vendredi 12 octobre 2012

La guerre de la poutine


Quand j’étais toute petite, je détestais le fast food. Partout où j’allais, je ne voulais que manger la nourriture de ma grand-mère, mais il n’y en avait jamais dans les restaurants.

À l’adolescence, j’ai découvert la poutine. Malheur à moi!

Je mange super santé et tout et tout, mais se retrouver en tête à tête avec une bonne poutine aux petites heures du matin après avoir ingurgité trop de bières n’a pas son pareil. C’est l’extase!


http://www.labanquise.com/poutine-international.php


Et là, j’entends : « Ouash, de la poutine! C’est dégueulasse! C’est plein de gras! »

Effectivement, la poutine, ce n’est pas très santé : « De façon générale, un format de 375 grammes (petite à moyenne) compte environ 800 calories comprenant 45 g de gras, soit 63 % de la valeur quotidienne recommandée (des gras de mauvaise qualité de surcroît), 27 g de protéines (soit la quantité moyenne de ce que doit apporter un repas), et 1550 mg de sodium (limite maximale quotidienne recommandée de 2500). » (Le Soleil, 2012)

Mais je m’en fous! Et comme le dit la nutritionniste Anne Deslauriers : « Comme pour tous les aliments “trop” (trop salés, trop gras, trop caloriques... comme la poutine!), le mieux est d'en manger à l'occasion, en prenant bien le temps d'en savourer chaque bouchée. »

Pour moi, la poutine, c’est un petit plaisir non coupable. Je n’aime pas beaucoup la sauce, mais j’aime le fromage et les frites. Et comme je mange très peu de fromage à cause de mon intolérance au lactose, j’en profite doublement (comme lorsque je colle mon chat très fort même si j’y suis allergique).




Je ne suis pas la seule à aimer la poutine au Québec, évidemment. Chaque Québécois a déjà eu à faire face à une discussion du type « Où mange-t-on la meilleure poutine? » où tout le monde y va de SA meilleure poutine au monde.

Moi, j’aime bien la poutine de La Volière à Montmagny et je n’aime vraiment pas celle de Chez Ashton, ce que je n’ai pas le droit de dire étant donné que j’habite à Québec. C’est comme avec la radio, chut, pas de mauvais mots contre la radio.

Alors, où retrouve-t-on la meilleure poutine au Québec? Et d’où vient-elle au juste, historiquement parlant?

Visitez ce site : 



Sur Poutine War, vous retrouverez tous les endroits où l’on sert de la poutine au Québec, vous pourrez donner votre opinion sur lesdites poutines, ajouter votre poutinerie préférée et regarder des œuvres artistiques qui mettent en scène la poutine. 

La poutine est-elle originaire de Chicoutimi? De Sherbrooke? Drummondville? Gatineau? Warwick? Victo? Guillaume Mansour, un bédéiste, vous raconte les origines de la poutine en images...

Allez visiter leur page facebook pour être au courant de tout ce qui s'y trame!

Mais la poutine ne se retrouve pas seulement au Québec. On peut la retrouver dans presque toutes les provinces canadiennes dans des adaptations plus ou moins réussies et il y a même plusieurs restos en Amérique du Nord, en Europe et en Asie qui servent ce qui est considéré comme notre mets national (!).

Si vous passez par Paris, visitez The Moose, ce bar-restaurant où ils servent de la poutine pour 12 $ et de la Moosehead à 7 $!!! Pendant que vous y êtes, pour rentrer dans votre argent, vous en profiterez pour regarder une game des Canadiens sur les écrans géants… Ah non, c’est vrai, il n’y en a plus…


http://www.mooseparis.com/fr/visite-bar-restaurant-canadien


Finalement, je ne peux pas finir cette chronique sans vous parler de… Bruno Banchet!!!

Cet homme, je l’adore, du moins par le biais de ses livres, ses aventures et ses niaiseries.

