vendredi 9 mars 2012

La ballade du carbone


Pour ce qui est de brandir les effets écologiques de leurs produits et initiatives, les entreprises et les gouvernement sont devenus des experts dans l'art du maquillage.

Dernier exemple, un projet pilote sur le bilan carbone des produits que nous consommons.

J'explique - pour le tant soit peu que j'en pige.

Chaque produit est un petit, moyen ou grand bourlingueur. De sa fabrication à sa disposition, il passe par sa distribution et par son utilisation. C'est comme sa vie - ah, s'il pouvait nous raconter...

Mais on peut quand même en présumer les grandes lignes et surtout, savoir ce qu'il a pu faire dépenser en énergie (renouvelable ou non) pendant ce parcours. D'où là l'idée du bilan carbone, qui sera affiché (en grammes) derrière chaque produit au Québec, si le projet pilote tient le coup.

Le but est fort simple : faire privilégier aux consommateurs les produits d'ici. À coup sûr, un produit de l'extérieur va toujours avoir plus de grammes de carbone qu'un produit de chez nous - ça va peut-être motiver quelques scientifiques fous à bosser sur la téléportation, mais contentons-nous de la Toile pour l'instant.

D'autres pays le font actuellement - je parle du bilan de carbone, pas du moyen de transport d'un point A à un point B en claquant des doigts. Mais le hic, comme en Thaïlande, c'est le manque de compréhension du grand public.

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J'insiste sur ce que l'on mange - on devine pourquoi, sûrement parce que je ne pense qu'à ça - mais ce projet concernera aussi les services, comme peuvent en témoigner la présence d'alumineries et de papeteries au sein du projet pilote. Pour le moment, seules les entreprises Ultima (Yoplait) et Interplast (contenants d'oeufs en plastique) participent du côté de l'alimentation.

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Franchement, je me demande à quoi cela peut bien servir, sinon à d'autres campagnes promotionnelles de la part de ses entreprises genre « Nous sommes verts, plus qu'eux autres, achetez nos trucs, faites pas les caves de pollueurs sales » ou « Vous êtes écolos, vous êtes cools, ben nous aussi, hostie ».

Bref, de belles façades.

Je dis ça un peu parce que le gouvernement va parrainer toute mise en marché jusqu'à 150 000$ par entreprise, sur un budget alloué par Québec de 24 millions. 

C'est un bon départ pour se refaire une beauté.

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Le lien, ici.

jeudi 8 mars 2012

Le club des déjeuners, des dîners et des soupers


J’ai lu cet article récemment et depuis ce temps, tout ceci me trotte dans la tête. Aux États-Unis et dans certains milieux défavorisés, on offre des déjeuners à l’école aux enfants qui arrivent le ventre vide (on le fait aussi au Québec). Évidemment, ces mêmes enfants n’avaient pas toujours un contenu adéquat dans leur boîte à lunch du midi alors on s’est mis à leur fournir un dîner. Maintenant, on s’interroge. Doit-on aussi leur fournir un souper? C’est ce que plusieurs écoles ont commencé à faire…



Mais où cela s’arrêtera-t-il? Est-ce vraiment à l’État que revient le rôle de nourrir nos enfants?

Je sais qu’un enfant qui a faim ne peut pas apprendre, mais je sais aussi qu’il n’y a pas que des enfants qui proviennent de milieux défavorisés qui ne mangent pas au déjeuner. J’ai enseigné dans les deux types de milieux et j’ai vu plusieurs jeunes issus de milieux aisés qui ne mangeaient pas le matin. Ah si, des fois, des chips au ketchup et une liqueur! Génial! Puis au souper, ils écoutaient la télévision en mangeant ou grignotaient dans leur chambre en jouant à l’ordi. Associer absence de compétences parentales et pauvreté ne devrait pas toujours aller de soi. Ce n’est pas parce que tu ne gagnes que 15 000 $ par année que tu ne peux pas t’occuper de ton enfant et lui donner une rôtie et une pomme avant qu’il quitte pour l’école.

Il faut arrêter de retirer le sentiment de contrôle sur leur destinée qu’ont ces parents issus de milieux défavorisés et leur redonner confiance. Il faut les aider. Il ne faut pas leur donner du poisson, mais leur apprendre à pêcher. Et comme le dit le pédiatre connu Jean-François Chicoine, « un yogourt gratuit, tout seul, dans une collectivité bruyante, et sans services professionnels individualisés pour y voir, ne prévient pas l’échec scolaire ». Ce n’est pas parce que ton ventre cesse de gargouiller que ça va mieux pour toi. Tes problèmes sont les mêmes.



