samedi 12 novembre 2011

Je ne bois pas d'eau



Et une mauvaise langue pourrait dire : « Mais tu bois bien de la bière. N’est-ce pas toi que j’ai vu, pas plus tard que la semaine passée, boire à même le baril ? » Ce n’est pas vrai. Ce n’était pas moi. La preuve : je ne suis plus capable de faire ça.

La vérité – et le sujet de cet article – est que je n’achète pas d’eau. En fait, il suffit d’en acheter une fois et de se servir de la même bouteille tous les jours suivants, en la remplissant au robinet et en la disposant dans le frigo.

Une bouteille d’eau (500 ml) se vend entre un et trois dollars. La plus chère, elle est importée et provient des Alpes. Absurde, l’importation de l’eau, lorsque l’on vit au Québec – ou ailleurs en Occident. Et ne me dites pas qu’elle est meilleure. C’est bien beau boire avec le petit doigt levé, mais on ne parle pas ici d’une dégustation de grands crus.

***

J’en profite pour souligner une initiative très intéressante provenant du groupe Univert Laval, de l’université du même nom, qui a remporté un prix de 4000 $ au gala Forces AVENIR le mois dernier, dans la catégorie Environnement. Le groupe s’insurge contre la vente de bouteilles d’eau sur le campus. Chaque semaine, 3000 bouteilles sont vendues là-bas, dont à peine la moitié sont recyclées. Beau gaspillage.

Univert Laval vise l’interdiction de la vente sur le campus. Les universités Bishop’s et de Sherbrooke ont déjà emboîté le pas. Mais le vice-recteur de Laval préfère la sensibilisation : « Si les gens n’achètent pas de bouteilles d’eau en plastique ici et qu’après ça, ils s’en vont chez eux le soir et qu’ils en achètent, l’Université n’aura pas rempli son rôle. »

Comme la sensibilisation peut être un joli paravent quand on est lié par contrat avec une grosse compagnie de boissons gazeuses !

Ceci dit, l’Université veut quand même mettre en valeur ses fontaines d’eau et prévoit lancer cet hiver une campagne pour inciter la communauté universitaire à boire de l’eau de la Ville et la décourager d’acheter des bouteilles d’eau.

De son côté, Univert Laval ne fait pas du surplace en attendant l’interdiction, en faisant la promotion des gourdes d’eau, en vente dans plusieurs petits cafés éparpillés dans les différents pavillons. 

(Source : Le Soleil, 7 novembre 2011)


Les commentaires de l'eau...


 ***

Jean-Simon Gagné est le meilleur chroniqueur à Québec. Sa plume est rythmée et vivante. Haie d'honneur si je le croise dans la rue...

Dans sa page de l'édition du samedi du Soleil, il nous rapporte qu'une municipalité allemande prétend économiser 1400 $ par mois en faisant jouer en boucle La flûte enchantée de Mozart dans sa station d'épuration. Paraît-il que la musique stimule les bactéries, qui absorbent une plus grande quantité d'eaux usées...

vendredi 11 novembre 2011

Tout ça pour ça



- Ce n’est pas du sérieux ça. Tu parles d’une source, mon vieux ! Qu’est-ce qui ne va pas ? Ton café n’était pas assez corsé ce matin ? Tu n’as pas honte ?

Désolé. Je ne voulais pas en arriver là. Je ne sais pas comment dire. En fait, je sais trop bien.

Il n’y avait pas de clients dans la boîte. J’avais lu les autres quotidiens. Mes yeux réclamaient des mots. C’était insoutenable. Où que je sois, ils cherchent de quoi lire, n’importe quoi, des insignifiances comme des dites pertinences, il faut que je lise, point.

Je me suis approché. Je n’osais pas trop. Je te jure que ce n’est pas la Une qui m’a joué ce vilain tour. Habituellement, à celle-ci, je réponds par un « Bof ». Ou par « Tiens, encore Labeaume ! »

Bref, j’ai pris et ouvert le Journal de Québec. Et je ne portais même pas de gants.

Pire, je me suis mis à tourner les pages. Encore pire, je me suis arrêté à la chronique du toujours gentil Jean-Marc Léger…

- Tu ne vas pas nous parler des résultats d’un sondage ?

Si.

- Désolé, mon pote. Mais j’ai un sanglier sur le feu…

***

Bon, je me lance. Une fois n’est pas coutume. Soyons clairs. Je me fous des sondages. Il y en a trop. Et j’ai déjà été sondeur téléphonique. C’est chiant.

Mais celui-là est à propos des tendances des Québécois – oui, ces gens-là. Ces distincts-là. Ces nombrils-là. Ces cocus contents. Et j’en suis.

Suffit. Je me fous des tendances aussi. Je marche dans la rue et j’entends les gens penser : 

« Cet hurluberlu a découvert comment voyager dans le temps. Il nous vient des années 90. Fichons le camp ! »

Alors, ces tendances…Qu’est-ce qui est IN, qu’est-ce qui est OUT ? Le sport favori des Québécois (dixit RBO), cuisiner sur le BBQ, est l’un et l’autre, par exemple.

Mais ce qui justifie tous les paragraphes ci-dessus, c’est que manger et boire mieux, ainsi que manger végétarien, c’est IN. Enfin, je ne sais pas pour vous, par contre pour moi, c’est la consécration. De par ce blogue, je suis IN. Et je veux mon t-shirt personnel, avec imprimé à l’avant « Gros Jambon » et à l’arrière « Je suis IN ».

On se laisse sur ces sages paroles de Jean-Marc « Joie de Vivre » Léger : « Les gens mangent plus végétarien, boivent davantage de vin et cultivent davantage leurs légumes. Trois tendances qui changent le contenu de nos assiettes et de nos verres. Manger est un plaisir pour les francophones alors qu’il est davantage une nécessité pour les anglophones. »

Ah, les maudits Anglais !

(Source : Le Journal du Peuple)

jeudi 10 novembre 2011

Chez Victor


Voici mon premier gibier tel que promis la semaine dernière… Chez Victor!


Chez Victor, rue St-Jean

Pour les gens de Québec, ce restaurant spécialisé dans les burgers gourmets n’a plus besoin de présentation. Tout le monde s’entend pour dire qu’il s’agit de l’un des meilleurs endroits du genre mariant à la fois une offre généreuse dans les assiettes et des frites plus que savoureuses. En fait, il y a un truc sur lequel les gens de Québec ne s’entendent pas : leur restaurant Chez Victor préféré. Parce que maintenant, on compte huit franchises, dont une sur la rive-sud. Chaque endroit a son ambiance, ses habitués et son menu qui diffèrent d’un endroit à l’autre.


