jeudi 22 décembre 2011

Recevoir les maudits végés à Noël...


À Noël, on mange beaucoup. On mange trop gras, trop sucré et trop salé. On n’hésite pas à en reprendre deux fois et parfois trois, puis on plonge un peu trop souvent dans le bol à punch. On se dit que ce n’est pas grave, que de toute manière, « ç’arrive rien qu’une fois par année »!

Alors, allez-y les tourtières, les bines et les grosses dindes Butterball! J’attends ce moment depuis déjà 364 jours! Mais quoi?!? Vous ne mangez pas de viande? Et nos traditions?

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(Ces astérisques sont une propriété de Monsieur Jambon. Je ne fais que les emprunter pour un court instant.)
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Voici quelques suggestions de recettes de Noël pour tous ceux qui se sont déjà posé la question suivante : « Quéssé j’vas ben pouvoir leur servir à ces sales végétariens? ».


La tourtière végé de Joël Legendre


(Elle est vraiment délicieuse! Je vais la faire en petits pâtés cette année. Malheureusement, je n’ai pas de recette de pâte à vous donner, je suis vraiment nulle là-dedans et toutes mes tentatives se sont soldées en échecs cuisants. Je vais plutôt l’acheter à la boulangerie et Monsieur Jambon n’y verra que du feu! Oups…)

Ingrédients
·         500 ml (2 tasses) de tofu ferme
·         30 ml (2 c. à soupe) de sauce soya sans gluten Bragg's*
·         15 ml (1 c. à soupe) d'épices à steak
·         15 ml (1 c. à soupe) d'huile végétale
·         1 oignon coupé en petits morceaux
·         250 ml (1 tasse) de haricots noirs cuits
·         250 ml (1 tasse) de lentilles cuites
·         500 ml (2 tasses) de pommes de terre coupées en petits dés
·         5 ml (1 c. à thé) de moutarde sèche
·         2,5 ml (½ c. à thé) de clou de girofle moulu
·         2 abaisses de tarte (grandes et épaisses)
·         250 ml (1 tasse) de bouillon de légumes
·         1 oeuf battu dans 5 ml (1 c. à thé) d'eau


Préparation
Mélanger le tofu avec la sauce Bragg's et les épices à steak. Réserver 3 heures au froid. Faire griller le tofu dans l'huile pour l'assécher. Mélanger le tofu avec les oignons, les haricots, les lentilles, les pommes de terre, la moutarde et le clou de girofle. Dans un moule profond (8 x 8 po) préalablement beurré, déposer la première abaisse en la laissant dépasser tout le tour. Verser le mélange dans la pâte, sans trop l'écraser. Déposer la deuxième abaisse sur la tourtière et bien sceller. Réfrigérer au moins 4 heures. Faire un trou au centre et, à l'aide d'un entonnoir, verser le bouillon de légumes, que vous aurez réchauffé, en prenant garde de ne pas faire déborder. Refermer le trou avec un morceau de pâte et badigeonner avec le mélange d'oeufs. Faire cuir au four à 250 °F environ 4 heures.
*La sauce soya sans gluten de Bragg's s'achète dans tous les magasins d'aliments naturels.

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Les « beans » au sirop de Joël Legendre (encore lui!)


(J’en ai fait l’an dernier et ce fût un grand succès, même chez les carnivores. Ils n’ont pas du tout pensé à chercher le petit lard! Par exemple, comme je suis ultra paresseuse dans la vie, je prends des haricots blancs en conserve…)
Ingrédients
2 tasses de haricots blancs, trempés dans l’eau pendant 6 heures
8 tasses d’eau froide
1 tasse de sirop d’érable
4 c. à soupe de sauce soya ou sauce Bragg’s
3 oignons hachés finement
2 c. à thé de moutarde sèche
½ c. à thé de sarriette
½ c. à thé de poivre

Préparation

Rincer les haricots, puis les mettre dans l’eau et laisser mijoter 1 heure. Ajouter tous les autres ingrédients, couvrir et cuire au four à 275° F environ 6 à 8 heures.



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Dinde de Noël



(J’en ai acheté souvent et je trouve cette petite « fausse dinde » carrément délicieuse. On l’accompagne de sauce, de pommes de terre pilées et de bons légumes. Le seul problème, on ne la retrouve pas partout. Je l’ai achetée souvent au Loblaws, mais chez les autres bannières de mon quartier, je ne l’ai pas encore aperçue. Il suffit de la demander!)

J’ai trouvé, sur Internet, un blogue qui montre en détail comment la dinde se présente dans l’emballage et comment elle se cuit. Allez y faire un tour!


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(C’est la dernière fois pour les astérisques Monsieur Jambon, je le jure!)

JOYEUX NOËL!













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mercredi 21 décembre 2011

De la poutine en Chine ?


La Chine, c'est le pays de la démesure.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Ils sont ahurissants. Et il n'est question ici que de sa population et de ses importations agroalimentaires.

1,3 milliards de bouches à nourrir - 23 millions seulement à Shanghai. Juste sa classe moyenne - en émergence - représentera bientôt plus de personnes que les États-Unis dans son ensemble.

Selon un professeur du département des sciences de l'alimentation et de la nutrition, la Chine est autosuffisante. Ce n'est que pour cultiver de bonnes relations avec les autres pays qu'elle importe des denrées alimentaires. La Chine vous envoie une demande d'amitié. Le Québec clique oui. Et depuis trois ans, c'est une hausse de 300% de nos exportations dans l'empire du Milieu.

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Autosuffisant ou non, les Chinois s'intéressent aux produits occidentaux. Certains supermarchés chics de Shanghai et Pékin sont garnis de lait néo-zélandais, de biscuits américains et de confitures françaises. Plusieurs scandales ont frappé le pays ces derniers temps, concernant les aliments chinois. Et les gens ne veulent plus en manger. Alors, ils regardent ailleurs.

Halte là, halte là, halte là, les Canadiens sont là !

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Pas facile quand même, l'exportation en Chine. Les législations et la culture d'affaires sont différentes. Puis il faut bâtir des réseaux fiables. C'est que la copie est monnaie courante, là-bas. On a fait le coup à notre sirop d'érable. Même bouteille. Même bouchon. Même contenu ? C'est une autre histoire.

D'autres difficultés : le manque de protection juridique, l'incohérence des lois et des règlements, la corruption, l'interférence bureaucratique et la distribution chaotique. Une entreprise peut perdre jusqu'à 33% du fret périssable à cause de la détérioration de la marchandise.

Mais la Chine a faim.

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Plusieurs hics et encore, dont celui-ci : la classe moyenne raffole du fastfood - la poutine pourrait y avoir un certain succès. 

La roue continue de tourner. L'Occident passe le volant à l'Orient. Consommer, toujours et encore plus !

Qui s'instruit s'enrichit, qui s'enrichit...grossit. Le taux d'obésité en Chine est passé de 7% au début des années 90 à 20% aujourd'hui.