Un jour, j’irai manger sa poutine à la « sauce de Brune » qu’il sert dans un petit kiosque à Bangkok avec sa blonde Onnicha.



http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/sur-la-route-de-la-poutine/201208/14/01-4564825-de-la-poutine-en-plein-coeur-de-la-thailande.php


Un jour… un jour…

Bon, allez manger une bonne poutine et on n’en parle plus!



jeudi 11 octobre 2012

Pensées pour boeuf contaminé


Bof fut un bœuf qui avait tout un avenir devant lui. Une fois abattu et dépecé, il allait voyager et se réincarner en pièces de viande. Il allait nourrir une telle famille avide de burgers. Il allait devenir aussi un gros steak de 25 piasses dans un chic resto tendance super chouette et calmer un tantinet l'appétit de monsieur ruminant sa nouvelle hausse d'impôts entre deux bouchées. 

Il allait...et c'est tout ce qu'il voulait, dans sa caboche de bovidé, ce bon vieux Bof. 

Mais ça ne s'est pas passé comme il l'avait prié. Son dieu Minotaure l'a abandonné en chemin. La bénédiction de son temple XL Foods était contaminée. Toutes ces pièces furent rappelées et promptement jetées. 

Bof avait foiré.

Et il n'était pas le seul.

Un clin d’œil avant la livraison en pièces détachées

 ***


On me dit, je lis et ils chantent : nos gouvernements dépensent trop et on paie trop d'impôts. 

Alors il faut couper. Où ? Partout. Comment ? N'importe, je m'en fiche. Ce qu'il faut, c'est annoncer qu'on coupe, faire pattes blanches, prendre notre outil de prédilection et frapper, cisailler, faire une tournée des tribunes et crier au besoin. Voilà. Des millions de moins par ci, d'autres millions de moins par là. 

Ça fait du bien. Ça défoule.

Tiens, moins d'inspecteurs en alimentation. Moins de visites dans les usines de transformation.

Mais, voilà un certain E. Coli qui se ramène - Étienne, Éric ou Émile, c'est un personnage plutôt discret.

Alors, panique ! 

Réaction - on vide la section bœuf de l'épicerie et le réfrigérateur et le congélateur à la maison.

Gaspillage. Bof à la poubelle. 

Bof !

Pourrions-nous prévenir ?



***

En plus de s'assurer d'une inspection rigoureuse de nos viandes, il faudrait peut-être les irradier, disent certains chercheurs.

Oui. L'irradiation. 

Oui, manger des substances radioactives, peut-on penser.

Qu'en est-il vraiment ?

Le procédé permet d'éliminer efficacement les agents pathogènes, comme l'E. coli, la listeria et la salmonelle. 

On connaît très bien les temps d'exposition qui n'affectent pas le goût ou la valeur nutritive, nous dit la professeure Monique Lacroix, de l'Institut nationale de la recherche scientifique (INRS). 

Quarante autres pays le font. Au Canada, ce sont les farines, les pommes de terre, les oignons et les épices qui sont autorisés à l'irradiation. 


Mais il y a aussi des critiques.

Ce qui nous vaudra une publication supplémentaire à ce sujet.

Source : Le Devoir, 10 octobre 2012, A7.










 
  

vendredi 5 octobre 2012

Tofu en vrac: encore Donald Pilon, des enfants bourrés aux pattes d'ours et un chat cinglé


C'est quoi Tofu en vrac? Un petit mélange de ce qui se passe autour de moi, de mes réflexions en émergence et de niaiseries comme je les aime tant. C'est parti!

Enlève le pâté!

Je suis allée visiter le fameux site du McDo où il est maintenant possible de poser toutes les questions que l’on désire. Les réponses, il fallait s’y attendre, ressemblent drôlement à celles préfabriquées de nos politiciens à cassette.

On touche à la question, on la contourne, on l’effleure, on dit n’importe quoi et hop! Notre bouffe est santé, car on affiche les valeurs nutritionnelles, on utilise des OGM, mais Santé Canada les approuve alors on ne fait que se soumettre à leurs règles… Bon coup de marketing!

