mardi 22 novembre 2011

Des tomates pour les Ricains


Monsieur Jambon aime bien débattre d’un tout et d’un rien autour d’un bon repas. Ajoutez à cela une caisse de 12 et quelques bonnes bouteilles de rouge – ou tout simplement une bouteille de Ricard – et le voilà lancé dans de nouvelles péripéties oratoires.

Sans plus tarder, voici la question d’aujourd’hui.

La tomate : est-ce un fruit ou un légume ?

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Intuitivement, d’un côté, puisque ce n’est pas sucré comme une fraise, c’est un légume. De l’autre, si on se fit à sa définition botanique, c’est un fruit – comme les concombres, d’ailleurs. Selon l’encyclopédie Encarta, un fruit est « the ripened seed-bearing ovary of a plant. It is usually considered to be sweet and fleshy, as in plums, but may be dry, as in poppies, or be a simple edible supporting structure, as in strawberries. »

L’intuition ou la science ? N’importe quel esprit rigoureux opterait pour la seconde option. Simple réflexion, mais pas pour les Ricains.

Voici la petite histoire de la tomate, chez nos impayables voisins du Sud.

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En 1883, le Congrès américain vote une loi protectionniste qui impose une taxe de 10% sur les importations de légumes. Un importateur de tomates – un p’tit vite – saisit la balle au rebond et tente de se soustraire à la loi en prétendant que son produit est un fruit. S’en suit une course folle…heu…un affrontement à tous les paliers du système judiciaire américain, jusqu’en Cour Suprême.

Dix ans plus tard, l’instance la plus haute du pays rend son jugement : la tomate est un légume. Même si sa définition botanique indique que c’est un fruit, les juges considèrent que la classification des vendeurs et des clients prime et puisque ceux-ci prétendent que la tomate est un légume, alors l’affaire est ketchup.

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Malheureusement, il n’y a pas cet extrait dans la Bible, qui aurait pu influencer les juges autrement :
 
« Jésus venait de prononcer un discours inspiré sur les vertus d’être non-monogame et sur les effets bénéfiques sur la santé d’être poly-amoureux – aimer votre présente comme vos prochaines.

Les pharisiens, qui n’appréciaient pas du tout, cachés dans un coin, attendirent qu’il se la boucle et le bombardèrent de tomates. À cela, le Seigneur, après s’être essuyé le visage et s’être admiré un peu sur la serviette, répondit :

- En vérité, pharisiens, je vous le dis, conservez ce FRUIT de mon Père pour en faire des pizzas et ne le gaspillez à la figure de son Fils. »

Ah ! Comme certaines paroles auraient pu changer la face du monde !

Source : http://www.growgardentomatoes.com/tomato-fruit-or-vegetable.html

(Demain : La suite – puisqu’il y en a une)

lundi 21 novembre 2011

Insectes, estomac et petite peau



Quand j’ai un petit creux, l’après-midi, j’aime bien engouffrer quelques petits bonbons aux insectes. Comme dessert, au souper, le yogourt à la viande comble généreusement mon apport en protéines. Et que seraient mes nombreuses soirées vins et fromages sans mon jus préféré d’estomac de veau?

Le colorant alimentaire rouge

Sur votre emballage de bonbons préférés est écrit « colorant naturel ». Rassurés, vous vous dites qu’au moins, ce ne sont pas des colorants artificiels nocifs qui risquent de vous pourrir la vie. Par contre, « naturel » ne veut pas nécessairement dire « à base de plantes ». Dans ce cas-ci, il se peut que ledit colorant soit le colorant rouge E120 créé à base de cochenilles.

Coche…quoi? 




Le mot cochenille désigne une grande famille d’insectes qui parasitent les végétaux. Malheureusement pour elles, l’égalité des sexes n’est pas encore très répandue dans leurs forêts d’Amérique du Sud et du Mexique : les femelles doivent donc se faire sécher afin de laisser extraire de leur petit corps, du carmin, un colorant rouge utilisé dans l’alimentation.





Du colorant rouge, on en retrouve partout dans les produits transformés. Cependant, au Canada, les fabricants ont le droit d’écrire tout simplement « colorant » sur les emballages et non pas le nom du colorant spécifique utilisé. Alors mangeons-nous ces petites cochenilles écrabouillées ou du colorant rouge « Allura » (rouge 40), un colorant azoïque dérivé du pétrole récemment associé au syndrome de l’hyperactivité chez les enfants? 

Pas moyen de le savoir à moins que cela soit écrit sur certains emballages...






Du E120! Des cochenilles! Dans mes délicieux…




Beurk, je ne veux plus manger de trucs rouges!!!


Des solutions? On privilégie les colorants naturels tels que la poudre d’urucum, le jus de betterave, le paprika, le curcuma, le thé matcha, etc. Bizarrement, les compagnies qui produisent des aliments contenant ces colorants affichent clairement leur provenance. Tiens donc…

Solution numéro deux : on consomme le moins possible de produits transformés et davantage de produits biologiques. En plus de réduire votre apport de colorants non identifiés, le choix de produits sera pas mal meilleur pour votre santé!

Par contre, cela n’aura aucune incidence sur votre coloration de peau…




Jeudi, je vous parle de mon yogourt à la viande!


Sources:






dimanche 20 novembre 2011

Week-End Fais Ta Bouffe (2)


Lorsqu’elle a vu des sandwichs surgelés au beurre d’arachide et à la confiture au supermarché, la mâchoire de l’Américaine Jennifer Reese a lâché prise. La journaliste, mère de deux enfants, qui vit à San Francisco, s’est alors posé deux questions : « Que vaut-il la peine de cuisiner, même si ça prend du temps ? » et « Que fait l’industrie mieux que nous, pour moins cher ? ».

C’est le sujet de son livre, Make the bread, Buy the Butter, paru dernièrement chez Free Press.

Réglons le cas des sandwichs tout de suite. Faits à la maison, ils coûtent chacun 51 sous et sont frais et succulents. Et pour ce qui est d’un exemple de ce que l’industrie tente de nous faire avaler, les sandwichs surgelés sont secs et écœurants – un lève le cœur de 63 sous.

Selon Marie Allard, journaliste à La Presse, Mme Reese nous raconte ses expériences culinaires, nous donne quelques 120 recettes, comme un guacamole ou un humus maison et on peut y apprendre quelques faits intéressants, comme celui que la chapelure est vendue plus cher au kilo que le bœuf haché, par exemple.

Et elle tient aussi un blogue. En anglais, indeed !

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Jennifer Reese possède plus de 1000 livres de recettes – gigantesque ! – exclamation dite en appuyant sur chaque syllabe, à la française.