Y'a pas à dire. La Terre est ronde.

(Source : Marie Allard, La Presse, jeudi 15 décembre 2011)  

mardi 20 décembre 2011

Un mort et des millions d'affamés


Ben y'est mort.

Je me demande ce qu'a fait la démocratie ou l'Occident pour avoir autant de dictateurs sous le sapin. Ça doit être un retour du balancier dû aux crises chroniques du système. Plus les travers de notre mode de vie sont exposés, plus les despotes des dictatures de ce monde tombent comme des mouches.

C'est l'équilibre.

On peut continuer de dépenser, délurés que nous sommes, life goes on...Nos despotes à nous, ils sont élus, alors l'honneur est sauf.

Celui-là, on n'a pas eu besoin de le bombarder, de le chasser ou de le lyncher. Ça s'est fait tout seul - un surménage, une crise cardiaque. Il n'a prit qu'un train pour la faucheuse...

En exclusivité sur ce blogue, ses dernières secondes...

Josélito : Parlons de votre succession. Votre fils, Kim Jong-un, a étudié en Suisse. Croyez-vous qu'une fois au pouvoir, la Corée du Nord va s'ouvrir sur le reste du monde ou va peut-être même devenir chummy-chummy avec les Ricains ?

Kim Jong-il : Ben...Heu... ... ... ... (Rideau)

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La Corée du Nord, c'est 25 millions d'habitants et une famine qui sévit depuis plus de dix ans - deux millions de morts. C'est un milliards $ par année d'aide alimentaire accordée par la communauté internationale, via un programme de l'ONU. C'est aussi la quatrième armée du monde - 1,2 millions de soldats, huit millions de réservistes, la bombe atomique et quelques souris vertes radioactives.

Là-bas, on ne rigole pas. On ne se moque surtout pas du pouvoir en place. Si tu le fais, on t'envoie au goulag, avec toute ta famille - tout à coup que tu les aurais déjà contaminé. Le pouvoir, c'est prévoir.

D'ailleurs, le pays devrait atteindre les cibles de Kyoto ; depuis des années, dans la capitale (Pyongyang), l'eau, l'électricité et le chauffage sont souvent inexistants et les usines du pays ne fonctionnent plus - GES = zéro.

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En terminant, un fait unique : la Corée du Nord est le seul pays au monde où on se fiche des programmes sociaux et de l'état du ventre de sa population.

Imaginez, l'État coupe dans ses services et augmente le budget de dépenses en gadgets pour l'armée.

C'est écoeurant.

(Demain : Poutine en Chine ?)


lundi 19 décembre 2011

Les animaux de la ferme selon Cyriak

Aujourd'hui, je vous présente l'univers complètement déjanté de l'Anglais Cyriak, un animateur vidéo qui est aussi illustrateur et graphiste. Quel est le lien avec le blogue? Il fait des animations folles dingues avec des poules, des moutons et des vaches! Bon, il fait aussi plein d'autres trucs, mais ce sera à vous de les découvrir en allant sur son site!












Ah oui, Cyriak tenait absolument à vous souhaiter un joyeux Noël!






dimanche 18 décembre 2011

Décharge dominicale : Manger tout seul


C'est un moment de grâce - manger tout seul. Quoiqu'en pensent les gens qui parlent hauts et forts à la table voisine ou quoiqu'en disent les recherches des psychologues sur le sujet - je m'inspire ici d'un papier du Globe and Mail publié, cette semaine, je ne sais plus quel jour, je ne l'ai pas avec moi, il ne me tient pas par la main, j'y vais de mémoire, je ne citerai pas alors ce n'est pas tout à fait une source. C'est juste qu'un flot de situations plus ou moins personnelles m'a renversé en le lisant. 

Paraît que c'est gênant se rendre tout seul au resto et manger de l'entrée au dessert - peinard. Que tous les petits yeux finissent par se fixer sur nous, qu'un phare provenant du plafond nous isole de la société bruyante qui nous entoure. Qu'en toute inconscience, le solitaire dévore tout ce qu'on lui présente afin de ficher le camp au plus vite de la place sans trop laisser de miettes de honte.

OK, on s'entend, je vais plus souvent accompagné au resto qu'en solo - comme la plupart d'entre vous, j'imagine - sinon vous êtes des êtres asociaux et potentiellement dangereux - des bizarres, des étourdis, des fuckées de l'apocalypse - attention - vous cachez sûrement un couteau à steak dans votre sacoche - attention - vous pouvez vous couper en cherchant votre petite serviette humide pour essuyer votre sale gueule de loner.

Pas la peine de me remercier. Vous savez maintenant ce que les bêtes sociales pensent de vous.

Et pourtant.

Instant de bonheur, de paix. Enfin, je me gâte. J'attends chacun des petits plats en lisant les quotidiens présents ou le Voir. J'essaie de pas trop m'en faire s'il n'y a que le Journal de Québec de disponible - alors je fais comme ses dits lecteurs, je regarde les images - ou je saute illico à la section des sports, coin statistiques des équipes et des joueurs, sommaires et compagnies.

Mais si tout est presque parfait - donc que la lecture est bonne et jouissive, que la bouffe l'est tout autant, alors - scandale ! - je vais lire tout en mangeant !

On me dit que ce n'est pas bien. Qu'on ne savoure pas correctement la nourriture quand notre esprit est occupé ailleurs.

Halte ! Peut-on réfléchir, marcher et respirer tout à la fois ?

Il y a toutes sortes d'animaux. Je les aime. Ils sont drôles.

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Tant qu'à être dans le sacré, laissez-moi vous présenter mon heure de dîner. En fait, que dis-je, ma demi-heure - puisque certaines entreprises n'ont rien compris à toutes les dimensions existentielles reliées à l'acte de manger et nous ne laissent pas le temps de roter notre repas.

Je travaille devant public - rires en canes, crises de nerfs, bonne journée ou paye pis décrisse - alors quand je suis en pause, quand je mange ce lunch que je me suis préparé et que je lis - non mais, c'est une manie ! - je ne veux pas qu'on me dérange. Le public n'est plus là, il n'existe plus. 

Je médite et je me brosse les dents après.

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Une dernière confession. Des fois, comme ça, je bois tout seul, pis pas juste du lait bio. Une bouteille après l'autre, je me grise, comme ça, assis sur une chaise, sur mon balcon, et j'écoute de la musique en observant les gens qui passent.

Et je ne me sens pas coupable du tout, votre honneur.

Et ça ne vous enlève rien, mes amis.

Car d'une certaine façon, vous ne me quittez jamais.




samedi 17 décembre 2011

Jambon et les pétitions


La première fois, j’avais 18 ans. C’était l’époque où j’étais un jeune fringant, couteau entre les dents, premier à la barricade – pas le pub à Lévis, là – prêt à tout moment à franchir la ligne et à m’en prendre à mes adversaires politiques, griffes acérées dehors. Que du brut.

