dimanche 22 janvier 2012

Recette de Jeff (1)



J’apprends souvent par mimétisme, je me répète, car c’est ce qu’il faut faire – un messager, c’est de la volonté avec des ailes, ne tirez pas dessus.

Ainsi. Ce vieux frère et colocataire de Jeff est un créatif, tout un chef !

Voilà. Je vous l’avais présenté par la bande hier. Voici une superbe recette maison, toute simple – elle sera aussi présentée comme ça.

Ça nous changera des délires dominicaux – qui trouveront un moyen de revenir de toute façon.

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En passant, le blogue perd – pour quelques mois – une lectrice régulière et merveilleuse – ma chère amie Sara. J’ai toute une pensée pour elle, qui vole en ce moment vers l’Australie. Que son aventure soit des plus enrichissantes, des plus enivrantes.

Salut à toi, ma kangourette !

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Alors, la recette – sans titre – non mais, n’est-ce pas de la liberté ça, de nommer un mets.

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Ça va comme suit et ça défile – j’espère que vous n’attendiez pas une liste qui défile pièce par pièce, Monsieur Jambon aime la beauté du désordre – c’est ce que ça donne qui compte, pis si on n’est pas satisfait, on fait les ajustements, on rafistole, jusqu’à ce que notre bedon beugle : « Encore ! »

Vous faîtes caraméliser des oignons et de l’ail. Vous y ajoutez – quand vous pensez que « ça y est, c’est le temps ! » - du tofu râpé, un poivron vert et des oignons verts – les deux derniers éléments, je vous conseille de les couper à votre guise.

Vient le temps de la sauce tomate – ne vous gênez pas, instinctivement on sent le moment, alors on y va, advienne qui mangera.

Ensuite, vous y ajoutez des champignons – voir le conseil des « deux derniers éléments » - et du gingembre râpé – comme c’est important les accents, quand on y pense, en cuisine – sinon on se retrouve en musique et je ne sais pas si ça sonne bien.

Ah ! J’oubliais. Les tomates en dés. J’aurais bien aimé vous dire en « si » ou en « ré », mais c’est comme ça, la mélodie du ventre.

Ah ! J’oubliais (bis). Les lentilles rouges. Très important. Autant que de nouvelles lunettes pour Jambon lorsqu’il lit les ingrédients d’une recette sur un bout de papier.

Ne reste plus qu’à vous amusez – c’est-à-dire vous laissez aller côté épices, selon vous goût. Une suggestion : de la coriandre fraîche - c’est sympathique.

Et puis il faut que ça mijote le temps que ça vous chante – ou de prendre quelques bières.

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Ah ! J’oubliais (bis-bis). En-dessous de cette succulente sauce, un nid de pâtes – au choix – c’est une idée, comme ça.

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Que nous réserve la prochaine semaine ? Je n’en sais pas plus que vous. 

C’est palpitant !

Sur ce,

Merci, Chef !

samedi 21 janvier 2012

Les petits peuvent gagner


J’ai connu la Boulangerie St-Méthode de Thetford Mines par l’entremise de Jeff, mon vieux frère et colocataire – il faudra bien d’ailleurs que je consacre quelques chroniques éventuelles à ses expériences et à ses recettes végétariennes, absolument délicieuses.

Une bonne nouvelle hier (20 janvier) dans le Soleil, page huit : cette entreprise familiale vient de remporter toute une victoire en Cour supérieure face au géant Canada Bread (Ontario) – connu sous le nom de Multi-Marques au Québec.

La lutte va comme suit : St-Méthode use de la pastille « sans gras sans sucre » sur son pain, depuis 15 ans. Devant ce succès – notons que St-Méthode occupe une place grandissante sur le marché québécois – Canada Bread – dont les ventes connaissent au contraire une décroissance importante ici – demande à une firme de communications – rien de moins – de copier la pastille de sa concurrente.

Et ce n’est même pas subtil. Une dirigeante de Canada Bread va l’écrire clairement de « voler » la pastille – non mais, on se croirait à ce jeu télévisé qui m’échappe – dans un courriel envoyé à la dite firme.

Ni une, ni deux, l’avocat de St-Méthode demande à Canada Bread de cesser d’utiliser cette pastille. Refus. L’avocat entreprend donc un recours en justice.

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L’objectif d’une telle tactique de Canada Bread est bien simple : confondre le consommateur, peu informé ou jamais assez sur le sujet – « c’est écrit sur le sac, donc c’est la même chose ».
Tout ça dans l’espoir de récupérer des parts de marché perdus.

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Selon le juge Denis Jacques, il s’agit d’un « risque de confusion réel et probable » et d’une « concurrence déloyale ».

Ce n’est pas tout. Suite au recours de la Boulangerie St-Méthode versus Canada Bread, cette dernière a réclamé 35 000 $ en dommages et près de 1 millions $ en frais et honoraires d’avocats – Goliath n’y allant pas de mains mortes contre David – qualifiant le dit recours d’ « abusif ».

Le magistrat rétorquant que c’est la demande de Canada Bread qui est abusive, et non le recours.
Bref, il est maintenant ordonné à Canada Bread de ne plus copier la pastille « distinctive » de la Boulangerie St-Méthode.

Non mais, quand il ne faut pas se laisser faire…

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Un complément à mon article d’hier, dans La Presse, concernant le cornichon québécois. Cinq fois moins de cornichons produits au Québec en 2011, par rapport à 2000. L’information, ici.

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Absurdité de la semaine : Tu cherches des recettes végétariennes sur la Toile et tu remarques dans les ingrédients de certaines la présence de « bouillon de poulet ».

Et le bouillon de légumes, ça n’existe pas ?

Mangez-vous végé pour être cool ?

vendredi 20 janvier 2012

Comment décimer un village – sur notre bras !


D’une main, la droite conservatrice et/ou les grandes gueules libertariennes  - en pantoufles - vous répèteront que l’État ne doit pas nous dire quoi manger. De l’autre, dans les faits, ce laisser-faire nous a mené tout droit à l’industrialisation alimentaire à outrance.

Et allez-vous les entendre rouspéter contre les subventions massives de l’État concentrées en majeure partie dans les poches des gros producteurs ? Pas souvent.

Un paradoxe qui décime un village après l’autre. Comme dans ce cas-ci, en Montérégie.

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Ça se passe à Saint-Marcel-de-Richelieu, une minuscule bourgade de 550 âmes – elle était peuplée de 630 personnes il y a cinq ans – faites le calcul en pourcentage par rapport à une grosse ville et vous avez là une fichue belle saignée.

