dimanche 5 février 2012

Bières et Jambon (2)


À fréquenter Québec, au fil des ans, ma palette de bières allait se diversifier. Mon palais allait allégrement s’ajuster aux nouveaux goûts qui s’offraient à moi, si gentiment. Le temps d’en déboucher une, ce fut la rupture entre les bières industrielles et moi.

Au gré des sensations, impossible de retourner en arrière : Labatt et Molson, vous êtes bien fades, ordinaires, standardisés – vous n’êtes que marketing et vos six-packs de canettes à 14 piasses, gardez-les pour les zombies. À ces prix-là, pour six dives bouteilles, je découvre un micro-brasseur de la région du Québec de mon choix.

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Les pieds à terre à Québec, il y avait ce petit dépanneur, à deux coins de rues de chez moi, dans Montcalm. Ce n’est pas que l’offre était majeure, mais il y avait juste assez pour s’initier. Puis une promenade sur la rue Cartier allait accélérer l’apprentissage et intensifier ma passion. J’allais y revenir souvent, à la Tabagie Tremblay.

Le meilleur restait à venir. Déménagé sur la rue St-Jean, j’ai tôt élu mon dépanneur de prédilection, coin d’Aiguillon et Sainte-Marie. Ce qui s’est passé pendant cette année-là fut une belle coïncidence. Le propriétaire de l’établissement faisait prendre à son commerce un chemin parallèle au mien. Dehors Labatt et Molson ! Bienvenue les micro-brasseries !

On allait devenir bons chummys. Chaque fois que je me pointais, il me parlait de la nouvelle sorte de bière en magasin, la commentais, je l’achetais et quand je rapportais mes vides la fois suivante, on en jasait – puis il me présentait la nouvelle acquisition et ainsi de suite, on repartait pour un autre tour de manège.

Aujourd’hui, il a vendu son commerce et les jeunes curieux qui ont prit la relève ont poursuivit son œuvre. La Duchesse d’Aiguillon est un incontournable pour tout amateur de bières en Haute-Ville.

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Quand je vais chez le Dre Tofu, j’aime bien m’arrêter au dépanneur De la Rive – à Cap-Rouge. Quand j’y entre, je me pince pour m’assurer que je suis bien en vie, car on dirait que je suis au paradis. L’endroit est tout petit et il y a de la bière partout – il faut que je me fasse un plan de match avant d’y aller, sinon j’y perds la tête et je suis de longues mais agréables minutes à décortiquer les étiquettes sur toutes les bouteilles qui m’intriguent.

Que puis-je y faire ? C’est quand même la plus grande offre de variétés de bières au Canada !

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À mon humble avis, la bière mérite autant des lettres de noblesse que le vin.

Et je tenterai d’élaborer davantage ce point de vue lors des prochaines chroniques dominicales « Bières et Jambon ».

(La semaine prochaine : mes bistros)

samedi 4 février 2012

J’ai vendu des cochonneries – mea culpa !


Pendant un petit peu plus d’un an, j’ai été caissier dans un dépanneur – un as véritable, un sourire dans le bas de l’échelle – clin d’œil à toi, mon cher Miller.

Ma mission se termine dans les prochaines heures. L’agent secret - au nom de code Gros Jambon – a analysé – au bas mot - les us et coutumes de son quartier, les habitudes de ses consommateurs ; certaines personnes sont devenus des personnages, d’autres ne faisaient que passer mais en disaient beaucoup.

Ce qui suit ne sont donc que des observations bien personnelles qui, bien sûr ne valent pas les grandes lignes des études de nos chercheurs.

Ce ne sont que des constats sur le terrain, sur le plancher des vaches – où la vie palpite, grouille, en ne demandant que son change et trop souvent un sac en plastique pour transporter le moindre achat.

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J’ai ma petite idée sur le succès des boissons énergisantes. Beaucoup de travailleurs sont passés devant moi et je pouvais parier sur ce qu’ils allaient manger pour souper. Avec les deux grosses canettes – deux parce que les compagnies font des offres, consommer plus pour moins de frics, on se fiche bien de vos abus – se retrouvaient des sandwichs ou des sous-marins hors de prix. Vous les connaissez, ça se vend entre cinq et six dollars, il n’y pratiquement rien là-dedans. Et malgré le sac de chips ou le petit gâteau qui accompagnaient le tout, on peut comprendre que ça ne représente pas du tout un repas digne de ce nom – qu’importe le travail et d’autant plus s’il demande un effort physique.

D’où là le manque et le besoin d’énergie.

Ce qu’on peut se faire avoir, quand on ne prend pas le temps de se faire un lunch à la maison.

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Il y avait ce bonhomme qui venait chaque jour chercher sa loterie et ses résultats de la veille.
Une fois, je l’entends me dire, tout près des frigidaires : « As-tu déjà goûté à ça ? »

Perdu dans mes pensées ou le nez dans le journal, je lève la tête, ne sachant pas trop à quoi m’attendre.

Il brandissait les deux cheeseburgers emballés sous vide – s’avez juste à les réchauffer puis à les avaler.

Il dit : « Tu ouvres un peu l’emballage pis tu les mets dans le micro-onde. C’est vraiment bon. » Et d’ajouter son petit coup de langue sur les rebords de ses lèvres, le même qu’il faisait lorsqu’une jolie cliente quittait la place.

Quoi répondre, tout en gardant une moue de dégoût pour soi ?

« Les résultats que tu voulais, c’était ceux de la Quotidienne à quatre chiffres ? »

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Cette cliente-là, je ne vous dis pas ce qu’elle fait dans la vie pour payer son café. Mais je peux vous révéler ce qu’elle met dedans : pas un, pas deux, mais bel et bien dix sachets de sucre.

« Tu veux goûter ? », qu’elle m’a dit.

« Tu veux me tuer ? », j’ai répondu.

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Pas plus tard que cette semaine, j’ai formé un nouveau. Je me promenais avec lui dans le back-store en lui montrant où étaient disposées nos réserves.

« Vous avez de la Pabst. Vous devez en vendre beaucoup », qu’il me dit.

« Ouais », je réponds.

« Vous avez aussi de la Old Milwaukee. C’est ma bière préférée », qu’il ajoute.

Franchement, content de ne pas avoir eu à le côtoyer, celui-là.

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Bref, j’ai vendu des cochonneries – mea culpa !

(Demain : Bières et Jambon, la suite.)

vendredi 3 février 2012

Tu veux des bonbons ? As-tu 18 ans ?


Aujourd’hui, si vous me le permettez, je m’en vais errer du côté d’une étude – publiée dans la revue Nature – qui, semble-t-il, en a fait gazouiller plus d’un dans les réseaux sociaux. Elle concerne l’abominable sucre.

Selon un chercheur de l’Université de la Californie à San Francisco, Robert Lustig, les sucreries seraient « aussi toxiques et néfastes » pour la santé que l’alcool et le tabac.