Stéphan Tremblay, un député bloquiste début vingtaine, venait de quitter les Communes dans un coup d’éclat avec son fauteuil, pour manifester le ras-le-bol des jeunes face aux vieux bougres de la joute, pour secouer les esprits devant les effets de la mondialisation. Il voulait des appuis via une pétition et on allait lui en donner. Avec quelques potes, nous allions recueillir plus de 600 signatures – des étudiants et des profs du petit cégep de Montmagny, pis d’autres profs et des élèves de la polyvalente, juste à côté.

Nous avions envoyé le tout à son bureau à Ottawa puis nous n’avons jamais eu de nouvelles – ce n’était pas fait dans les règles de l’art et/ou il y avait peut-être trop de mineurs. Soit. L’intention était là.

La dernière fois, c’était sur le site de l’Assemblée Nationale. Une pétition pour que Charest démissionne ou se laisse pousser un movember, je ne sais plus. Nous étions nombreux, il me semble, mais sans succès. Mauvais premier ministre, aucunement à l’écoute de sa population. 

Ce n’est que du poil sous le nez, monsieur Charest !

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Selon les sondages, huit Québécois sur dix sont en faveur de l’étiquetage obligatoire des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) – et je ne parle pas ici de l’ADQ qui se transforme en CAQ.

Une pétition en ce sens est actuellement hébergée sur le site de l’Assemblée Nationale et parrainée par le député indépendant Éric Caire. Elle demande également au gouvernement du Québec d’apporter un soutien substantiel à l’agriculture biologique et de faire pression sur le gouvernement fédéral pour resserrer les mesures d’approbation et de contrôle des OGM.

Plus de 10 000 personnes ont déjà signé. Je m’y suis ajouté tard hier soir. Nous avons jusqu’au 23 décembre pour appuyer la démarche.

Vous pouvez y accéder en cliquant ici. La porte d’entrée est l’onglet « Exprimez votre opinion ! ».

Et ça prend deux minutes, confirmation incluse.

vendredi 16 décembre 2011

Des points, des milles, des habitudes pis des dépenses !


Vous voulez que ça ne change pas, que toute dépense devienne prévisible, que vos habitudes deviennent la norme et que la sainte routine s’impose, eh bien, une solution : fidélisez-vous !

Les grandes surfaces de l’alimentation, comme toutes ces grosses compagnies, ont compris. Elles se sont associées avec des programmes dits de récompenses. Car le consommateur aime se faire dorloter, se faire dire qu’il est beau et fin, se faire prendre par la main, se faire rassurer – tout ce que je flambe, c’est bien.

Excellent article à ce sujet dans L’Actualité du mois de janvier 2012, par Isabelle Ducas, page 53-54. Même l’illustration de Sophie Casson vaut son pesant d’or.

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La fidélisation et ses récompenses ne datent pas d’hier. Pensez à la monnaie de Pneu Canadien. De nos jours, 94 % des adultes canadiens possèdent une carte de points ou de milles, ou tout simplement la plus inoffensive de toutes, la fichue carte-café. Les Canadiens en possèderaient même quatre en moyenne. On pourrait appeler cela « être fidèle sur différents paliers ».

Ici, quelques recommandations de l’Union des consommateurs : vous pourrez y trouver votre compte si : 

- Vous résistez aux tactiques de ces programmes
- Vous ne changez pas vos habitudes d’achat
- Vous êtes vigilants quant aux prix
- Vous ne vous endettez pas pour obtenir plus de points

C’est là que le bas peut blesser. Car pour 75% des fidèles consommateurs, la carte de crédit est jumelée à un programme de récompenses.

Il y a d’autres hics. D’abord, en bout de ligne, les récompenses représentent environ 1% de rabais. Une bonne blague. Chez Esso, par exemple, avant d’obtenir votre dix dollars d’essence gratuite, vous pouvez dépenser jusqu’à 1800 balles, rien de moins.

Ensuite, les techniques de marketing sont de plus en plus raffinées. Bientôt, on pourra vous localisez et vous offrir des produits qui conviennent à votre profil dès que vous franchirez le seuil d’un commerce. Le « forage de données » n’est pas encore chose courante, puisque très complexe, mais ça s’en vient à grands pas.

À chaque allée, sa tentation ! Ainsi soit-il ! Dépensez plus chers fidèles, toujours plus !

Si le sujet vous intéresse, le livre de Jacques Nantel, professeur de marketing à HEC Montréal, me semble très intéressant. Son titre : On veut votre bien et on l’aura.

Nul besoin d’en ajouter. Un titre peut bien résumer une pensée.

jeudi 15 décembre 2011

Cadeaux à la viande



Il ne reste que dix jours avant Noël! Noooooooooooooon!!! Avez-vous acheté tous vos cadeaux? Voici de petites suggestions pour tous vos amis carnivores!


Des petites saucisses cocktail! Un incontournable de tous les réveillons de Noël! Mais cette fois-ci, elles ne seront pas difficiles à digérer puisqu'il s'agit en fait de gomme à bulles!


Pour votre cousin un peu gothique (quoi? ça existe encore?!?), du jerky de zombie! Hell yeah!






Pour votre petite nièce qui adore les poneys et les histoires de princesses, de la viande de licorne!





Pour vos amis totalement geek, USB, USB, USB!!!








Pour vos copines qui n'ont que les mots comfort food à la bouche, un bon pain de viande gonflable!


Pour votre blonde qui est un peu frileuse, une tuque de dinde! Attention au double sens, par exemple...





Finalement, pour tous vos amis qui ne décrochent pas de la folie de tripper-un-peu-trop-sur-le-bacon-comme-tout-le-monde et qui ont déjà quinze tatouages de tranches de bacon sur la peau (comme tous les jeunes cuisiniers du Québec), des gadgets de bacon!



Du savon au bacon!



Un porte-feuille en bacon!


Et du dentifrice au bacon!

Allez, dépêchez-vous! Il ne vous reste que dix jours pour remplir votre carte de crédit! Ho! Ho! Ho!





mercredi 14 décembre 2011

Le panier le moins cher



J’imagine que c’est celui avec une poignée, assez spacieux pour y accueillir les galettes et le petit pot de beurre de Mère Grand. Ou celui-là, plus minuscule encore, dans lequel on peut transporter gaiement ses pilules et son horaire télé.

Quand je vais à l’épicerie, j’ai souvent les yeux dans le panier des autres. Par curiosité, simplement, pas pour me donner des idées. Des potes me disent que je devrais plutôt observer si c’est une belle fille qui tient le panier et trouver derechef une façon de l’aborder :

-          Alors, c’est ce que l’on mange ce soir ? Je peux m’occuper de la préparation, si tu veux. Et de la bouteille de vin…qu’est-ce que tu bois ?

Y’a pas à dire, moi et la séduction, c’est un combo du tonnerre.


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Il y a eu une belle hausse du prix des aliments en 2011, vous avez remarqué ? Globalement, un gros 5% par rapport à l’année précédente. Les produits de boulangerie (7,2%) et les légumes frais (10,5%) se sont particulièrement distingués. Pas étonnant que la quête du dit panier le moins cher devienne une obsession…et une marque de commerce que se lance par la tête les supermarchés.