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Je la cite ici, un constat troublant sur l’industrie – et si vrai.

« Les grandes entreprises agroalimentaires flattent notre ego en nous disant que nous sommes occupés et nous convainquent, simultanément, que nous sommes des incapables. Plus nous nous sentons incapables, plus nos attentes leur paraissent minces, et la barre est désormais bien basse dans nos épiceries. »

Bref, une très bonne référence, riche et intrigante.

(Source : La Presse, mercredi 16 novembre 2011)

Ce sujet m’a donné de bonnes vibrations…Je vous laisse donc sur cette chanson des Beach Boys, que j’ai dans la tête depuis mon réveil…


samedi 19 novembre 2011

Week-End Fais Ta Bouffe (1)



Habituellement, dans ce rayon – celui de la bouffe toute faite – je passe vite. Si je ralentis, c’est pour écornifler, pour voir ce qu’ils font, pour faire des petits calculs – genre rapport quantité-prix – jamais été fou des maths mais des fois, je m’amuse et ça me garde éveillé.


Peut-être je ne sais pas compter – c’est un fait – mais chaque fois que je m’arrête et que j’observe les portions et les coûts, je me dis : pour moins cher, je serais capable d’en faire plus, chez moi. J’ai des petites ambitions comme ça.

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Il semble très populaire ce rayon. Dans ce monde débile où il faut pratiquement une occasion spéciale pour prendre notre temps pour manger, pour plusieurs il représente une lumière au bout du tunnel. C’est un peu le sommet de la civilisation : un repas dit maison sans salir la vaisselle. En plus, il est idéal au travail, plus encore si la pause n’est que de trente minutes. Avoir faim ou non une ou deux heures plus tard, ce n’est pas grave.

J’ai passé une très belle soirée devant la télé hier et je peux en parler avec les collègues entre deux bouchées de ce…c’est quoi au juste ?

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C’est la fin de semaine – si vous attendiez une révélation-choc, la voilà.

C’est la fin de semaine. Si on passait un peu de temps dans la cuisine. Si on préparait quelques repas - pour ce soir, pour demain, pour la semaine.

Seul, la musique dans le tapis, le maître à bord, c’est moi le meilleur – après Ricardo.

En couple, on ouvre une bouteille, on jase, on construit un monde tout neuf et on se régale – dans tous les sens.

Entre amis, on se raconte, on se livre, on s’ouvre et on rit. Tu veux une autre bière ?

En famille, on passe enfin du temps ensemble. On se partage les tâches. On se découvre de nouveaux talents. Et, à la fin, on constate que cuisiner, c’est aussi un jeu. Et qu’un enfant rigole toujours en nous.

Tu viens jouer ?

(Demain : un reportage sur le sujet)

vendredi 18 novembre 2011

Des fleurs pour Marie-Claude Lortie


Avant d’offrir mes fleurs, voici le sujet de la journée.

Il y a près d’une centaine de jardins communautaires et une quinzaine de milliers de jardiniers dans toute la ville de Montréal. À cela s’ajoute une cinquantaine de jardins collectifs et une autre centaine de jardins sur les toits.

Mardi dernier, le Groupe de travail en agriculture urbaine a déposé une pétition de 25 000 noms qui appuie l’idée d’une consultation sur l’agriculture en ville, ce qui deviendra le premier sujet proposé à la consultation publique, grâce au « droit d’initiative » créé en septembre 2009 par la Ville.

Cette dernière devra répondre à ces deux questions : Doit-on faciliter la vie des jardiniers urbains ? Doit-on autoriser certains types d’élevage en ville ?

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Soudain, l’abdication de nos élus fassent aux défis de demain n’est plus une vilaine chose, si les citoyens prennent des initiatives et forcent la main des autorités avec des idées prometteuses. Nous élisons des gestionnaires, ils ont la cote, ils sont fins, ils sont bien dressés, alors qu’ils rapportent la balle quand des citoyens idéalistes la lancent.

Que ce soit à Montréal ou dans d’autres villes, il faut favoriser les produits locaux. Rien de mieux que d’avoir à notre portée des légumes et des œufs frais, par exemple. Les citoyens qui jardinent sont des passionnées qui meurent d’envie de partager les fruits de leurs efforts - que ce soit le résultat ou le comment.

Revitaliser, ça commence par le désir de chaque quartier qui s’anime, qui bouge et qui finalement offre, propose. La réponse à l’indignation – mot de l’année 2011 – c’est l’action –  pourquoi pas le mot de l’année 2012 ?

« Un million de têtes valent mieux qu’une. » - John Lennon

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Marie-Claude Lortie est chroniqueuse à la Presse. Elle y blogue aussi. Ses propos sont vivement intéressants. Sa chronique de mercredi dernier s’intitulait « Occupy le train et le potager ». Au Docteure Tofu et à moi, ça nous a rappelé notre « Occupons notre jardin », premier message que nous avons envoyé sur ce blogue.

D’où là cette gerbe de fleurs virtuelles que je vous offre, madame !

(Source : La Presse, mercredi 16 novembre 2011)


jeudi 17 novembre 2011

Chic Alors!


Bon, je le sais, je vous ai déjà dit que j’en avais ras le bol des pizzas végétariennes. Mais là, ce n’est pas la même chose. En fait, j’en ai plutôt contre l’appellation « pizza végétarienne ». Dans tous les restos, quand on ne sait pas quoi servir aux sales végétariens, on sert CETTE pizza : oignons crus, tomates roses, olives vertes vinaigrées à profusion, poivrons verts, champignons, fromage mozzarella. C’est la pizza garnie, le « garnie » et la viande en moins. Je ne comprends pas pourquoi les restos s’obstinent à nous servir ce truc. Peut-être en fait s’agit-il d’un instrument de mesure : si nous ne sommes même pas capables de faire une pizza fraiche et gouteuse sans viande, courrez les carnivores! Imaginez la qualité de la viande que nous vous cachons sous le fromage!

Heureusement, chez Chic Alors!  à Cap-Rouge (ah ben oui, hein, il faut sortir un peu), il n’y a rien de tout cela. Ce restaurant carougeois fondé en 1991 a fait peau neuve dans un bâtiment plus moderne il y a deux ans, lui permettant ainsi d’offrir à un plus grand nombre de fanatiques, ses pizzas gastronomiques. Et ça fonctionne! L’ambiance est au rendez-vous, la carte des vins est intéressante et les desserts sont plus qu’alléchants. L’été, il est même possible de déguster de merveilleux gelatos sous le soleil grâce à son acolyte Glace Alors! Qui dit mieux?