Il ne suggère rien de moins aux autorités d’interdire les publicités de bonbons, de gâteries ou de boissons sucrées et d’interdire la vente de ces produits dans les restos, les dépanneurs et les épiceries à proximité des écoles. Il pousse même l’idée jusqu’à finir par fixer - d’ici une dizaine d’années - un âge minimum pour l’achat d’aliments contenant trop de sucre.

Pourquoi ?

Selon Lustig, « les trois quarts des frais médicaux aux États-Unis sont consacrés au traitement des problèmes métaboliques associés à l’alimentation, essentiellement au sucre. » Ils entraînent une dépendance. Si « on a de la difficulté à démontrer que l’obésité réduit de beaucoup l’espérance de vie (…) c’est parce que le coupable est le sucre. (…) Un obèse sur cinq n’a pas de désordres métaboliques et 40 % des non-obèses en ont ».

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Dans l’article de La Presse que je consulte tout en écrivant – pis en même temps j’essaie d’anticiper, de savoir où je m’en vais avec ce message – je m’arrête aussi parfois pour caresser le petit pinceau de poil sous ma lèvre inférieure – et je ne consomme pratiquement pas de sucre, alors – et j’en suis seulement à ma seconde pinte - autant dire que je n’ai rien bu – bref – dans l’article qui me sert de source – vous pouvez cliquer ici, mais à rebours – c’est-à-dire lorsque vous aurez terminé de lire ce message – merci, c’est gentil – ouf ! – le journaliste recueille les commentaires du président d’Éduc’alcool et d’une représentante de l’Association canadienne des boissons et j’aime – entre guillemets – ce qu’ils disent.

Le président : « Assimiler l’alcool au sucre ne me semble pas très scientifique ni très rigoureux. (…) La comparaison n’est certainement pas la bienvenue. »

En quoi, je me demande, souligner les méfaits de l’abus de sucre enlève-t-il du lustre aux méfaits de l’abus d’alcool ? À qui la plus grosse lanterne ?

La représentante : « Lier le sucre à des maladies comme l’obésité, le diabète ou l’hypertension est une réponse simple à une question complexe. »

Je ne sais pas, mais il me semble que je viens tout juste de la citer, la réponse simple.

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Je ne veux pas défendre le chercheur californien. Le seul mot qui me vient à l’esprit -  lorsque je lis ses suggestions – est celui-ci : aseptisation.

Le monde ne peut pas être plus blanc que blanc – que ferions-nous des couleurs ensuite ?

L’interdiction m’a toujours semblé être la voie d’évitement – à cerner une problématique, à vouloir comprendre ou à débattre de solutions réalistes.

C’est nébuleux comme propos, j’avoue.

Mais ça se termine comme ça – pour aujourd’hui.

jeudi 2 février 2012

... comme un taureau!


Quand j’étais petite, je me suis fait photographier à côté de Starbuck, le taureau québécois tout-puissant qui a engendré 200 000 filles et plusieurs autres fils dont 200 qui font maintenant le même travail que leur père. Un peu drôle comme concept de photo. J’imagine que c’est comme se faire poser à côté d’une fille avec de gros seins au Salon de l’auto… Parce que Starbuck, c’était une légende vivante! De la testostérone à plein régime! Sa carrière a duré 19 ans et 4 mois! Toutes ces années à se faire…




CIAQ

Le CIAQ, ce n’est pas un nouvel acronyme inventé pour inclure les indépendantistes au sein de la CAQ (ils en font déjà partie, de toute façon), c’est plutôt le Centre d’insémination artificielle du Québec. Ce centre est le seul du genre au Québec et il jouit (c’est le cas de le dire) d’une réputation en béton avec une part du marché de la semence bovine de plus de 20 % à travers le monde. Et si on ne se réfère qu’au marché canadien, le CIAQ couvre 45 % des activités de génétique bovine. Mais, comment on récolte ça du euh, de la matière, euh, du don de taureau?

Bouvier récolteur

C’est le nom que l’on donne aux gens qui travaillent de près avec les taureaux pour récolter leur semence. Et il en faut des gens pour faire ce métier-là, car c’est très payant pour le monde de la génétique! Pas mal plus que le film Starbuck avec Patrick Huard! Pour un éjaculat (c’est le mot hein!) de 2,5 ml, on peut produire jusqu’à 1000 doses de semence! À 60 $ la dose et à environ deux éjaculations par jour, deux fois par semaine… On achète ça où un taureau?

Attention scènes pouvant contenir de l’érotisme… ou un coup de reins

Voici comment on récolte la semence de taureau. Toutes ces images proviennent de cette émission.
Premièrement, il nous faut un boute-en-train. Ça, mes amis, c’est un taureau castré qui sert « d’appât » au taureau qui viendra s’exécuter. Il est là, bien installé, calme, et il se fait nettoyer pour devenir attirant. Je ne sais pas pourquoi c’est un mâle, mais c’est bien drôle tout ça. (Vous ai-je dit que je n’étais pas très mature pour mon âge?)



Ensuite, on va chercher LE taureau reproducteur. On le lave lui aussi pour la rencontre de sa vie ou d’un instant. La plupart des taureaux, quand ils arrivent, puisqu’ils ont de la mémoire, sont déjà assez excités. Ils grimpent sur le boute-en-train qui attend toujours patiemment et qui ne réagit même pas, le bouvier récolteur dévie le pénis du taureau et va chercher son vagin artificiel.




Le bouvier récolteur revient, le taureau ne se peut plus, on le refait grimper et on insère son machin dans le truc. Une fraction de seconde et hop, c’est terminé! À bientôt mon ami!




Allez visionner le reportage, si vous êtes curieux! Le petit monsieur bouvier récolteur est vraiment sympathique. Et pour en revenir à mon immaturité, je l’ai trouvé beaucoup plus drôle et intéressant que tous les acteurs réunis dans Starbuck



Sources:


mercredi 1 février 2012

Slow Food ou l'écogastronomie


Le mouvement Slow Food – l’idée a plus de 25 ans – est une réaction à l’émergence de son contraire – le fastfood – et à l’industrialisation alimentaire.

Fondée en 1986 par Carlo Petrini, c’est aujourd’hui une association internationale à but non lucratif – reconnue par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture – présente dans une centaine de pays et qui compte près de 100 000 adhérents.

Différents objectifs motivent le mouvement :

- S'opposer aux effets dégradants de l'industrie et de la culture de la restauration rapide qui standardisent les goûts ;

- Défendre la biodiversité alimentaire ;

- Promouvoir les effets bénéfiques de la consommation délibérée d'une alimentation locale et de nourriture indigène ;

- Promouvoir une philosophie de plaisir ;

- Encourager le tourisme attentif et respectueux de l'environnement et les initiatives de solidarité dans le domaine alimentaire (voir aussi écotourisme).

- Réaliser des programmes d'éducation du goût pour les adultes et les enfants ;

- Travailler pour la sauvegarde et la promotion d'une conscience publique des traditions culinaires et des mœurs ;

- Aider les producteurs-artisans de l'agroalimentaire qui font des produits de qualité

Pour plus de détails, vous pouvez cliquer ici.