Autrefois « capitale du concombre » - vous souriez, moi aussi, mais c’est bon, des concombres – on n’y fait plus aujourd’hui  la culture de ce légume. Par contre, selon les dires du maire, Yvon Pesant, on y trouve des cornichons de l’Inde à l’épicerie.

Pourtant, le territoire de la municipalité est zoné agricole à 99,4%. Des terres parmi les plus riches au Québec. Que retrouve-t-on dans ces champs de nos jours ? De grandes cultures de maïs-grain, OGM à 80 %. Exit la production maraîchère – vive la production de masse, où la moitié des terres cultivées est possédée par quatre grands producteurs. Ah, j’oubliais, il y a aussi des porcheries.

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Et les responsables de ce gâchis de haut potentiel arable ? Nous, consommateurs, par le biais de l’État et des programmes d’assurance de la Financière agricole.

Car c’est comme ça que ça fonctionne. Parce que le pain de nos impôts subventionne les gros joueurs – que les miettes pour les petits entrepreneurs, pour les initiatives audacieuses et innovatrices.

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L’État a un rôle à jouer dans la répartition de la richesse et des chances. Mais dans la situation actuelle qui perdure depuis autant d’années que de dommages, il penche toujours – ou presque – du même côté, celui des poches déjà pleines qui ne cessent de le courtiser, ces « poches » - ou ces « moches » - qui s’inviteront chez vous à souper, et qui vous suggéreront ensuite, au digestif, pour qui voter.

Il y en a qui ont intérêt à ce que rien ne change.

Mais, de par nos choix, nos responsabilités et nos libertés, nous avons un pouvoir inouï à redécouvrir et à saisir.

Source : Le Soleil, mercredi 18 janvier 2012

jeudi 19 janvier 2012

Quand on est con


On nous prend pour des cons. Tout le temps. 

Prenons cette pub de Caltrate, un supplément de calcium.




Dans cette publicité, on voit des femmes qui nous montrent à quel point il est difficile de répondre à ses propres besoins en calcium. Ces femmes doivent manger des bols énormes de brocolis et de noix, des tonnes de poissons ou traire une vache pour y arriver. On regarde cette pub et on se dit : « Bon, il est impossible pour moi, petit être humain vivant en 2012, de trouver du calcium dans mon alimentation. Une chance que Caltrate est là et qu’il pense à moi! Une pilule et hop! La vie peut reprendre son cours et je peux arrêter de réfléchir à tout ça. C’est à quelle heure déjà la nouvelle émission de déco à Canal Vie? ».

Le calcium

Bon, je m’appelle Dre Tofu, mais je ne suis pas médecin, hein! Alors, je me suis informée. À la base, le calcium sert à assurer la bonne santé de nos os, de nos dents, de notre cœur, de notre système nerveux et de nos muscles. Quand on mange des aliments riches en calcium, notre petit corps est heureux et il roule comme sur des roulettes. Si l’on en consomme un peu plus, notre corps range le tout dans nos os pour faire des réserves. Quand on ne mange pas assez de calcium, notre corps mécontent puise dans ces réserves. Si cela se produit trop souvent, les os se fragilisent, notre masse osseuse diminue et il y a de bonnes chances de souffrir d’une maladie appelée OSTÉOPOROSE! Voilà, c’est simple comme tout. Ce n’est peut-être pas aussi cute que dans l’émission Il était une fois… la vie, mais c’est simple pareil.




Je ne veux pas que mes os cassent, je vais prendre des suppléments.

Selon un rapport de l’Institute  of Medicine, « la majorité des Américains et des Canadiens absorbent d’ores et déjà assez de calcium et de vitamine D par l'alimentation. »

Prendre des suppléments n’est peut-être donc pas la bonne solution. Même si les compagnies de suppléments nous montrent sans cesse notre incapacité à nous occuper de nous-mêmes, vous en êtes capables, croyez-moi. Ostéoporose Canada recommande de puiser son calcium dans l’alimentation avant de penser aux suppléments. Et c’est facile.  On mange déjà 300 mg de calcium dans notre alimentation générale (pain, muffin, orange). À cela, il faut rajouter trois portions de calcium de 300 mg pour en arriver à environ 1200 mg, la dose recommandée pour les 50 ans et plus. Pour les autres adultes, c’est 1000 mg. Une portion c’est soit un petit cube de fromage de 3 cm, 1 tasse de lait ou de boisson de soya, ¾ de tasse de yogourt, etc. On est loin de boire à même le pis comme nous le propose Caltrate!

Et faites attention, Ostéoporose Canada recommande de ne jamais prendre de suppléments sans l’avis d’un médecin : « La prise excessive de calcium provenant de suppléments a été liée à la formation de calculs rénaux, aux problèmes cardiaques, au cancer de la prostate, à la constipation et aux problèmes digestifs. » Évidemment, la compagnie Caltrate n’est pas vraiment d’accord avec ces études… Quelle surprise!






Les produits laitiers, la source par excellence de calcium

Est-ce réellement vrai?  Malgré les nombreuses publicités qui vantent les mérites du lait, certains chercheurs croient que l’alimentation nord-américaine riche en produits laitiers fournit moins de calcium contrairement aux régimes alimentaires d’ailleurs qui sont axés sur une consommation de fruits et de légumes plus importante.

Pourquoi?  Selon l’étude de l’équipe du professeur Feskanich à l’Université de Havard (Etats-Unis) réalisée en 1997, « la consommation de protéines animales augmente la production d’acide dans le corps, cette acidité entraîne une fuite du calcium osseux vers les urines et donc une réduction de La masse osseuse et une augmentation du risque de fracture osseuse. Puis, la biodisponibilité du calcium laitier est faible et moindre que celle d’autres aliments. Seul 32 % du calcium laitier est absorbé versus 61 % pour le calcium présent dans les brocolis. »

Petits conseils

Vous vous inquiétez pour votre consommation de calcium? Allez faire un tour ici.

Une liste d’aliments riches en calcium? Courrez jusqu’ici.

Prendre une pilule, c’est facile, mais est-ce vraiment nécessaire finalement? Je vous laisse avec deux médecins parce que même si je suis très gentille, je ne suis pas DOCTEURE pour vrai! 

 « Une étude publiée en 2006 dans la revue Bone montrait aussi que l’exercice physique régulier avec mise en charge permettait d’augmenter la densité osseuse des femmes préménopausées. L’exercice, allié à une alimentation riche en vitamine D et en calcium, est un moyen de garder des os en bonne santé. », dit Roland Savard, professeur au département des sciences biologiques de l’UQAM.

Et, selon le Dr.Béliveau (tsé le médecin qui lit ses cartons en roulant ses «r» à l’émission Kampaï) :  « En plus de la consommation de calcium, pour maintenir la structure de l’os, il faut réduire la consommation de viandes rouges tout en augmentant la consommation de fruits et légumes. »

Sources




mercredi 18 janvier 2012

Parlons-en, des coopératives !