Soyez tranquilles, la hausse prévue sera modeste pour 2012 – un maigre 2%. Paraît qu’il faudrait remercier la reprise économique qui n’en finit plus de tarder aux États-Unis et la crise en Europe. Je vais essayer de penser à eux dans mes vœux de la nouvelle année…


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On voit trop de ces pubs à la télé et on veut trop et trop vite notre part de ces rêves…qui passent tous par le même détour : l’endettement. Alors quand vient le temps de payer les comptes, c’est avec ce qu’il reste que l’on s’alimente.

« Une semaine déjà que Thomas avait emménagé dans sa piaule de banlieue, la plus cossue du quartier, sur un pied d’égalité avec des dizaines d’autres. Aujourd’hui, il avait reçu, directement de la compagnie, la bagnole de ses rêves, celle-là même qu’il conduisait de sa main dans le carré de sable de son enfance. Ce soir, il allait dormir dans Son garage, sur la banquette arrière de Sa voiture. Mais quelque chose clochait : il avait faim, furieusement faim. » (Extrait du roman « Je finirai bien par gagner à la loterie » de Don Boylau, cet illustre inconnu.)

Ah oui ! Le panier le moins cher…Où le trouve-ton ? Chez le symbole même du capitalisme décadent : Walmart.

Vrai. On a vraiment ce que l’on mérite.

Et pas sûr que nos bides en raffolent.




(Source : Marie Allard, La Presse, mercredi 7 décembre 2011)

mardi 13 décembre 2011

Les immigrants et les odeurs de cuisson



Cet article, si court sera-t-il, je le prémédite depuis un bon moment. Je n’attendais que le moindre prétexte.

De tous les genres journalistiques, la chronique est mon favori – je sais, rien de surprenant. Au fil des ans, je me suis mis à collectionner les chroniqueurs fétiches. Que ce soit dans les domaines des arts, du sport, de la politique ou de l’actualité au quotidien, j’ai mes références, mes auteurs, qui savent m’informer, me faire réfléchir et me divertir. Tout est bien souvent et simplement dans le style.

Et en haut de cette liste, il y a Pierre Foglia dans La Presse.

Dans sa chronique de jeudi dernier (à lire, ici), il nous cite ce passage d’un document de la ville de Gatineau, intitulé Énoncé des valeurs :

« Les citoyens [les immigrants] porteront une attention particulière à la propreté, l'hygiène corporelle... Le respect de la qualité de vie d'autrui fait également référence à des facteurs dérangeants ou nuisibles comme les bruits et les odeurs... les odeurs fortes émanant de la cuisson. »

Les odeurs fortes de la cuisson - je souligne. Non mais…Je n’ai rien contre le fait qu’on fasse des pieds et des mains pour faciliter l’intégration des immigrants et qu’on les incite à communiquer dans la langue de la majorité, mais qu’on qualifie de « facteurs dérangeants et nuisibles » les odeurs de leurs petits plats, ça prend un certain culot. 

Faudrait qu’ils bouffent comme nous, en plus ?

Je glissais un mot dimanche sur ces écluses que l’on ferme, ces marécages que l’on peut devenir…en voilà un bon exemple sous-entendu.

Et pourtant, dans la cuisine d’ailleurs, vous le savez autant que moi, nous avons tout à gagner ; du développement de nos goûts à d’innombrables découvertes qui, d’une création à l’autre, deviendront aussi de curieux et savoureux métissages…

lundi 12 décembre 2011

La ferme!


L’an dernier, La semaine verte diffusait à Radio-Canada  un reportage assez juste sur ce qui se passe dans les fermes du Québec. Voulant à tout prix éviter le sensationnalisme que l’on retrouve dans les documentaires-chocs sur l’élevage, l’équipe de la Semaine verte a plutôt visité trois fermes tout à fait normales et ordinaires, des fermes que l’on peut retrouver un peu partout au pays. Les fermiers ont hésité à ouvrir leurs portes, car ils savent que les pratiques permises par la loi ne sont pas toujours très éthiques. Et comme souvent les producteurs n’arrivent plus à joindre les deux bouts, ils ont peur d’en montrer un peu trop aux consommateurs :

« Tout n’a pas à être montré partout. Moi je suis prêt à expliquer des gestes qu’on pose en agriculture, comment on les pose, mais après ça, pour moi, ça s’arrête là. C’est pas vrai que le consommateur veut tout voir. » (Jean-Guy Vincent, producteurs de porcs, Saint-Séraphine)

Et vous, voulez-vous tout voir ou vous préférez fermer les yeux? Pourtant, la simple action d’ouvrir les yeux sur ce qui vous entoure vous permettrait de mieux manger…

Voici un petit résumé rapide du contenu de cette émission qui décrit très bien ce qui se passe généralement au Québec chez les producteurs de veaux, d'oeufs et de porcs. Évidemment, il y a sûrement des exceptions, mais il s’agit ici de ce qui est largement pratiqué et permis. Vous pouvez regarder l’émission aussi!

http://www.radio-canada.ca/emissions/la_semaine_verte/2010-2011/chronique.asp?idChronique=122006


Les veaux

On produit 285 000 veaux par année au Canada (2009). Cela représente 1 kg par personne.
Ils sont séparés de leur mère moins de dix jours après la naissance.
Ils ne téteront jamais le lait de maman, mais seront nourris au lait en poudre.
Ils sont enchaînés individuellement dans des espaces très réduits.
À 5 mois, c’est la fin, direction l’abattoir!


Les poules


On produit sept milliards d’œufs par année au Canada (2009).
Les poules sont entassées dans des cages plus petites qu’une feuille mobile en groupe de 5, 6 ou 7 individus.
Après un an, les poules sont moins productives, direction l’abattoir et magie! Elles se transforment en bouillon de poulet!





Les porcs

On produit 23 millions de porcs par année au Canada (2009). Cela représente 24 kg par personne.
La truie reste dans une cage qui ne lui permet pratiquement aucun mouvement toute sa vie.
Après environ cinq portées, elle est abattue.
Les porcelets doivent subir plusieurs opérations à froid dès la naissance : on leur coupe les dents, car avec des dents pointues, ils risquent de blesser leur maman, on leur coupe la queue, car ils ont tendance à se mordiller et à se blesser gravement et on les castre, car les mâles développent une hormone à la puberté qui donne un mauvais goût à la viande.
Je rappelle que tout ceci se fait sans anesthésie, même la castration messieurs.


Alternatives

Bien sûr, il y a plusieurs producteurs qui sont mal à l’aise devant ces pratiques. Ils désirent changer, mais ils veulent aussi de l’aide. Comme ce producteur dans le reportage, Sylvain Lefebvre, qui élève des poules à la fois en cage et en liberté et cette éleveuse de porcs, Lise Sarrazin, qui fait vivre ses truies en groupe sur un sol confortable dans des lieux aérés et bien éclairés. Mais l’argent est un frein. Ces types d’élevage coûtent beaucoup plus cher aux producteurs.