Chez Victor, rue St-Paul, Beauport

Pour les carnivores on retrouvera des burgers de bœuf, de poulet, de porc, de sanglier, de cerf, de saumon, etc. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est l’offre alternative. Tu ne veux pas manger de viande? Chez Victor offre des burgers végés plus qu’intéressants :

  • le millet (millet, cheddar fort, ketchup aux fruits maison, laitue, mayo, moutarde forte)
  • le céréale (céréale, mozzarella, champignons, oignons sautés, tomates, laitue, cornichons, mayo, moutarde forte)
  • le noix et épinards (épinards et noix du Brésil, mozzarella, sauce tomate, tomates, laitue, mayo, moutarde forte)
  • le maghrébin (légumineuses, cheddar fort, dattes à l’orange, tomates, laitue, mayo Chermoula, moutarde forte)
  • le tofu (tofu, mozzarella, champignons et oignons sautés, tomates, laitue, cornichons, mayo et moutarde forte)


Chez Victor, chemin Ste-Foy

Bon, la gourmande en moi les a tous essayés et…

Mon classique : le tofu. Essayez-le et vous ne direz plus jamais que le tofu ne goûte rien.

Ma découverte : le maghrébin. Un burger aux notes douces et sucrées.

Le préféré du mâle viril : le noix et épinards. Tendre, mais croquant sous la dent, pas pour les moumounes!

Allez-y, osez et régalez-vous! Vous m’en donnerez des nouvelles! Et n’oubliez pas les frites… mmm… avec de la mayo au cari… mmm…

Chez Victor Burger Gourmet
Choix végé : 4,5/5 Quelques burgers végés se transforment aussi en sandwich et il y en a même un au végé-pâté.
Prix : abordable, environ 13$ le burger végé en assiette
Petit plus: Ils ont une nouvelle bière québécoise Pale Ale brassée exclusivement pour eux par la Barberie. De plus, une attention particulière est portée sur les produits locaux : les produits québécois sont en vedettes! 


mercredi 9 novembre 2011

Une petite visite à la banque...alimentaire



Bombardement de chiffres et de pourcentages aujourd’hui. Un petit tour chez les banques alimentaires, dont la pertinence en ces temps de récession n’est pas à dédaigner.

Apparues dans les années 80, elles ne devaient qu’être des mesures d’urgence pour aider les gens qui perdaient leurs emplois dans les usines et dans le milieu forestier. Trente ans plus tard, elles ont aidé 850 000 Canadiens, juste en mars dernier.

Voici donc un portrait d’ensemble - sur un mois – des banques alimentaires canadiennes.

Sur ce 850 000, 11 % des répondants disaient utiliser une banque alimentaire pour une première fois. 40 % de ces personnes vivaient seules et 38% avaient moins de 18 ans.

Quelles sont leurs sources de revenus ? 52% vivent de l’assistance sociale, 18 % ont un emploi, 13% reçoivent une indemnité pour un handicap, 7% ont une pension, 5% n’ont aucun revenu et 2% sont des étudiants.

Où vivent-ils ? 63% sont des locataires, 22% vivent dans des logements sociaux, 3% chez la famille ou les amis, 0.7% dans la rue et – tenez-vous bien – 7% sont propriétaires d’une maison.
Ce dernier chiffre brise un de mes préjugés – je m’en fabrique comme ça des fois juste pour les fracasser – ou juste pour dire une grossièreté, lancée au hasard – et vlan ! – pour faire réagir, pour décontenancer. Bref – je tire.

Moi qui croyait qu’être propriétaire d’une piaule, c’était atteindre le haut du pavé, devenir quelqu’un, peut-être même avoir un chef personnel dans sa cuisine toute chromée. Je ne me doutais pas que ce chef pouvait être en l’occurrence ce sympathique et brave Boyardee…

Au Québec, c’est environ 156 000 individus qui bénéficient des banques alimentaires, dont 37% sont des enfants. À noter l’augmentation de 22% par rapport à 2008 – moyenne canadienne (26%).

Puisqu’il y a corrélation entre l’augmentation du taux de chômage et la demande envers les banques alimentaires, celles-ci peinent à suivre le rythme. Elles donnent de moins en moins de nourriture par personne. Une sur trois n’aura pas assez de nourriture cette année. Près de 30%  n’ont déjà plus de nourriture.

Quelques solutions ? Dans le haut de la liste, des logements plus abordables – dont la location dévore plus de la moitié des budgets concernés. Aussi, une mise-à-jour de l’assurance-emploi et de l’assistance sociale, basée sur la fluidité du marché du travail actuel.

Sinon ? Il ne faudrait pas s’étonner de voir bondir les coûts du système de santé et des services sociaux.

(Source : The Globe and Mail, mardi 1er novembre 2011)

mardi 8 novembre 2011

C’est beau, la jeunesse


Ils n’ont pas tout à fait vingt ans. Ils sont invincibles – ou du moins, ils le croient.

Ils n’ont pas beaucoup de frics. Mais ils veulent faire la fête. Ils ne mangeront pas – ou à peine – durant la journée. Et ce soir, vous les verrez sur les pistes de danse, verre à la main, ou trinquant au bar.

Selon une étude de l’Université du Missouri, un étudiant sur six – des femmes, en majorité - se priverait de nourriture toute la journée pour mieux se péter la gueule le soir. On appelle ce phénomène – plus répandu dans les pays anglo-saxons et scandinaves – « alcorexie ». Le terme est peut-être un peu fort.

L’intention derrière cela serait de limiter les calories ingérées avant une brosse, pour ressentir les effets de l’alcool plus rapidement et sauver de l’argent.

Sylvia Kairouz, professeure à l’Université de Concordia : « L’idée de couper judicieusement des calories, en favorisant une alimentation équilibrée, lorsqu’on veut boire quelques consommations d’alcool le soir n’est pas mauvaise. On l’a tous déjà fait. Le problème est dans l’excès. »

Le hic, il est justement là. Quand l’alcool commence à nous monter à la tête, ce n’est pas là que l’on va se dire d’arrêter. Il n’y a plus de ligne frontière. On continue. Il faut bien connaître ses limites, soit. Mais que retient-on de nos apprentissages le ventre vide ?

Ah oui. Ces longues minutes passées à genoux devant le bol de la toilette. Ces journées interminables avec un mal de bloc qui ne veut pas s’en aller. Et ces bribes de la veille qui nous reviennent une à une…

***

Dans ce comportement, il y a, croit-on, le facteur du bien paraître, qui prend le dessus. Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool : « Dans ce milieu, c’est socialement acceptable d’être saoul, mais ce n’est pas socialement acceptable d’être gros. Le culte du corps est omniprésent ».