Peut-être faites-vous des achats alimentaires dans des petites coopératives – autant dans la distribution que dans la vente aux détails. Ou peut-être en connaissez-vous une dans votre quartier ou votre village et que cela vous intrigue.

Les coopératives et leurs succès, c’est rarement à la une des journaux – elles ne publient pas de bulletins trimestriels, elles ne sont pas cotées en Bourse. Elles passent sous le radar et pourtant, le modèle des coopératives est un fleuron de l’économie québécoise.

Au Québec, les coopératives et mutuelles génèrent un chiffre d’affaires de plus de 25,6 milliards – c’est énorme.

Les coopératives, un modèle alternatif au capitalisme traditionnel ? Éminent chroniqueur, blogueur régulier et ancien conseiller de premiers ministres, Jean-François Lisée y croit. Il avance même que les coopératives, fers de lance de l’économie sociale, représente l’avenir.

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M. Lisée propose cinq étapes pour accroître l’essor et la visibilité de l’économie sociale :

1-S’unir : Les acteurs de l’économie solidaire doivent reconnaître leur force et se rassembler. « On voit une prise de conscience avec le chantier de l’économie sociale, mais pour le moment, je ne sais pas où aller si je veux connaître les entreprises de ce secteur. »

2-Enseigner : Actuellement, il n’existe aucun endroit pour former les acteurs de ce type d’économie. Pour M. Lisée, il est essentiel de mettre sur pied une école de formation d’administrateur social.

3-Le droit de préemption : Cette étape nécessite une intervention de l’état. Lorsqu’une entreprise ferme, ou un terrain devient disponible, on devrait offrir en priorité aux acteurs de l’économie sociale la possibilité de reprendre le terrain ou remettre sur pied l’entreprise.

4-La méthode Toyota : Le gouvernement devrait ouvrir ses appels d’offres et encourager les entreprises d’économie sociale en favorisant la concurrence. Il s’agit de la méthode Toyota. En finançant une entreprise sociale qui fait concurrence aux fournisseurs habituels, on encourage la compétitivité et l’excellence et on diminue les possibilités de collusion entre deux concurrents qui s’entendent sur leur prix.

5-Avoir un porte-parole efficace : Personne n’est représentant de l’économie solidaire auprès des élus. Jean-François Lisée estime qu’un porte-parole doit devenir l’arrêt obligatoire des élus en campagne électorale.

Somme toute, des propositions vraiment intéressantes qui, en ce qui concerne le vaste domaine de la bouffe, pourraient révolutionner de la ferme à la bouche nos façons de nous alimenter.

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Malgré cela, il y a encore trop peu d’intérêt de la part des citoyens par rapport au mode coopératif et les consommateurs n’y accordent que très peu d’importance. Selon la présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, les membres propriétaires des coopératives et mutuelles « ne participent plus, ou que minimalement à la vie associative, fondement même du modèle d’affaires coopératif ».

Est-ce que les crises répétées du capitalisme traditionnel – et qui reviendront comme des refrains, si rien ne change – agiront comme des prises de conscience chez les citoyens consommateurs ?

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L’économie sociale a un effet stabilisateur sur l’économie d’un pays. Elle permet à nos produits locaux de se distinguer et de s’offrir dans toutes leurs variétés – toutes leurs splendeurs.

Entre vous et moi, je dis ça comme ça, puisque ça me trotte dans la tête depuis quelques mois – à force de lire sur le sujet, y a des petites idées qui germent.

Manger, c’est politique.

Et ce n’est pas tant que ça une nouvelle source de tracas, seulement des choix et des conséquences.

Comme dans la vie de tous les jours, quoi !

Sources :

Isabelle Porter, Le Devoir, vendredi 13 janvier 2012

lundi 16 janvier 2012

Viande de licorne


En décembre, j’ai réussi à trouver LE cadeau idéal pour votre petite nièce folle dingue des poneys, princesses et autres histoires barbantes : de la viande de licorne. Je sais que vous êtes incrédules, mais les licornes existent réellement. Voici ce qui a été trouvé dans un parc près de chez vous :




De la crotte de licorne! Unicorn poop!





Je le savais! Je le savais! En plus, les scientifiques ont pu analyser chaque petit popo de licorne afin de déterminer son caractère ou sa morphologie. Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es, répétait Anthelme Brillat-Savarin.




Alors, si vous êtes en manque de bonne viande magique, n’attendez plus. Sautez sur la prochaine licorne qui laissera sa marque sur votre terrain et découpez-la en morceaux.  

Hein? Vous ne savez pas comment la dépecer? Il faut tout vous montrer ou quoi?!? Ben c’est facile, c’est un peu comme le bœuf. Ça dépend de votre envie du moment et de vos goûts. Moi, quand il pleut, j’aime bien manger de la fesse de licorne. Voici un petit cours de boucherie 101 pour vous débrouiller, cet été, sur le BBQ :




Et si vous en avez marre de manger des steaks d’étoiles de licorne freestyle, il y a plein de recettes de licorne disponibles sur Internet, dont celle-ci : la soupe de licorne!




Bon, je sais, ça peut être ardu la chasse à la licorne. Nous ne sommes pas tous nés pour tuer. Heureusement, il y a quelqu’un, quelque part, qui a trouvé la recette idéale pour créer une licorne dans sa cuisine :

Prenez une tête de cheval 
et une corne d'un mouton,
des pattes de chameau,
le cou d'un cochon.
Malaxez et dites licorne réveille-toi!   


Voilà! Vous avez tout ce qu’il vous faut pour vivre de fabuleux moments étincelants! Pas besoin de me remercier, ça va, j’ai l’habitude!

Pour finir en beauté, un petit groupe Montréalais que j’aimais bien dans le temps… The Unicorns! À jeudi!









dimanche 15 janvier 2012

Si, je présume


Donc, c’est la nouvelle génération d’adultes qui mange le plus de fruits et légumes. 
 
Où ont-ils pigé ça ?

De leurs parents ? J’en doute. C’est en fermant les yeux seulement que l’on pourrait suivre indolemment les conseils de ces « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

De l’école ? Certes, les modèles théoriques du « manger mieux et équilibré » ne manquent pas. Mais un coup celle-ci bien avalée et tout aussi bien gerbée à l’examen, ça peut finir par écœurer. À moins que ces idées, enfouies quelque part, resurgissent à point nommé, quand on se retrouve si bien seul – avec les autres – dans un de nos premiers appartements.