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Voulant en savoir davantage sur le mouvement Slow Food, j’ai trouvé sur le site passeportsanté.net une entrevue avec un membre de l’association, Marie Watiez, aussi psychosociologue de l’alimentation. En voici quelques extraits :

« Le Slow Food au quotidien? Ça ne veut pas dire que l’on doive tout changer. Il s’agit d’être plus conscient lorsqu’on s’assoit à table. Ça veut dire aussi, par exemple, acheter ses fruits à la fruiterie, son pain à la boulangerie du quartier... Et peut-être même faire pousser des herbes dans son jardin. »

« Dans un certain sens, oui, mais l’expression « manger santé » m’apparaît très réductrice. Manger ne se restreint pas à l’aspect nutritif et fonctionnel des aliments (oméga-3, gras trans, aliments anticancer, etc.).

C’est un acte étroitement lié à notre identité profonde, à notre psyché, à nos racines familiales, culturelles, et même terrestres! On a tendance à oublier ce lien profond qui nous unit à la nourriture. »

« Ce qui m’apparaît important est de sortir des contraintes, des restrictions et de l’angoisse face à la nourriture. À ne plus voir la nourriture uniquement comme un moyen de remplir son corps ou d’obtenir de l’énergie. On établit ainsi une conscience centrée sur le plaisir. »

« Slow Food ramène l’idée de prendre le temps de vivre, de remettre l’acte de manger au centre de la vie sociale et familiale. Si l’on considère que le temps consacré à l’alimentation est une activité d’éducation, de communication et de partage, ce n’est plus du temps perdu. Si l’on accorde plus de moyens à son alimentation, il restera en effet moins d’argent pour l’essence ou la nouvelle télé high-tech. Les Québécois dépensent en moyenne 10 % de leur budget à leur panier d’épicerie. C’est peu. »

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Monsieur Jambon est en mode écoute aujourd’hui. Il n’ajoutera rien.

L’entrevue complète, juste .

lundi 30 janvier 2012

Bière 100 % québécoise?


Ah, la bière! Hier, c’était Bières et Jambon. Aujourd’hui, c’est un peu de tofu mijoté à la bière. Parce que Dre Tofu aussi aime la bière… Et comme Monsieur Jambon, elle n’a pas choisi la Coors Light pour en faire SA bière. Elle aime plutôt rassasier sa petite soif de bières qui savent comment se faire aimer. Et ça tombe bien, elle habite tout près d’un dépanneur qui offre 763 sortes de bières, le plus grand choix au Canada!

 Alors dans la p’tite bière de microbrasserie québécoise, je donne, je donne! Mais pas trop quand même, car le petit mou de bedon arrive assez vite dans ces circonstances… J’encourage ainsi les petites brasseries québécoises qui nous offrent des produits typiquement québécois « made in Québec » et j’en suis fière. Mais est-ce vraiment un produit québécois à 100 %?

Posez cette question à tous les Québécois et la plupart vous répondront que les bières de microbrasseries proviennent d’ingrédients du Québec. Ben voyons donc toé! Quelle question! Malheureusement, ce n’est pas le cas, la bière 100 % québécoise n’est pas encore tout à fait prête…


Les ingrédients


Pour faire de la bière, des ingrédients simples comme tout : de l’eau, du malt (fait de céréales, surtout de l’orge), du houblon et de la levure.



De l’eau, ce n’est pas un problème quand on habite au Québec, nous voilà rassurés.


L’orge, c’est avec lui qu’on fait le malt. 87 % du malt des microbrasseries québécoises est fait d‘orge importée.









Le houblon, c’est lui qui donne le goût amer à la bière. Presque 100 % du houblon des microbrasseries québécoises est importé.











La levure, c’est elle qui produit l’alcool et les petites bulles qu’on aime tant. Les souches de levure utilisées par les microbrasseries viennent d’ailleurs : Allemagne, États-Unis, etc.








Changements à l’horizon


Bon, c’est un peu déprimant tout ça. Nous qui croyions boire une petite bière régionale qui ne pollue pas la planète entière par ses transports de matières premières et nous qui voulions encourager l’agriculture québécoise… Ben, c’est ordinaire. Mais, heureusement pour nous, les microbrasseries ne restent pas les bras croisés. Tout cela risque de changer dans les années à venir…

Quelques producteurs de céréales québécois ont commencé à faire pousser de l’orge de brasserie. Ça pousse bien, l’offre augmente et de plus en plus de microbrasseries l’incorporent dans leurs recettes.

Une malterie à Thedford Mines fait du malt 100 % québécois. L’offre augmente et les microbrasseries sont très intéressées.

Le houblon, qui était presque disparu de notre agriculture il y a plusieurs années, recommence à pousser à quelques endroits au Québec. Des producteurs désirent former des coopératives pour pouvoir le granuler à moindre coût afin de rivaliser sur les marchés. Les microbrasseries en veulent!

Et la levure, ben là, c’est un projet de fou malade! Imaginez-vous donc que Bruno Blais (le populaire barbu de la microbrasserie La Barberie) a réussi, en collaboration avec d’autres fous de la bière, à capturer une levure à bière dans les Voûtes du palais, à Québec, où était brassée originalement la bière de l’intendant Jean Talon. Ah la la, c’est tellement beau que je crois que je vais verser une larme…


Bière 100% québécoise


Autre projet fou : on veut créer un style de bière québécois. Un goût original, une saveur nouvelle qui serait brassée par plusieurs microbrasseries d’ici : l’Annedd’ale. Un joli mot provenant de l’iroquois qui signifie « sapin baumier ». Plusieurs brasseurs du Québec travaillent sur ce projet. Rivaliserons-nous un jour avec les stout, ale et lager de ce monde? Oh la la, je viens de verser une autre larme… D’ici là, des versions expérimentales se dégustent un peu partout : Naufrageur, Microbrasserie du Lac St-Jean… Si vous voulez être au courant de ce qui se trame avec la Annedd’ale, consultez leur page facebook!

Notre bière québécoise, nous l’aurons un jour! À défaut d’avoir un pays…



dimanche 29 janvier 2012

Bières et Jambon (1)


Au commencement, je n’aimais pas la bière.

Mon truc, c’était le fort. Ma première expérience remonte au printemps de mes quinze ans. Après une pratique de hockey, je m’étais rendu chez des copains. On avait loué « Super Punch-Out », un jeu vidéo. L’un des potes avait fouillé dans le bar à boissons de ses parents – quelle belle idée – et nous avait concocté un mélange de néophytes, un cognac-jus d’orange. J’avais apprécié. J’étais reparti de là « feelin’ » - comme on disait – pour la toute première fois.

