d’un an tous les cinq ans, ce qui n’est vraiment pas une bonne chose. 

Pourquoi?

Actuellement, les hommes vivent en moyenne 79 ans et les femmes 83 ans. On pourrait se réjouir de ces données, mais il y en a une autre qui chamboule tout : l’espérance de qualité de vie.




Celle-ci est beaucoup moins élevée avec 64 ans en moyenne. Ce qui veut dire qu’entre 64 ans et 83 ans, c’est le système de santé qui paie pour tous ces gens qui n’ont pas de saines habitudes de vie, c’est-à-dire, vous.





Pierre Lavoie garde espoir. Il est persuadé que les nouvelles générations qui poussent changeront la donne. Selon lui, depuis plusieurs années, les enseignants font un travail remarquable d’éducation et de conscientisation auprès des jeunes, même avec de minuscules moyens.

Et les entreprises n’auront pas le choix d’emboiter le pas, car étant donné qu’on prendra notre retraite de plus en plus tard et qu’on travaillera ainsi plus longtemps, les assurances collectives coûteront une fortune pour celles-ci qui n’auront plus les moyens de les payer.




Je termine avec ceci. Pierre Lavoie dit que dans chaque modèle de société, lorsque l’on veut changer des habitudes, on doit arriver à un point de rupture. Ce point de rupture se situe à 25 %. Lorsque 25 % d’une population change, le reste de la population se met en branle.

Au Québec, 12 % de la population a décidé de changer et d’investir dans sa santé. Il ne reste pas beaucoup de chemin à faire, mais il en reste.

Tout passe par l’éducation. À l’école, certes, mais aussi à la maison quand vous vous renseignez sur l’alimentation, quand vous essayez de nouvelles recettes et quand vous sortez jouer dehors avec vos enfants après le souper au lieu de vous écraser devant la télé.

Il faut prendre un virage, maintenant.

Si Pierre Lavoie passe dans votre coin, ne le ratez pas. Vous ne serez pas toujours aussi chanceux que moi en écoutant la radio de Québec.



mercredi 19 septembre 2012

Mon lunch : La recette de Monsieur


Bon, ça y est. 

Pour souligner la journée nationale Moi, j'fais mon lunch, j'y vais d'une petite recette bien sympathique, chipée à je ne sais plus qui, mais adaptée à mes goûts. Presque mienne, donc.

Et je suis bien content qu'elle fasse partie de mon modeste arsenal, puisqu'elle est bonne, pratique et peu coûteuse.

Sans plus tarder, voici les ingrédients qui seront nécessaires pour la créer.

  • 450 g de penne rigate
  • 450 g de tofu aux légumes
  • 500 ml de bouillon de légumes
  • 341 g de maïs en grains
  • 160 g d'olives noires
  • 180 g de tapenade d'olives
  • 2 belles grosses tomates
  • 1 oignon rouge
***
Tout d'abord, couper en cubes le tofu, en morceaux les tomates et émincer l'oignon. Pleurer un coup et se dire que ce n'est pas grave, elle va revenir.
Faire prendre un bain aux cubes de tofu dans le bouillon - ils en piaffent d'impatience, de toute façon. Les retirer même s'ils rechignent, lorsqu'ils sont tendres et goûteux. Disposer du bouillon dans une tasse et en boire pendant la préparation. Ça permet un temps de laisser la bouteille de bière de côté - oui, je sais, elle n'est pas dans la liste celle-là, mais comme il est agréable de boire en cuisinant !
La recette de Monsieur est une présentation de...
On s'entend qu'il faut faire cuire les pâtes et on ne s'éternisera pas sur ce détail technique.
Faire suer l'oignon émincé dans l'huile ou dans le beurre. Faire suer les voisins en faisant jouer la musique dans le tapis et en chantant par-dessus. Prendre une gorgée de bière entre chaque chanson.
Envoyer valser l'oignon, le tofu, le maïs, les olives et les tomates dans les pâtes - dans l'ordre, s'il vous plaît. 
Mélanger le tout. 
Sortir tambours et trompettes et ajouter la tapenade d'olives - j'adore ce mot. Prononcer le mot tapenade dans tous les accents que vous connaissez pendant que vous la versez dans la mixture. 
Tapenade, à la française. Tapenade (accent british)...vous me suivez ?
Oh oui, comme il sonne, ce mot-là !