Puis non, il n’y en aura plus de pizza au McDo! Pas de retour de Donald Pilon! Trop long à cuire! Et l’antivomissure, sérieusement, il y a vraiment des gens qui ont déjà cru à ça?

En tout cas, McDo, qui n’offre plus de sandwich végétarien depuis un bon bout de temps, trouve quand même des solutions géniales pour les gens qui n’ont pas envie de manger de la viande.




Mmmm… Un Big Mac pas de viande… Mmmm… Trois tranches de pain, un peu de salade et de la sauce… Un délice! 


Salle d’attente et nourriture

Mon fils suit des cours de gymnastique deux fois par semaine. Au-dessus du gymnase où ils pratiquent, il y a des gradins qui permettent aux parents d’observer les cours. Souvent, il y a de petits enfants plus jeunes qui attendent avec leurs parents que le cours de l’aîné se termine.

Et que font ces petits enfants? Ils mangent! Pour les occuper, les parents apportent des boîtes à lunch et les font manger. Tout le temps! Des barres tendres, des biscuits, des cochonneries!

Souvent, l’enfant n’a rien demandé, mais comme il bouge un peu trop, on lui enfourne une patte d’ours dans le gosier pour qu’il se calme.



Et c’est pareil dans presque tous les endroits publics où il y a des familles.

C’est moi ou c’est drôlement malsain d’intégrer ce genre de comportement dans la tête d’un petit bambin?

C’est correct d’attendre, de s’impatienter et de s’ennuyer dans la vie. Il me semble qu’il y a d’autres solutions que de combler ces vides par la nourriture. Vous imaginez le topo à l’âge adulte?

Un livre, une bande dessinée, un petit jeu, des crayons pour dessiner… en voulez-vous plus?


Tomber dans les prunes

Comme tous les Québécois, je suis allée aux pommes, cet automne. Mais comme c’est une activité vraiment trop mainstream, j’ai innové.

Je suis allée aux pommes, aux prunes et aux poires!

Au Cap St-Ignace, sur le chemin Bellevue, communément appelé la route des pommes (par ma mère, du moins), j’ai découvert un verger super où l’on pouvait cueillir tous ces fruits pour faire changement : le Verger Guimond.

Où se trouve Cap St-Ignace? Près de Montmagny en allant vers le Bas-du-Fleuve, à environ une heure de Québec.

Bref, j’ai cueilli des poires et des prunes pour la première fois de ma vie et c’était génial. La fille à l’accueil était super et elle nous expliquait plein de trucs chouettes sur les fruits à cueillir.


Photo prise sur leur page facebook


Je sais que nous n’avons pas été corrects et que nous avons cueilli quelques prunes italiennes qui devaient rester dans l’arbre, ces fruits interdits… On s’en excuse encore… mais elles étaient bonnes!

Je vous conseille réellement ce verger avec vue sur le fleuve. Si vous vous y rendez, vous découvrirez un nouveau petit coin de pays chaleureux et vous ne resterez pas pris pendant des heures sur le pont de l’ile d’Orléans. En plus, les fruits sont beaucoup moins dispendieux!

Ça vaut la peine, des fois, de sortir du troupeau!




Et juste à côté, il y a un dépanneur où ils vendent 400 sortes de bonbons, juste comme ça.



Vous ne savez pas quoi faire avec toutes ses pommes récoltées?




Faites du beurre de pomme rapido!

Pelez et coupez environ 10 pommes.

Mettez-les dans un bol qui va au micro-ondes et recouvrez-les de 2/3 de tasse de sucre.

Cuisez au micro-ondes pendant 17 minutes et brassez à mi-cuisson.

À la fin, sortez le mélange du micro-ondes et ajoutez ½ tasse de beurre.

Passez au pied-mélangeur et vous avez du beurre de pommes sans trop d’efforts!



Pour d'autres Tofu en vrac, consultez notre rubrique! Bonne fin de semaine! :)


mercredi 3 octobre 2012

Bières et Jambon : L'été du bon goût


Voilà. L'été est derrière nous, c'est un fait, mais hier 2 octobre il a fait demi-tour tout spécialement pour ma journée de congé. Alors on s'est donné rendez-vous sur mon balcon, comme d'hab, j'ai fait jouer sur ma table tournante un disque après l'autre et j'ai pris place sur ma chaise désignée, bière à la main, saluant les voisins, tapant du pied au rythme de la musique - le bonheur total. 