Vint à mon retour de recevoir un pote entre deux parties de hockey la fin de semaine. On jouait à NHL’95 et je ne voulais pas être mauvais hôte. C’est là que je me suis attaqué au bar à boissons de mes parents, qui ne buvaient pas – alors ils n’allaient rien remarquer, je me disais – en effet, quelques années plus tard, j’ai vraiment rigolé quand ma mère avait voulu servir un verre de rhum and coke à ma tante pendant le temps des Fêtes – j’avais vidé la bouteille de son contenu initial pour le substituer par de l’eau.

Le rhum and coke – et le gin bu cul-sec – furent les références durant cette année de rites initiatiques à l’alcool – jusqu’à ce que je passe au travers du dit bar à boissons parental et que je trouve les autres trucs – comme le fichu crème de menthe – pas buvables.

Les ressources gratuites épuisées et celles financières du mec encore à la polyvalente bien modestes – et n’ayant pas la majorité requise pour aller puiser à la SAQ – une seule option offerte par les petits dépanneurs isolés de ma petite ville natale bien régionale – s’acheter avec le p’tit peu qui me reste de mon argent de poche – plutôt que de louer les nouveaux jeux vidéos – changement d’intérêts – de la bière – et commencer à l’aimer.

***

Le premier six-pack que je me suis acheté – je me souviens, on faisait un feu au cœur d’un endroit magnifique, le long de la Rivière du Sud – on s’y rendait en quatre-roues – c’était de la défunte Molson Grand Nord. Sans m’en douter, tranquillement, mon gosier – cet éternel assoiffé, comme si le géant Pantagruel lui donnait sa dose de sel après chaque gorgée – allait s’adapter à ce breuvage.

Je le disais, mon budget pour boire était limité – l’été, je travaillais un peu, je pouvais me permettre des folies – mais pendant l’année scolaire, c’était l’effet pour le moins de frics possible qui était recherché.

Ce fut l’époque des 1,18 litres pour cinq piasses – la Bull Max, qu’elle s’appelait – ce qui faisait le travail.

Arriva le cégep et les prêts étudiants, et les bars et les pubs, et les bières commerciales – tu bois ce qui te passe devant les yeux, sans jugement, et en avant la musique – c’est le quoi le deal à soir ?

***

Puis, j’ai mis l’école de côté et je me suis trouvé une job dans une shop – puis dans une autre.
J’arrivais à mon Pub préféré et je n’avais même à demander : deux grosses Molson Ex se retrouvaient devant moi, pour six piasses. Et la soirée ne faisait que commencer.

J’insiste. La bière, c’était le liquide qui soûle en toute indifférence. Quelques expériences de temps à autre – flirter du côté d’Unibroue, par exemple. Essentiellement, comme un peu comme tout le monde début vingtaine, tu bois ta bibine pour boire, pour te péter la face, point.

Mais, vient un temps où, ou tu te fais avaler par la publicité et le marketing et que tu choisis TA sorte pour le restant de tes jours – c’est ce que je constate chez la plupart des gens - ou il se passe une série d’évènements et d’expériences qui te secouent et qui développent tes goûts.

Dans ce dernier cas, c’est la curiosité – jamais rassasiée – qui t’accompagne de découvertes en rencontres…mémorables.

Et c’est ce qui s’est passé – dans mon cas – quand j’ai commencé à fréquenter…Québec.

À suivre…la semaine prochaine.

samedi 28 janvier 2012

Allergique à l’école


Enquête – sur 10 000 individus - vraiment intéressante publiée dans le Journal of Allergy – ça existe ! – et résumée dans le Devoir cette semaine concernant les facteurs démographiques liés – de près ou de loin – aux allergies.

Quelques tirets plus tard – bref – plus on est scolarisé, plus les allergies nous disent : « Non, pas ça, je t’en prie ! »

Ne quittez pas l’école pour autant, bonnes gens aux réactions allergènes, ne jetez pas non plus vos diplômes dans le foyer et ne réclamez pas une indemnité de paiement aux prêts et bourses postsecondaires pour autant, il y a des nuances et d’autres hypothèses dans cette étude.

Ne cliquez pas ici pour ma source. Mais peut-être à la fin…;)

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Voici, en quelques grandes lignes, ce qui ressort de cette étude :

- Les allergies sont plus fréquentes chez les gens plus scolarisés que chez les immigrants.

- On retient une hypothèse dite hygiénique : on impute l’augmentation des allergies dans les pays développés au style de vie de ceux-ci : les enfants y sont vaccinés et traités aux antibiotiques, ils ont moins d’infections en bas âge et ils sont moins exposés aux animaux domestiques et à ceux de la ferme.

- Les allergies aux arachides, aux noix et au sésame sont plus nombreuses chez les enfants que celles liées aux poissons et fruits de mer ; par contre, ces dernières sont plus présentes chez les citadins.

- On établit un lien entre le mode de cuisson et les allergies ; par exemple, en Chine, où les allergies aux arachides sont moins importantes, on fait bouillir la cacahuète, alors qu’en Occident, on la fait rôtir.
- Les gens scolarisés seraient davantage allergiques dû au fait qu’ils reconnaissent plus facilement que les moins scolarisés les symptômes et consulteraient plus souvent un médecin.

- Puis, fait à noter, retarder la consommation de certains aliments potentiellement allergènes augmenterait les chances d’en devenir allergique.

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Voilà pour le tour d’horizon. Plus de détails dans cet article, en cliquant ici.

(Demain : Bières et Jambon)

vendredi 27 janvier 2012

Du berceau jusqu'au tombeau


Si je vous écrivais une phrase comme celle qui suit sans vous dire le sujet, qu’en penseriez-vous ?

« Plus jeunes nous les prenons, plus nous pouvons les façonner, les diriger comme bon nous semble, leur faire faire ce que nous voulons. »

Quoi ? « Quel salaud, ce Jambon ! »

Mais ce n’est pas moi et il n’est pas question de ÇA.

Ce n’est qu’une bonne vieille recette de marketing.

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Je ne m’éloigne pas trop de mon sujet de mercredi, pis d’un autre que je n’avais pas souligné dans ce message-là.

Je me fais un devoir de me taper une revue de presse chaque jour – c’est d’abord un plaisir. Il m’arrive d’avoir de la suite dans les idées et ça tombe bien, l’actualité, même sans faire exprès, suit son cours. Et moi, sur mon petit radeau, je vogue et j’observe.

« Du berceau au tombeau ». J’ai lu et aimé dans ce texte.

Sujet du message après les triplets astérisques – si vous avez déjà cliqué sur le lien, vous le savez déjà, vous n’avez pas triché, franchement, vous êtes des rapides – sinon ne vous en faîtes pas, je suis tout aussi plein d’admiration devant votre patience.

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Je reviens sur les boissons sucrées et particulièrement sur les dites vitaminées – les Vitamin Water, vous savez, les belles petites bouteilles aux différentes couleurs – une préférée pour chacun – qui, selon l’étiquette, agissent selon le besoin – genre « Éveil » pour le matin.

Sa composition, à la boisson vitaminée ? Essentiellement de l’eau, du sucre et une sacrée bonne dose de marketing. Les vitamines ? Ajout négligeable.