Les lois

Bonne nouvelle, en 2015, selon le reportage, les veaux seront élevés en groupe et en liberté. Du côté des poules, l’élevage en cage sera interdit dans l’Union européenne en 2012, en Californie à partir de 2015 et progressivement à partir de 2018 au Manitoba. Chez les porcs, en Europe et dans certains états américains, ils ont déjà adopté des lois pour la contention et ils prévoient l’interdire en 2013. Au Canada, rien du tout, aucune loi. Seulement des initiatives individuelles comme la compagnie Maple Leaf qui élèvera ses truies dans des parcs à partir de 2017. En retard le Québec, vous dites?

Selon Sylvain Charlebois, chercheur en alimentation : « Le consommateur a l’industrie agroalimentaire qu’il mérite. »

Et si on valait un peu plus que ce que l’on pense?




Sources:
Les images ont été prises ici:


dimanche 11 décembre 2011

Décharge Dominicale : Sur ce qui fuit et le bon temps


Carpe diem – Saisir l’instant présent – s’écouter mastiquer – savourer et distinguer chacune des saveurs – sentir cette bouchée poursuivre sa route jusqu’au bide – lever les yeux – sourire – béatitude – prendre une bouchée – recommencer – en silence.

Carpe diem – Saisir l’instant présent (?) – Se faire une liste d’urgence – Faire une chose et anticiper les suivantes en même temps – marcher vite jusqu’à l’épicerie – calculer le temps qu’il nous reste avant d’aller travailler – larguer nos trucs dans le panier – être bon troisième au bout d’une file – juste derrière celui qui paie de sa menue monnaie ses victuailles pour toute une semaine – regarder l’horloge – bis – bis – bis.

***

Carpe diem – on t’a putassé.

Saisir l’instant présent – c’est maintenant l’acheter.

Saisir l’instant présent – le vrai – seulement les rares journées de congé.

L’autre – le faux – c’est prépayé, cocu comptant ou sur d’infinis versements.

La vitesse versus la lenteur. L’exécution versus la patience. Le tout cru dans le bec versus l’éloge de la préparation.

Faire du fric – manger n’importe quoi.

Être fauché – devoir mangé n’importe quoi.

Ici – maintenant – et qu’importe les conséquences.

Elles n’existent pas – encore.

Les riches mangent trop. Les pauvres mangent mal. Les moyens sont dans la moyenne – quel rôle ingrat !

***


C’était sa première visite à vie chez Wall-Mart – quel chanceux ! Il voulait y acheter les cadeaux de noël de sa belle-sœur. En entrant, il a mis la musique sur pause et a retiré ses écouteurs, afin de vivre pleinement l’expérience. Il a regardé autour et a tendu l’oreille – alors qu’on lui tendait une main ouverte – s’il vous plaît, pour le panier des plus démunis.

Il a replacé ses écouteurs, reparti la musique et juré un peu plus tard que c’était la dernière fois – en remerciant les jeunes gymnastes qui emballèrent ses cadeaux – sous contribution volontaire – deux piasses.

 ***


Sélectionner des décisions – se fier plus souvent qu’autrement au hasard. Impatience irresponsable envers la Fortune.

Devenir une routine – fermer les écluses – s’isoler parmi tous – marécages de demain.

Or, en dépit de tous les dangers, nous pouvons - toujours - changer.

Que dis-je. Nous devons.



In Spite of all the danger, chanson des Quarrymen, petit band anglais de la fin des années 50.

samedi 10 décembre 2011

Quelques maximes avant de s’attaquer au buffet…


Une belle petite découverte cette semaine pendant mes recherches et vagabondages sur la Toile.

C’est un livre, une lecture en attendant, ou de quoi lire pendant nos glorieux moments aux cabinets.

Ce qui n’enlève rien à la qualité. Plutôt ça que des revues…

Il s’intitule Food Rules. L’auteur se nomme Michael Pollan. 

C’est uniquement en anglais.

Vous pouvez me lancer des tomates. Mais avant de le faire, rappelez-vous que je ne travaille pas au sein d’un conseil d’administration d’une société d’État québécoise. 

Merci de votre compréhension.

Ce sont des maximes, des petites règles où clarté et simplicité sont à l’honneur.

Sur ce site – ma source – vous pouvez y trouver des extraits et une vidéo où l’auteur lit quelques passages – sa voix accompagnée d'illustrations appropriées et bien sûr, colorées.

Ma sentence préférée ?

 "Don't get your fuel from the same place your car does...Gas stations have become 'processed corn stations': ethanol outside for your car and high-fructose corn syrup inside for you. Don't eat here."


vendredi 9 décembre 2011

Traité de libre-échange Canada-Europe : Et le développement local ?


Un sujet d’actualité qui passe sous le radar mais qui pourrait avoir un impact important sur l’offre alimentaire des années à venir : depuis deux ans, le Canada négocie un accord assez étroit de libre-échange avec l’Union européenne, qui pourrait voir le jour d’ici 2013.

D’un côté, il y a Ottawa et ses succursales – ou Papa Fédéral et ses maîtresses provinciales – et de l’autre, Bruxelles, capitale des 27 pays membres de l’UE. Le représentant du Québec est l’ancien PM Pierre Marc Johnson, qui agit tantôt comme un conseiller, tantôt comme un observateur – statut politique du Québec oblige.

On le sait, les pourparlers de ce type d’ententes ne se déroulent que trop rarement – puisqu’il ne faut jamais dire jamais – sur la place publique. Les informations qui peuvent alors nous parvenir sont filtrées et bien souvent, expirées depuis des mois.

Cela dit, côté gros chiffres astronomiques qui dans le fond n’en disent pas tant, cet accord représenterait pour le Québec l’accès à un marché facilité de 500 millions d’habitants et – tenez-vous bien, prenez un gorgée de café ou de ce que vous buvez en ce moment, mais prenez soin de bien avaler – plus de 30 milliards $ par année de contrats publics seulement pour le gouvernement québécois.

Vite, donnez-moi les papiers et dites-moi où signer, crisse ! 

***

Une minute, s’il vous plaît  – pour notre patrimoine.

D’un côté comme de l’autre, les craintes et les interrogations commencent à pointer leurs bouts du nez.