Il ajoute : « S’il y a une chose qui est saine en matière de consommation d’alcool, c’est précisément de mélanger alcool et nourriture. C’est le modèle de consommation le plus sain et le plus agréable qui soit. »

Ils seront moins invincibles un jour. Ils comprendront. Et comme cet oldtimer de Jambon, ils sauront qu’il vaut mieux se faire un fond de qualité, avant d’arroser tout ça…

(Source : Sophie Allard, La Presse, jeudi 3 novembre 2011)



Et une bonne toune de Plume pour nous mettre d'entrain ! Tournée générale !





lundi 7 novembre 2011

Les végétariens célèbres


Monsieur Jambon nous faisait jouer, samedi dernier, une chanson d’un végétarien célèbre : Paul McCartney. Cela m’a fait penser à toutes ces listes de personnalités végétariennes que l’on retrouve sur Internet. D’habitude, je trouve cela un peu ennuyant, car j’ai l’impression que c’est vraiment n’importe quoi. On trouve les mêmes listes pour toutes les causes : les gauchers célèbres, les gais célèbres, les dyslexiques célèbres… D’ailleurs, fait étonnant, Einstein se retrouve sur presque toutes les listes… On me dirait demain que son nom fait partie de la liste des présidents américains noirs célèbres que je ne sourcillerais même pas. Einstein, c’est une valeur ajoutée à toutes les sauces et bon, il parait qu’il aurait été végétarien… Mais Hitler aussi, hein, et ça, on ne le mentionne drôlement pas souvent sur les listes…

Peu importe, j’ai quand même bien rigolé quand j’ai fait cette découverte…







Monsieur Hoggett ne mange pas de viande!!! Eh oui, depuis que James Cromwell a tourné Babe en 1995 (film que j’ai vu 365 884 fois, enfant oblige), il a décidé de tourner le dos aux rôtis de porc frais et aux tranches de bacon qui chantent dans la poêle à frire du matin. Moi qui ai toujours cru que Monsieur Hoggett mangeait des sandwichs au jambon entre deux prises, me voilà rassurée! 






dimanche 6 novembre 2011

Une barre et il se tait pendant cinq heures



Il, c’est mon bide, ou celui que j’appelle tendrement ma trentaine. C’est comme un petit animal domestique intégré. Il a besoin d’attention et d’affection. Constamment. Alors, j’enfile repas sur collations et je distribue les caresses. Et voilà, il est content.

La barre, elle, est dite nutritive. Elle n’est pas haute. Mais elle peut donner un coup au bide. Et comme il est inscrit sur son emballage, elle peut taire celui-ci pendant cinq heures.

Eureka ! J’ai crié. Quand manger est une perte de temps – et d’argent – pour une entreprise, une barre nutritive consommée en une minute et vas-y mon pote tu es bon pour cinq heures à bosser, sans entendre les gargouillis de Sieur le Ventre, ce jamais comblé !

En quelques clics, j’ai parcouru le site de la compagnie. C’était trop beau. Ce qu’elles peuvent vouloir nous en faire avaler, ces marques de commerce. À chacune, ses couleuvres.

***

Quoi de mieux que de consulter une professionnelle en nutrition et indépendante – c’est le mot-clé – pour en savoir davantage sur les barres nutritives ou les substituts de repas. Je suis tombé sur ce blogue.

Je vous invite à aller y faire un tour avant de lire la suite.

Grosso modo, ce sont des « aliments dénaturés » qui n’ont rien à voir avec tous les plaisirs qui doivent accompagner l’acte de manger. C’est de quoi nourrir des automates.

Je sais. Le système voudrait bien que l’on soit des robots, des consommateurs à la chaîne. Toujours à l’heure. Pile poil.

Mais notre bide a horreur du vide et de la monotonie.

Votre bedaine vous parle. Écoutez-la.

samedi 5 novembre 2011

Maman Terre et toutes ces bouches à nourrir



Ah ! La Mère ! Elle est étourdissante. Elle est ronde. Elle est forte. En plus de toutes ces autres espèces réduites trop souvent à des rôles de figurants, pour ne pas dire pâtures, elle a maintenant sept milliards de bouches à nourrir. C’est fascinant. Ça vient au monde et ça crie : « J’ai faim ! »

Sept milliards et ça continue. Ça crève déjà de faim un peu partout, même chez nous, dans notre supposé confort climatisé. D’ici 2050, ajoutez deux milliards de bouches de plus. Dans des villes, tous entassés les uns sur les autres. L’ONU projette qu’il faudra augmenter notre production alimentaire de 70 % d’ici là pour éviter le pire.

Éviter le pire…L’humanité en arrive toujours là, avant de le franchir de quelques bonnes enjambées. C’est dans le chaos qu’on finit enfin par se demander :

« Qu’avons-nous fait ? »

***

C’est facile de dire : « Mais qu’ILS arrêtent donc de se reproduire, ces gueux ! »

Plus difficile d’assumer ses responsabilités de bouches pleines. De se regarder dans le miroir et de constater les dommages collatéraux que nous engendrons avec notre consommation effrénée.

Qui sait, ce ne sera peut-être pas si mal de ne pas avoir le même niveau de vie que nos parents. Ça peut faire réfléchir. Et remettre les priorités à la bonne place.

En ce qui nous concerne, les défis semblent insurmontables. Mais un peu moins si chacun fait sa part. L’effort n’est plus suffisant. C’est le résultat qui comptera.

Et si penser, parler et agir la bouche pleine, c’était la politesse, maintenant ?


Mother Nature's Son, petite chanson sympathique des Beatles, une composition de Paul McCartney, un célèbre végétarien.

vendredi 4 novembre 2011

Trop paresseux pour être bio



Vous savez, la recherche d’une carrière où m’exploiter à outrance - en conservant toutes redevances - est une constante chez moi. Qui sait – je me suis toujours dis - à force de creuser, je tomberai peut-être sur un quoi-qui-brille et au sortir de ma fosse le soleil réfléchira enfin sur moi.

Hier, ma pelle a fait toc. Elle a donné contre le New York Times. Il était temps.

Je serai éco-concierge. J’aurai ma petite entreprise. Je me dévouerai pour ces personnes trop occupées à accumuler de la richesse pour penser à ces petits gestes quotidiens qui peuvent rendre ce monde plus vert. J’irai auprès d’eux et ils me confieront leur conscience tranquille.

J’offrirai différents services. Leurs vieux morceaux de linges chics deviendront des sacs d’épicerie. Leurs restants de table, je les distribuerai aux indignés. J’irai dans leurs cuisines et les ferai manger bio. Je m’occuperai de leurs animaux, qui, sous mon emprise, deviendront végétariens. Et pour les divertir, je fabriquerai des jouets faits d’objets recyclés.

Ils pourront devenir mes compagnons – les chiens, les chats, comme les personnes – pour 175 $ par mois ou 3 500 $ par année. Je leur proposerai même un service à la carte, de 25 à 50 $ de l’heure.
 
Ils diront à leurs voisins : « Tu le fais ? Alors, moi aussi. » Et main dans la main, au sein d'une magnifique ribambelle, nous tournerons autour de cette planète, convaincus que nous sommes le changement.

***

Surréaliste ? Pas du tout. Ce type de services est en vogue aux États-Unis depuis un peu plus d’un an. Ces petites entreprises se multiplient. Suffit de s’inquiéter un tantinet du sort du monde et d’avoir les poches pleines. Toujours le vieux réflexe : allonger le fric, fuir les responsabilités.