Le problème, c’est qu’elle est actuellement considérée comme « produit de santé naturel ». Une noblesse qu’elle ne mérite pas.

En plus, elle a tout pour séduire la jeune génération, avec ses compagnes énergisantes et dites sportives, comme peuvent en témoigner les chiffres suivants, qui parlent d’eux-mêmes.

Des jeunes au goût sucré

Proportion d'adolescents qui boivent régulièrement 



des boissons à saveur de fruit: 61 %


des boissons gazeuses: 44 %


des boissons pour sportifs: 28 %


des boissons énergisantes: 7 % (à l'occasion: 35 %)



Source: Coalition québécoise sur la problématique du poids et Réseau du sport étudiant du Québec: enquête chez 10 000 jeunes de 13 à 17 ans.

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La Coalition Poids vient de publier un premier de quatre tomes sur cette problématique. Vous pouvez connaître les cinq propositions qu’elle met de l’avant ainsi que ses partenaires, en cliquant ici.

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Juste pour vous donner une idée de la bataille dans laquelle la Coalition Poids s’engage, voici un fait que j’ai lu dans l’étude publiée cette semaine par cette dernière.

En 2004, aux États-Unis, les industries (alimentaires, boissons et friandises) ont dépensé en publicité 1178 fois le montant consacré à une campagne gouvernemental visant l’augmentation de la consommation de fruits et légumes.

Industrie : 11,26 milliards
Fédéral + Californie : 9,55 millions

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Je me souviens qu’enfant, lorsque je jouais au hockey et que notre équipe était en tournoi, les entraîneurs ajoutaient du Gatorade en poudre dans nos gourdes d’eau. On rentrait au banc, on prenait notre rasade de potion magique et on s’imaginait plus fort que jamais.

C’était dans la tête, tout ça. Et c’est pour ça que l’industrie investit là, via la publicité.

On le sait tous, en fait. La victoire (ou l’énergie, ou se sentir en pleine possession de ses moyens), c’est d’abord de l’effort, du travail acharné et de la volonté ferme.

Ce n’est pas de la magie.

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Tiens, Docteure Tofu avait raison. Je me suis arrangé pour écrire le 100e « post » du blogue.

Aujourd’hui, nous ne franchissons qu’une étape symbolique. Les autres étapes à venir sont d’ores et déjà excitantes.

Il y a trois mois, nous n’étions que deux à nous lire et à nous encourager, à nous congratuler.

Maintenant, vous êtes plus de trente par jour à nous visiter, parfois même quarante ou cinquante!

Un gros merci de la part du Gros Jambon !

(Demain : Qui s’instruit s’enrichit et récolte…des allergies ?)

jeudi 26 janvier 2012

Tu n'es que poussière...


La décomposition, ça m’a toujours fascinée. Je ne sais pas si c’est le jour où mes cousins m’ont amenée voir leur chien qui pourrissait dans un fossé après avoir été frappé par un chauffard probablement saoul (pourquoi l’avait-il laissé là? aucune idée!) ou lorsque mon ami d’enfance et moi avions trouvé une moufette morte dans un champ. « Retourne-la! Retourne-la! » lui avais-je exigé. « Prends la branche! » Et là, c’était presque magique: des tonnes de petits asticots qui se remuaient dans tous les sens pour retourner dans les chairs sanglantes de la moufette, des petits estomacs en forme de vers qui grouillaient dans une lutte terrible pour la vie… La vie, la mort, si proches…





Je parle d’animaux qui se décomposent, mais les légumes, les fruits et les restants du frigo m’intéressent aussi! Je suis fascinée par ces petites moisissures de toutes les couleurs. Je ne les mange pas, évidemment, même si les fruits, je les aime très, très, très mûrs! Il y a quelque chose de très artistique dans tout ça, vous ne trouvez pas?

Suis-je normale docteur?


Une tomate



Un kiwi 




Un melon d'eau 




Avouez que c'est magnifique!

Et tout le monde se souviendra de cette expérience tirée du film Super Size Me où on ne voit jamais les frites du McDo pourrir! Mon fils avait vu cette vidéo, à l'époque, et il m'en parle encore! Impressionnant!






On se retrouve lundi, chers lecteurs! N'oubliez pas que vous pouvez aussi nous rejoindre sur Facebook! Bonne fin de semaine!


mercredi 25 janvier 2012

Nouveau message sur l'énergie ordinaire


Me voilà qui revient au pas de charge sur les boissons énergisantes. Les deux premiers messages sont ici et .

Est-ce de l’acharnement pur et simple ? Je ne peux vous dire. Ai-je une dent contre ces produits ? Je ne sais pas, puisqu’une dent, ça serait trop peu à leur consacrer.

Peut-être je m’interroge sur le succès et la nécessité des boissons énergisantes. Puis sur l’impact de ces potions sur les jeunes et moins jeunes.

Surtout lorsqu’elles sont mélangées avec qu’importe l’alcool.

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Pourtant, « la vente de boissons alcoolisées contenant un mélange énergisant ou auxquelles de la caféine a été directement ajoutée est interdite au pays », nous dit Santé Canada. Alors pourquoi retrouve-t-on, même à la SAQ, des produits similaires sur les étagères ? Parce qu’on joue sur les mots, parce que ce ne sont pas des boissons énergisantes alcoolisées, mais des « cocktails contenant de la caféine ».

Il y a une différence entre les deux produits et la voici : une boisson énergisante d’une telle compagnie peut contenir 160 mg de caféine et 50 mg de guarana versus 30 mg de caféine et 15 mg de guarana pour le « cocktail ».

Ma source est juste ici.

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Je ne m’exprime pas sur ce sujet en vierge offensée. Si vous pouvez me passer l’expression, c’est plutôt un débauché qui se questionne.

Selon l’Association médicale canadienne, un jeune qui mélange les deux produits est quatre fois plus susceptible de conduire avec des facultés affaiblies que celui qui les consomme séparément. On parle d’un changement de comportement.

Pour en avoir fait l’expérience, avec un combo du tonnerre – vodka, jus d’orange et Red Bull – lors des premiers verres, c’est l’énergie qui prend le dessus, supportée par l’alcool et on se sent vraiment bien – un peu trop. Puis, faut s’y attendre, l’alcool revient à la charge et c’est là que ça devient dangereux.

On passe de l’acuité dans les décisions et des hautes performances à la presque impotence et à la médiocrité.

Ne me pointez pas du doigt. Les routes que j’empruntais étaient virtuelles. Mon volant enrobait une manette. Je jouais à Mario Kart Wii.

Ne riez pas. On peut comprendre l’impact d’une mixture sur nos facultés sans risquer la vie des autres. 

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Je termine avec l’hypocrisie du jour. Selon l’Association canadienne des boissons, qui représente les fabricants de boissons énergisantes, ses membres n’encouragent pas les consommateurs à mélanger alcool et boissons énergisantes.