De la société ? En général, elle veut notre bien. Mais elle se fiche bien de la qualité de ce qui se retrouve dans notre assiette. Seule la quantité compte dans son cas. Si on pouvait toujours avoir la bouche pleine et mastiquer plutôt que la critiquer, elle serait bien contente. Payer vos taxes et impôts, dépenser tout autant que vous pouvez, consommer et surtout, soyez propres et paraissez bien – ce n’est pas compliqué.

Dernière hypothèse. De l’information ? 

Si, je présume.

Cette génération est née – socialement, on s’entend - dans la période la plus florissante de l’histoire humaine au chapitre de l’information, qu’elle soit bonne ou mauvaise – quelques cliques et voilà le monde.

Bonne ou mauvaise…qu’importe ! Plus il y a de l’information, plus on en discute, plus on aiguise notre sens critique, plus on attise notre curiosité et plus on développe nos propres idées. Et c’est comme ça qu’on s’explore, qu’on écoute, qu’on s’ouvre et qu’on veut toujours apprendre et encore.

L’information est tellement présente maintenant qu’on ne peut cesser de penser et c’est absolument merveilleux. Nous ne sommes pas des ordinateurs qu’on peut mettre à « OFF », seulement sur « SLEEP », mais encore là, ça continue…

« Mais cette information-là, me dites-vous, elle est aussi disponible pour les autres générations, alors pourquoi n’emboîtent-elles pas le pas ? »

Parce qu’elles ne sont pas tombées dedans quand elles étaient petites.

Imaginez le lac Information : la dernière génération d’adultes – et les prochaines – y ont été projetées à la naissance – appelons ça entre nous la théorie du Big Plouf.

Tu dois apprendre à nager et vite à part ça, sinon ou bien tu coules, ou bien tu rejoins la rive en petit chien et les autres générations précédentes – elles vont bien les accueillir, les tout-petits, elles sont bien complaisantes.

Bien sûr qu’il y a de très bons nageurs au sein des autres générations ! Je généralise, c’est pour l’effet, j’écris une chronique, pas un roman…

Trois astérisques, je vais me chercher une autre bière – je fais référence ici à l’information en direct.

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J’ai 32 ans. Donc, je ne fais pas partie, en théorie, de cette équipe au « potentiel immense » - jargon sportif. Mais, en pratique, j’ai beaucoup plus d’amis et de connaissances dans la nouvelle génération d’adultes que dans celle où l’on m’a jetée.

Et je suis très fort à la nage – style « petit chien ».

Par contre, je suis un petit chien intrigué qui, un jour, en a eu marre de ses fichues croquettes.

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Un « potentiel immense », donc.

Parce que cette génération a déjà ou s’apprête à avoir des enfants – comme exemples, ils sont déjà plus crédibles que les parents cités plus haut.

Parce qu’elle peut dicter le marché par ses choix.

Parce que son leadership se présentera al dente.

Parce que j’ai confiance.

Jusqu’où ? Quand ? Comment ?

D’autres hypothèses lors de prochains épisodes… ;)

samedi 14 janvier 2012

Mes fruits et légumes au Canada


On ne mange pas assez de fruits et légumes au pays, selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, toute récente.

Une recherche sur un échantillon de 94 000 personnes, âgées de 18 à 69 ans.

On peut se reconnaître dans cette étude. J’ai pu constater moi-même l’effet de l’ajout de clémentines à mon petit déjeuner ce matin. Était-ce psychologique ou j’ai senti un électrochoc ? C’est dire à quel point je lésine sur les portions de fruits.

Mais je peux me consoler. Malgré des généralités ressemblantes, je ne me sens pas du tout comme ce portrait-robot de la personne qui mange le moins de fruits et légumes dans notre société, c’est-à-dire le mec pauvre, célibataire, fumeur et sans DES.

Car j’ai un DEC, moi, madame ! Et je me suis déjà promené avec des notes de cours sous le bras sur deux campus, moi, madame !

Ce que les petits détails peuvent faire une différence…

Suis-je sérieux ?

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Selon le guide alimentaire canadien, ce sont sept portions de fruits et légumes que l’on doit, par jour, ingurgiter. C’est un peu comme le sommet de la montagne. Plus haut, c’est le nirvana.

En bas du niveau 5 portions, par exemple, il y a foule. Chez les Canadiens, ça représenterait près de 57 % de la population. À titre comparatif, chez les Ricains, ça serait 73,7 % des gens qui en mangent…trois portions et moins.

L’extrait de céleri dans la saucisse à hot-dog dite naturelle ne fait pas celle-ci un légume, désolé.

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À qui revient le championnat canadien de la consommation de fruits et légumes ? Je dirais qu’il appartient à quelqu’un qui en a bien besoin par les temps qui courent, tellement il est morose. Et j’ai nommé le…Québec !

Paraît que c’est grâce à notre influence culturelle, parce qu’on est « une province majoritairement francophone, riche d’une histoire enracinée dans les traditions agricoles, la culture maraîchère, l’exploitation fruitière et la production laitière. »

C’est dit. Pas besoin de manger de fruits et légumes pour obtenir un poste-clé au sein de nos sociétés d’État.

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La règle de l’art, c’est de conclure un article – si court soit-il – par une ouverture. En voici une, lumineuse, toujours selon l’enquête.
Savez-vous quelle tranche de la population consomme le plus de fruits et légumes ? Les 30-39 ? Les 40-49 ? Les jeunes ? Les pas si vieux ? Mes aïeux ?

Eh oui ! Les 18-29 ans !

(Demain : L’ouverture, la suite. Et ce n’est pas parce que ça sera dimanche que le titre sera « Décharge dans l’ouverture ».)

vendredi 13 janvier 2012

« Des créatures d’habitude »


L’autre jour, ma mère m’appelle pour souligner mon anniversaire. Je ne l’ai pas remercié simplement pour le coup de fil. Mais pour toute cette patience ponctuée de nombreux efforts déployés il y a 32 ans pour ma mise à monde – douze heures entre les premières contractions et mes premières chansons.

Chaque réveil est pour moi une nouvelle naissance. Je reviens indemne ou presque du fascinant pays des rêves – des réponses ci et là et d’autres questions subconscientes qui remontent à la surface – la roue tourne et nous sommes des moulins.

Je ne suis pas un pressé. Allez se coucher – pas tout de suite. Bien au chaud sous mes couvertures – encore un p’tit peu. Et c’est après ce « p’tit peu » qu’il faut que je me grouille, alors j’opère.

J’ai l’habitude. J’avais une dizaine d’années à peine et je me couchais tard. Tout ça pour savoir avant de dormir les résultats sportifs de la soirée – à 23 heures. Il n’y avait pas de chaînes spécialisés à l’époque – fallait attendre et se taper le Téléjournal et le Point. Quelle galère ! Toutes ces informations dans ma p’tite tête pour enfin voir le but d’un tel sur un superbe jeu d’un autre – ce qui compte vraiment dans la vie.