Donc, je profite de l'occasion qui s'offre si gentiment à moi pour faire une petite rétrospective bière. Voici la régulière, le coup de circuit et la microbrasserie de l'été 2012.

La régulière

C'est la Griffon blonde de McAuslan. Elle a tout pour satisfaire quiconque quand le soleil plombe. Une belle petite amertume qui la distingue des autres blondes, un petit prix - 9,79 $ taxes incluses et une inspiration qui vient me chercher : brassée comme les bières des années 40 et 50, je pense aux bouteilles qui se vendaient 15 cents chacune, je pense à mon grand-père qui avait vingt ans à l'époque et qui allait en vider quelques unes après le travail pas loin de la traverse, à Lévis - je pense à Jack Kérouac et à son On the Road que je viens de lire pour la quatrième fois de ma vie mais pour la première fois en version originale - et je pense à Dean Moriarty, le héros intense de ce roman.



Bref, cette bière je vous l'offre, elle est typique et accessible à tous.

Le coup de circuit

Franchement, je n'attendais plus grand chose de Boréale. C'était devenu un choix au pire - quand l'offre du dépanneur de circonstance se limitait aux piètres Labatt et Molson de ce monde.

Mais là, BANG ! Par-dessus la clôture du champ centre, la IPA de Boréale vide les buts !

Bien équilibrée, houblonnée à souhait puis amère en finale comme ma langue sait apprécier. En plus, un prix qui la distingue des autres IPAs, habituellement pas données : 8,49 plus taxes.



Si vous ne l'avez pas encore essayé, demandez-vous : pourquoi pas ce soir ?

La micro de l'été

Comment mettre un petit village pittoresque des Cantons-de-l'Est sur la carte ? Y fonder une microbrasserie. C'est ce qui se passe à Dunham.

On retrouve les Dunham dans les dépanneurs spécialisés. Les brasseurs misent sur le contenu plutôt que sur le contenant, comme on peut le remarquer tout de go lorsque qu'on met la main sur la petite caisse beige et presque anonyme, si ce n'est d'une étiquette collée sur la boîte.

Et quel contenu ! Je ne suis jamais déçu. Ma préférée ? Ce judicieux métissage qu'est leur IPA belge.

À partager, en apéro, entre amis.


Bref. C'est tout pour Bières et Jambon.

Merci d'avoir été là !

Prost !

jeudi 27 septembre 2012

Pénurie de bacon



La nouvelle a fait le tour du monde rapidement : il y aura une pénurie de bacon en 2013. 





En fait, quand je dis « le tour du monde », je parle de celui des Occidentaux, évidemment. Ce ne sont pas les habitants d’un des 80 pays qui subiront une crise alimentaire au cours des prochaines années qui pleureront sur votre sort.  


Eux, les céréales, ils les mangent, ils ne les donnent pas à leurs animaux. En fait, plus simple encore : ils n’en ont plus et ils ne les mangent plus. 




Alors, semblerait-il que le prix du porc va augmenter au cours de la prochaine année passant d’environ 0,50 $ à 1 $ de plus le kilo. Pas le choix, les sécheresses ont fait grimper le prix des céréales et comme les animaux de ferme ne mangent que ça, il en coûte maintenant 180 $ pour élever un porc malgré le fait qu’il ne peut être vendu que 150 $ sur le marché. 


Ce n’est pas ce qui va aider les fermiers déjà surendettés à joindre les deux bouts.

Mais est-ce réellement à cause des sécheresses et des changements climatiques? 


On ne peut pas encore prouver de lien de cause à effet qui expliquerait tout, malheureusement. Mais d’autres pistes pourraient être considérées pour accuser cette hausse de prix des denrées de base comme la transformation des cultures alimentaires en cultures des agrocarburants ou… la spéculation financière!