Les tournées dans les bars Red Bull, vous connaissez ?

lundi 23 janvier 2012

Fabriqué en Chine


C’est le Nouvel An chinois, aujourd’hui! Et comme on ne fait pas les choses à moitié sur Dre Tofu et Monsieur Jambon, on a décidé de vous faire visiter un Wal Mart… en Chine! 






Installé depuis 1996 en territoire chinois, le géant américain pense local. Dans ses magasins chinois, en plus d’y retrouver sensiblement la même chose qu’ici (cosmétiques, produits pharmaceutiques, jouets, vêtements), on peut aussi y acheter des baguettes en grande quantité, des reptiles de toutes sortes, de la viande, du poisson, du riz en vrac et des trucs que je ne saurais nommer...






Cependant, il y a un petit problème avec le Wal Mart chinois… Depuis son ouverture, il a fait la manchette 21 fois pour des scandales alimentaires. En octobre dernier, Wal Mart a dû payer une très grosse amende pour la vente de faux porc bio. Bah, pas de quoi devenir dingue vous direz, mais il a aussi fait la une pour du lait contaminé, du porc avarié, des pastèques explosives… À qui la faute? Aux employés, évidemment! Mais attention, la sécurité alimentaire est un sujet de plus en plus préoccupant pour le peuple chinois et ils hésitent de moins en moins à appliquer des lois plus strictes en matière de contrôle alimentaire. Oui aux États-Unis, mais peut-être pas à n’importe quel prix…

Allez, je vous laisse fêter le Nouvel An chinois tranquille. Si vous passez par la Chine au cours des prochains jours, profitez-en pour faire un p’tit tour au Wal-Mart! Sinon, ben vous pouvez toujours regarder cette petite vidéo!









Sources:


dimanche 22 janvier 2012

Recette de Jeff (1)



J’apprends souvent par mimétisme, je me répète, car c’est ce qu’il faut faire – un messager, c’est de la volonté avec des ailes, ne tirez pas dessus.

Ainsi. Ce vieux frère et colocataire de Jeff est un créatif, tout un chef !

Voilà. Je vous l’avais présenté par la bande hier. Voici une superbe recette maison, toute simple – elle sera aussi présentée comme ça.

Ça nous changera des délires dominicaux – qui trouveront un moyen de revenir de toute façon.

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En passant, le blogue perd – pour quelques mois – une lectrice régulière et merveilleuse – ma chère amie Sara. J’ai toute une pensée pour elle, qui vole en ce moment vers l’Australie. Que son aventure soit des plus enrichissantes, des plus enivrantes.

Salut à toi, ma kangourette !

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Alors, la recette – sans titre – non mais, n’est-ce pas de la liberté ça, de nommer un mets.

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Ça va comme suit et ça défile – j’espère que vous n’attendiez pas une liste qui défile pièce par pièce, Monsieur Jambon aime la beauté du désordre – c’est ce que ça donne qui compte, pis si on n’est pas satisfait, on fait les ajustements, on rafistole, jusqu’à ce que notre bedon beugle : « Encore ! »

Vous faîtes caraméliser des oignons et de l’ail. Vous y ajoutez – quand vous pensez que « ça y est, c’est le temps ! » - du tofu râpé, un poivron vert et des oignons verts – les deux derniers éléments, je vous conseille de les couper à votre guise.

Vient le temps de la sauce tomate – ne vous gênez pas, instinctivement on sent le moment, alors on y va, advienne qui mangera.

Ensuite, vous y ajoutez des champignons – voir le conseil des « deux derniers éléments » - et du gingembre râpé – comme c’est important les accents, quand on y pense, en cuisine – sinon on se retrouve en musique et je ne sais pas si ça sonne bien.

Ah ! J’oubliais. Les tomates en dés. J’aurais bien aimé vous dire en « si » ou en « ré », mais c’est comme ça, la mélodie du ventre.

Ah ! J’oubliais (bis). Les lentilles rouges. Très important. Autant que de nouvelles lunettes pour Jambon lorsqu’il lit les ingrédients d’une recette sur un bout de papier.

Ne reste plus qu’à vous amusez – c’est-à-dire vous laissez aller côté épices, selon vous goût. Une suggestion : de la coriandre fraîche - c’est sympathique.

Et puis il faut que ça mijote le temps que ça vous chante – ou de prendre quelques bières.

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Ah ! J’oubliais (bis-bis). En-dessous de cette succulente sauce, un nid de pâtes – au choix – c’est une idée, comme ça.

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Que nous réserve la prochaine semaine ? Je n’en sais pas plus que vous. 

C’est palpitant !

Sur ce,

Merci, Chef !

samedi 21 janvier 2012

Les petits peuvent gagner


J’ai connu la Boulangerie St-Méthode de Thetford Mines par l’entremise de Jeff, mon vieux frère et colocataire – il faudra bien d’ailleurs que je consacre quelques chroniques éventuelles à ses expériences et à ses recettes végétariennes, absolument délicieuses.

Une bonne nouvelle hier (20 janvier) dans le Soleil, page huit : cette entreprise familiale vient de remporter toute une victoire en Cour supérieure face au géant Canada Bread (Ontario) – connu sous le nom de Multi-Marques au Québec.

La lutte va comme suit : St-Méthode use de la pastille « sans gras sans sucre » sur son pain, depuis 15 ans. Devant ce succès – notons que St-Méthode occupe une place grandissante sur le marché québécois – Canada Bread – dont les ventes connaissent au contraire une décroissance importante ici – demande à une firme de communications – rien de moins – de copier la pastille de sa concurrente.

Et ce n’est même pas subtil. Une dirigeante de Canada Bread va l’écrire clairement de « voler » la pastille – non mais, on se croirait à ce jeu télévisé qui m’échappe – dans un courriel envoyé à la dite firme.

Ni une, ni deux, l’avocat de St-Méthode demande à Canada Bread de cesser d’utiliser cette pastille. Refus. L’avocat entreprend donc un recours en justice.

***

L’objectif d’une telle tactique de Canada Bread est bien simple : confondre le consommateur, peu informé ou jamais assez sur le sujet – « c’est écrit sur le sac, donc c’est la même chose ».
Tout ça dans l’espoir de récupérer des parts de marché perdus.

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Selon le juge Denis Jacques, il s’agit d’un « risque de confusion réel et probable » et d’une « concurrence déloyale ».

Ce n’est pas tout. Suite au recours de la Boulangerie St-Méthode versus Canada Bread, cette dernière a réclamé 35 000 $ en dommages et près de 1 millions $ en frais et honoraires d’avocats – Goliath n’y allant pas de mains mortes contre David – qualifiant le dit recours d’ « abusif ».

Le magistrat rétorquant que c’est la demande de Canada Bread qui est abusive, et non le recours.
Bref, il est maintenant ordonné à Canada Bread de ne plus copier la pastille « distinctive » de la Boulangerie St-Méthode.

Non mais, quand il ne faut pas se laisser faire…

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Un complément à mon article d’hier, dans La Presse, concernant le cornichon québécois. Cinq fois moins de cornichons produits au Québec en 2011, par rapport à 2000. L’information, ici.