Ce que ça peut bouleverser les perceptions d’un garçon, ce qui se passe dans le monde.

***

Chaque matin, ma mère criait mon nom de la cuisine pour que je descende de ma chambre au plus vite, pour déjeuner et prendre l’autobus. Immanquable. Et je finissais par apparaître, encore dans les vapes, prenant ma toast au beurre de peanuts d’une main et mon sac de l’autre en vitesse, sur la ligne de départ pour courir après l’autobus – une autre fois.

Voilà. Le sujet sort du sac. Le prix du pot de beurre d’arachides augmente de 35% dans les prochains jours – Boum !

***

Je n’en consomme presque plus, alors ça ne change pas grand-chose dans mon petit déjeuner. J’ai dû en faire une overdose. On m’a engraissé au beurre de peanuts tartiné sur du pain blanc grillé et au gruau – érable et cassonade.

J’en parle parce qu’en moyenne, par personne, nous consommons trois kilos d’arachides par année.

***

80 % de nos arachides proviennent des États-Unis – qui sont le quatrième producteur mondial, derrière la Chine, l’Inde et le Nigéria.

Deux années de suite de sécheresses records au Texas et en Géorgie – et hop ! – une baisse de 13 % de la production et une hausse de deux piasses du pot.

Et peut-être faudra-t-il payer plus cher pour le panier de peanuts à décortiquer, quand on boit une bière dans le petit bar du quartier, en regardant le Canadien se faire planter.

C’est beau l’assonance en « é » et tellement accessible, hé !

***

« Les clients sont des créatures d’habitude », dixit Jordan Lebel, professeur de marketing alimentaire à l’Université Concordia.

Voyons voir la réaction des consommateurs. Payeront-ils le prix ou choisiront-ils des alternatives ?

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Me semble qu’il y a longtemps que je n’ai pas mangé ce combo de collation d’après-midi classique, 
le sandwich grillé au beurre de peanuts et à la confiture de fraise.

Ce qui ne m'empêche pas de chanter et de danser !





Sources : Le Soleil, mercredi 11 janvier 2012

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2011/10/13/008-arachides-prix-secheresse.shtml

jeudi 12 janvier 2012

Retour vers le futur


Bon, j’ai encore lu le magazine Les Débrouillards. C’est presque rendu un running gag tellement j’en parle souvent pour rire. Mais ce n’est pas ma faute! Les grands-parents ont abonné mon fils à cette revue en cadeau et moi, je lis tout, comme Monsieur Jambon quand il vient chez moi. S’il y a dix bandes dessinées qui traînent sur la table du salon, il va toutes les lire. Puis, s’il dort à la maison, il est possible qu’il s’endorme grisé, la revue L’Actualité à la main…


Alors, Les Débrouillards. Ce mois-ci, la revue proposait un numéro qui parle du futur : comment sera ta vie en 2042? Idée géniale puisqu’elle fait rêver, qu’elle nous permet d’imaginer un avenir fou. Mais, 2042, c’est dans trente ans seulement. Quand j’ai lu les réponses des jeunes au sujet de la pollution et de la guerre, ça m’a ramenée 20 ans en arrière. Moi, petite Tofu pleine d’espoir, je ne comprenais ni la guerre ni la pollution. La guerre me fascinait et me traumatisait à la fois. Elle faisait partie de ma vie, en quelque sorte, par tous ces héros de ma famille : le frère de ma grand-mère qui avait coulé trois fois avec son sous-marin, mon arrière-grand-père qui avait retrouvé des documents secrets américains, ma grande tante qui avait menti sur son âge pour partir en Angleterre où elle avait été atteinte par un éclat d’obus…





Puis, la pollution… On commençait à peine à en parler dans les années 1990. Les gens jetaient tous leurs déchets par terre. Ça me révoltait tellement! Des peuples mouraient de faim partout dans le monde et on nous le rappelait sans cesse lorsque nous ne voulions pas finir notre assiette. On nous a probablement parlé du Biafra pendant plus d’années qu’il a réellement existé sur une carte…  





« Si personne ne veut être soldat, les pays ne pourront plus faire la guerre. » Charlotte

« Les armes seront tellement démodées qu’il n’y aura plus de guerre. Les autos voleront grâce au soleil et il n’y aura plus de gaz d’échappement. » Magalie

« Il faut regrouper les cinq continents en un seul grand pays. La guerre et la pollution diminueront, car les humains voudront sauver cet unique et grand pays. » Thomas

« Il faut éliminer le pétrole et donner moins d’importance à l’argent. » Un Débrouillard averti


C’est moi où nous pensions la même chose lorsque nous étions petits?


« Il faut cesser de penser que dans le futur des inventions règleront tous les problèmes. Il faut apporter des changements dans notre vie quotidienne, maintenant! » Un Débrouillard lucide


Eh bien, c’est ce que j’essaie de faire mon petit Débrouillard lucide. Ce n’est pas facile, tu sais! Au fil du temps, je change, je me modifie, j’évolue. Je ne suis plus la petite Tofu outrée qui désirait changer le monde en chantant We are the world. Je suis maintenant celle qui désire changer mon monde, tous les jours, avec vous.



mercredi 11 janvier 2012

10 janvier 2011


Au départ, l’idée était toute simple : inviter ces gens que j’aime tant, ces rencontres fulgurantes – mes ami(es) – et faire un souper, où j’allais être en charge de tout ou presque – n’apportez que votre boisson !

Ou, disons-le : c’est ma fête et venez bouffer avec moi, mes amours !

Même le jour de mon anniversaire, je n’allais pas rester les bras croisés à attendre qu’il se passe quelque chose – ou la main offerte pour une autre bouteille – il fallait provoquer une situation.

C’était une première et plus la date fatidique approchait, plus je me demandais si j’allais être à la hauteur – quand même, j’avais déjà fait à souper pour quatre personnes, mais pour douze, jamais.

Puisque j’invitais ma sœur et mon beau-frère, il fallait que ça soit végétarien – ce qui n’était pas une contrainte – je faisais confiance à mon pâté chinois.

Trois nuits avant le 10 – insomnie totale. Je me tracassais. Si gros pouvait-il être, mon pâté chinois végétarien allait-il combler la faim de mes invités ? Y en aurait-il assez ? Allait-il en rester symboliquement pour tout ces autres amis à qui je pense souvent qui vivent hors la ville de Québec ?

Je n’allais pas dormir avant d’avoir trouvé la solution. Il me fallait préparer autre chose – au cas où.