Parce qu’en plus de tout ça, Chic Alors! est assez avant-gardiste (ou de son temps?) en matière d’environnement puisque le bâtiment est écoénergétique : géothermie, récupération de chaleur des hottes, redistribution de la chaleur et du froid par circuit d'eau mitigé et thermopompes, potager sur le toit, fenêtres chauffantes, stores automatisés selon la position du soleil, la température et les heures d'ouverture, éclairage à faible consommation et centre de tri des matières recyclables, consignées ou compostables. De plus, c’est une voiture électrique, la ZENN (Zero Emission No Noise), qui assure la livraison de ses savoureuses pizzas aux maisons affamées de Cap-Rouge.



Alors, qu’a ce restaurant gagnant du Best Canadian Pizza New York Pizza Expo 2007 et du Best Gourmet Pizza in Canada Las Vegas International Pizza Expo 2007 à nous offrir, nous qui ne voulons pas manger de viande ce soir?

  • La Caliente (sauce tomate, mozzarella, jalapeños, oignons, tomates, jus de citron et coriandre fraîche)
  • La Grecque (sauce tomate, mozzarella, tomates, oignons, feta, parmesan, mélange d’épices et huile d’olive)
  • La Parmesan (sauce tomate, mozzarella, tomates, oignons, olives grecques, parmesan, et huile d’olive)
  • La Danoise (sauce tomate, mozzarella, tomates, oignons, parmesan, danois bleu et huile d’olive)
  • La Biquette (sauce tomate, mozzarella, chèvre des neiges, tomates, poivre craqué et oignons verts)
  • La Champêtre (pesto, mozzarella, tomates séchées, chèvre des neiges, parmesan, noix de Grenoble et compote de pommes)
  • La Suisse (sauce tomate, mozzarella, emmenthal, parmesan, oignons et vin blanc)




Mon classique : la Champêtre. Un mélange sucré et salé qu’il faut absolument arroser d’un petit verre de vino.

Ma découverte : la Suisse. Il s’agit d’une pizza qui se prend pour une fondue au fromage. Assez gourmand, on l’arrose aussi d’un petit verre de vino.

Les préférées du mâle viril : la Parmesan et la Caliente. Parce que si on ne sait pas quoi choisir sur le menu, il est possible de goûter deux moitiés de pizza à la fois! Sauf la Suisse, évidemment, qui coulerait partout. Je conseille un petit verre de vino pour accompagner le tout.

La favorite de l’enfant : la Danoise. Ajout de fromage bleu à la mozzarella et au parmesan : un petit plus qui ne passe pas inaperçu! Ne pas accompagner d’un petit verre de vino si vous l’offrez justement à votre enfant.

***Notons qu’il n’y a pas de frites au menu comme dans les pizzerias habituelles. Pas grave, les potages et les salades (le duo de cœurs entre autres) font le travail! Ah oui, et prenez la peine de réserver, c’est assez populaire! On se voit là-bas avec un petit verre de vino!***


Chic Alors!
927,Jean-Gauvin
Québec (Québec) 

Choix végé : 4/5 Le choix de pizzas sans viande est plus élevé que le choix traditionnel!
Prix : abordable, environ 20-30$ tout inclus sauf le petit verre de vino évidemment
Petit plus : les séchoirs à main sont vraiment cool! mouahahaha
Petit moins : la pub sur youtube peut faire saigner vos oreilles...





mercredi 16 novembre 2011

Sur la route de Mars, c’est la ripaille…


Je ne sais si c’est parce qu’on me disait souvent, à l’école, de sortir de la Lune. Je ne sais pas non plus si c’est cette visite au planétarium, vers l’âge de 6 ans – premier contact avec la théorie du Big Bang. Ou est-ce quand nous allions observer les étoiles filantes, l’été, en famille, hors les lumières de la ville, sur l'accotement d'un petit chemin peu fréquenté, couchés sur le toit de la voiture, les yeux rivés au ciel. Peut-être est-ce la somme de tout cela, mais, j'avoue, je n’ai jamais voulu être astronaute.

Par contre, j’ai toujours été fasciné par notre incommensurable Univers.

C’est cette nouvelle qui m’a allumé, parue dans La Presse, le 5 novembre dernier. Une expérience russe. Six astronautes enfermés dans un module gros comme un autobus pendant 520 jours. Une simulation d’un voyage aller-retour vers Mars.

Et la première question que je me suis posé : « Non, mais, qu’ont-ils mangé ? ». Obélix sort de ce corps…

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Au fil des ans, la qualité des repas s’est franchement améliorée en orbite. Alors que l'on misait d’abord sur l’efficacité de la nourriture plutôt que sur la variété lors des premières missions, aujourd’hui, chaque astronaute construit son menu des mois avant son départ, avec l’aide d’un nutritionniste. Par le passé, les astronautes préféraient continuer de bosser plutôt que de bouffer encore ce truc sans trop de goût – ce qui, en plus du facteur indéniable de l’apesanteur, occasionnait de fortes pertes de poids et de la masse musculaire. De nos jours, un responsable – chaque jour, un nouveau – prépare les repas de tous puis manger ensemble devient un rituel comme sur Terre – après des longues heures à travailler tout seul dans son coin.

Pour en savoir plus l’alimentation des astronautes, le lien vers la page de l’Agence spatiale canadienne est ici.

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Si impossible n’est pas Français, la gastronomie spatiale l’est. Des chefs de la France sont en effet les pionniers en haute cuisine pour spationautes – c’est comme ça qu’ils disent, sur l’Hexagone !
Un article très intéressant sur le sujet, juste ici.

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L’émission Découverte à Radio-Canada est une référence depuis de nombreuses années. Voici un reportage sur l'alimentation spatiale présenté en octobre 2008.








mardi 15 novembre 2011

« Chef ! On a un problème… »


Selon le Conference Board du Canada, il va manquer 30 000 paires de bras dans le secteur de la restauration en 2025. C’est beaucoup de serveurs, de cuisiniers, de commis, de plongeurs et d’hôtesses, ça ! De plus, les jeunes boudent l’industrie. Il est vrai que les horaires ne sont pas des plus attrayants : travailler le soir, les fins de semaine ou, tout simplement, tu sais à quelle heure tu commences mais pas du tout quand tu vas finir.