Qui sommes-nous?

Je partage beaucoup l’avis du Dr. Chicoine à ce sujet. Selon lui, « L’attention qui peut être accordée à un enfant lors du petit-déjeuner lui apporte des habiletés comportementales, une saine autonomie, une confiance ravivée en lui et un suprême sens de l’autre. » Comment peut-on retrouver tout cela à l’école?

Arrêter l’offre de petits déjeuners n’est pas une solution, car il est vrai que certains enfants en ont besoin, mais ce n’est pas la majorité des familles pauvres : « Des familles à risque doivent être soutenues, professionnellement, pas par charité, pas à la louche, mais par cuillérées. Qui sommes-nous pour juger massivement de leur niveau d’engagement auprès de leurs enfants? » (Dr. Chicoine).

Des solutions

Le Dr. Chicoine propose quelques solutions très intéressantes :

- offrir un coaching aux familles pour faire une épicerie avec un bon rapport qualité-prix

- encourager les cuisines collectives

- permettre aux familles de rencontrer des travailleurs sociaux qui peuvent les outiller

- créer un lobbying pour attirer des épiceries dans les mauvais quartiers (Oui, car souvent, il n’y a que des dépanneurs présents dans le quartier pour offrir de la nourriture aux familles sans voiture, c’est dégueulasse!)



Journée de la femme

Sans entrer dans les détails de ma vie personnelle, ma famille a dû traverser plusieurs épreuves au cours de mon enfance. Lorsque ma mère s’est retrouvée seule avec nous, le revenu familial a nettement diminué.  Même si je HAÏSSAIS déjeuner lorsque j’étais adolescente, ma mère s’est toujours assuré que je quitte la maison le ventre plein. Pendant un moment, elle a surement dû gratter les fonds de tiroirs pour nous offrir le meilleur, mais il y avait toujours un grand choix au déjeuner : muffin, rôties, œufs, jus d’orange sans sucre, etc. L’engagement parental ne va pas toujours avec le revenu annuel…

Merci maman!



P.S. Avis aux plus vieux, le Dr Chicoine n’a rien à voir avec Chicoine dans Watatatow. :P




Sources : 

Dr. Jean-François Chicoine, Petit manifeste pour un retour à table, dans la revue Ricardo, volume 8, numéro 7.





mercredi 7 mars 2012

Une brillante idée de par che nous


Il y a une heure ou presque, j'hésitais entre un sujet ou un autre. Je ne savais pas. Je me suis dit que j'allais réfléchir à tout ça en allant à mon dépanneur favori - pour fin d'achat d'une bonne bouteille - de bière, on commence à se connaître.

J'avais remarqué plusieurs fois ce camion qui se stationne en face de l'ancienne caserne, à Limoilou. Je connaissais de nom l'entreprise - la Coopérative La Mauve. Parce qu'elle est située dans ma région natale, Chaudière-Appalaches, plus précisement à Saint-Vallier (Bellechasse). Et parce que je connais pas mal la petite famille qui vit au-dessus du commerce.

Alors, pour la première fois - il était temps - je me suis demandé ce que ces gens de ma place faisaient à deux coins de rue de chez moi. Alors que mon souper chauffait, je suis allé faire un petit tour sur la Toile.

Et les réponses obtenues furent plus que des hors d'oeuvres - croyez-moi.

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La Coopérative La Mauve aura dix ans cet automne. Dix ans à créer des liens entre les producteurs et les citoyens. Dix ans à promouvoir l'agriculture biologique. Dix ans à offrir des produits du terroir de qualité. Dix ans de vigueur au sein de l'économie sociale.

La Coopérative La Mauve offre différents services, comme les paniers, qui sont presque livrés à votre porte. Ces paniers peuvent contenir des légumes (selon la saison), des produits transformés, du fromage, de la viande ou des charcuteries. Ils peuvent être végétariens, mixtes ou gourmets. Ils sont distribués à toutes les deux semaines l'hiver, à chaque semaine l'été - il suffit de s'abonner, tous les détails sont sur le site Internet.