En 2010, Nicolas Sarkozy dénonçait la spéculation financière comme facteur premier de l’augmentation des prix des cultures. À ce moment, le prix du blé avait d’ailleurs augmenté de 70 % entre mai et août.


Qu’est-ce que la spéculation financière en agriculture? 


En fait, le monde de l’agriculture a besoin d’investisseurs, car il y a beaucoup de risques dans ce domaine. Le producteur peut vendre à l’avance ses céréales à des intervenants financiers qui prennent une partie de ces risques. Ces derniers peuvent acheter un pourcentage des stocks et les revendre quand ils le veulent, à qui ils le veulent et de la façon la plus rentable pour eux.


Évidemment, cette prise en charge de risques doit être récompensée par des bénéfices, comme dans ce populaire exemple : 


« En 2010, le fondateur du fonds spéculatif Armajaro avait acheté près de 240 100 tonnes de cacao sur le marché du NYSE Liffe, soit 15 % des stocks mondiaux – une opération d'accaparement légale, connue sous le nom de "corner". Résultat : les cours du cacao grimpaient à des niveaux records jamais vus depuis 1977. D'après Jeune Afrique, quelques années auparavant, une opération similaire sur du cacao avait rapporté au fond quelque 60 millions de dollars de bénéfices. »  (Le Monde, 2012)







Alors se pourrait-il que la spéculation financière en agriculture occasionne la hausse exagérée des prix des céréales que les consommateurs finiront par payer? 


En ce moment, le monde de la finance n’a jamais autant investi en agriculture

« Olivier de Schutter explique que les investisseurs financiers ont accouru sur ce marché quand d'autres déclinaient"Celui d'Internet a disparu à la fin de l'année 2001, celui des actions peu après, et le marché immobilier américain en août 2007. A mesure que chaque bulle éclatait, les grands investisseurs institutionnels migraient vers un autre marché habituellement considéré, à chaque fois, comme plus stable que le précédent." Bref, pour le rapporteur de l'ONU, les matières premières agricoles sont comparables à "d'autres valeurs refuges, comme l'or”. » (Le Monde, 2012)





Votre bacon vous coûtera plus cher en 2013. Votre jambon aussi, par le fait même. Puis, votre filet mignon, votre bœuf haché, vos poitrines de poulet et vos grosses dindes Butterball.


Pendant ce temps, des pays vivront leurs plus grandes crises alimentaires.

Et le marché financier n’est régi par aucune loi concernant les investissements en agriculture.


Je le rappelle, aucune étude ne réussit à démontrer le lien de cause à effet entre la flambée du prix des céréales et la spéculation financière, mais si toutefois il y avait un lien, ce lien qui vous ferait payer plus cher pour vos produits de base et qui provoquerait des famines afin d’enrichir davantage le marché financier…

On ne peut pas résumer la situation actuelle dans le monde agricole à la spéculation financière, mais on ne doit pas non plus en négliger son importance.

Et comme il est mentionné dans cette vidéo : « Le blé ne peut pas devenir un produit de luxe. »



Sources







mercredi 26 septembre 2012

Des rats et des cobayes


Ça s'est passé secrètement dans un laboratoire au cours des deux dernières années. 

Des chercheurs, pilotés par le généticien Gilles-Éric Séralini, ont étudié les effets du maïs OGM MON 810 de Monsanto sur des rats. Une première. Habituellement, les recherches qui contentent les gouvernements s'établissent sur 90 jours.

Donc, une étude indépendante effectuée dans des conditions peu familières ; des courriels cryptés afin d'éviter les pirates professionnels ; des noms de code pour désigner les chercheurs ; une fausse étude parallèle pour justifier les déplacements et pour déjouer les espions des multinationales.



Bref, ces gens-là jouaient gros et ils le savaient. Et les résultats, publiés dans la revue scientifique Food and Chemical Toxicology et rapportés par Le Nouvel Observateur ainsi que par Le Devoir (jeudi 20 septembre 2012), ont eu l'effet d'une bombe dans le monde des biotechnologies.