Brasser le tout à feu doux pendant deux à trois minutes.
Lever un verre en mon honneur avant votre première bouchée.
Cela donne six généreuses portions. Ça coûte 18 $ environ. Faites le calcul. À trois piasses le lunch, dans tes dents le repas sur le pouce !
***
Il faut bien trouver un nom à cette recette. J'ai pensé à l'Orgie méditéranéenne. Qu'en dites-vous ? C'est un peu pompeux, mais c'est vendeur. Comme dans ce dialogue...
- Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?
- De l'Orgie méditéranéenne.
- Nice !

***

Justement, je m'en réchauffe tranquillement une bonne assiette.

Passez une très belle journée !


jeudi 13 septembre 2012

De la musique ou des casseroles?



Vous connaissez Pitchfork?



Musicalement parlant, je vous le souhaite. Depuis 1995, ce site américain publie des critiques sur la musique indépendante provenant des quatre coins de la terre. Il possède une influence considérable dans le milieu et il a servi de tremplin à beaucoup de chanteurs et de groupes que j’adore tels que The Arcade fire, Clap your hands say yeah, Surfjan Stevens ou encore, Ariel Pink's Haunted Graffiti.

Si vous voulez être au courant des nouveautés, le nouvel album de Bob Dylan ou celui du groupe londonien The XX, par exemple, c’est LE site qu’il vous faut.

Mais où je veux en venir avec tout ça? C’est pas un site de bouffe ici?

Comme d’habitude, je ne m’en vais pas bien loin avec tout ça. Je m’en vais sur… Punchfork!



Punchfork, c’est ma petite trouvaille des derniers mois en matière d’alimentation. Ce site regorge de recettes à l’infini.

Les photos sont belles et alléchantes, on peut trouver des recettes par mots-clés dans la petite barre de recherche, il est possible de classer les photos par critères spécifiques comme son régime ou les nouveautés. Bref, c’est le Pitchfork des cuisines!

On peut s’inscrire pour partager, mais ce n’est pas nécessaire, surtout quand on est égoïste et voyeuse comme moi. Il suffit de cliquer sur la photo et dans la fiche de la recette, de cliquer sur Preparation, ce qui nous amène automatiquement sur le site d’où provient le petit chef-d’œuvre culinaire.

En terminant, des petites trouvailles qui font saliver!







mercredi 12 septembre 2012

Ouais ! On fait notre lunch !


Selon les caisses Desjardins, faire son lunch, c'est économiser 35% dans ses dépenses alimentaires au bout du compte. Une belle marge de manoeuvre qu'on peut dépenser ailleurs, ou tout simplement s'offrir plus souvent des sorties exploratrices dans les restos.

Faire son lunch, c'est aussi affirmer son autonomie culinaire. C'est apprendre de nouvelles recettes, faire ses propres recherches et développements, devenir meilleur et inspirer, sans parfois s'en rendre compte, autour de soi.

Il y a quelques années, je n'aurais pas pu en dire autant. J'étais nul. Vraiment nul. Plus nul que ça, ouais ! Un adepte des produits congelés, des mets préparés, des conserves et de la junk food.

Le seul chef que je connaissais, c'était un dénommé Boyardee...



Heureusement, toutes ces femmes de ma vie - ainsi que quelques hommes par la suite - m'ont influencé. Je me suis émancipé !

***

Le 24 septembre prochain, c'est la journée nationale Moi, je fais mon lunch !