Quelques mois auparavant, j’avais reçu de la visite française à la maison. Nous avions cuisiné une crème pour les pâtes absolument délicieuse. Je n’avais jamais cuisiné avec de la crème avant. J’avais pratiqué les semaines suivantes et j’avais adapté la recette selon mes goûts.

Je pouvais dormir. Premier service : Pâté chinois végétarien. Second service : Des pâtes avec de la crème aux légumes et soya haché.

***

Les invités commençaient à arriver et la préparation allait bon train. Je respectais mon plan de match à la lettre – plutôt de nature indisciplinée, des fois, je m’étonne moi-même.

Tout le monde était là. Le pâté chinois est au four. J’en suis déjà à concocter le second service. Parle, parle, jase et écoute pas mal. Une amie récente : « Tu es végétarien ? » Non, pas tout à fait.

Y’a du fromage sur le pâté. Je mets le four à « broil ». Écoute, rigole et m’affaire à la crème.

La ligne est mince entre le « à souhait » et le raté. Je ne m’en suis pas vanté sur le coup, mais le pâté chinois a frôlé la catastrophe. Une minute ou deux de plus et il était cramé.

Finalement, il a nourrit toute la compagnie. Les pâtes furent une collation pour tous en fin de soirée – tout à fait bien arrosée.

***

Un commentaire fameux : « Ton pâté chinois végétarien est meilleur que le mien ». Venant de celle qui allait devenir quelques mois plus tard le Docteure Tofu, une telle sentence, on ne peut se la payer.

Le lendemain, il restait une bouteille de vin et assez de bouteilles vides pour que l’on puisse s’offrir une caisse de 12 à un prix ridicule. Il n’était pas 15 h 30 et j’étais chaud raide, le sourire fendu jusqu’aux oreilles en repensant à la veille.

Une fête mémorable. Un souvenir impérissable. Comme je vous aime.

Parmi le top 3 de mes anniversaires. Juste derrière la baise de cette année-là et celle de cette autre année – je ne souligne pas les années en question, je ne veux pas faire de jalouses.

Bein quoi ?

De l’importance de nourrir nos bides.

lundi 9 janvier 2012

Tu joues encore dans ton assiette?

Encore un peu d'art dans votre assiette! Ou de la folie, c'est comme vous voulez! 


Rage de McDo? Sur Flickr, il y a ce photographe, William Hundley, qui s'amuse à photographier des trucs posés sur des cheeseburgers. Vous pouvez le visiter, il y en a plein d'autres sur son site! Il fait aussi de superbes photos qui n'ont rien à voir avec la bouffe.




 




  






Puis, il y a ce sculpteur de bananes japonais, Keisuke Yamada. Le roi de la banane! Une chance qu'il n'habite pas au Canada, car il risquerait d'être boycotté! Malheureusement, je ne sais pas s'il a un site personnel ou professionnel... Taper son nom dans Google si vous voulez en voir plus!



 




 





Sur ce, je vous souhaite une très bonne semaine! Bon retour en classe, bon début de stage, bon retour au travail ou bonne continuité dans ce que vous faisiez avant que je vous souhaite bonne semaine! Docteure Tofu vous revient jeudi!

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai envie de manger un pain aux bananes en lisant l'article de Monsieur Jambon sur le McDo...



dimanche 8 janvier 2012

Décharge : Des graines


Les OGM sont maintenant la norme en ce qui concerne les graines – de maïs et de fèves de soya. Plus puissants que les biologiques, elles font des ravages chez ces derniers.

Pour faire un parallèle avec notre poisson d’hier, si jamais le saumon sauvage avait à partager son milieu naturel – et il y a des risques, malgré toutes les précautions – avec le saumon transgénique, il n’aurait aucune chance et ne serait plus qu’un vague souvenir…

En ce qui concerne les graines, c’est un peu ce qui se passe dans nos champs et dans ceux de nos voisins, les Ricains.

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Connaissez-vous Monsanto ? Moi non plus, jusqu’à il y a quelques semaines. Pourtant, Monsanto, c’est gros. Et pour sûr, vous en avez déjà eu dans votre assiette.

Sans plus tarder, Monsanto, c’est :

- Le créateur d’Agent orange, un herbicide hautement toxique, utilisé pendant la guerre du Viêt-Nam. Les vétérans exposés à ce produit ont obtenu de rares cancers, des maladies de peau, de multiples scléroses et des souffrances psychologiques.

- Le créateur de Round Up, le champion des herbicides. Exposez-vous à Round Up et vous pouvez obtenir des nausées, des inflammations aux yeux et à la peau ou des complications du système nerveux.

- Le contrôle de 93 % des fèves de soya et de 80% du maïs produits aux États-Unis. Et le soya et le maïs, on en retrouve partout, autant dans ce que l’on fait bouffer aux animaux dans les fermes industrielles que dans nos mets préparés. Et nul besoin de vous préciser que ce sont des germes GM.

- Un de ses anciens vice-présidents, qui fut nommé en charge de la sécurité alimentaire du Département de l’Agriculture, par le président Obama. Depuis, 81 germes transgéniques approuvés par le Département contre zéro refusé.

Est-ce moi où il y a des liens pas très propres qui se font dans ma tête ?

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Voici ma source, ici.

Merci de nous lire !


samedi 7 janvier 2012

OGM : Quand le saumon s’accouple avec l’anguille…


J’adore le saumon.

Cuit au four avec de la sauce à l’aneth, fumé sur des bagels tartinés avec du fromage à la crème ou tout bonnement en tartare, c’est le dernier bastion qui m’empêcherait de franchir la ligne – plutôt que de marcher dessus – et de devenir complètement végétarien. Je pourrais me passer de toutes les chairs mais pas celle du saumon – ok peut-être aussi l’escargot et la moule, mais ils sont tout petits, c’est comme des friandises, ça ne compte pas…

Mais, à la lecture de cet article du Devoir paru hier, je commence à m’inquiéter pour mon cher saumon. Sur quoi Santé Canada et Agriculture Canada – qui semblent davantage s’intéresser aux échanges commerciaux qu’à la santé alimentaire des citoyens – sont en train de fermer les yeux, mon vieux ?

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Le problème avec le saumon, c’est qu’il n’atteint pas assez rapidement sa maturité au goût du marché. Qu’à cela ne tienne ! Une entreprise de biotechnologie du Massachusetts, AquaBounty Technologies, s’est lancée dans des expériences en laboratoire. Résultat : ils ont créé des œufs transgéniques – un croisement entre gènes du saumon chinook et de la languette d’Amérique (anguille de roche). Attention, mon saumon sauvage, car voici le mutant tout-puissant, le saumon AquAdvantage !