***

Séralini : « On observe par exemple de deux à trois fois plus de mortalité chez les femelles traitées. Il y a de deux à trois fois plus de tumeurs chez les rats des deux sexes. »

De plus, après 23 mois, on a observé que « de 50 à 80 % des femelles nourries avec des OGM affichaient des maladies graves, cancers et malformations ».



Le livre qui raconte l'expérience de l'équipe de Séralini sort en librairie aujourd'hui. 

Son titre : Tous cobayes (Flammarion)




La sortie d'un film sur l'essentiel de l'étude est prévue pour la mi-octobre.



***

- Un portrait de Gilles-Éric Séralini ici.

- L'article du Nouvel Observateur, ici.

- Et la bande-annonce du film...




Hum...

Ça risque de frapper fort...





jeudi 20 septembre 2012

J'ai écouté la radio de Québec



J’ai écouté la radio de Québec.



Pas celle où les filles parlent avec un drôle d’accent en répétant des « à cause que » et où les gars s’insurgent en prenant de longues pauses sur des sujets comme les stationnements non adaptés pour les pick-up ou la prolifération dangereuse des cyclistes dans la ville, non, l’autre.

Bon, ils font peut-être ça eux autres aussi, je ne sais pas, je ne les écoute jamais.

Mais là, j’étais en voiture et j’ai entendu un petit monsieur s’exprimer sur la santé et l’éducation : Pierre Lavoie. Pour ceux qui ont des enfants ou pour ceux qui sont férus de jogging, vous avez sans doute déjà entendu parler de lui.

Bon, il ne fait pas de jogging là-dessus, mais vous comprenez...


Triathlonien, conférencier, initiateur du Grand défi Pierre Lavoie, ce dernier travaille fort pour éduquer les nouvelles générations en ce qui concerne l’importance des habitudes de vie sur la santé.

Vous pouvez écouter son entrevue à l’émission de Gilles Parent en cliquant sur ce lien. Sinon, voici un petit résumé de ce que j’y ai retenu.

Pour lui, ce qui est primordial, c’est l’éducation. Et malheureusement, l’éducation n’est une priorité pour personne. La priorité, c’est la santé.

Bizarre que ce soit l'image qui nous vient en-tête quand on parle de santé...

Mais il y a un non-sens à investir de plus en plus en santé et de moins en moins en éducation.

En ce moment, 46 % de nos impôts sont injectés dans le système de la santé. On investit 2,3 milliards de dollars dans la construction de deux gros hôpitaux à Montréal. On donne 800 millions pour l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Tout le monde trouve cela normal et pourtant…

80 % des hospitalisations sont dues à nos mauvaises habitudes de vie : hypertension, diabète de type II, cancers (un sur deux). 80 % des hospitalisations pourraient être évitées si les gens étaient éduqués et s’ils changeaient leurs habitudes de vie. 80 %!!! Vous vous rendez compte?




Un mode de vie sain, ce n’est pas très compliqué : bouger 300 minutes par semaine, ne pas fumer et bien s’alimenter. Et combien de Québécois adoptent ce mode de vie?

Seulement un maigre 12 %.

L’espérance de vie augmente d’un an tous les cinq ans, ce qui n’est vraiment pas une bonne chose. 

Pourquoi?

Actuellement, les hommes vivent en moyenne 79 ans et les femmes 83 ans. On pourrait se réjouir de ces données, mais il y en a une autre qui chamboule tout : l’espérance de qualité de vie.




Celle-ci est beaucoup moins élevée avec 64 ans en moyenne. Ce qui veut dire qu’entre 64 ans et 83 ans, c’est le système de santé qui paie pour tous ces gens qui n’ont pas de saines habitudes de vie, c’est-à-dire, vous.





Pierre Lavoie garde espoir. Il est persuadé que les nouvelles générations qui poussent changeront la donne. Selon lui, depuis plusieurs années, les enseignants font un travail remarquable d’éducation et de conscientisation auprès des jeunes, même avec de minuscules moyens.