Ce dernier vaut le détour. On y retrouve toutes les informations nécessaires sur la coopérative et ses partenaires. Il y a aussi - entre autres - des recettes et des fiches complémentaires sur les aliments contenus dans les paniers. C'est vraiment complet et absolument intéressant.

Je vous laisse y faire un tour, en passant par ce lien.

Prochaine visite au point du chute Limoilou (350, 5e rue) : Mercredi 21 mars 2012, de 16 h 30 à 18 h 30.

J'y serai et on s'en reparle.

(Demain : Dre Tofu ou enfin de la couleur et des images ! ;)




dimanche 4 mars 2012

Bières et Jambon (6) : L'Alchimiste


Qu'auriez-vous fait à ma place ?

J'allais me préparer à écrire ce message. Ça cogne à la porte. Mon vieux chum Franck entre.

- Salut mec ! que je dis. Tu veux une bière ?

Un tel accueil, ça ne se refuse pas, non ?

Puis, plus tard, le téléphone sonne. Une vieille chum. Et elle se joint à la petite réception improvisée.

Voilà. Ça m'apprendra à ne pas écrire mon texte du dimanche le jeudi, comme je le fais d'habitude.

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Cette semaine, nous allons faire un petit tour du côté de Joliette, où la microbrasserie L'Alchimiste a vu le jour, en 2001.

C'est Carl Dufour, un natif de Chibougamau, un gars qui a beaucoup voyagé dans le Québec brassicole, qui a eu l'idée de fonder cette brasserie - qui s'est donné pour mission d'offrir « des bières de qualité supérieure accessible à tous. »

En 2005, les bières embouteillées de l'Alchimiste étaient disponibles dans la majorité des commerces spécialisées du Québec.

Aujourd'hui, on les retrouve à l'épicerie. L'aventure et la croissance se poursuivent. Une très belle réussite.

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La dégustation, c'est un joyeux passe-temps.

L'Alchimiste nous offre une promotion de six bières à 8,99$ avec une gratuite, ces jours-ci. Puisque je voulais tester les variétés disponibles, je me suis acheté une caisse mixte de 12 - j'en ai donc obtenu deux gratuites - vous pouvez le constater, je ne voulais pas que me rafraîchir la mémoire, disons.

Monsieur Jambon ne recule devant rien pour satisfaire la soif de ses lecteurs - et la sienne, by the way.

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Voici ce que les notes que j'ai prises pendant ma dégustation - on ne peut plus sur le vif :

- Bonne blonde, la Claire. De petites notes fruitées - à prendre sur le balcon, un après-midi d'été - si j'étais un amateur de blonde, car le hic avec celles-ci, c'est la surconsommation, l'abus - elles se boivent comme de l'eau.

- La Bock - là on tombe un peu plus dans ma palette - ambrée ou rousse, même combat. On oublie facilement le goût de la nunuche - heu, la blonde. Bien goûteuse - j'en prendrais pas huit, mais sept, peut-être.

- La India Pale Ale - c'est ma troisième bière de la journée, la langue commence à se libérer : « Je sais, t'as pas fait une longue traversée comme dans le temps, ma belle IPA, mais crisse que je te veux ! Une seule lampée dans ma bouche pis je te jure, devant le Baril je te ferais des promesses - d'une vie à deux peut-être amère, mais c'est mieux que tout seul ! »

- L'Écossaise, la petite brunette...Définitivement très habile, elle sait où me trouver et vient me chercher. Une bonne bière, mais dans les quatre testées, elle termine 2e, derrière la IPA, bien sûr.

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En allant sur le site de l'Alchimiste, deux autres de leurs produits ont retenu mon attention, l'Eisbock et l'Impériale Stout. Elles attisent ma curiosité à souhait, la première étant brassée selon une vieille tradition allemande, et la seconde correspondant à mes goûts, c'est à dire un croisement entre l'amertume d'une IPA et le goût chocolaté de la noire.

Je compte bien les trouver bientôt - et je vous en dirai des nouvelles.

Voilà. C'est déjà tout pour cette semaine. Merci d'avoir été là. Au nom de Bacchus et du Gros Jambon, je vous en souhaite toute une !

Prost !



samedi 3 mars 2012

Vivre avec la viande (comme animal de compagnie)


Bernard Vallat est un vétérinaire français de 63 ans, qui a longtemps inspecté des fermes en Afrique. Il est aussi directeur de l'Organisation mondiale de la santé animale depuis 2001.