« C’est leur staff qui change, pas eux ».

jeudi 3 novembre 2011

Mon top 10




Devenir une minorité visible comme moi, c’est s’exposer à des tas de conneries. Mais comme je suis parfois un peu conne aussi, ça me fait rire. Alors si un jour vous décidez d’arrêter de bouffer des cadavres (Haha, c’est une petite blague!), je vous conseille de vous trouver de bonnes réponses aux numéros suivants qui font partie de mon Top 10 des meilleurs commentaires sur le végétarisme!






1-      T’as l’air fatigué… Tu devrais manger un bon steak, ça te remonterait le moral! (Me coucher tôt et ne pas boire d’alcool, ça aiderait aussi.)

2-      Ça l’air cool être végétarien, mais moi, j’aime pas ça le tofu, ça goûte rien! (Dommage, moi j’en mange au déjeuner, à ma pause du matin, au dîner, à ma pause d’après-midi, au souper, en soirée en regardant la télévision et même dans mon lit avant de m’endormir.)


3-      Ça te manque pas un bon gros steak su’l charcoal? (Énormément, mais la secte du végétarisme m’oblige à ne pas en manger…)

4-      Moi aussi, je suis presque végé parce que j’mange pas d’animaux, seulement du poulet. (C’est le Colonel qui doit être content!)


5-      Tu les trouves où tes protéines? (Nulle part, je n’ai jamais été très bonne à la cachette.)

6-      Non, apporte rien pour souper, il doit ben rester un peu de gazon dans cour! (Haha! C’est la première fois qu’on me la fait celle-là!)


7-      T’es végé, mais tu dois ben manger du poisson? Non? Même pas des fruits de mer? Du homard? Même pas des crevettes? (Je ne mange pas vraiment de cantaloup non plus.)

8-      Ton fils est végétarien lui aussi? (Non, depuis qu’il a deux ans, il se cuisine lui-même ses propres steaks. Des fois, il lui arrive même d’appeler ses amis pour dépecer des poulets en écoutant du Lady Gaga.)


9-      Tsé, ton fils, il n’a pas décidé lui d’être végétarien. Vous lui avez imposé votre choix! (Et ça n’a pas été facile ce soir-là, il pleurait tellement le pauvre. En plus, on lui  a imposé plein d’autres choses comme aller à l’école, respecter les autres, aider sa famille, ne pas regarder Occupation Double…)

Et ma préférée…

10-   Comme ça, tu manges juste des graines?  




mercredi 2 novembre 2011

Des oeufs...pour faire changement !


Il suffit parfois de s’intéresser un peu à un sujet et l’information à propos de celui-ci nous court pratiquement après. Je suis tombé sur ce papier de Violaine Ballivy, dans La Presse. En résumé, voici quelques lignes sur les œufs de différentes volailles disponibles au Québec.

La poule : 90 millions de douzaines d’œufs consommées par année au Québec. Les ventes des biologiques représentent 1% du marché ; les œufs avec oméga-3, 7%. Un œuf blanc régulier vaut environ vingt sous.

L’oie : Trois plus gros que l’œuf de la poule, il est plus gras – de par son jaune plus crémeux. Par contre, il est plus riche en fer, en protéines et en vitamines B12. Si vous aimez les crêpes, paraît-il qu’au printemps, avec le sirop d’érable, c’est tout un combo. Et si comme moi la salive vous monte déjà à la bouche, c’est entre deux et trois dollars pour un œuf.

La caille : Comme c’est bon, ces petites choses ! Comme il serait facile d’en abuser : dans des entrées, des salades ou des petites bouchées. Proportionnellement, cet œuf contient plus de cholestérol, de protéines, de fer et de vitamines B2 et E que celui de la poule. Une seule modération : c’est quatre dollars pour quinze.

La dinde : Ça me renverse ! Ce volatile n’est pas qu’un centre de table, il pond aussi des œufs ! Savourez-les à la coque, tout simplement, car on dit qu’ils sont les meilleurs. Un œuf égale 1,50 $.

Le canard : Ce sont les œufs les plus riches, après ceux des oies. Sur mesure pour les pâtisseries. Gâtez-vous ! Six pour 4,25 $ !

Le Yoshi : Il mange dix pommes et vous pond une Vie – n’est-ce pas vendeur ? Mais ne vous laissez pas avoir. L’œuf est souvent fertilisé et Yoshi est un mec. Ouf ! Ne m’expliquez pas, je ne veux pas vraiment savoir…



mardi 1 novembre 2011

Mon quartier, mon entourage...ma santé !



Réglons le cas du quartier tout de suite…L’épicerie où je vais est vraiment ordinaire. Mais j’y suis tous les jours. C’est qui, le con ? C’est Jambon !

Mais, ce n’est pas si pire. L’offre représente la demande du coin. Pis, au fond, je l’aime bien mon hood. Après quatre ans, quoique j’en dise, je suis devenu un Limoulois d’adoption.

Ceci dit, vive l’entourage ! Passé, présent, ou futur, tiens ! Où serais-je sans ces belles influences ? Franchement, je ne peux pas vous dire, mais je sais que j’y pèserais une trentaine de livres de plus.

Des femmes. Plusieurs femmes. D’excellentes cuisinières. Des végétariennes – beaucoup. À croire que l’Univers voulait me passer un message. Mesdames, mes demoiselles, je vous ai compris !

Je reviens de loin. J’étais nul. Désormais, je me débrouille – fort bien - à moi quelques fleurs ! Docteure Tofu a déjà dit que mon pâté chinois végétarien était meilleur que le sien. Ça y est, je peux me pavaner pis me coucher sur le dos comme Zen mon chat – allez, venez me flatter !

Des femmes. Quand je cuisine, je pense à vous. C’est comme si vous y étiez. Dans le doute, j’entends des voix – les vôtres – qui, à tour de rôle, me conseillent.

Un jour, je vais réaliser un rêve – je serai homme au foyer. Et je vais concocter de bons petits plats pour une femme affranchie – ou pour mes lunchs de la semaine. Qu’importe.

Ce message, il est à vous, mes éternelles.

*Voilà, l’entourage influence notre santé.

** Adresse et numéro de téléphone sur demande.

lundi 31 octobre 2011

Ras-le-bol!


Les salades jardinières, ras-le-bol! Les pizzas végétariennes sans goût, ras-le-bol! Les sous-marins aux légumes défraichis, ras-le-bol!

Voilà pourquoi les gens trouvent la cuisine végétarienne emmerdante. Qui a réellement le goût de s’offrir une belle laitue iceberg recouverte de vinaigrette Kraft à 11 $ au resto? Qui est assez masochiste pour conduire jusqu’au resto, se chercher un stationnement, ne pas en trouver, sacrer, en trouver un dans une rue où il faut une vignette, sacrer, se demander pourquoi on habite si loin, trouver un stationnement payant, débourser 15 $, marcher jusqu’au resto, attendre dans la file parce qu’on n'a pas de réservation même si on meurt de faim… pour finalement commander une bonne salade du chef avec un petit pain blanc?