Plusieurs ne font que passer dans le secteur. Ils étudient souvent dans d’autres domaines. Et pour ceux qui ont choisi d’y faire carrière, il y aurait un problème d’attitude, selon Nicolas Cortina, propriétaire d’un restaurant à Québec : « Ils se présentent à moi et me disent : « J’arrive de telle ou telle école et j’ai tout appris ». »

Pas très brillant, en effet. Et cela vaut pour ce domaine comme tant d’autres. Comme si on cessait d’apprendre en quittant les bancs d’école. « OK, c’est fini, on brûle les livres !» On peut scintiller de tous ses feux en classe, c’est hors du temple que le compteur « expérience » démarre…

Ceci dit, les restaurateurs se font aussi arracher de talentueux travailleurs par le milieu institutionnel. Les hôpitaux et les centres pour les personnes âgées offrent des conditions de travail que les jeunes n’auront jamais dans un resto : un 9 à 5.

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La restauration au Québec, c’est 20 827 établissements et 191 323 employés. Les ventes annuelles frôlent le dix milliards de dollars. Il y a un resto pour 406 habitants. À Québec, c’est un pour 416. À Montréal, un pour 295.

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Monsieur Jambon a travaillé en restauration sous un autre nom, le Doominator. Une véritable légende, celui-là. Jusqu’à preuve de contraire, le meilleur plongeur de l’Histoire.

« Une bonne ambiance au sein de l’équipe, savoir se soutenir lors d’un virulent 700 couverts, se faire confiance et prendre une bonne pinte ensemble dans le vestiaire après un gros déjeuner, j’appelle ça non seulement une formule gagnante, mais aussi une expérience inoubliable. », se rappelle-t-il, en jouant dans sa barbe, le regard fier.

(Source : Le Soleil, mercredi 9 novembre 2011)

lundi 14 novembre 2011

Viande à chien!


Le mercure descend, les arbres se dénudent et l’hiver arrive doucement. On entre tranquillement en hibernation, on ralentit notre petit cœur et nos pensées, on s’abreuve d’urgence des courts moments de soleil qu’il nous reste… On perd confiance devant la vie qui ralentit autour de nous et on veut être aimés. On multiplie alors les rencontres dans notre tanière et on se colle comme de petits oiseaux en janvier. Au lieu de gratter les réserves hivernales, on multiplie les festins. Pied de nez aux ancêtres, vive le comfort food! La bouffe est là pour nous rassurer!

Voici ce que je vous propose : un délicieux ragoût coréen appelé le bosintang.


Intéressés? Surtout si vous aimez la viande de chien bouillie et les légumes! Rassurés? Je ne crois pas, et pourtant!

Pourquoi diable un ragoût de bœuf aux légumes se veut-il rassurant tandis que ce ragoût inspire plutôt le dégoût, le mépris, l’horreur?

Je le sais, vous les aimez vos petits chiens. Vous les promenez comme ça, sous votre bras. Vous leur donnez des noms d’humains et ils vous comprennent tellement! Vous les habillez aussi, je vous ai vus! Il y a même ce Golden Retriever sur ma rue qui se promène en imperméable et en bottes de pluie. À le voir aller, je me demande s’il ne préférait pas finir en ragoût lui aussi…


Alors, accusons les Asiatiques qui mangent de la viande de chien, ces barbares qui pratiquent la cynophagie! Ils n’ont rien compris, car le chien est intelligent lui! C’est notre ami! Et il est si miiiiiiiiiignon!

Paris, 1910

Oups, on a déjà mangé de la viande de chien nous aussi, les Occidentaux… Durant la guerre franco-prussienne de 1870, la nourriture manquait à Paris. Heureusement, plusieurs chiens passaient par là. Fiiiiiiiiidoooooo, viens voir maman! La tenue de ces boucheries canine s’est même poursuivie lors des deux guerres mondiales et en Allemagne, la dernière aurait fermé ses portes en 1940…

Alors pourquoi peut-on manger des cochons, des bœufs, des canards et des poulets, mais pas de chiens ou de chats? Est-ce parce que les animaux d’élevage ne sont plus des bêtes, mais de simples produits de consommation? Salivons-nous en regardant un petit cochon courir dans la boue ou ne salivons-nous pas plutôt devant une tranche de bacon ou une côtelette de porc?

Une ancienne collègue m’a déjà dit qu’elle ne mangeait pas d’agneaux, de veaux et de lapins parce qu’elle les trouvait trop mignons… Et bien moi, cette fille, je la trouvais moche…






dimanche 13 novembre 2011

VG du mois : Alicia Silverstone


Un voyage dans le temps aujourd’hui. Un retour dans les années 90 – celles que côté look et habillement, je ne semble pas avoir quitté – mais ce n’est qu’un subterfuge…

Alicia Silverstone est ma VG du mois. C’est une longue histoire. On l’a vu grandir devant la télé. À l’adolescence, c’était notre préférée, à mon vieux frère Simon et à moi. Je me suis demandé pourquoi jusqu’à hier soir, quand après quelques visionnements sur You Tube, j’ai compris. Une vague de souvenirs m’a renversé…

Cela a peut-être commencé par sa première apparition à la télé, dans Les années coup de cœur – la série qui a comme chanson-thème la reprise de Joe Cocker de With a little help from my friends des Beatles.

Puis, après recherche, je me suis souvenu qu’adolescents, on s’est tapé presque tout ses films. Elle était cette voisine qui te fait un sourire, qui te salue et qui te fait rêver. Une drogue pour des ados qui n’ont pas la cote.

Aujourd’hui, Alicia ne tourne presque plus. Elle est devenue activiste pour la PETA. Elle est végétarienne depuis une dizaine d’années et elle a même écrit un livre sur son cheminement. Elle donne des conférences. Elle est articulée et elle vieillit bien – on avait quand même du flair, dans nos jeunes années folles…Et elle parle français – j’ai cherché, en vain, à l’entendre…le français avec l'accent british – ses parents sont Anglais – c’est irrésistible…

Plus que notre préférée, elle était aussi devenue un fantasme. On aurait bien aimé la voir nue à l’époque – confidence de mec – mais elle a toujours été réticente, au cinéma comme au théâtre – rien contre ça. Elle attendait peut-être la bonne cause…et ça valait le coup !




Alicia Silverstone, c’était aussi la fille attitrée du groupe Aerosmith. Elle a tourné pour trois chansons : Cryin’, Crazy et Amazing.

Le vidéoclip est une des grandes inventions du 20e siècle. Images + musique = voyage dans le temps. On se laisse sur Cryin’ (1994)…

samedi 12 novembre 2011

Je ne bois pas d'eau



Et une mauvaise langue pourrait dire : « Mais tu bois bien de la bière. N’est-ce pas toi que j’ai vu, pas plus tard que la semaine passée, boire à même le baril ? » Ce n’est pas vrai. Ce n’était pas moi. La preuve : je ne suis plus capable de faire ça.

La vérité – et le sujet de cet article – est que je n’achète pas d’eau. En fait, il suffit d’en acheter une fois et de se servir de la même bouteille tous les jours suivants, en la remplissant au robinet et en la disposant dans le frigo.