Le député péquiste Alexandre Cloutier : « Si on entre là-dedans, on touche à nos politiques d’achat local, de développement local ; en fait, à notre capacité de mettre en œuvre des politiques de développement économique. À la possibilité, aussi, de préférer des entreprises à caractère social. »

La députée indépendante Louise Beaudoin : « L’intérêt des Européens, ce sont les marchés publics. C’est pour ça que, contrairement à (ce qui se passe) à l’Organisation mondiale du commerce, se trouvent cette fois sur la table les marchés publics des provinces et des municipalités. »

De l’autre côté de l’Atlantique, Frédéric Viale, militant membre du conseil d’administration d’Attac-France, qui redoute un nouveau chapitre 11 de l’ALENA : « Des entreprises qui ont des moyens infinis vont menacer des collectivités locales. »

Le fameux et controversé chapitre 11 de l’ALENA, la bête noire des altermondialistes ! J’en ai glissé un mot lors de mon dernier article

Par exemple, un État veut bannir un produit, à cause d’un additif nuisible pour la santé ou l’environnement, selon ses lois. La multinationale, qui vend le produit, courroucée, crie qu’il n’y pas assez de preuves et poursuit l’État, qui finira par s’excuser publiquement et par payer des millions $ en compensation.

Et cela vaut aussi pour les dites « préférences locales ».

On s’en doute, ce sont les grosses compagnies qui salivent devant les ententes commerciales, pas les petites entreprises, qui n’ont tout simplement pas les moyens d’en profiter et qui misent sur les ventes locales et régionales. Et ce n’est pas notre ventre qui devrait se plaindre.

D’où là l’importance de nos choix alimentaires. Avec de plus en plus de gros joueurs dans la mêlée, manger n’aura jamais – tu l’as dit ! – été aussi politique.

(Sources : Le Devoir, Gaétan Pouliot, mercredi 7 décembre 2011 ; Le Soleil, Jean-Marc Salvet, mercredi 7 décembre 2011)

Pour en savoir plus sur le chapitre 11 de l’ALENA. N.B. À lire en milieu de journée, les risques de piquer des clous peuvent être  fortement présents tout prêt du lit : http://www.international.gc.ca/trade-agreements-accords-commerciaux/agr-acc/nafta-alena/gen-nafta.aspx?lang=fra&view=d

jeudi 8 décembre 2011

Propagande


Lundi dernier, je vous ai parlé de la PETA et de leur campagne anti-PFK. Il ne s’agissait pas d’un article pro-PETA, mais bien d’un questionnement sur ce que l’on désire, nous, comme consommateurs.

Je cite la PETA, de temps à autre, car par ses campagnes provocatrices, elle attire l’attention sur des phénomènes peu connus en ce qui concerne l’agriculture, l’élevage et l’éthique animale. Cependant, il y a des moments où je décroche, comme lorsque suis tombé sur ce jeu en ligne offert dans la section pour enfants du site :


Play Super Chick Sisters!



C’est un jeu vidéo, à la manière de Super Mario Bros, où il faut sauver la princesse Pamela Anderson (porte-parole PETA) du méchant Colonel Sanders. Ce jeu, adressé aux enfants, montre comment on massacre les animaux dans la vie et comment les producteurs sont de monstrueux assassins. C’est drôle et à la limite totalement absurde, si l’on prend ce jeu avec humour. Surtout que ce n’est peut-être pas des mains du Colonel Sanders qu’il aurait fallu sauver Pamela Anderson, mais peut-être plus de ses implants mammaires et de ses vidéos diffusées sur Internet à une certaine époque… D’un autre côté, j’imagine ces parents granolas qui font jouer leurs enfants à ce jeu afin de répandre la bonne nouvelle. La viande, c’est mal m’voyez!

Je suis végétarienne, vous le savez, et je n’accroche pas à ces campagnes de propagande. Pas plus qu’aux vidéos où l’on montre des cas de cruauté animale extrêmes et isolés comme dans le documentaire Terriens narré par Georges Laraque. Pourquoi? Parce que je sais ce qui se passe dans les fermes du Québec. Ce n'est pas rose, évidemment, mais les producteurs, en général, aiment leurs animaux. Il s’agit quand même de leur gagne-pain! Et, malheureusement, je sais aussi que l’éthique animale bat de l’aile au Québec et que nous sommes franchement en retard sur plusieurs pays d’Europe. Les producteurs sont prêts à changer, mais les consommateurs le sont-ils vraiment?

On s’en reparle lundi!





mercredi 7 décembre 2011

Énergie pour une autre fois…



Peut-être suis-je dans l’erreur ? Peut-être les scientifiques et leurs études se cherchent-ils un peu de crédit sur le dos de compagnies florissantes ? « Retournez à vos maladies, vos déficiences, vos épidémies, bande de ploucs bardés de diplômes ! Le quotidien de l’être humain, on s’en charge ! »

Peut-être les boissons énergisantes sont-elles la panacée, le prochain pas des Hommes vers de nouveaux sommets de l’évolution ?

Le Grand Singe a toujours su s’adapter depuis la nuit des temps. Il a toujours été bien de son époque. Et dans ce cas-ci, les journées passent vite, alors moi aussi. Tu ne te moqueras pas longtemps de moi, vieille horloge !

« Il n’est pas recommandé que les enfants, les jeunes ou les femmes enceintes consomment notre produit. » N’est-ce pas vouloir ralentir, voir même freiner, les futurs exploits des prochaines générations ? Sommes-nous à ce point abattus, terrassés, médiocres et envieux pour empêcher ceux qui nous succèderons de faire mieux et plus rapidement que nous ?

L’humain, en plus de lui-même, a un nouveau compétiteur : l’ordinateur. C’est qu’il devient de plus en plus féroce, limpide, celui-là. Jamais une telle bête ne s’est dressée devant le poilu à quatre roues. Et en plus, même avec de la sauce à spaghetti, ça ne se mange pas, un ordi. Ça, c’est tout un coup bas pour nos instincts.

À constater certains résultats, nous pouvons croire que les sportifs, eux, ils ont compris. Par exemple, les Espagnols. Ils sont partout. Tennis, football, cyclisme, insérez votre sport préféré, ils sont champions. Le mec qui soufflait entre chaque question du journaliste après l’ascension de tant de cols dans les Pyrénées, il y a cinq ans, prend le même scribe par la taille aujourd’hui et lui raconte dans les moindres détails sa course, avec le sourire grand comme ça, sans haleter, sans point ni virgule. Et vous pourrez le voir plus tard dans une émission de fin de soirée, rigolant et prêt à faire la fête toute la nuit.

C’est qu’ils s’y connaissent, les Hispaniques, en taureaux qui voient rouge et qui courent – volent même, qu’ils disent – dans les rues…

***

Par contre, si tout cela n’est que fantasmagories, que la triste réalité est que les médecins et scientifiques posent les bonnes hypothèses, alors, que doit faire la sphère publique devant autant de questions et un peu moins de réponses ?

D’abord, les municipalités peuvent faire comme Amqui. Ne pas offrir de boissons énergisantes dans les lieux publics où ils ont le pouvoir de règlementer. Plus elles seront nombreuses à le faire, plus elles pousseront le palier de gouvernement suivant – par la bande – à légiférer en ce sens. Nos élus ont un devoir envers la santé publique.

Mais les gens continueront d’en acheter ailleurs, me dites-vous. Interdire ou bannir, ce ne sont pas des voies à emprunter, quelque soit le produit. Cela peut pousser à la contrebande et/ou à la qualité suspecte du produit – pensez à la belle époque de la prohibition.