Ainsi soit-il. Il devient le premier animal OGM destiné à l’alimentation humaine – les autres étant réservés pour des usages pharmaceutiques.

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Imaginez – ce saumon parvient à la taille requise pour sa mise en marché en moitié moins de temps que le saumon de l’Atlantique – la pêche miraculeuse !

AquaBounty Technologies a déposé en 2009 la demande de commercialisation de ses œufs auprès de la Food and Drug Administration (FDA) et le processus d’homologation a déjà franchi plusieurs étapes importantes.

Pendant ce temps, est-ce que Santé Canada et Agriculture Canada se soucient de ce qui somme toute se retrouvera dans nos assiettes ? Pas du tout, selon les mémos échangés entre fonctionnaires. Ils semblent s’inquiéter d’abord et avant tout des « complications commerciales bilatérales » entre les États-Unis et le Canada, s’ils ne sont pas « au diapason » avec la FDA, lorsqu’elle donnera son aval à la commercialisation du saumon.

ALENA, quand tu nous tiens…

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Il est vrai que c’est long, faire ses devoirs, ses propres études sur le sujet, ce que Santé Canada ne fait pas, préférant se fier aux analyses d’une compagnie privée, prête à tout pour commercialiser.

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« Du calme, Jambon. Aucune loi ne va t’obliger à manger du saumon GM si tu ne veux pas. »

Mais comment saurais-je ? Si l’étiquetage des produits OGM était obligatoire, comme en Europe, je pourrais choisir. Ce n’est pas le cas. Et qui sait ce que nous bouffons déjà qui contient des OGM ? On pourrait avoir des surprises et pas des bonnes.

Rappelons qu’il n’y a pas vraiment eu d’études jusqu’à maintenant sur les effets de la consommation de ce type d’OGM sur la santé humaine.

Nous méritons de savoir le « comment fait-on » de ce que nous mangeons.

Le droit à l’information la plus complète, indépendante, est fondamental.

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Un dossier à suivre, les OGM…

vendredi 6 janvier 2012

La galette des rois


Grande première aujourd’hui : Monsieur Jambon écrit un article selon une suggestion d’une lectrice du blogue. D’ailleurs, n’hésitez pas à en donner. Des idées, on en a jamais trop et/ou jamais assez. Plusieurs têtes valent mieux qu’une.

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Le 6 janvier, c’est l’Épiphanie – ou « les rois » comme le disait l’autre jour un vieux merle avec sa caisse de bières, enthousiaste à faire la fête, de Noël jusqu’aux « rois » - on comprend mieux pourquoi Jésus a transformé l’eau en vin – quel visionnaire !

La galette des rois, c’est, la plupart du temps, un simple gâteau doré au four qu’on peut aussi fourrer avec des fruits, de la crème, du chocolat ou de la frangipane – un mélange moitié-moitié de crème d’amandes et de crème pâtissière – c’est selon l’endroit où vous êtes sur cette délicieuse planète.

Mais l’important, c’est qu’il y ait une fève dedans, pour « tirer le roi ».

Selon la coutume, on divise la galette en autant de parts que d’invités. Le plus jeune du groupe se cache sous la table et, au moment de la distribution, il nomme un invité chaque fois qu’on offre une part. Celui ou celle qui obtient la fève devient alors le roi ou la reine de la soirée.

Banal de nos jours, vous pouvez dire. Que peut-on bien faire d’un roi ou d’une reine de la soirée – à part le ou la désigner pour aller changer les bouteilles vides au dépanneur ?

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La réponse se trouve dans l’origine de la tradition, qui date de bien avant la chrétienté – qui n’a rien inventé – elle avait quand même un empire à séduire et des tas de barbares et de païens à convertir – ça occupe les méninges, ça.

À l’époque romaine, lors des Saturnales – des fêtes célébrées en décembre et janvier – on se servait de la fève dans la galette pour choisir l’esclave qui allait devenir le roi de la journée. C’était alors l’inversion des rôles. Le bougre avait le droit d’exaucer tous ses désirs, comme donner des ordres à son maître, par exemple. Ou, je présume, tous les trucs débridés que peut visualiser une imagination si fertile dans ces moments-là.

Qu’importe. À la fin de la journée, il était zigouillé – ça lui apprendra, à penser des choses comme ça - ou bien de retour à son rôle, s’il n’avait pas trop abusé. Les Romains, ce n’était pas des doux.

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Il n’y a pas que la tradition qui ait changé avec le temps, les fèves aussi. Au fil des ans, elles sont devenues de petites effigies et elles sont passées de la porcelaine au plastique, en passant par l’or ou le bois. Il y a même des collectionneurs de fèves ; on les appelle des favophiles, ou des tricheurs. Ou, chez les ultra-orthodoxes, des pervers.

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Voici un lien pour en savoir plus, ici. Puis un autre, juste là, que j’ai rencontré pendant ma recherche.

Sur ce, Vive le Roy !

jeudi 5 janvier 2012

Un frette de vodka


Température froide de janvier, nouvelle année qui commence… Et si l’on buvait une petite vodka pour se réchauffer sous notre chapka?



Certains disent que ce sont les Russes qui ont inventé la vodka, d’autres pensent que ce sont les Polonais qui ont eu cette idée géniale avant même de crier Na Zdrovia! Mais inutile de se disputer, car la vodka se boit maintenant partout dans le monde grâce à ses 4 milliards de litres produits annuellement, ce qui fait de cette reine du Nord,  l’alcool le plus vendu dans le monde.




Depuis 5 ans, la consommation de vodka est en pleine croissance au Québec. La raison? Nous sommes de sacrés fêtards, nous, les Québécois! (Ou bien nous essayons d’oublier le gouvernement de Stephen Harper, c’est possible aussi.) Mais l’augmentation est réelle : 6 % par année, rien de moins!

Alors pourquoi on ne décide pas d’en fabriquer nous de la vodka, hein? Ben c’est ce qu’on fait! La compagnie PUR VODKA, entreprise purement québécoise produit sa propre vodka à Rougemont. Déjà réputée mondialement, elle a remporté le prestigieux titre de meilleure vodka au monde! Mais attention, ce n’est pas de la petite Smirnoff qu’on vous propose ici, mais une qualité ultra premium (c’est le vrai mot!) produite avec du maïs québécois et de l’eau de source d’une qualité irréprochable. Juste pour vous dire, les propriétaires de PUR VODKA ont engagé un géologue afin de trouver la meilleure source d’eau possible pour leur vodka, car il s’agit quand même de l’ingrédient principal de cet alcool. Puis, le produit a pris cinq ans à se développer et il a fallu essayer environ 26 recettes de vodka avant de trouver LA vodka. Résultat, un alcool fin qui répond aux plus hauts standards de qualité, convoité déjà par l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Chine et la France.