Un de nos souhaits sur ce site est de voir de la créativité et de la nouveauté dans les menus végétariens des restaurants. Parce que le mot végétarien au resto ne veut pas dire secte de granos finis au régime, mais plutôt ça ne me tente pas trop de manger de la viande aujourd’hui, j’ai envie d’essayer autre chose ou j’essaie encore de me remettre du bœuf aux légumes de la belle-mère d’il y a deux jours… Vous aimez la viande, mais vous ne mangez pas que ça.

Je mets donc de la bière tablette dans le pick-up et je pars à la chasse aux menus avant-gardistes de Québec.  J’essaierai, au fil des chroniques resto, de vous trouver quelques bons petits gibiers à déguster dans la Capitale!




dimanche 30 octobre 2011

Ton quartier, ton entourage...ta santé ?



Une recherche – orchestrée par le Département américain de l’Urbanisation et publiée la semaine passée dans le New England Journal of Medicine - démontre que notre santé alimentaire serait aussi liée à l’environnement dans lequel nous vivons et à l’influence de notre entourage.

Pendant une dizaine d’années, des chercheurs ont suivi à la trace des résidants à faibles revenus de cinq grandes villes américaines. Ils ont pu constater qu’une personne - qui passait d’un milieu pauvre à un autre où la qualité de vie est meilleure – avait moins de chances d'avoir des problèmes liés à l’obésité ou au diabète et qu'elle possédait en général un mode de vie plus sain.

Un cardiologue de la Yale School of Medicine, qui n’a pas été impliqué dans la recherche, résume ainsi : "Your health is not just what happens to you, but is influenced by all of those around you and the environment." 

On pense utiliser les données de cette étude dans le but de revitaliser certains quartiers ciblés des grands centres.

(Source : Globe and Mail, 21 octobre 2011, dans la rubrique Social Studies de Michael Kesterton)






Je ne sais pas pourquoi, mais c'est la première idée que j'ai eue - tardivement, car ceci est un rafraîchissement - pour illustrer cette nouvelle. Disons, pour la forme, que le Albert Français et Fat Albert n'ont pas changé de voisinage. Bill Cosby, lui, oui.

samedi 29 octobre 2011

Des nouvelles du front


- Alors, tes remèdes de bonnes femmes ?

L’offensive fut menée avec un certain succès mardi soir. La nuit fut douce. Mais s’imaginer une victoire éclair facile, ou l’anticiper avec certitude, ça frôle la pensée magique – affront contre le processus naturel, contre l’esprit libre. Ce n’est plus comme c’était dans le bon vieux temps : une bataille, on casse tout, on signe un traité sur le bout d’une table et on se dit à la prochaine fois. L’ennemi Virus s’est développé au fil du temps et mise sur la guérilla.

Vous me suivez ? Moi non plus.

Une autre attaque en règle a eu lieu mercredi soir, avec la même troupe d’élites – oignon, ail et gingembre. Le virus plie mais ne cède pas. Des boissons chaudes toute la journée de jeudi. Malgré tout, en fin de soirée, l’issue de la guerre est toujours incertaine. Je me couche avec hâte dans le doute.

Vous êtes toujours là ? Moi, pas tout le temps.

Vendredi matin, coup de théâtre. Capitulation imminente du virus. Distribution de bière noire. Paix sociale. Les bonnes femmes triomphent – ce ne sont pas des poules mouillées.

Toute cette mise en scène pour exposer mon allégeance indéfectible à tout ce qui provient de la Nature. À toutes ses vertus. À tout ce qu’on peut tirer de bon de chaque aliment. À la patience.
 
Contre qui ? Contre quoi ? Une autre fois…


*Ce message a été écrit sans consommation de produits naturels illicites. Mais un album des Doors jouait dans le salon…








vendredi 28 octobre 2011

Des poules et des oeufs


Chaque matin, je bouffe des œufs. Ces temps-ci, ces trois œufs tournés avec des bines végétariennes qui ont la cote.

Petit article du Globe and Mail aidant, je me suis intéressé aux modes de production des œufs et aux us et coutumes des poules –  ce dernier sujet souvent abordé autour de quelques bières avec les potes. 

Voici ce que ça donne en omelette.

La poule régulière bosse dans une shop. Elle passe le plus clair de sa journée à son poste de travail – un petit espace d’à peine la grosseur d’une lettre. Elle ne se pose pas de questions, elle pond. En soirée, elle regarde des émissions – miroir de sa vie, où chaque semaine une poule est virée. Son produit coûte quatre dollars la douzaine.

La poule de bureau ne compte pas les heures dans son aire de travail aussi vaste qu’un journal plié. Elle profite de ses pauses pour placoter avec ses collègues – à l’extérieur, puisqu’elle ne peut pas fulminer en dedans. Le soir, elle rentre dans son petit nid douillet et s’endort en regardant la photo du coq si bon au football lorsqu’elle était à la poulyvalente – excusez-la. Ses œufs se vendent cinq dollars la douzaine, cotisation syndicale incluse.

La poule de banlieue possède un beau petit terrain qu’elle patrouille toute la journée. Elle est distinguée. Elle a du goût. Elle mange mieux que sa voisine. Et elle pond dans un lit queen. La fin de semaine, elle vend ses œufs devant sa porte. Un panier de 12 pour cinq dollars – fait à la main.

La poule bohème a pour territoire ce qu’elle appelle « le Monde ». Elle est libre, elle mange bio, elle rêve à de lointaines contrées et a toujours une nouvelle histoire à raconter. Ses collègues sont des camarades avec qui elle partage découvertes, passions et techniques de ponte. Ses œufs sont des œuvres d’art et elle pond quand bon lui chante. Elle ne se donne pas : six dollars minimum la douzaine, signature sur demande.

Le pire dans tout ça - confession tête basse, mains dans les poches, épaules soulevées, cherchant le pardon du regard - c'est que je me bourre souvent des oeufs de la régulière.

Si un jour les poules ont des dents, ça sera la faute à Jambon.









jeudi 27 octobre 2011

On veut des boissons sucrées!


Dimanche dernier, Monsieur Jambon nous parlait d’une taxe sur les boissons gazeuses et énergisantes qui venait d’être adoptée en France. Comme la Coalition Poids propose sensiblement la même mesure sur notre territoire, je crois que l’on risque de voir quelques adeptes de boissons sucrées s’en mordre les pattes… Déjà qu’elles faisaient du «occupy» ma salle de bain cet été, je n’ose pas imaginer ce qui pourrait se produire advenant le cas où elles n’auraient pas les moyens de payer cette taxe…







C’est le docteur indien Mohamed Babu qui a pris ces magnifiques clichés de petites fourmis qui s’abreuvent à de minuscules snacks bar d’eau sucrée. Comme leur abdomen est transparent, on peut voir le liquide colorer leurs petites foufounes après une brève digestion. En plus, elles ont leurs préférences. Semblerait qu’elles soient beaucoup plus attirées par les couleurs claires comme le vert pâle et le jaune. 