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Absurdité de la semaine : Tu cherches des recettes végétariennes sur la Toile et tu remarques dans les ingrédients de certaines la présence de « bouillon de poulet ».

Et le bouillon de légumes, ça n’existe pas ?

Mangez-vous végé pour être cool ?

vendredi 20 janvier 2012

Comment décimer un village – sur notre bras !


D’une main, la droite conservatrice et/ou les grandes gueules libertariennes  - en pantoufles - vous répèteront que l’État ne doit pas nous dire quoi manger. De l’autre, dans les faits, ce laisser-faire nous a mené tout droit à l’industrialisation alimentaire à outrance.

Et allez-vous les entendre rouspéter contre les subventions massives de l’État concentrées en majeure partie dans les poches des gros producteurs ? Pas souvent.

Un paradoxe qui décime un village après l’autre. Comme dans ce cas-ci, en Montérégie.

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Ça se passe à Saint-Marcel-de-Richelieu, une minuscule bourgade de 550 âmes – elle était peuplée de 630 personnes il y a cinq ans – faites le calcul en pourcentage par rapport à une grosse ville et vous avez là une fichue belle saignée.

Autrefois « capitale du concombre » - vous souriez, moi aussi, mais c’est bon, des concombres – on n’y fait plus aujourd’hui  la culture de ce légume. Par contre, selon les dires du maire, Yvon Pesant, on y trouve des cornichons de l’Inde à l’épicerie.

Pourtant, le territoire de la municipalité est zoné agricole à 99,4%. Des terres parmi les plus riches au Québec. Que retrouve-t-on dans ces champs de nos jours ? De grandes cultures de maïs-grain, OGM à 80 %. Exit la production maraîchère – vive la production de masse, où la moitié des terres cultivées est possédée par quatre grands producteurs. Ah, j’oubliais, il y a aussi des porcheries.

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Et les responsables de ce gâchis de haut potentiel arable ? Nous, consommateurs, par le biais de l’État et des programmes d’assurance de la Financière agricole.

Car c’est comme ça que ça fonctionne. Parce que le pain de nos impôts subventionne les gros joueurs – que les miettes pour les petits entrepreneurs, pour les initiatives audacieuses et innovatrices.

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L’État a un rôle à jouer dans la répartition de la richesse et des chances. Mais dans la situation actuelle qui perdure depuis autant d’années que de dommages, il penche toujours – ou presque – du même côté, celui des poches déjà pleines qui ne cessent de le courtiser, ces « poches » - ou ces « moches » - qui s’inviteront chez vous à souper, et qui vous suggéreront ensuite, au digestif, pour qui voter.

Il y en a qui ont intérêt à ce que rien ne change.

Mais, de par nos choix, nos responsabilités et nos libertés, nous avons un pouvoir inouï à redécouvrir et à saisir.

Source : Le Soleil, mercredi 18 janvier 2012

jeudi 19 janvier 2012

Quand on est con


On nous prend pour des cons. Tout le temps. 

Prenons cette pub de Caltrate, un supplément de calcium.




Dans cette publicité, on voit des femmes qui nous montrent à quel point il est difficile de répondre à ses propres besoins en calcium. Ces femmes doivent manger des bols énormes de brocolis et de noix, des tonnes de poissons ou traire une vache pour y arriver. On regarde cette pub et on se dit : « Bon, il est impossible pour moi, petit être humain vivant en 2012, de trouver du calcium dans mon alimentation. Une chance que Caltrate est là et qu’il pense à moi! Une pilule et hop! La vie peut reprendre son cours et je peux arrêter de réfléchir à tout ça. C’est à quelle heure déjà la nouvelle émission de déco à Canal Vie? ».

Le calcium

Bon, je m’appelle Dre Tofu, mais je ne suis pas médecin, hein! Alors, je me suis informée. À la base, le calcium sert à assurer la bonne santé de nos os, de nos dents, de notre cœur, de notre système nerveux et de nos muscles. Quand on mange des aliments riches en calcium, notre petit corps est heureux et il roule comme sur des roulettes. Si l’on en consomme un peu plus, notre corps range le tout dans nos os pour faire des réserves. Quand on ne mange pas assez de calcium, notre corps mécontent puise dans ces réserves. Si cela se produit trop souvent, les os se fragilisent, notre masse osseuse diminue et il y a de bonnes chances de souffrir d’une maladie appelée OSTÉOPOROSE! Voilà, c’est simple comme tout. Ce n’est peut-être pas aussi cute que dans l’émission Il était une fois… la vie, mais c’est simple pareil.




Je ne veux pas que mes os cassent, je vais prendre des suppléments.

Selon un rapport de l’Institute  of Medicine, « la majorité des Américains et des Canadiens absorbent d’ores et déjà assez de calcium et de vitamine D par l'alimentation. »

Prendre des suppléments n’est peut-être donc pas la bonne solution. Même si les compagnies de suppléments nous montrent sans cesse notre incapacité à nous occuper de nous-mêmes, vous en êtes capables, croyez-moi. Ostéoporose Canada recommande de puiser son calcium dans l’alimentation avant de penser aux suppléments. Et c’est facile.  On mange déjà 300 mg de calcium dans notre alimentation générale (pain, muffin, orange). À cela, il faut rajouter trois portions de calcium de 300 mg pour en arriver à environ 1200 mg, la dose recommandée pour les 50 ans et plus. Pour les autres adultes, c’est 1000 mg. Une portion c’est soit un petit cube de fromage de 3 cm, 1 tasse de lait ou de boisson de soya, ¾ de tasse de yogourt, etc. On est loin de boire à même le pis comme nous le propose Caltrate!

Et faites attention, Ostéoporose Canada recommande de ne jamais prendre de suppléments sans l’avis d’un médecin : « La prise excessive de calcium provenant de suppléments a été liée à la formation de calculs rénaux, aux problèmes cardiaques, au cancer de la prostate, à la constipation et aux problèmes digestifs. » Évidemment, la compagnie Caltrate n’est pas vraiment d’accord avec ces études… Quelle surprise!






Les produits laitiers, la source par excellence de calcium

Est-ce réellement vrai?  Malgré les nombreuses publicités qui vantent les mérites du lait, certains chercheurs croient que l’alimentation nord-américaine riche en produits laitiers fournit moins de calcium contrairement aux régimes alimentaires d’ailleurs qui sont axés sur une consommation de fruits et de légumes plus importante.

Pourquoi?  Selon l’étude de l’équipe du professeur Feskanich à l’Université de Havard (Etats-Unis) réalisée en 1997, « la consommation de protéines animales augmente la production d’acide dans le corps, cette acidité entraîne une fuite du calcium osseux vers les urines et donc une réduction de La masse osseuse et une augmentation du risque de fracture osseuse. Puis, la biodisponibilité du calcium laitier est faible et moindre que celle d’autres aliments. Seul 32 % du calcium laitier est absorbé versus 61 % pour le calcium présent dans les brocolis. »

Petits conseils

Vous vous inquiétez pour votre consommation de calcium? Allez faire un tour ici.