Ce n'est pas banal. C'est une initiative de la Tablée des Chefs, présentée par Desjardins et parrainée par nul autre que Ricardooooooo - je multiplie les «o» pour faire plaisir au Dre Tofu !

Les objectifs de la campagne de sensibilisation sont de valoriser le temps consacré en cuisine - et tout le plaisir qui peut l'accompagner - ainsi que de développer l'autonomie alimentaire.



Il y a quelques façons d'y participer. Vous pouvez vous inscrire entre collègues de travail - vous avez encore deux jours pour le faire - ou tout simplement acheter, pour la modique somme de trois dollars, le sac à lunch, disponible chez les partenaires.

Vous pouvez accèder sur le site de l'événement en cliquant sur le lien plus haut.

Les profits amassés iront à la formation culinaire des jeunes défavorisés. Présentement, c'est 1000 jeunes au Québec qui bénéficient de ce programme de la Tablée des Chefs.

Mais qu'est-ce que la Tablée des Chefs ?




La réponse ici - version brève - et ici - version officielle.

***

C'était la rentrée automnale de Monsieur Jambon.

Merci d'être au rendez-vous !


jeudi 6 septembre 2012

Un McDo végétarien parmi tant d'autres


McDo lancera bientôt ses deux premiers restos végétariens en Inde.

Bon, la bouffe y sera toujours aussi salée, aussi sucrée, aussi grasse et aussi génétiquement modifiée, mais elle sera adaptée aux deux villes saintes dans lesquelles la chaîne s’implantera : Amritsar (ville sacrée des sikhs) et Katra (ville culte de Vishnou).

Super! Vous pourrez maintenant faire vos pèlerinages en paix avec un bon McSpicy Paneer à la main, dans la plus pure des traditions indiennes!



C’est connu, McDo adapte toujours son menu aux populations locales parce que Ronald vous aime et que vous l’aimez en retour. Au Québec, on a la poutine. Et on a déjà eu la pizza avec les pubs de Donald Pilon.


Mais ailleurs dans le monde, ça se passe comment?

Je vous ai déjà fait visiter un Walmart chinois, là, je vous fais visiter les menus des McDo étrangers. Parlez-moi de ça de la belle visite cheap!

McDo en Inde

Le Veg Pizza McPuff (une espèce de Pizza Pochette)

Le Coke Float (Brrr... il me donne des frissons celui-là! Ça ressemble aux flotteurs au bar laitier fabriqués avec de la slush.)
Le Veg Supreme (Une version végé de l'oeuf McMuffin avec la même sapristi de petite patate.)



McDo au Brésil

Le Croissant (On le trouve peut-être ailleurs aussi.)


Le CBO (Avec plein de bacon! Mine de rien, quand on visite leur site, on apprend plein de mots en portugais!)


La pomme (Mais qu'est-ce que c'est que cet aliment?)


McDo au Maroc

Les croquettes au fromage (Pour les petites faim qu'on nous dit.)



Le Wrap libanais (Parce que le Maroc pis le Liban partagent tellement la même culture...)



McDo au Royaume-Uni

Les Fish Fingers

Les Potato Wedges (On en sert dans beaucoup de McDo à travers le monde.)


McDo en Chine

Le Mc J'ai-aucune-idée-c'est-quoi-ce-truc



Le Mc P'tit bol de maïs en cacanne (Il y en a dans beaucoup de Mc Do.)


Le Chausson à... aux... euh...



McDo en Allemagne

La chicken Box (Poc, poc, poc, poc, poc... Ich liebe es!)



Et pour terminer, McDo en France 

Le Croque McDo (C'est écrit sur le site : «un croque monsieur tout rond, tout en simplicité»... Voilà, ça résume bien ce que je vois.)



Bon appétit! :)




mardi 4 septembre 2012

PJQ : Merci à vous !


Vous avez été très nombreux, au cours des dernières semaines, à suivre la campagne du Parti Jambon du Québec. 