Mieux vaut garder sous haute surveillance les produits que nous redoutons que de les ignorer. Et obliger les compagnies à indiquer clairement ce qu’il y a dans la canette – et ses répercussions.

De plus, la méthode de la brique et du fanal n’est pas à l’abri de l’article 11 de l’ALÉNA, qui permet à toute entreprise multinationale de poursuivre un État qui maltraite son produit. D’accord, ce jour-là, je ne sais pas ce que nos représentants avaient bu pour abdiquer sur ce point-là, mais il ne faut pas l’oublier.

***

C’était une dernière variation sur ce thème…pour le moment. Voici un site français de l’Institut Régional du Bien-être, de la Médecine et du Sport Santé, assez complet sur le sujet. Vous pouvez y accéder en cliquant ici.


(Demain : Dre Tofu)

(Vendredi : On passe à un autre appel. Oui ? Allo ?)

mardi 6 décembre 2011

Interlude

Ça y est. Nous avons plongé. Après plus de 50 articles, ça allait de soi. Il fallait passer à l’étape suivante. Quelles seront les prochaines ? Aucune idée. Mais elles sauront s’imposer d’elles-mêmes.

Voilà. Un bon élan et hop ! Nous voilà sur Facebook et Twitter.


Sur notre page Facebook, vous pourrez y trouver des liens complémentaires, d’autres vidéos en lien avec les sujets publiés et quelques fois, peut-être, des surprises. Vous pourrez aussi communiquer plus facilement avec nous, partager vos savoirs et expériences, ou nous proposer des pistes ou des idées.


Notre époque est géniale en ce qui concerne l’accessibilité aux informations. En quelques clics, nous pouvons dévorer un sujet – ce qui aurait pu prendre une journée entière ou des heures de recherches folles, il y a à peine dix ans. Les sources sont maintenant si nombreuses. Suffit de choisir à quelles fontaines s’abreuver – car il faut un peu se méfier, certaines peuvent être imbuvables.


Apprendre, découvrir et partager : pour nous, ce sont plus que des mots-clés, ce sont des symboles qui nous guident dans la création de chacun de nos articles.


Pour ce qui est de Twitter, puisque nous sommes peu familiers avec ce moyen de communication, une période de rodage sera nécessaire. Mais, au bout du compte, en entrant en contact directement avec plusieurs intervenants du vaste milieu de l’alimentation, nous ne pourrons qu’offrir un meilleur contenu.

Bref, nous sommes affamés et tout aussi enthousiastes à poursuivre l’aventure avec vous.

Merci de nous lire ! Et merci à l’avance de partager avec nous !

(Demain : Retour à la programmation régulière)

lundi 5 décembre 2011

Bon à s'en lécher les doigts!


Il y a quelques années, la PETA lançait une campagne anti-PFK (ou KFC à l’extérieur du Québec), car l’organisme avait remarqué que le Colonel Sanders n’était pas très tendre avec les petits poulets. En effet, rares étaient les futures petites croquettes qui avaient la chance de s’étendre les ailes au réveil et de piailler entre amis autour d’une nouvelle cuvée de petits grains. Leur réalité était plutôt celle-ci : élevage dans des endroits surpeuplés et remplis d’excréments,  prise de poids trop rapide qui cause la mort, stress élevé, transport dans des conditions abominables... Voilà la recette secrète du Colonel!

En guerre depuis 2003, la PETA et PFK semblaient avoir trouvé un terrain d’entente en 2008 alors que la chaîne de restaurant s’engageait à adopter de meilleures pratiques d’élevage et une forme d’abattage moins cruelle. Peut-être que vous ne vous rappelez pas de tout ça, mais vous vous souvenez sûrement de cette image prise à Québec lors du lancement du burger végétarien, autre décision prise par PFK pour devenir plus végé « friendly » (et ne plus avoir la PETA sur le dos avec ses vidéos dégueulasses) :




Et que se passe-t-il maintenant, en 2011?

Dans la plupart des restaurants PKF où je suis allée, ils ne servent plus le burger végétarien. Puis si je me fie à ça...
Suggestion de costume d'Halloween de la PETA

et ça...

Manifestation des Angry Birds contre KFC


rien ne semble avoir réellement changé…


« La grandeur d'une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés de la manière dont elle traite les animaux » disait Gandhi.




dimanche 4 décembre 2011

Décharge Dominicale : Sur les boissons énergisantes


Un camion plein. Faudrait bien le vider. Une façon qui en vaut bien une autre de livrer la marchandise.

Les boissons énergisantes envahissent maintenant les dépanneurs, les supermarchés, les publicités, les bars – notre quotidien. Les compagnies se multiplient et commanditent de nombreux évènements. Elles ont mis le doigt où il fallait sur notre système nerveux. Elles ont trouvé la faille dans notre mode de vie effréné. Devant la charge de petites modifications que peut entraîner le moindre ajustement dans nos allées et venues, elles ont dressé devant nous l’autoroute de la facilité, du remède miracle et de la potion – pensée – magique. Sur quelques années, subtilement, elles ont transformé une demande passagère en besoin vital. Se reposer, bien dormir, c’est pour les faibles. Les forts, eux, majestueux, se démènent dans tous les sens, n’arrêtent jamais – ils saisissent comme un steak l’instant présent.

J’ai consommé.

La première fois, j’étais à l’université. Je devais me taper une de ces dissertations insipides qui fait soupirer l’inspiration. Devant le pavillon où je m’affairais, j’ai bu d’un trait une petite canette d’énergie et deux options se sont alors proposées à moi : ou bien je me mettais à courir autour de l’édifice, ou bien je me jetais devant l’ordi et me débarrassait de ce long texte tout sauf excitant à écrire. J’ai choisi la seconde option et en moins de quatre heures les quinze foutues pages exécrables étaient bouclées.

J’avais marché sur les eaux.

Des années plus tard, je travaille dans un restaurant, c’est l’été du 400e, il y a des gens partout, ça bouffe, on se fait défoncer à tous les jours et je suis là comme un con plus de 50 heures par semaine.

Bienvenue dans le manège infernal. Aucune baisse de régime ne peut être tolérée. Le café ne suffit plus. Une canette, une autre, accélère, fonce – Adrénaline – t’as un beau nom, tu sais ?

Jusqu’à ce que ça déraille.

Le doigt sur le système nerveux, je disais. Et ses perturbations, j’ajoute.

J’ai choisi l’angle personnel jusqu’à l’abus dans ce message. Mais quand est-il d’une consommation quotidienne de boissons énergisantes, plus ou moins modérée ?

Pour alimenter la réflexion, je vous invite à lire les petits articles sur les liens suivants :

- Bonjour ! Je suis un lien.

- Salut ! Moi aussi.

(Prochain message à ce sujet : la consommation des jeunes et le devoir de la sphère publique.)


Bad Religion, Automatic Man, sur No Control, le classique des classiques pour laver la vaisselle.

samedi 3 décembre 2011

Il a bu bio - on le saura !