Sur cette dernière, on se croirait dans un bar sur la Grande Allée. En bas à droite, une petite fourmi bleue qui n'est ni une douchebag, ni une pitoune orange trop bronzée. Mais qu'est-ce qu'elle se sent seule dans ce monde!


Source: Le magazine Les débrouillards... Ben oui, je l'ai piqué à mon fils pour écrire cette chronique! Les débrouillards... on pitonne, on zigonne, on patente, on invente! 

mercredi 26 octobre 2011

De la terre à l'école


D’un côté, il y avait ces jeunes qui abusaient de toute cette bouffe malsaine qu’on retrouve sans demander de directives. De l’autre, il y avait ceux qui ne pouvaient pas se procurer assez de bonnes choses à se mettre sous la dalle.

Entre les deux, il y a eu cette idée : Farm-to-School.

Qui produit quoi dans une communauté ? Où trouve-t-on des produits frais ? Quelles sont les spécialités de la région ? Liant les producteurs et les écoles, ce programme offre aux élèves les réponses directement dans l’assiette de la cafétéria. Tout en attisant de l’intérêt, de la curiosité et…du goût.

De plus, les élèves peuvent expérimenter dans les cuisines ou entretenir un jardin. Ils s’interrogent, demandent des recettes, s’intéressent à des aliments dont ils ne soupçonnaient que vaguement l’existence quelques mois auparavant.

De leur côté, les producteurs de la communauté voient leurs efforts récompensés. Car, en plus des enfants, c’est bientôt les parents qui, influencés par des demandes de repas originaux, achèteront des produits locaux.

Et qui sait ? Peut-être que de si bonnes habitudes alimentaires, que l’on apprend si tôt, peut-être que ça ne s’oublie pas ?

(Source : Globe and Mail, mardi 11 octobre 2011)





mardi 25 octobre 2011

Rhume et remèdes de bonnes femmes



Je n’aime pas prendre des pilules. Les sirops contre la toux ou envers et contre tout, ce n’est pas mon truc non plus.

Dimanche et lundi sont mes congés. Mon corps fait relâche. Ces deux dernières journées, il ne s’est pas méfié, il a baissé la garde – et pourtant, ce n’était pas le moment ; il faisait tantôt trop chaud pour le manteau, tantôt froid sans ce dernier. Quelques sueurs et hop ! – un mal de gorge lundi soir.

Je déteste être affecté, manquer d’énergie, ne pas être à 100 %. À la moindre défaillance, je réagis.

Hier, avant d’aller au lit, je me suis fait une soupe à l’oignon un peu vulgaire mais efficace. Avant d’aller travailler, ce matin, j’ai bu de l’eau chaude avec du miel – je n’avais pas de gin – quel dommage! Ça a réglé le cas de la gorge et repousser le rhume dans son endroit de prédilection : le nez.

C’est là que cette nuit il y aura bataille. Dans quelques minutes, je préparerai une mixture à la base d’oignon, d’ail et de gingembre – ma garde rapprochée. Ils sont peut-être grossiers – du moins de la façon qu’ils sont coupés – mais après une baignade de dix minutes dans quatre ou cinq tasses* d’eau portées à ébullition, ils deviennent un jus redoutable.

Pour sûr, mon corps va en suer un coup. Mais, à l’aube, il aura vaincu – une fois de plus**.

*J’entends par tasse le contenant dans lequel vous allez boire, et non la mesure.
** Même si elle procure une pêche d'enfer, ne pas boire de cette potion avant une première date.






Je sais, je sais. Des petits bonhommes dans mon corps qui luttent contre des méchants virus, c'est de la fiction !
 

lundi 24 octobre 2011

Je ne mange pas de viande


Ça va faire bientôt neuf ans que je ne mange pas de viande. Pourquoi? Parce que j’ai toujours détesté ça, ou presque. Parce que lorsque j’étais petite, je faisais semblant d’aller me moucher pour recracher les morceaux de viande que j’avais accumulés dans ma bouche en mastiquant. Parce que je ne suis pas capable de tuer un animal, je suis une grosse chochotte. Parce que je n’aime pas gruger de la viande autour d’un os. Parce que je ne suis pas une vraie. Parce qu’au début de l’humanité, j’aurais été LA cueilleuse et j’aurais accueilli chaleureusement les mâles qui revenaient de la chasse avec mes bons petits fruits. J’aurais peut-être eu plein d’enfants aussi, car les vrais mâles aiment bien les bons petits fruits.

Je ne suis pas une grano freak, je ne harcèle pas les autres avec mes choix et je n’envoie pas des vidéos de la PETA à mes amis pour les traumatiser le samedi soir. Oui, c’est vrai, je sais qu’il y a beaucoup d’animaux destinés à l’alimentation qui sont engraissés dans des conditions incroyables et qu’il y a un gaspillage énorme des ressources dû à l’élevage. Je sais aussi que la plupart des animaux tués finissent moisis dans le frigo ou noyés de sauce dans le coin de l’assiette, facilitant ainsi une chute rapide et légère dans la poubelle. Je sais tout cela et vous aussi. Voilà.

Malheureusement pour les légumes, je ne mange pas de viande.


Photographie de Carl Kleiner

dimanche 23 octobre 2011

Taxer, c'est bon



Je ne bois pas de boissons gazeuses. Mais j’en vends pas mal – trop. Je ne sais pas pourquoi, mais je souris quand je vois ce mec de 300 livres se pointer chaque jour à ma caisse avec ses deux compagnons – deux litres de cola diète. Peut-être je me trompe, peut-être mon imagination farfelue extrapole, peut-être le gars invite-t-il ses voisins à boire un verre chez lui après une dure journée de travail, tout simplement. Mais un sourire l’accueille – peut-être ne suis-je qu’un loufoque ?

Ceci dit, le mec risque de payer un peu plus cher pour ces 5 à 7 dans un avenir prochain. La France vient d’emboîter le pas vers une taxe sur les boissons gazeuses et énergisantes, dès le 1er janvier 2012. En Hongrie, c’est chose faite depuis le 1er septembre. Ailleurs dans le monde, l’Irlande, l’Écosse et certains États américains y pensent. Ici, le congrès du Parti libéral s’y penche en fin de semaine. Cela semble être une tendance.

D’ailleurs, la Coalition poids toute québécoise se réjouit de ces avancées internationales. Elle propose une même mesure sur notre territoire, qui pourrait amasser 67 millions $ par année. Cette somme serait affectée à la lutte contre l’obésité et à l’amélioration de l’offre alimentaire dans les écoles. Et la proposition libérale va en ce sens.