Vous nous avez partagé. Vous avez donné notre lien sur d'autres sites. Vous nous avez aimé - et ça sera toujours réciproque, sincèrement.

Merci à vous ! Le Parti Jambon du Québec prend peut-être une pause, mais il reviendra épisodiquement, quand il sentira le besoin d'intervenir, aussi humble soit-il, aussi modeste soit sa contribution publique.

Car nous votons tous les jours : pour des produits de consommation, pour des restaurants ou pour des entreprises alimentaires dont on ne soupçonne pas toujours l'influence qu'ils ont sur nos vies et l'intérêt qu'ils nous portent.

Et pour tout cela, ce blogue tentera d'être constamment à l'affût, prêt à bondir sur toute information, sur tout débat et sur toute politique. Et aussi, ne l'oublions pas, pour vous divertir. Tout simplement.

Bref.

Nous poursuivons. 

Autrement.

Merci encore !

Monsieur Jambon

P.S. Un merci tout spécial au Docteure Tofu, pour les portraits et pour toutes ces heures passées à bosser sur notre toute nouvelle bannière !


mercredi 29 août 2012

PJQ : Une école, des petits chefs !


En visite, dans une école près de chez vous, un(e) chef, ou un(e) passionné(e) de cuisine, qui vient partager ses savoirs avec les enfants, de la maternelle à la sixième année. Deux ou trois fois par année. Chaque fois, un moment privilégié. 

Qu'allons-nous préparer aujourd'hui ?



En petits groupes, c'est la curiosité qui tâtonne, qui s'interroge, qui goûte. Le temps de s'initier ou de parfaire ses connaissances.

C'est l'élaboration du repas, c'est la division des tâches, c'est observer les façons de faire, c'est apprendre par mimétisme, c'est se dire « je suis capable », c'est s'amuser tout en cuisinant et c'est être fier du résultat - quel qu'il soit !

C'est aussi un monde grandiose qui s'ouvre : celui sans limites des plaisirs de la table.

C'est explorer ce monde et vouloir le connaître davantage. C'est rapporter à la maison de nouvelles idées. C'est cultiver la diversité des aliments comme des saveurs.

C'est ne plus être « difficile ».

C'est absolument ludique.

Et c'est aussi ça, l'école.



***

Voilà l'approche que propose le Parti Jambon du Québec. Avec chaque année de nouvelles recettes adaptées à l'âge de l'enfant, des ateliers de cuisine orchestrés par un(e) chef, par un(e) apprenti(e) ou par un parent - bref, par des passionné(es), c'est l'autonomie alimentaire et culinaire de chaque individu que nous visons.

Et dans ce cheminement, chacun peut y aller à son rythme. Car ce qui s'apprend dans une cuisine n'est jamais perdu.

Avez-vous préparé le repas en famille, ce soir ?

***

Monsieur Jambon en campagne...à la Manic !

« Du haut de ce barrage monumental, cinquante années nous observent ! »




mardi 28 août 2012

Entrevue avec Monsieur Jambon, chef du PJQ


Passage obligé en campagne électorale, Monsieur Jambon accorde au blogue sa seule et unique entrevue. Le sujet : L'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (AÉCG).



Monsieur Jambon, quel est le lien entre la campagne électorale en cours et cet accord ?

C'est l'impact qu'aura cet accord sur notre vie de tous les jours. Un impact beaucoup plus important que n'importe quelle politique proposée par les principaux partis dans cette campagne. À la fin, le nouveau gouvernement élu héritera de l'attitude de son prédécesseur, soit une confiance aveugle envers le gouvernement fédéral et le laisser-aller total. Il devra donc procéder rapidement à une analyse rigoureuse des domaines et des conséquences reliés à l'accord. Il devra en informer la population. Il devra écouter les récriminations de celle-ci. Si on veut avancer en démocratie, il faut consulter les citoyens et les laisser s'exprimer. Il faut que les gouvernants cessent de prendre la population pour des pantins à qui on donne rendez-vous tous les quatre ans.