Et les entreprises n’auront pas le choix d’emboiter le pas, car étant donné qu’on prendra notre retraite de plus en plus tard et qu’on travaillera ainsi plus longtemps, les assurances collectives coûteront une fortune pour celles-ci qui n’auront plus les moyens de les payer.




Je termine avec ceci. Pierre Lavoie dit que dans chaque modèle de société, lorsque l’on veut changer des habitudes, on doit arriver à un point de rupture. Ce point de rupture se situe à 25 %. Lorsque 25 % d’une population change, le reste de la population se met en branle.

Au Québec, 12 % de la population a décidé de changer et d’investir dans sa santé. Il ne reste pas beaucoup de chemin à faire, mais il en reste.

Tout passe par l’éducation. À l’école, certes, mais aussi à la maison quand vous vous renseignez sur l’alimentation, quand vous essayez de nouvelles recettes et quand vous sortez jouer dehors avec vos enfants après le souper au lieu de vous écraser devant la télé.

Il faut prendre un virage, maintenant.

Si Pierre Lavoie passe dans votre coin, ne le ratez pas. Vous ne serez pas toujours aussi chanceux que moi en écoutant la radio de Québec.



mercredi 19 septembre 2012

Mon lunch : La recette de Monsieur


Bon, ça y est. 

Pour souligner la journée nationale Moi, j'fais mon lunch, j'y vais d'une petite recette bien sympathique, chipée à je ne sais plus qui, mais adaptée à mes goûts. Presque mienne, donc.

Et je suis bien content qu'elle fasse partie de mon modeste arsenal, puisqu'elle est bonne, pratique et peu coûteuse.

Sans plus tarder, voici les ingrédients qui seront nécessaires pour la créer.

  • 450 g de penne rigate
  • 450 g de tofu aux légumes
  • 500 ml de bouillon de légumes
  • 341 g de maïs en grains
  • 160 g d'olives noires
  • 180 g de tapenade d'olives
  • 2 belles grosses tomates
  • 1 oignon rouge
***
Tout d'abord, couper en cubes le tofu, en morceaux les tomates et émincer l'oignon. Pleurer un coup et se dire que ce n'est pas grave, elle va revenir.
Faire prendre un bain aux cubes de tofu dans le bouillon - ils en piaffent d'impatience, de toute façon. Les retirer même s'ils rechignent, lorsqu'ils sont tendres et goûteux. Disposer du bouillon dans une tasse et en boire pendant la préparation. Ça permet un temps de laisser la bouteille de bière de côté - oui, je sais, elle n'est pas dans la liste celle-là, mais comme il est agréable de boire en cuisinant !
La recette de Monsieur est une présentation de...
On s'entend qu'il faut faire cuire les pâtes et on ne s'éternisera pas sur ce détail technique.
Faire suer l'oignon émincé dans l'huile ou dans le beurre. Faire suer les voisins en faisant jouer la musique dans le tapis et en chantant par-dessus. Prendre une gorgée de bière entre chaque chanson.
Envoyer valser l'oignon, le tofu, le maïs, les olives et les tomates dans les pâtes - dans l'ordre, s'il vous plaît. 
Mélanger le tout. 
Sortir tambours et trompettes et ajouter la tapenade d'olives - j'adore ce mot. Prononcer le mot tapenade dans tous les accents que vous connaissez pendant que vous la versez dans la mixture. 
Tapenade, à la française. Tapenade (accent british)...vous me suivez ?
Oh oui, comme il sonne, ce mot-là !

Brasser le tout à feu doux pendant deux à trois minutes.
Lever un verre en mon honneur avant votre première bouchée.
Cela donne six généreuses portions. Ça coûte 18 $ environ. Faites le calcul. À trois piasses le lunch, dans tes dents le repas sur le pouce !
***
Il faut bien trouver un nom à cette recette. J'ai pensé à l'Orgie méditéranéenne. Qu'en dites-vous ? C'est un peu pompeux, mais c'est vendeur. Comme dans ce dialogue...
- Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?
- De l'Orgie méditéranéenne.
- Nice !