Mais les créateurs de cette petite vodka magique semblent victimes de leur succès. Après avoir produit 10 800 bouteilles en 2010 et trois fois plus en 2011, ils sont en rupture de stock à la SAQ. Nicolas Duvernois et son associé Christopher Lecky, propriétaires de cette entreprise florissante, auront bien des défis à relever en 2012, notamment ceux de trouver de plus grands investissements et d’internationaliser leur marque à des fins d’exportation.


Les deux jeunes magiciens à la bouteille


Allez, dépêchez-vous les gars, on n’a pas tous eu le temps d’y goûter à votre petite merveille! Puis il fait drôlement froid par les temps qui courent…




mercredi 4 janvier 2012

Tu dis que tu veux une révolution...





L’idée de ce blogue, c’est celle du Docteure Tofu – elle n’avait pas encore hérité de cette personnification, c’était début septembre, on a fait une petite réunion, on s’est donné six semaines avant de lancer le projet, je souhaitais une date symbolique et nous avons trouvé – journée mondiale de l’alimentation – le titre s’est proposé de lui-même sans crier gare et nous voilà quatre mois plus tard – et je suis Gros Jambon comme devant.

Notre première publication – qui est aussi notre « Pourquoi » - se terminait avec ce clin d’œil au mouvement Occupy – « Occupons notre Jardin ».

Sans le savoir, au même moment, à New York, était lancé un autre blogue, par l’entremise de Kristin Wartman, nutritionniste et journaliste, Occupy Big Food – ou en français « Occupons Gros Jambon ». (Traduction libre !)

J’ai dû faire sa découverte fin novembre et je l’ai partagé aussitôt avec Tofu. Et si j’en parle seulement aujourd’hui, c’est que je voulais simplement regarder tout cela évoluer – ce blogue comme celui-ci, que vous lisez en vous demandant « où est-ce qu’il s’en va avec cette introduction qui n’en finit plus ? ».

La réponse : vers trois astérisques.

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Occupy Big Food s’en prend – avec aplomb et vigueur – aux grosses compagnies de l’alimentation, qui contrôlent pas mal ce que les Ricains mangent et par la bande ce que nous mangeons aussi – quelques lettres : ALENA.

C’est à la fois passionnant et consternant de lire les messages signés, pour la plupart, par Wartman. Passionnant pour toutes ces informations qui nous permettent de dessiner un portrait de la situation. Consternant parce que le portrait en question est pire que ce qu’on peut imaginer.

Allez y faire un tour. Le lien est ici.

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Il est certain que je vais m’inspirer de ce qui se trame là-bas dans de prochains articles – les sujets pleuvent et j’aime me promener sous la pluie. Une bonne douche met les idées en place.

Le système actuel de cueillettes et de distributions de ce que nous consommons mérite une véritable révolution.

Et la révolution commence par ce que nous pouvons faire pour nous et pour notre communauté.

De l’industrie qui nous impose ses volontés – soit en enrichir les quelques-uns au détriment de nos chers bides – nous devons libérer nos esprits.


lundi 2 janvier 2012

C'est la faute à Brad Pitt


Si feu Kim Jong-il passait son temps à regarder des affaires, il y en a un, au cinéma, qui passe son temps à manger.

Vous pouvez lui mettre n’importe quoi dans la bouche, ça se vendra. Brad Pitt est capable de déchiqueter sa viande telle une hyène sauvage, avaler un hot-dog en faisant une moue de tombeur et roter en se faisant une place dans notre lit. L’obésité en Amérique du Nord, c’est la faute à Brad Pitt.










***Chronique toute spéciale pour souhaiter la bonne année à l'une de nos plus grandes fans!***



dimanche 1 janvier 2012

Décharge 2012


J’ai commencé à m’intéresser aux affaires publiques très jeune – je jouais encore aux bonhommes, je lisais le journal et les filles devenaient attirantes et jolies – la belle époque!

Insatiable, je me jetais sur toutes les informations qui me passaient sous les yeux. C’était une passion, j’y investissais du temps et toujours plus et j’avançais, tâchant de comprendre, tout en me laissant influencer, impressionner par chaque parcelle de toutes idées - ces planètes en orbite autour de ma petite tête.

Nous brillons tous et c’est à nous de projeter notre lumière sur ce qui tourne autour de nous.

Si tôt donc, j’ai bien fini par vouloir changer le monde. Je me révoltais contre les constats que je faisais. Premières indignations. Je me suis mis à écrire – plus que jamais. Plus j’apprenais, plus je me dépensais à construire ma pensée, plus je dénonçais le peu de cas que l’on fait de notre redondante et souvent piètre condition humaine. Je trouvais qu’un être humain, où qu’il soit, méritait mieux que ÇA.

Puis, un jour, j’ai lu cette ligne de Henry David Thoreau, un penseur américain : « Les choses ne changent pas, nous changeons. Vendez vos vêtements et entretenez vos pensées. »

C’est alors que j’ai eu cette illumination : j’ai donné mon linge et j’ai inventé un monde où nous serions mis à nu, où nous ne pourrions plus nous cacher, derrière comme devant. Où le mensonge, la calomnie et l’hypocrisie disparaîtraient d’eux-mêmes, ne sachant plus quoi couvrir.

- Bon, ça ne s’est pas vraiment passé comme ça, mon esprit a le droit, comme le vôtre, à ses égarements. Une de mes devises, qui peut contrer les salves de pessimisme qui parfois me mitraillent : « Toujours vif et joyeux. » (Henry Miller) –

Bref, j’avais 20 ans ou dans ces eaux-là et je me suis rendu compte que la source du problème, ce n’était pas la société en soi, mais bien moi. Que si je ne pouvais pas seul ou avec les copains changer le monde, j’avais le pouvoir illimité de me changer, moi. Que tous les murs que je m’étais déjà fabriqué, qu’importe lequel, méritaient et devaient s’affaisser.

Mais tout cela ne se défait pas en un jour. Ça prend des mois, des années et ça peut paraître bien souvent inachevé ou à recommencer – et puis on se crache dans les mains et on remet ça !


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Tout ça pour dire que j’ai vécu une renaissance au cours des trois derniers mois, sur ce blogue. Je me sens à nouveau comme le néophyte que j’étais au tout début, mais avec quelques vies antérieures – si je peux dire – en banque.

En avant ! À la chasse ! Que chaque jour de notre vie soit un gain sur l’ignorance et l’indifférence.

Bonne année 2012 !

Paix et Amour.

Pis un banquet de découvertes dans vos assiettes !