Une bouteille d’eau (500 ml) se vend entre un et trois dollars. La plus chère, elle est importée et provient des Alpes. Absurde, l’importation de l’eau, lorsque l’on vit au Québec – ou ailleurs en Occident. Et ne me dites pas qu’elle est meilleure. C’est bien beau boire avec le petit doigt levé, mais on ne parle pas ici d’une dégustation de grands crus.

***

J’en profite pour souligner une initiative très intéressante provenant du groupe Univert Laval, de l’université du même nom, qui a remporté un prix de 4000 $ au gala Forces AVENIR le mois dernier, dans la catégorie Environnement. Le groupe s’insurge contre la vente de bouteilles d’eau sur le campus. Chaque semaine, 3000 bouteilles sont vendues là-bas, dont à peine la moitié sont recyclées. Beau gaspillage.

Univert Laval vise l’interdiction de la vente sur le campus. Les universités Bishop’s et de Sherbrooke ont déjà emboîté le pas. Mais le vice-recteur de Laval préfère la sensibilisation : « Si les gens n’achètent pas de bouteilles d’eau en plastique ici et qu’après ça, ils s’en vont chez eux le soir et qu’ils en achètent, l’Université n’aura pas rempli son rôle. »

Comme la sensibilisation peut être un joli paravent quand on est lié par contrat avec une grosse compagnie de boissons gazeuses !

Ceci dit, l’Université veut quand même mettre en valeur ses fontaines d’eau et prévoit lancer cet hiver une campagne pour inciter la communauté universitaire à boire de l’eau de la Ville et la décourager d’acheter des bouteilles d’eau.

De son côté, Univert Laval ne fait pas du surplace en attendant l’interdiction, en faisant la promotion des gourdes d’eau, en vente dans plusieurs petits cafés éparpillés dans les différents pavillons. 

(Source : Le Soleil, 7 novembre 2011)


Les commentaires de l'eau...


 ***

Jean-Simon Gagné est le meilleur chroniqueur à Québec. Sa plume est rythmée et vivante. Haie d'honneur si je le croise dans la rue...

Dans sa page de l'édition du samedi du Soleil, il nous rapporte qu'une municipalité allemande prétend économiser 1400 $ par mois en faisant jouer en boucle La flûte enchantée de Mozart dans sa station d'épuration. Paraît-il que la musique stimule les bactéries, qui absorbent une plus grande quantité d'eaux usées...

vendredi 11 novembre 2011

Tout ça pour ça



- Ce n’est pas du sérieux ça. Tu parles d’une source, mon vieux ! Qu’est-ce qui ne va pas ? Ton café n’était pas assez corsé ce matin ? Tu n’as pas honte ?

Désolé. Je ne voulais pas en arriver là. Je ne sais pas comment dire. En fait, je sais trop bien.

Il n’y avait pas de clients dans la boîte. J’avais lu les autres quotidiens. Mes yeux réclamaient des mots. C’était insoutenable. Où que je sois, ils cherchent de quoi lire, n’importe quoi, des insignifiances comme des dites pertinences, il faut que je lise, point.

Je me suis approché. Je n’osais pas trop. Je te jure que ce n’est pas la Une qui m’a joué ce vilain tour. Habituellement, à celle-ci, je réponds par un « Bof ». Ou par « Tiens, encore Labeaume ! »

Bref, j’ai pris et ouvert le Journal de Québec. Et je ne portais même pas de gants.

Pire, je me suis mis à tourner les pages. Encore pire, je me suis arrêté à la chronique du toujours gentil Jean-Marc Léger…

- Tu ne vas pas nous parler des résultats d’un sondage ?

Si.

- Désolé, mon pote. Mais j’ai un sanglier sur le feu…

***

Bon, je me lance. Une fois n’est pas coutume. Soyons clairs. Je me fous des sondages. Il y en a trop. Et j’ai déjà été sondeur téléphonique. C’est chiant.

Mais celui-là est à propos des tendances des Québécois – oui, ces gens-là. Ces distincts-là. Ces nombrils-là. Ces cocus contents. Et j’en suis.

Suffit. Je me fous des tendances aussi. Je marche dans la rue et j’entends les gens penser : 

« Cet hurluberlu a découvert comment voyager dans le temps. Il nous vient des années 90. Fichons le camp ! »

Alors, ces tendances…Qu’est-ce qui est IN, qu’est-ce qui est OUT ? Le sport favori des Québécois (dixit RBO), cuisiner sur le BBQ, est l’un et l’autre, par exemple.

Mais ce qui justifie tous les paragraphes ci-dessus, c’est que manger et boire mieux, ainsi que manger végétarien, c’est IN. Enfin, je ne sais pas pour vous, par contre pour moi, c’est la consécration. De par ce blogue, je suis IN. Et je veux mon t-shirt personnel, avec imprimé à l’avant « Gros Jambon » et à l’arrière « Je suis IN ».

On se laisse sur ces sages paroles de Jean-Marc « Joie de Vivre » Léger : « Les gens mangent plus végétarien, boivent davantage de vin et cultivent davantage leurs légumes. Trois tendances qui changent le contenu de nos assiettes et de nos verres. Manger est un plaisir pour les francophones alors qu’il est davantage une nécessité pour les anglophones. »

Ah, les maudits Anglais !

(Source : Le Journal du Peuple)

jeudi 10 novembre 2011

Chez Victor


Voici mon premier gibier tel que promis la semaine dernière… Chez Victor!


Chez Victor, rue St-Jean

Pour les gens de Québec, ce restaurant spécialisé dans les burgers gourmets n’a plus besoin de présentation. Tout le monde s’entend pour dire qu’il s’agit de l’un des meilleurs endroits du genre mariant à la fois une offre généreuse dans les assiettes et des frites plus que savoureuses. En fait, il y a un truc sur lequel les gens de Québec ne s’entendent pas : leur restaurant Chez Victor préféré. Parce que maintenant, on compte huit franchises, dont une sur la rive-sud. Chaque endroit a son ambiance, ses habitués et son menu qui diffèrent d’un endroit à l’autre.