Quels sont les domaines reliés à l'accord ?

Ce sont des domaines qui touchent des compétences provinciales, comme l'eau potable, l'agriculture et les marchés publics. C'est une intrusion fédérale aggressive dans les compétences des provinces, mais mettons de côté ce fait, je ne veux pas endormir personne avec le somnifère constitutionnel !

Et quels seront les impacts dans ces domaines ?

Les portes seront grandes ouvertes pour les multinationales européennes. Elles pourront mettre en pièces nos politiques d'achat local, favoriser la privatisation de notre eau et dicter l'avenir de notre agriculture.

 

N'est-ce pas un peu exagéré ? Pourquoi le gouvernement du Canada laisserait-il à l'Europe un tel bar ouvert chez nous ?

Il faut comprendre que les gouvernements, du Canada comme de l'Europe, sont un peu des valets de chambre dans toute cette aventure. Celles qui occupent les dites chambres, ce sont les grosses entreprises. D'un côté, on salive à l'idée de s'attaquer au buffet d'un marché de 500 millions d'habitants. De l'autre, on s'intéresse vivement aux marchés publics, à ce réservoir d'eau potable incommensurable et à toutes ces terres qu'on pourra exploiter à loisir.

Le hic, c'est que de l'autre côté de l'Atlantique, on a de sérieuses réserves : les valets veulent se protéger, alors que de notre côté, on est tellement excité par ce gros marché qu'on en perd la tête. Et le reste du corps suivra bien assez vite...

Monsieur Jambon, êtes-vous un pessimiste ?

Au contraire, je déborde d'optimisme en ce qui concerne nos potentiels. Mais je suis un réaliste. Je m'informe, le mieux que je peux dans ce cas précis, car les négociations se tiennent très loin du regard et de l'attention de la population, pourtant la première concernée. Alors il faut chercher. Lire beaucoup. S'intéresser à ce qu'on à dire les différents intervenants. Écouter les autres partis. Puis comparer, faire des liens. Penser, quoi ! Voir où on se situe dans tout ça.



Nous, au Parti Jambon du Québec, on a choisi le développement local, l'économie sociale, la coopération et le bien commun d'abord. De l'autre côté, c'est la déréglementation pour favoriser la concurrence tous azimuts et la marchandisation de tout et son contraire.

Notre position n'est pas un repli sur soi, c'est une mise sur soi. Nous ne sommes pas contre les échanges commerciaux. Nous pensons simplement que le diable est dans les détails et que ce type d'accords se doit d'être bien encadré et se soucier davantage de l'intérêt public.

En terminant, vous vous dites réaliste. Donnez-nous un exemple de ce qui pourrait arriver après la mise en application de l'AÉCG ?

Comme je le disais, toute politique d'achat local pourrait devenir caduque. En vertu de l'Accord, tout investisseur pourra porter plainte contre l'État possédant de telles règlementations. Viendra même un moment où l'État baissera les bras par craintes des poursuites. Au revoir les marchés de proximité, le développement régional et les emplois de qualité.

Mais nous avons encore notre mot à dire. Je le crois sincèrement. On ne se laissera pas faire ! Never quit, never surrender, telle sera notre devise.

***

Quelques liens sur cet enjeu fondamental :





jeudi 23 août 2012

Option Nationale, un chat. Parti Jambon, plein de chats!



Bon, les chats. Récapitulons.

Il y a eu la vidéo d’Option Nationale diffusée sur You Tube, 1 chat 9 candidats, dans laquelle on découvrait la plateforme du parti et Scully, le chat politicien.


Puis, dernièrement, une autre star féline s’est mise à briller dans une parodie de la vidéo précédente : Pipi le chat.