Pour en revenir à la France, on parle d’un 6 cents CAN de plus par litre et de 240 millions d’euros (336 millions $CAN) chaque année. Ces revenus seront partagés entre la lutte contre l’obésité et la réduction des charges en agriculture.

Alors, que dire de plus sinon que des taxes bien ciblées comme celles-ci sont les bienvenues. Bien sûr, les lobbys de boissons gazeuses et énergisantes – si puissants – vont rager et vont continuer de s’attaquer – en bons Don Quichotte du libre marché – aux liens démontrés par tant d’études entre leurs produits et l’obésité.

Et peut-être tenter de nous faire avaler qu’un bon verre de cola, ça nous aide à faire passer le gros burger triple extra-bacon avec fromage que nous venons de dévorer…

(Source : Le Soleil, 22 octobre 2011)


samedi 22 octobre 2011

Bourré comme un indigné !


Les chantres des bonnes mœurs pouvaient au moins se réjouir pendant une crise économique alors qu’une première étude – au début de l’année – disait que plus les gens étaient fauchés, moins ils participaient à des beuveries folkloriques.
Une simple p’tite visite à Limoilou aurait pu les faire déchanter, mais quoi de mieux qu’une étude contradictoire.
En effet, selon « Health Economics », plus les gens ont des soucis financiers, plus ils sont bourrés. L’étude établit même un lien entre la détérioration de l’économie et l’abus d’alcool et autres produits du diable. Comme quoi il n’y a pas que les requins de la finance qui lèvent leurs verres par les temps qui courent – très vite, mais en titubant en fin de course.
(Source : Globe and Mail, 17 octobre 2011)
N.B. Je me décerne un deux minutes pour « hors-sujet ». Et puisqu’en parler donne toujours le goût, vous pouvez m’ajouter un cinq minutes pour inconduite…minimum.




BREF, c'est samedi !

vendredi 21 octobre 2011

Mange ma saucisse !*


Vous avez peut-être vu cette publicité à la télé – moi, peut-être, je ne sais pas, la télé et moi, c’est de brèves relations passagères et pas chez moi.
Bref, le jeune ne peut manger de hot-dogs parce que ses parents disent que la saucisse contient des agents de conservation et que ce n’est pas bon.
Et voilà que le miracle survient et que le p’tit gars va enfin pouvoir bouffer des hot-dogs comme ses camarades moins frileux, grâce aux saucisses dites naturelles – ça doit pousser un peu comme les concombres, je me dis, une bonne saison de pluie et de soleil  en alternance et elles seront grosses, mes saucisses !
Pis on va en vendre en tab…!
Des saucisses, donc, sans agents de conservation et ingrédients artificiels…Plus le gros prix en inscrivant « ingrédients naturels » sur le paquet ! Et la conscience tranquille du consommateur repose en paix…
Mais c’est un leurre. Les nitrates des extraits de céleri cultivé – l’un des fameux ingrédients naturels, qui assure la couleur rosée de la saucisse – se transforment en nitrites au contact de la viande et bientôt en nitrosamines – reliées au cancer.
Une étude du « Journal of Food Protection » prétend même que le hot-dog dit « naturel » possède dix fois plus de nitrites que le traditionnel.
Ce qui n’empêche pas un vice-président sénior au marketing de la « Maple Leaf Foods » de dire : « Nous voulons être très fiers de ce que nous déclarons au consommateur. »
Autrement dit : « Mange ma saucisse !* »
(Source : Globe and Mail, lundi 17 octobre 2011)
*Sur la petite pancarte de notre bannière, il est écrit : « 100% cochon ». Il faut bien nourrir la bête, non ?



Il s'appelle Joey Chestnut (au centre de la vidéo). C'est un vrai, un champion. Cinq fois d'affilées. Mais il y a de la controverse. Un Japonais serait meilleur que lui.

jeudi 20 octobre 2011

Surpasse ton ADN !


C’est un peu irritant se faire dire quoi faire. Des fois, on a l’impression qu’il y a partout, à chaque coin de rue, un parent suppléant prêt à nous sauter au cou et à nous répéter la liste interminable des bonnes conduites et manières. Des gens qui peinent à garder le nez dans leur soupe. « Tiens, regarde, il y a une mouche dans la tienne », qu’ils disent. « Elle a peut-être du goût », je dis.
On peut prêcher par l’exemple sans faire un sermon au premier venu. Les leçons, c’est le lot de chacun. Essais et erreurs. Je saute, je me plante. Je marche, je trébuche. Je rampe…j’ai l’air un peu con.
Par exemple, on vous a toujours dit que manger des fruits et légumes, c’était bon voir même plus pour la santé. C’est entendu. Tellement que les plus durs d’oreilles peuvent se mettre à rêver que le bacon pousse dans les arbres et qu’une nation pas trop développée puisse nous en filer pour si peu en retour.
Mais les faits, démontrés par une récente étude menée par deux docteurs canadiens – sur environ 27 000 sujets de tous les continents – vont plus loin encore. Un régime bien équilibré, bien alimenté de ces deux subalternes accompagnateurs de repas principaux peut jouer sur notre ADN et le renforcir contre les maladies du cœur. Cela vaut pour tous et chacun, mais vise particulièrement les gens qui se pensent condamnés génétiquement par les antécédents familiaux concernant les troubles cardio-vasculaires.
Bref, la consommation régulière de fruits et légumes permettrait à notre ADN de se surmonter.
Alors, si on me surprend avec un gros sac de chips et qu’on me reproche ceci et cela avant que je puisse dire qu’elles sont vitaminées, je pourrai toujours enchaîner avec cette nouvelle et même dévoiler ma source.
Globe and Mail, 13 octobre 2011.

Arrête de jouer dans ton assiette!

-Arrête de jouer dans ton assiette!

-Je ne joue pas, je crée!

Ce que les parents peuvent être rabat-joies! Qu’est-ce qu’il y a de plus excitant dans la vie que de faire éclater un petit pois vert sous la pression de son index,  que de faire saigner un méchant navet à coup de ketchup ou que d’imaginer une bombe nucléaire qui ferait sauter l’insipide bœuf aux légumes de grand-maman? OK., il y a plein de trucs plus excitants dans la vie, mais si votre enfant voulait simplement vous indiquer l’endroit d’une rencontre du troisième type avec ses patates pilées? Qui sait ce qui pourrait arriver si vous l’envoyez réfléchir dans sa chambre au lieu de prendre le temps d’écouter son génie créatif s’exprimer? Ça pourrait peut-être donner ça :


Cette magnifique peinture surréaliste de l'artiste suisse Till Rabus






La série Les Aspics de l'artiste Natacha Lesueur

 



Les PEINTURES photo-réalistes de l'artiste Lee Price qui intègre à la fois la nourriture et le nu dans ses toiles (le nu... finalement, c'est peut-être ça le truc le plus excitant...)




Et les splendides photos de la série Foodscapes du photographe Carl Warner




Pour en savoir plus, on clique partout: sur les images, sur les liens... 