Chez Victor, rue St-Paul, Beauport

Pour les carnivores on retrouvera des burgers de bœuf, de poulet, de porc, de sanglier, de cerf, de saumon, etc. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est l’offre alternative. Tu ne veux pas manger de viande? Chez Victor offre des burgers végés plus qu’intéressants :

  • le millet (millet, cheddar fort, ketchup aux fruits maison, laitue, mayo, moutarde forte)
  • le céréale (céréale, mozzarella, champignons, oignons sautés, tomates, laitue, cornichons, mayo, moutarde forte)
  • le noix et épinards (épinards et noix du Brésil, mozzarella, sauce tomate, tomates, laitue, mayo, moutarde forte)
  • le maghrébin (légumineuses, cheddar fort, dattes à l’orange, tomates, laitue, mayo Chermoula, moutarde forte)
  • le tofu (tofu, mozzarella, champignons et oignons sautés, tomates, laitue, cornichons, mayo et moutarde forte)


Chez Victor, chemin Ste-Foy

Bon, la gourmande en moi les a tous essayés et…

Mon classique : le tofu. Essayez-le et vous ne direz plus jamais que le tofu ne goûte rien.

Ma découverte : le maghrébin. Un burger aux notes douces et sucrées.

Le préféré du mâle viril : le noix et épinards. Tendre, mais croquant sous la dent, pas pour les moumounes!

Allez-y, osez et régalez-vous! Vous m’en donnerez des nouvelles! Et n’oubliez pas les frites… mmm… avec de la mayo au cari… mmm…

Chez Victor Burger Gourmet
Choix végé : 4,5/5 Quelques burgers végés se transforment aussi en sandwich et il y en a même un au végé-pâté.
Prix : abordable, environ 13$ le burger végé en assiette
Petit plus: Ils ont une nouvelle bière québécoise Pale Ale brassée exclusivement pour eux par la Barberie. De plus, une attention particulière est portée sur les produits locaux : les produits québécois sont en vedettes! 


mercredi 9 novembre 2011

Une petite visite à la banque...alimentaire



Bombardement de chiffres et de pourcentages aujourd’hui. Un petit tour chez les banques alimentaires, dont la pertinence en ces temps de récession n’est pas à dédaigner.

Apparues dans les années 80, elles ne devaient qu’être des mesures d’urgence pour aider les gens qui perdaient leurs emplois dans les usines et dans le milieu forestier. Trente ans plus tard, elles ont aidé 850 000 Canadiens, juste en mars dernier.

Voici donc un portrait d’ensemble - sur un mois – des banques alimentaires canadiennes.

Sur ce 850 000, 11 % des répondants disaient utiliser une banque alimentaire pour une première fois. 40 % de ces personnes vivaient seules et 38% avaient moins de 18 ans.

Quelles sont leurs sources de revenus ? 52% vivent de l’assistance sociale, 18 % ont un emploi, 13% reçoivent une indemnité pour un handicap, 7% ont une pension, 5% n’ont aucun revenu et 2% sont des étudiants.

Où vivent-ils ? 63% sont des locataires, 22% vivent dans des logements sociaux, 3% chez la famille ou les amis, 0.7% dans la rue et – tenez-vous bien – 7% sont propriétaires d’une maison.
Ce dernier chiffre brise un de mes préjugés – je m’en fabrique comme ça des fois juste pour les fracasser – ou juste pour dire une grossièreté, lancée au hasard – et vlan ! – pour faire réagir, pour décontenancer. Bref – je tire.

Moi qui croyait qu’être propriétaire d’une piaule, c’était atteindre le haut du pavé, devenir quelqu’un, peut-être même avoir un chef personnel dans sa cuisine toute chromée. Je ne me doutais pas que ce chef pouvait être en l’occurrence ce sympathique et brave Boyardee…

Au Québec, c’est environ 156 000 individus qui bénéficient des banques alimentaires, dont 37% sont des enfants. À noter l’augmentation de 22% par rapport à 2008 – moyenne canadienne (26%).

Puisqu’il y a corrélation entre l’augmentation du taux de chômage et la demande envers les banques alimentaires, celles-ci peinent à suivre le rythme. Elles donnent de moins en moins de nourriture par personne. Une sur trois n’aura pas assez de nourriture cette année. Près de 30%  n’ont déjà plus de nourriture.

Quelques solutions ? Dans le haut de la liste, des logements plus abordables – dont la location dévore plus de la moitié des budgets concernés. Aussi, une mise-à-jour de l’assurance-emploi et de l’assistance sociale, basée sur la fluidité du marché du travail actuel.

Sinon ? Il ne faudrait pas s’étonner de voir bondir les coûts du système de santé et des services sociaux.

(Source : The Globe and Mail, mardi 1er novembre 2011)

mardi 8 novembre 2011

C’est beau, la jeunesse


Ils n’ont pas tout à fait vingt ans. Ils sont invincibles – ou du moins, ils le croient.

Ils n’ont pas beaucoup de frics. Mais ils veulent faire la fête. Ils ne mangeront pas – ou à peine – durant la journée. Et ce soir, vous les verrez sur les pistes de danse, verre à la main, ou trinquant au bar.

Selon une étude de l’Université du Missouri, un étudiant sur six – des femmes, en majorité - se priverait de nourriture toute la journée pour mieux se péter la gueule le soir. On appelle ce phénomène – plus répandu dans les pays anglo-saxons et scandinaves – « alcorexie ». Le terme est peut-être un peu fort.

L’intention derrière cela serait de limiter les calories ingérées avant une brosse, pour ressentir les effets de l’alcool plus rapidement et sauver de l’argent.

Sylvia Kairouz, professeure à l’Université de Concordia : « L’idée de couper judicieusement des calories, en favorisant une alimentation équilibrée, lorsqu’on veut boire quelques consommations d’alcool le soir n’est pas mauvaise. On l’a tous déjà fait. Le problème est dans l’excès. »

Le hic, il est justement là. Quand l’alcool commence à nous monter à la tête, ce n’est pas là que l’on va se dire d’arrêter. Il n’y a plus de ligne frontière. On continue. Il faut bien connaître ses limites, soit. Mais que retient-on de nos apprentissages le ventre vide ?

Ah oui. Ces longues minutes passées à genoux devant le bol de la toilette. Ces journées interminables avec un mal de bloc qui ne veut pas s’en aller. Et ces bribes de la veille qui nous reviennent une à une…

***

Dans ce comportement, il y a, croit-on, le facteur du bien paraître, qui prend le dessus. Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool : « Dans ce milieu, c’est socialement acceptable d’être saoul, mais ce n’est pas socialement acceptable d’être gros. Le culte du corps est omniprésent ».