Monsieur Jambon n’est pas un vite – des fois. Il n’est pas gêné non plus : dire que sa découverte de la semaine, c’est le lait biologique, c’est accuser des années de retard. On dirait qu’il arrive en ville, qu’il est né de la dernière bordée ou qu’il sort des boules à mites.

Ce n’est pas son seul défaut : il parle un peu trop souvent de lui à la troisième personne.

Cela dit, je – il – vous propose une petite visite guidée dans le monde du lait bio.

Au-delà de la combine « nous raffolons du lait comme nul autre » - ah ouais ? -, Natrel nous offre son lait bio en format de un, deux et quatre litres. C’est celui que j’ai bu, le 2%. Une nette différence avec le lait ordinaire.

- Comme l’autre, le Lactantia est offert uniquement au Québec et en Ontario. La pinte est peut-être affreuse, mais ils disent que le contenu est « bien plus que du lait biologique, car son goût est plus pur et plus crémeux ». Le lait bio représente 1% des ventes au Québec, il faut bien pousser un peu…

- Liberté vend même de petits formats individuels – 236 ml. Sur le site, on insiste beaucoup sur le fait que le lait est « exempt d’engrais chimiques, de pesticides et d’herbicides ». Et le contenant est entièrement recyclable !

- J’ai un préjugé favorable pour les petites entreprises régionales. Nutrinor favorise la transformation locale du lait bio produit par treize fermes du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Fait intéressant, on peut retracer l’endroit d’où vient le lait sur la pinte, du moment de la traite à l’embouteillage, en passant par la cueillette à la ferme. Belle initiative.

- Plus frais que ça, tu tètes à même le pie – perspective pas très excitante, c’est une vache quand même, pas une femme – excusez-la. La ferme Groleau, située dans les Cantons-de-l’Est, offre un lait qui se conserve deux semaines seulement après conservation et de trois à cinq jours après ouverture. Nul besoin de dire qu’il est préférable d’être sur place. À visiter, si vous passez dans le coin…

En terminant, vous pouvez aller sur le site de Québec Vrai pour en savoir davantage sur les règles sévères qui régissent la production du lait biologique.

- Et Cassandre, une très belle vache, qui avait gambadé toute la journée dans un champ, philosophant sur ce qui se trouve au-dessus des nuages – ou en deçà des délectables brindilles, rentrait peinarde et joyeuse à la ferme, où l’attendait Gaston, celui qu’elle surnommait « l’homme à la chaudière argentée »… (Extrait du roman « Les vaches de ma vie », v.f. de Life is a bitch par Don Boylau – c’est qui celui-là ?)

vendredi 2 décembre 2011

Bravo, Amqui !


Municipalité du Bas-Saint-Laurent, Amqui devient la première au Québec à interdire par règlement la vente de boissons énergisantes dans ses espaces récréatifs. Bravo !

L’Association des embouteilleurs de boissons gazeuses du Québec (AEBGQ) n’est pas contente, oh que non ! Son « conseiller spécial » prétend que la ville a pris sa décision sur des « prémisses erronées » et qu’il n’y a aucune étude qui fait un lien entre l’obésité et un aliment en particulier.

Aucune étude ? Elle est bien bonne. Si plusieurs nations du monde commencent à taxer vos produits, monsieur – voir mon article publié en octobre – ce n’est certainement pas parce qu’ils vous ont pigé au hasard, puis consternées, ont soufflé : « Dommage, c’est leur tour ! » Si, en plus, elles veulent consacrées ces nouvelles sommes recueillies à la lutte contre l’obésité, c’est qu’elles doivent se baser sur quelques faits. La Coalition Poids, ce n’est pas un club d’haltérophiles !

Aussi, l’AEBGQ se dit outrée « que des pouvoirs et des fonds publiques (sic) soient utilisés afin de ternir injustement l’image (snif) de certains produits et marques et ce en absence de tout fondement ».

Méchante Amqui ! Tu mérites trois coups de bâton ! Gaspiller des fonds publics pour nuire aux bonnes intentions des entreprises privées qui veulent seulement notre bien – dans ce cas-ci, vous dormirez quand vous serez morts !

Le privé et son monopole de la vertu. Un sacré bon gag ! Quand les affaires vont bien, il se pavane. Quand il est dans le trouble, il cogne à la porte de l’État et il quête l’argent public. Très bien placé pour donner des leçons…

D’ailleurs, l’Association s’est inscrite au Registre des lobbyistes. « Bonjour Monsieur le Député, vous me semblez fatigué après cette dure journée…J’ai justement quelque chose pour vous… ».
 
***

C’est une demande du Comité d’action Matapédia en forme qui s’est transformée en règlement. Le Maire d’Amqui, lui, n’est pas ébranlé du tout par les attaques de l’AEBGQ : « Je trouve ça cavalier la façon dont on nous aborde ; c’est une grosse organisation qui veut faire taire (ceux qui ont des opinions divergentes), ils osent prétendre qu’il y a juste leur discours qui est le bon, mais on a vu neiger. » Du même souffle, il invite d’autres maires et mairesses à faire pareil.
 
***

Les réactions n’ont pas tardé le lendemain de la publication de la nouvelle. La Coalition Poids – qui regroupe 150 partenaires autour de la problématique de l’obésité, je le rappelle – est prête à soutenir une mobilisation pour appuyer Amqui. Puis, réunis aux Journées annuelles de la santé, des représentants des milieux de la santé, de l’éducation et du monde municipal étaient tout aussi prêts à soutenir la ville, par des lettres d’encouragement ou par d’autres façons.

Devant cette levée de boucliers, l’AEBGQ s’est calmée un peu. Dans une lettre au maire, elle reconnaît « qu’il est de la responsabilité des villes de décider de ce qui peut et doit être vendu dans leurs propres établissements ».

Bien sûr.

Et on y reviendra.

(Sources : Claudette Samson, Le Soleil, mercredi 30 novembre et jeudi 1er décembre 2011)

jeudi 1 décembre 2011

C'est pas mangeable!


Je vous ai déjà montré, il y a quelque temps, de magnifiques œuvres réalisées avec de la nourriture.
Aujourd’hui, je vous montre mes petites trouvailles loufoques sur Etsy, un site de création «handmade» où il est possible de passer des heures et des heures…

La bouffe est réellement partout! Que commanderez-vous pour Noël?


Des tacos boucles d'oreilles avec une bonne petite bière?




Une boîte de beignes miniatures Krispy Kreme ?



Une bague poêle à frire et oeuf miroir ?






Pourquoi pas une délicieuse salade 100% laine avec rembourrage 30% bio ?



Un ensemble pour faire un feu de camp sans gélatine, sans agent de conservation, sans goût et peut-être même sans plaisir ?



Un faux café renversé Starbuck ?



Des ballerines en gruau aux raisins ?



Bon magasinage du temps des fêtes! Ho! Ho! Ho!