J’ai un faible pour Pipi le chat. À cause de son nom, évidemment, mais aussi parce qu’il est trop adorable lorsqu’il nous miaule de liker et de partager. En plus, il nous aime, quoi demander de mieux!

Mais là, le Parti Jambon aussi veut de la pub. Les chats, c’est vendeur, mais les animaux qui tripent sur les légumes, c’est encore mieux.

Voici donc notre top trois des vidéos les plus cuuuuuuuuuute du web qui mettent en scène des animaux et des légumes!

En troisième place: les chats qui mangent de la laitue avec les lapins! (On écoute pas au complet, hein! On se fait une idée et puis voilà!)



En deuxième place : les chats qui se frottent sur des légumes!





 Et finalement, en première place : le chien qui mange du chouuuuuuuu!




Bon jeudi! :)

mercredi 22 août 2012

Pour l'initiative citoyenne !








Le Parti Jambon du Québec est un ardent partisan de l'agriculture en ville et de la reconquête, par les citoyen(ennes), de l'espace urbain.

Le Parti Jambon du Québec donne un appui inconditionnel à toute initiative communautaire favorisant le développement de jardins, façades et potagers partout où il est possible de le faire - quitte à modifier les règlements archaïques des villes les plus réfractaires.

Notre avenir alimentaire passe aussi par l'opportunité pour chaque citoyen(ne) de pouvoir aménager chez lui (elle) un espace réservé à cette fin, sans être considéré(e) par un(e) hors-la-loi.

Mobilisons-nous et appuyons les Urbainculteurs !











« Cultiver la ville, c'est cultiver son lien d'appartenance avec son milieu de vie. »

- Monsieur Jambon, Chef du PJQ

***

Monsieur Jambon en campagne...Un premier cliché !

Sur cette photo, Monsieur Jambon, avec toute l'agilité qu'on lui connaît, évite de justesse la fourchette gourmande du Dr. Barrette.




mardi 21 août 2012

PJQ : À nous la terre !


Après une première semaine de campagne à définir le pourquoi de son engagement, le Parti Jambon du Québec s'attaque - enfin ! - au comment. Jusqu'au 4 septembre, le PJQ offrira aux Québécois(es) ses propositions concernant l'avenir alimentaire et agricole du Québec, guidé par cette citation fameuse de Danton : « De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ! ».

***

Il est plus que temps que nous reprenions le contrôle de nos terres agricoles laissées pour compte, qui tôt ou tard pourraient perdre leur vocation - achetées par des spéculateurs immobiliers ou par des banques.

Nous proposons l'opération « À nous la terre ! », qui servira de tremplin à la relève et à avancer, avec aplomb et assurance, vers la souveraineté alimentaire.

Premièrement, afin de faciliter la possession des terres par la relève agricole, l'État deviendra acheteur.

  • Par l'entremise d'un système de co-propriété État-artisans.
  • Par l'entremise de la création de coopératives agricoles.

Le système de co-propriété est une mise de départ. L'État achète la terre et aide financièrement les artisans à se procurer tout le nécessaire à sa mise en exploitation. Au départ, l'État et les artisans sont partenaires à parts égales. Puis, peu à peu, au fil des ans, les artisans peuvent racheter les parts de l'État jusqu'à ce qu'ils soient les seuls proprétaires.

C'est un peu le même principe qui peut guider la création de nouvelles coopératives agricoles. L'État est présent puis se retire petit à petit, quand les coopérants ont les reins assez solides pour poursuivre seuls l'exploitation de leurs terres.



Bien sûr, tous les propriétaires actuels et les coopératives existantes pourront solliciter un traitement similaire ou égal.

Donc, l'État sera acheteur :

  • De toute terre déjà zonée agricole, où les exploitants actuels sont prêts à cèder le pas à la relève.
  • De toute terre zonée agricole, détenue par des spéculateurs immobiliers ou des banques, qui n'ont aucunement l'intention de l'exploiter.
 