Il ajoute : « S’il y a une chose qui est saine en matière de consommation d’alcool, c’est précisément de mélanger alcool et nourriture. C’est le modèle de consommation le plus sain et le plus agréable qui soit. »

Ils seront moins invincibles un jour. Ils comprendront. Et comme cet oldtimer de Jambon, ils sauront qu’il vaut mieux se faire un fond de qualité, avant d’arroser tout ça…

(Source : Sophie Allard, La Presse, jeudi 3 novembre 2011)



Et une bonne toune de Plume pour nous mettre d'entrain ! Tournée générale !





lundi 7 novembre 2011

Les végétariens célèbres


Monsieur Jambon nous faisait jouer, samedi dernier, une chanson d’un végétarien célèbre : Paul McCartney. Cela m’a fait penser à toutes ces listes de personnalités végétariennes que l’on retrouve sur Internet. D’habitude, je trouve cela un peu ennuyant, car j’ai l’impression que c’est vraiment n’importe quoi. On trouve les mêmes listes pour toutes les causes : les gauchers célèbres, les gais célèbres, les dyslexiques célèbres… D’ailleurs, fait étonnant, Einstein se retrouve sur presque toutes les listes… On me dirait demain que son nom fait partie de la liste des présidents américains noirs célèbres que je ne sourcillerais même pas. Einstein, c’est une valeur ajoutée à toutes les sauces et bon, il parait qu’il aurait été végétarien… Mais Hitler aussi, hein, et ça, on ne le mentionne drôlement pas souvent sur les listes…

Peu importe, j’ai quand même bien rigolé quand j’ai fait cette découverte…







Monsieur Hoggett ne mange pas de viande!!! Eh oui, depuis que James Cromwell a tourné Babe en 1995 (film que j’ai vu 365 884 fois, enfant oblige), il a décidé de tourner le dos aux rôtis de porc frais et aux tranches de bacon qui chantent dans la poêle à frire du matin. Moi qui ai toujours cru que Monsieur Hoggett mangeait des sandwichs au jambon entre deux prises, me voilà rassurée! 






dimanche 6 novembre 2011

Une barre et il se tait pendant cinq heures



Il, c’est mon bide, ou celui que j’appelle tendrement ma trentaine. C’est comme un petit animal domestique intégré. Il a besoin d’attention et d’affection. Constamment. Alors, j’enfile repas sur collations et je distribue les caresses. Et voilà, il est content.

La barre, elle, est dite nutritive. Elle n’est pas haute. Mais elle peut donner un coup au bide. Et comme il est inscrit sur son emballage, elle peut taire celui-ci pendant cinq heures.

Eureka ! J’ai crié. Quand manger est une perte de temps – et d’argent – pour une entreprise, une barre nutritive consommée en une minute et vas-y mon pote tu es bon pour cinq heures à bosser, sans entendre les gargouillis de Sieur le Ventre, ce jamais comblé !

En quelques clics, j’ai parcouru le site de la compagnie. C’était trop beau. Ce qu’elles peuvent vouloir nous en faire avaler, ces marques de commerce. À chacune, ses couleuvres.

***

Quoi de mieux que de consulter une professionnelle en nutrition et indépendante – c’est le mot-clé – pour en savoir davantage sur les barres nutritives ou les substituts de repas. Je suis tombé sur ce blogue.

Je vous invite à aller y faire un tour avant de lire la suite.

Grosso modo, ce sont des « aliments dénaturés » qui n’ont rien à voir avec tous les plaisirs qui doivent accompagner l’acte de manger. C’est de quoi nourrir des automates.

Je sais. Le système voudrait bien que l’on soit des robots, des consommateurs à la chaîne. Toujours à l’heure. Pile poil.

Mais notre bide a horreur du vide et de la monotonie.

Votre bedaine vous parle. Écoutez-la.

samedi 5 novembre 2011

Maman Terre et toutes ces bouches à nourrir



Ah ! La Mère ! Elle est étourdissante. Elle est ronde. Elle est forte. En plus de toutes ces autres espèces réduites trop souvent à des rôles de figurants, pour ne pas dire pâtures, elle a maintenant sept milliards de bouches à nourrir. C’est fascinant. Ça vient au monde et ça crie : « J’ai faim ! »

Sept milliards et ça continue. Ça crève déjà de faim un peu partout, même chez nous, dans notre supposé confort climatisé. D’ici 2050, ajoutez deux milliards de bouches de plus. Dans des villes, tous entassés les uns sur les autres. L’ONU projette qu’il faudra augmenter notre production alimentaire de 70 % d’ici là pour éviter le pire.

Éviter le pire…L’humanité en arrive toujours là, avant de le franchir de quelques bonnes enjambées. C’est dans le chaos qu’on finit enfin par se demander :

« Qu’avons-nous fait ? »

***

C’est facile de dire : « Mais qu’ILS arrêtent donc de se reproduire, ces gueux ! »

Plus difficile d’assumer ses responsabilités de bouches pleines. De se regarder dans le miroir et de constater les dommages collatéraux que nous engendrons avec notre consommation effrénée.

Qui sait, ce ne sera peut-être pas si mal de ne pas avoir le même niveau de vie que nos parents. Ça peut faire réfléchir. Et remettre les priorités à la bonne place.

En ce qui nous concerne, les défis semblent insurmontables. Mais un peu moins si chacun fait sa part. L’effort n’est plus suffisant. C’est le résultat qui comptera.

Et si penser, parler et agir la bouche pleine, c’était la politesse, maintenant ?


Mother Nature's Son, petite chanson sympathique des Beatles, une composition de Paul McCartney, un célèbre végétarien.

vendredi 4 novembre 2011

Trop paresseux pour être bio



Vous savez, la recherche d’une carrière où m’exploiter à outrance - en conservant toutes redevances - est une constante chez moi. Qui sait – je me suis toujours dis - à force de creuser, je tomberai peut-être sur un quoi-qui-brille et au sortir de ma fosse le soleil réfléchira enfin sur moi.

Hier, ma pelle a fait toc. Elle a donné contre le New York Times. Il était temps.

Je serai éco-concierge. J’aurai ma petite entreprise. Je me dévouerai pour ces personnes trop occupées à accumuler de la richesse pour penser à ces petits gestes quotidiens qui peuvent rendre ce monde plus vert. J’irai auprès d’eux et ils me confieront leur conscience tranquille.

J’offrirai différents services. Leurs vieux morceaux de linges chics deviendront des sacs d’épicerie. Leurs restants de table, je les distribuerai aux indignés. J’irai dans leurs cuisines et les ferai manger bio. Je m’occuperai de leurs animaux, qui, sous mon emprise, deviendront végétariens. Et pour les divertir, je fabriquerai des jouets faits d’objets recyclés.

Ils pourront devenir mes compagnons – les chiens, les chats, comme les personnes – pour 175 $ par mois ou 3 500 $ par année. Je leur proposerai même un service à la carte, de 25 à 50 $ de l’heure.
 