Je vous invite aussi à aller visiter ce site qui publie plein de trucs super cool en arts (et autres trucs geek et insolites aussi) : http://www.ufunk.net/ C'est souvent sur ce site que je fais de belles découvertes artistiques...




mardi 18 octobre 2011

Quatorze balles pour trois sandwichs jambon et fromage


Le mec a faim. Je peux le comprendre. C’est l’heure du souper. Les probabilités sont bonnes.

Mais 14 piasses pour trois sandwichs ! Combien de sandwichs pour le même prix si on prend la peine d’aller faire un tour à l’épicerie la veille et de les faire soi-même ? Une dizaine ?

Et le gars de me payer sans dire un mot, sans rouspèter un petit peu...

Le gars s'en fiche, le gars dépense !

Les journées sont longues, le travail est dur, la vie est chère et comme un pauvre taré, à la lumière d’une chandelle qui en a vu d’autres, je confectionne mes sandwichs en sifflotant...

14 balles pour trois sandwichs sans fromage, finalement !



 Les mecs ont faim. Ils ont bossé toute la journée mais ce sont de vrais guerriers barbus en mode « séries ». Ils partent à la chasse. En tirant un peu partout, quelques fois – quatorze fois selon la légende – ils abattent un cochon et une vache.

- On va se régaler, mon pote, dit le premier, celui qui a buté la vache. Je t’invite. Je te prépare ma fameuse recette de sandwich jambon et fromage !
- Tu as du pain ? dit le second, celui qui accrochera une tête de cochon – au-dessus de la sienne – dans son salon.
- Bien sûr, mon frère ! Dans le fond de mon sac !
- Où vas-tu trouver le fromage ?
- Bein, la vache !
- Du con ! Il faut qu’elle soit en vie, la vache, pour lui soustraire du lait et faire du fromage !
- Je pensais qu’il fallait la broyer simplement…
- Ça, c’est pour le bœuf, mais on appelle ça de la viande hachée, ou de la saucisse !
- Ne t’énerves pas, vieux ! On a le jambon quand même...Combien de sandwichs tu veux, mon vieux ?
- Un seul, ça me va.
- Moi, je vais en prendre deux. C’est que j’ai faim, moi, alors…
 
Puis, il a prit son couteau, a coupé trois bonnes tranches, a partagé et ils ont bien mastiqué. Ravis, ils sont partis en chantant, laissant derrière eux deux bêtes qui gambadaient ce jour-là, peinardes, ne se doutant de rien, comme d’habitude…Le vie est courte, les journées passent et le travail donne faim.

The Harvest

Si vous voulez voir la bande-annonce du documentaire The Harvest




La productrice de ce documentaire est Eva Longoria, oui, oui, la petite beauté désespérée latino hystérique!
Bien hâte de lire les commentaires de Monsieur Jambon là-dessus! Eva Longoria sait-elle aussi que la plupart des vêtements qu'elle porte sont fabriqués par des enfants?




lundi 17 octobre 2011

Réponse : Faire des enfants

C'est la totale.

C'est un investissement - mais pas les premières années - c'est de l'entretien et pas mal d'attention.

Ils apprennent vite et s'inventent des jeux de rôles palpitants comme confectionner des chaussures et des vêtements et autres cueillir des fruits et légumes pour les grands - et petits.

Ils n'ont pas vraiment la notion du temps qui passe - douze ou quatorze heures dans un champ, c'est une journée à jouer dehors, pas passée devant la télé.

Ce sont des sources d'énergie inépuisables et renouvellables ; on les couche, on les réveille et c'est reparti pour un autre tour de manège.

Ils sèment la joie autour de nous ; ils récoltent 25% de tout ce que l'Amérique consomme.

Ils ne sont pas blancs - normal avec toutes ces heures sous le soleil.

*On se procure et on se tape "The Harvest", un documentaire sur le travail des enfants dans le sud des États-Unis et on s'en reparle.

dimanche 16 octobre 2011

La tête dans le panier




Toute la journée, je pense à ce que je vais me faire à bouffer le soir. Souvent même, la veille, dans mon lit, je me fais un plan ou deux. C’est un cycle. Les plans demeurent ou prennent le bord, d’autres m’assaillent, mon ventre trépigne, bref, je ne pense qu’à m’en jeter sous la dalle, puis à arroser tout ça.

J’aime aller à l’épicerie. En cas de guerre totale, ça serait LA planque à moi et aux copains. Ça ou la SAQ la plus proche. Le choix dépendrait d’une volonté : celle de survivre quelques mois ou quelques nuits.

J’aime aller à l’épicerie. Il y a de la nourriture, des spéciaux et des donzelles. Je repars les sacs pleins des deux premiers, mais jamais avec les dernières.

J’insiste, j’aime aller à l’épicerie. Ça fait longtemps. Enfant, j’aimais bien avoir les deux pieds sur la garde au bout du panier. Je regardais tout autour et ce qu’il y avait dedans – le panier, on s’entend, je n’ai jamais eu une très bonne vue.

Je vais tous les jours à l’épicerie, ou presque. Quand je cherche un logement, il me faut une épicerie et un dépanneur tout près, puis un grand évier dans la cuisine – pour faire la vaisselle sans tout casser.

Ce soir, j’y suis allé avec une petite idée de ce que j’allais me faire. Elle s’est dissipée quand j’ai vu le bas prix des tomates, des oignons et des champignons. Les saucisses italiennes fortes me faisaient des yeux doux – je ne suis pas tous les jours végétarien, je suis un peu volage.

N’empêche. Les sauces rosées toutes faites sont hors de prix !

Je ne me suis pas révolté longtemps, j’ai fait demi-tour vers la crème et j’ai économisé quatre dollars.

Voilà. Je pense au prochain repas entre chacun d’eux, j’aime aller à l’épicerie, salir de la vaisselle et la laver dans un grand évier.

Je suis Monsieur Jambon.


Voici Bref sur le site de Canal Plus. Une belle découverte. 




Occupons la journée mondiale de l'alimentation!


En cette journée mondiale de l'alimentation, nous lançons officiellement notre blogue. Pourquoi?


Nous croyons au mieux-être par la qualité de notre alimentation.

Nous favorisons la culture biologique, innovatrice et diversifiée.

Nous aimerions voir de la créativité et de la nouveauté dans les menus végétariens des restaurants.

Nous disons que plus nous serons, plus l’offre sera grande, plus la compétition sera vive, moins il en coûtera cher pour manger mieux.

Nous pensons qu’il est temps de prendre la parole et d’offrir un lieu d’échange et de partage sur les différentes nouvelles, tendances et politiques.

Nous sommes préoccupés par le ventre des citoyens des autres nations qui ne vivent pas dans l’abondance. 

Nous nous intéressons aux technologies agricoles émergentes qui pourront procurer une nourriture saine au plus grand nombre possible.

Nous, citoyens, réclamons le meilleur dans notre assiette.

Occupons notre Jardin!