Voici comment, comme société, nous pouvons nous assurer de nourrir notre monde, avec des produits d'ici, avec des idées d'ici et avec des passions d'ici.

***

Enfin, l'opération « À nous la terre ! » ne serait pas complète sans une vision de sa mise en marché.

L'État et ses partenaires devront ainsi privilégier : 

  • L'agriculture biologique, la diversité et les petites et moyennes fermes.
  • Le développement ou le renforcement des réseaux de distribution, de la terre à la ville, de la terre au marché.
  

Bref, le Parti Jambon du Québec croit en la force de l'économie sociale, appuyée par le mode coopératif.

À la compétition, nous préférons la coopération !
 
 
 
(Demain : Pour l'initiative citoyenne.)

***

Vous avez des critiques à formuler ou des améliorations à proposer aux politiques du PJQ ? N'hésitez pas à commenter sur ce blogue ou à nous écrire sur notre page facebook !




vendredi 17 août 2012

Manger, c'est politique !


Vivre la démocratie, ce n'est pas que tous les quatre ans et ce n'est pas non plus donner un chèque en blanc au nouveau gouvernement - gagne ou perd.

Vivre la démocratie, c'est un exercice au quotidien, qui nous sollicite à chacun de nos gestes et qui bien souvent nous dépasse - heureusement, nous avons jambes et tête pour nous entraîner.

Les priorités étant ce qu'elles sont, LA priorité étant ce qu'elle manifeste, manger, disons-le humblement, est plus que jamais politique !

***

Nos choix alimentaires dictent l'offre. Moins on se soucie de la provenance des aliments, plus nos supermarchés sont submergés de produits d'un peu partout, qui voyagent longtemps et qui finissent par enregistrer un bilan carbone ahurissant. Un bilan à faire sourciller quiconque s'intéresse un petit peu à l'état de l'environnement !

Et c'est sans compter sur la fraîcheur des dits produits. Sans compter sur l'approvisionnement local et les conditions de travail du pays exportateur. Sont-ils eux-mêmes en mesure de s'offrir le produit ? Sont-ils exploités par une agence alimentaire internationale ?

Quel type de relations créons-nous avec ces pays ? De la matière pour un autre désolant chapitre des antagonistes colonisateurs - colonisés ?

***

Manger local, c'est augmenter la demande. Une demande qui finit par dépasser l'offre. Alors on se permet de travestir la noble idée de base et on importe d'ailleurs.
 
Peut-être devrions-nous réguler notre demande par rapport aux saisons ? Cela serait effectivement un premier pas logique. 

Mais si nous pouvons être des producteurs à l'année de certains aliments, que la main d'oeuvre est là, qu'elle est diversifiée et qu'elle n'attend qu'un coup de pouce de sa communauté pour satisfaire à la demande, n'est-ce pas à dire que l'attitude des bras croisés de nos gouvernants actuels a fait long feu et qu'il faut intervenir et soutenir nos producteurs ?

Non seulement pourrait-on maintenir des emplois et en créer de nouveaux, mais surtout, alimenter - c'est le cas de le dire - des passions.

Car le Parti Jambon du Québec sait que dans toutes les régions du Québec, des passionné(es) de tous les domaines agricoles souhaitent partager leurs talents et savoir-faire.

***

Le Parti Jambon du Québec est le parti de la bonne chère, du bon boire, de la bonne vie - le seul parti absolument rabelaisien du Québec.

C'est le parti des marchés locaux, des trouvailles régionales et des relations étroites entre le producteur et le consommateur.

D'ici le 4 septembre et par la suite, avec - ou sans - le Parti Jambon du Québec - Équipe Monsieur...

...On mange le Québec !

 *Notre plateforme, écrite sur un coin de table entre deux bières, apparaîtra sur ce blogue pièce par pièce au cours des prochains jours. Mais nous, au moins, nous n'aspirons pas à gouverner le Québec. Seulement à partager nos idées...