Ils diront à leurs voisins : « Tu le fais ? Alors, moi aussi. » Et main dans la main, au sein d'une magnifique ribambelle, nous tournerons autour de cette planète, convaincus que nous sommes le changement.

***

Surréaliste ? Pas du tout. Ce type de services est en vogue aux États-Unis depuis un peu plus d’un an. Ces petites entreprises se multiplient. Suffit de s’inquiéter un tantinet du sort du monde et d’avoir les poches pleines. Toujours le vieux réflexe : allonger le fric, fuir les responsabilités.


« C’est leur staff qui change, pas eux ».

jeudi 3 novembre 2011

Mon top 10




Devenir une minorité visible comme moi, c’est s’exposer à des tas de conneries. Mais comme je suis parfois un peu conne aussi, ça me fait rire. Alors si un jour vous décidez d’arrêter de bouffer des cadavres (Haha, c’est une petite blague!), je vous conseille de vous trouver de bonnes réponses aux numéros suivants qui font partie de mon Top 10 des meilleurs commentaires sur le végétarisme!






1-      T’as l’air fatigué… Tu devrais manger un bon steak, ça te remonterait le moral! (Me coucher tôt et ne pas boire d’alcool, ça aiderait aussi.)

2-      Ça l’air cool être végétarien, mais moi, j’aime pas ça le tofu, ça goûte rien! (Dommage, moi j’en mange au déjeuner, à ma pause du matin, au dîner, à ma pause d’après-midi, au souper, en soirée en regardant la télévision et même dans mon lit avant de m’endormir.)


3-      Ça te manque pas un bon gros steak su’l charcoal? (Énormément, mais la secte du végétarisme m’oblige à ne pas en manger…)

4-      Moi aussi, je suis presque végé parce que j’mange pas d’animaux, seulement du poulet. (C’est le Colonel qui doit être content!)


5-      Tu les trouves où tes protéines? (Nulle part, je n’ai jamais été très bonne à la cachette.)

6-      Non, apporte rien pour souper, il doit ben rester un peu de gazon dans cour! (Haha! C’est la première fois qu’on me la fait celle-là!)


7-      T’es végé, mais tu dois ben manger du poisson? Non? Même pas des fruits de mer? Du homard? Même pas des crevettes? (Je ne mange pas vraiment de cantaloup non plus.)

8-      Ton fils est végétarien lui aussi? (Non, depuis qu’il a deux ans, il se cuisine lui-même ses propres steaks. Des fois, il lui arrive même d’appeler ses amis pour dépecer des poulets en écoutant du Lady Gaga.)


9-      Tsé, ton fils, il n’a pas décidé lui d’être végétarien. Vous lui avez imposé votre choix! (Et ça n’a pas été facile ce soir-là, il pleurait tellement le pauvre. En plus, on lui  a imposé plein d’autres choses comme aller à l’école, respecter les autres, aider sa famille, ne pas regarder Occupation Double…)

Et ma préférée…

10-   Comme ça, tu manges juste des graines?  




mercredi 2 novembre 2011

Des oeufs...pour faire changement !


Il suffit parfois de s’intéresser un peu à un sujet et l’information à propos de celui-ci nous court pratiquement après. Je suis tombé sur ce papier de Violaine Ballivy, dans La Presse. En résumé, voici quelques lignes sur les œufs de différentes volailles disponibles au Québec.

La poule : 90 millions de douzaines d’œufs consommées par année au Québec. Les ventes des biologiques représentent 1% du marché ; les œufs avec oméga-3, 7%. Un œuf blanc régulier vaut environ vingt sous.

L’oie : Trois plus gros que l’œuf de la poule, il est plus gras – de par son jaune plus crémeux. Par contre, il est plus riche en fer, en protéines et en vitamines B12. Si vous aimez les crêpes, paraît-il qu’au printemps, avec le sirop d’érable, c’est tout un combo. Et si comme moi la salive vous monte déjà à la bouche, c’est entre deux et trois dollars pour un œuf.

La caille : Comme c’est bon, ces petites choses ! Comme il serait facile d’en abuser : dans des entrées, des salades ou des petites bouchées. Proportionnellement, cet œuf contient plus de cholestérol, de protéines, de fer et de vitamines B2 et E que celui de la poule. Une seule modération : c’est quatre dollars pour quinze.

La dinde : Ça me renverse ! Ce volatile n’est pas qu’un centre de table, il pond aussi des œufs ! Savourez-les à la coque, tout simplement, car on dit qu’ils sont les meilleurs. Un œuf égale 1,50 $.

Le canard : Ce sont les œufs les plus riches, après ceux des oies. Sur mesure pour les pâtisseries. Gâtez-vous ! Six pour 4,25 $ !

Le Yoshi : Il mange dix pommes et vous pond une Vie – n’est-ce pas vendeur ? Mais ne vous laissez pas avoir. L’œuf est souvent fertilisé et Yoshi est un mec. Ouf ! Ne m’expliquez pas, je ne veux pas vraiment savoir…



mardi 1 novembre 2011

Mon quartier, mon entourage...ma santé !



Réglons le cas du quartier tout de suite…L’épicerie où je vais est vraiment ordinaire. Mais j’y suis tous les jours. C’est qui, le con ? C’est Jambon !

Mais, ce n’est pas si pire. L’offre représente la demande du coin. Pis, au fond, je l’aime bien mon hood. Après quatre ans, quoique j’en dise, je suis devenu un Limoulois d’adoption.

Ceci dit, vive l’entourage ! Passé, présent, ou futur, tiens ! Où serais-je sans ces belles influences ? Franchement, je ne peux pas vous dire, mais je sais que j’y pèserais une trentaine de livres de plus.

Des femmes. Plusieurs femmes. D’excellentes cuisinières. Des végétariennes – beaucoup. À croire que l’Univers voulait me passer un message. Mesdames, mes demoiselles, je vous ai compris !

Je reviens de loin. J’étais nul. Désormais, je me débrouille – fort bien - à moi quelques fleurs ! Docteure Tofu a déjà dit que mon pâté chinois végétarien était meilleur que le sien. Ça y est, je peux me pavaner pis me coucher sur le dos comme Zen mon chat – allez, venez me flatter !

Des femmes. Quand je cuisine, je pense à vous. C’est comme si vous y étiez. Dans le doute, j’entends des voix – les vôtres – qui, à tour de rôle, me conseillent.

Un jour, je vais réaliser un rêve – je serai homme au foyer. Et je vais concocter de bons petits plats pour une femme affranchie – ou pour mes lunchs de la semaine. Qu’importe.

Ce message, il est à vous, mes éternelles.

*Voilà, l’entourage influence notre santé.

** Adresse et numéro de téléphone sur demande.