Une liste d’aliments riches en calcium? Courrez jusqu’ici.

Prendre une pilule, c’est facile, mais est-ce vraiment nécessaire finalement? Je vous laisse avec deux médecins parce que même si je suis très gentille, je ne suis pas DOCTEURE pour vrai! 

 « Une étude publiée en 2006 dans la revue Bone montrait aussi que l’exercice physique régulier avec mise en charge permettait d’augmenter la densité osseuse des femmes préménopausées. L’exercice, allié à une alimentation riche en vitamine D et en calcium, est un moyen de garder des os en bonne santé. », dit Roland Savard, professeur au département des sciences biologiques de l’UQAM.

Et, selon le Dr.Béliveau (tsé le médecin qui lit ses cartons en roulant ses «r» à l’émission Kampaï) :  « En plus de la consommation de calcium, pour maintenir la structure de l’os, il faut réduire la consommation de viandes rouges tout en augmentant la consommation de fruits et légumes. »

Sources




mercredi 18 janvier 2012

Parlons-en, des coopératives !


Peut-être faites-vous des achats alimentaires dans des petites coopératives – autant dans la distribution que dans la vente aux détails. Ou peut-être en connaissez-vous une dans votre quartier ou votre village et que cela vous intrigue.

Les coopératives et leurs succès, c’est rarement à la une des journaux – elles ne publient pas de bulletins trimestriels, elles ne sont pas cotées en Bourse. Elles passent sous le radar et pourtant, le modèle des coopératives est un fleuron de l’économie québécoise.

Au Québec, les coopératives et mutuelles génèrent un chiffre d’affaires de plus de 25,6 milliards – c’est énorme.

Les coopératives, un modèle alternatif au capitalisme traditionnel ? Éminent chroniqueur, blogueur régulier et ancien conseiller de premiers ministres, Jean-François Lisée y croit. Il avance même que les coopératives, fers de lance de l’économie sociale, représente l’avenir.

***

M. Lisée propose cinq étapes pour accroître l’essor et la visibilité de l’économie sociale :

1-S’unir : Les acteurs de l’économie solidaire doivent reconnaître leur force et se rassembler. « On voit une prise de conscience avec le chantier de l’économie sociale, mais pour le moment, je ne sais pas où aller si je veux connaître les entreprises de ce secteur. »

2-Enseigner : Actuellement, il n’existe aucun endroit pour former les acteurs de ce type d’économie. Pour M. Lisée, il est essentiel de mettre sur pied une école de formation d’administrateur social.

3-Le droit de préemption : Cette étape nécessite une intervention de l’état. Lorsqu’une entreprise ferme, ou un terrain devient disponible, on devrait offrir en priorité aux acteurs de l’économie sociale la possibilité de reprendre le terrain ou remettre sur pied l’entreprise.

4-La méthode Toyota : Le gouvernement devrait ouvrir ses appels d’offres et encourager les entreprises d’économie sociale en favorisant la concurrence. Il s’agit de la méthode Toyota. En finançant une entreprise sociale qui fait concurrence aux fournisseurs habituels, on encourage la compétitivité et l’excellence et on diminue les possibilités de collusion entre deux concurrents qui s’entendent sur leur prix.

5-Avoir un porte-parole efficace : Personne n’est représentant de l’économie solidaire auprès des élus. Jean-François Lisée estime qu’un porte-parole doit devenir l’arrêt obligatoire des élus en campagne électorale.

Somme toute, des propositions vraiment intéressantes qui, en ce qui concerne le vaste domaine de la bouffe, pourraient révolutionner de la ferme à la bouche nos façons de nous alimenter.

***

Malgré cela, il y a encore trop peu d’intérêt de la part des citoyens par rapport au mode coopératif et les consommateurs n’y accordent que très peu d’importance. Selon la présidente du Mouvement Desjardins, Monique F. Leroux, les membres propriétaires des coopératives et mutuelles « ne participent plus, ou que minimalement à la vie associative, fondement même du modèle d’affaires coopératif ».

Est-ce que les crises répétées du capitalisme traditionnel – et qui reviendront comme des refrains, si rien ne change – agiront comme des prises de conscience chez les citoyens consommateurs ?

***

L’économie sociale a un effet stabilisateur sur l’économie d’un pays. Elle permet à nos produits locaux de se distinguer et de s’offrir dans toutes leurs variétés – toutes leurs splendeurs.

Entre vous et moi, je dis ça comme ça, puisque ça me trotte dans la tête depuis quelques mois – à force de lire sur le sujet, y a des petites idées qui germent.

Manger, c’est politique.

Et ce n’est pas tant que ça une nouvelle source de tracas, seulement des choix et des conséquences.

Comme dans la vie de tous les jours, quoi !

Sources :

Isabelle Porter, Le Devoir, vendredi 13 janvier 2012

lundi 16 janvier 2012

Viande de licorne


En décembre, j’ai réussi à trouver LE cadeau idéal pour votre petite nièce folle dingue des poneys, princesses et autres histoires barbantes : de la viande de licorne. Je sais que vous êtes incrédules, mais les licornes existent réellement. Voici ce qui a été trouvé dans un parc près de chez vous :




De la crotte de licorne! Unicorn poop!





Je le savais! Je le savais! En plus, les scientifiques ont pu analyser chaque petit popo de licorne afin de déterminer son caractère ou sa morphologie. Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es, répétait Anthelme Brillat-Savarin.




Alors, si vous êtes en manque de bonne viande magique, n’attendez plus. Sautez sur la prochaine licorne qui laissera sa marque sur votre terrain et découpez-la en morceaux.  

Hein? Vous ne savez pas comment la dépecer? Il faut tout vous montrer ou quoi?!? Ben c’est facile, c’est un peu comme le bœuf. Ça dépend de votre envie du moment et de vos goûts. Moi, quand il pleut, j’aime bien manger de la fesse de licorne. Voici un petit cours de boucherie 101 pour vous débrouiller, cet été, sur le BBQ :




Et si vous en avez marre de manger des steaks d’étoiles de licorne freestyle, il y a plein de recettes de licorne disponibles sur Internet, dont celle-ci : la soupe de licorne!




Bon, je sais, ça peut être ardu la chasse à la licorne. Nous ne sommes pas tous nés pour tuer. Heureusement, il y a quelqu’un, quelque part, qui a trouvé la recette idéale pour créer une licorne dans sa cuisine :

Prenez une tête de cheval 
et une corne d'un mouton,
des pattes de chameau,
le cou d'un cochon.
Malaxez et dites licorne réveille-toi!   


Voilà! Vous avez tout ce qu’il vous faut pour vivre de fabuleux moments étincelants! Pas besoin de me remercier, ça va, j’ai l’habitude!

Pour finir en beauté, un petit groupe Montréalais que j’aimais bien dans le temps… The Unicorns! À jeudi!