***

Justement, je m'en réchauffe tranquillement une bonne assiette.

Passez une très belle journée !


jeudi 13 septembre 2012

De la musique ou des casseroles?



Vous connaissez Pitchfork?



Musicalement parlant, je vous le souhaite. Depuis 1995, ce site américain publie des critiques sur la musique indépendante provenant des quatre coins de la terre. Il possède une influence considérable dans le milieu et il a servi de tremplin à beaucoup de chanteurs et de groupes que j’adore tels que The Arcade fire, Clap your hands say yeah, Surfjan Stevens ou encore, Ariel Pink's Haunted Graffiti.

Si vous voulez être au courant des nouveautés, le nouvel album de Bob Dylan ou celui du groupe londonien The XX, par exemple, c’est LE site qu’il vous faut.

Mais où je veux en venir avec tout ça? C’est pas un site de bouffe ici?

Comme d’habitude, je ne m’en vais pas bien loin avec tout ça. Je m’en vais sur… Punchfork!



Punchfork, c’est ma petite trouvaille des derniers mois en matière d’alimentation. Ce site regorge de recettes à l’infini.

Les photos sont belles et alléchantes, on peut trouver des recettes par mots-clés dans la petite barre de recherche, il est possible de classer les photos par critères spécifiques comme son régime ou les nouveautés. Bref, c’est le Pitchfork des cuisines!

On peut s’inscrire pour partager, mais ce n’est pas nécessaire, surtout quand on est égoïste et voyeuse comme moi. Il suffit de cliquer sur la photo et dans la fiche de la recette, de cliquer sur Preparation, ce qui nous amène automatiquement sur le site d’où provient le petit chef-d’œuvre culinaire.

En terminant, des petites trouvailles qui font saliver!







mercredi 12 septembre 2012

Ouais ! On fait notre lunch !


Selon les caisses Desjardins, faire son lunch, c'est économiser 35% dans ses dépenses alimentaires au bout du compte. Une belle marge de manoeuvre qu'on peut dépenser ailleurs, ou tout simplement s'offrir plus souvent des sorties exploratrices dans les restos.

Faire son lunch, c'est aussi affirmer son autonomie culinaire. C'est apprendre de nouvelles recettes, faire ses propres recherches et développements, devenir meilleur et inspirer, sans parfois s'en rendre compte, autour de soi.

Il y a quelques années, je n'aurais pas pu en dire autant. J'étais nul. Vraiment nul. Plus nul que ça, ouais ! Un adepte des produits congelés, des mets préparés, des conserves et de la junk food.

Le seul chef que je connaissais, c'était un dénommé Boyardee...



Heureusement, toutes ces femmes de ma vie - ainsi que quelques hommes par la suite - m'ont influencé. Je me suis émancipé !

***

Le 24 septembre prochain, c'est la journée nationale Moi, je fais mon lunch !



Ce n'est pas banal. C'est une initiative de la Tablée des Chefs, présentée par Desjardins et parrainée par nul autre que Ricardooooooo - je multiplie les «o» pour faire plaisir au Dre Tofu !

Les objectifs de la campagne de sensibilisation sont de valoriser le temps consacré en cuisine - et tout le plaisir qui peut l'accompagner - ainsi que de développer l'autonomie alimentaire.



Il y a quelques façons d'y participer. Vous pouvez vous inscrire entre collègues de travail - vous avez encore deux jours pour le faire - ou tout simplement acheter, pour la modique somme de trois dollars, le sac à lunch, disponible chez les partenaires.

Vous pouvez accèder sur le site de l'événement en cliquant sur le lien plus haut.

Les profits amassés iront à la formation culinaire des jeunes défavorisés. Présentement, c'est 1000 jeunes au Québec qui bénéficient de ce programme de la Tablée des Chefs.

Mais qu'est-ce que la Tablée des Chefs ?




La réponse ici - version brève - et ici - version officielle.

***

C'était la rentrée automnale de Monsieur Jambon.

Merci d'être au rendez-vous !