Je souligne, au cours des prochaines lignes, quelques moments forts de l'entrevue donnée à Valerie Borde.

Pour tous les détails, c'est L'actualité du 15 mars qu'il vous faut.

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Sa priorité : « Mieux encadrer les pratiques d'élevage dans les pays pauvres et resserer les contrôles partout dans le monde, pour minimiser les risques sanitaires à l'échelle de la planète. »

« Des milliards de pauvres, qui souvent ne prenaient qu'un repas par jour, entrent dans la classe moyenne et augmentent radicalement leurs rations de viande, d'oeufs et de lait. »

« Dans le monde, on pourrait dire que la viande est un sous-produit du lait. »

À propos des visions simplistes : « Un exemple : dans le monde, il y a 250 millions d'animaux de trait, qui finissent par être mangés. S'ils sont remplacés par des tracteurs, on ne va pas y gagner du point de vue des GES. »

À propos de la croissance des pays en développement : « Sans un encadrement étroit par des vétérinaires suffisamment nombreux et compétents ainsi que des contrôles serrés, on risque de voir apparaître  des pathogènes incontrôlables. »

À propos de la formation : « Sur les 178 pays membres de l'Organisation mondiale de la santé animale, il y en a environ 140 où la formation des vétérinaires est nettement insuffisante. Les gouvernements vont devoir investir dans les universités pour assurer la formation d'une relève compétente, capable de veiller à ce que les élevages intensifs ne deviennent pas des pépinières de microbes. »

À propos des pays riches : « (...) on réduit souvent les budgets des inspections, par exemple en prenant des échantillons au hasard plutôt que systématiquement dans les conteneurs aux douanes. »

« Souvent en toute bonne foi, on donne aux animaux des antibiotiques contrefaits qui ne contiennent que la moitié de la dose annoncée. C'est le meilleur moyen de faire émerger des bactéries résistantes ! »

À propos de manger bio : " Malheureusement, aujourd'hui, il y a beaucoup de charlatans dans ce domaine, qui nuisent à la crédibilité de la filière et trichent allégrement en toute impunité, faute d'inspections. »

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Ce que l'on mange au resto nous arrive comme ça, devant nous, tout prêt.

Simple et facile.

Ce que l'on se prépare chez nous, quand on s'en donne la peine.

C'est aussi simple et facile.

C'est la route qui mène le contenu de notre assiette à la portée de la main qui est compliquée et parsemée d'embûches.

Il y a quelques temps, si on m'avait dit que manger était aussi politique, j'aurais probablement eu une indigestion.

Aujourd'hui, ça me donne faim.

Terriblement.

vendredi 2 mars 2012

"Vivre sans viande ?"


C'est le titre de la Une de la revue "L'actualité" du 15 mars 2012. Évidemment, je l'ai acheté, me doutant bien que les textes de ce dossier spécial ne se retrouveraient pas en ligne.

Un très bon reportage signé Catherine Dubé - qui est mon sujet d'aujourd'hui. Demain, ça sera au tour de l'entrevue de Bernard Vallat, directeur de l'Organisation de la santé animale, par Valérie Borde, aussi dans ce numéro de L'actualité - somme toute intéressant d'un bout à l'autre - il y a même un article fascinant sur les Mongols.

Dans ce qui suit, je vous présente tout simplement quelques statistiques et citations du reportage.

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- Pour satisfaire à la demande mondiale de boeuf en 2050 - puisque les pays émergents en veulent, alors que les Occidentaux en mangent moins, il faudra augmenter la production agricole mondiale de 88 %.

- Admettant que la première proposition ressemble à une mission impossible - ou possible, avec en échange des dommages collatéraux irréversibles à l'environnement - une autre hypothèse : la proportion de protéines d'origine animal (viande, fromage et oeufs, par exemple) de l'Occidental moyen devra passer de 30% à 20% (ration quotidienne). C'est-à-dire l'équivalent d'une boulette de boeuf haché, de deux oeufs et d'un morceau de fromage. Donc, l'assiette du carnivore du futur devra être composée de 80% de produits végétaux.

- 23% de la viande de boeuf consommée par les Québécois vient d'ici. 70% de l'Ontario et des provinces de l'Ouest.

- Il y a 6600 entreprises de bovins de boucherie au Québec - dont 112 entreprises sont certifiées biologiques. Il y a aussi entre 100 et 150 entreprises qui produisent du boeuf de créneau - c'est de la viande sans hormones de croissance ni antibiotiques, mais pas certifiées bio - elles représentent 5000 bouvillons par année.

- Au cours des dix dernières années, la consommation de boeufs des Québécois est restée la même pour 57% d'entre eux et a diminué pour 36% de la population.

- La consommation de boeuf, de porc et de poissons et fruits de mer a reculé au Canada au cours des 20 dernières années. Celle de la volaille et du mouton et de l'agneau a augmenté.

- L'abattage au Québec, c'est 179 100 bouvillons et 236 400 veaux.

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" D'ici 2050, le boeuf deviendra un produit de luxe. Ce sera le caviar de l'avenir." - Henning Steinfeld, représentant de l'Organisation des Nations unis pour l'alimentation et l'agriculture.

" Même si les enquêtes montrent que les consommateurs se préoccupent de leur santé et de l'environnement, au moment d'acheter, c'est le prix qui reste le critère le plus important." - Michel Dussureault, président de la Fédération des producteurs de bovins du Québec.

"Les animaux ressentent la douleur et ils ont d'importantes capacités cognitives : un porc est aussi intelligent qu'un chien, comme le démontrent les travaux de Donald M. Broom, de l'Université de Cambridge. Ce sont des raisons éthiques suffisantes pour ne pas les exploiter." - Élise Desaulniers, bachelière en sciences politiques et auteure du livre Je mange avec ma tête : les conséquences de nos choix alimentaires (Stanké).

" L'élevage industrielle est sous la loupe, et les producteurs dont les animaux grandissent heureux dans les près seront de plus en plus encouragés par les consommateurs." - Renée Dubé, analyste mandatée pour évaluer les tendances agroalimentaires québécoises, par le MAPAQ.

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" Un animal heureux possède-t-il une chair plus tendre ? "  - Monsieur Jambon, blogueur un peu lent.

" Est-ce bio de manger une végétarienne ? " - Don Boylau, auteur du livre Dans la moule de la société : un consommateur comme les autres.

( Demain : De la discordance)

jeudi 1 mars 2012

Et on mange mieux!


Bon, bon, bon. Revenons à notre sujet de lundi dernier, le film Food Inc. Tout d’abord, je tiens à spécifier quelque chose. Lorsque je disais que ces pratiques se déroulaient aux États-Unis, c’était en référence au film uniquement. Évidemment, vous comprendrez qu’ici, au Canada, rien n’est vraiment différent étant donné que nous faisons partie des pays qui autorisent le plus grand nombre de cultures OGM sur leur territoire.

Selon le site du MAPAQ, en 2004, au Québec, les superficies cultivées avec des semences GM (génétiquement modifiées) représentaient 43 % du total des superficies cultivées pour ces cultures. Et si l’on pense uniquement à la culture du maïs GM, elle occupe à elle seule environ 42 % des superficies ensemencées.

Et si l’on se dit bah, pas grave, moi, du maïs, j’en mange pas, bien je vous invite à revoir le film Food Inc., car du maïs, vous en mangez pas mal plus que vous le croyez. Votre épicerie et les animaux que vous consommez regorgent de maïs sous toutes ses formes.




Pouvons-nous faire quelque chose?

Pas évident de lutter contre les géants de l’alimentation. Certains diront que rien n’a été prouvé concernant les méfaits des OGM. Sérieusement, une compagnie qui se spécialise dans les OGMet qui empoisonne le monde entier depuis des années en vendant divers produits tous plus nocifs les uns que les autres, ça vous rassure, vous? Pas moi. La puissance de ces multinationales au sein du gouvernement non plus. Dans plusieurs pays, l’étiquetage des OGM est obligatoire. Au Canada, rien de tout ça en vue. Au Québec, le député Éric Caire a récolté 11 000 signatures en faveur de l’étiquetage obligatoire. Où cela nous mènera-t-il?

À nous de jouer!

Je ne crois pas être trop optimiste quand je dis que je crois en nos capacités à faire bouger les choses. Un exemple? La Suisse. Le peuple suisse n’a pas attendu que les lois changent en matière de sécurité alimentaire. Ils se sont unis et ils ont exigé des changements. Résultat : la Suisse est une pionnière mondiale en alimentation biologique. La concurrence est installée parmi l’offre biologique et les consommateurs s’en réjouissent puisqu’elle devient, par le fait même, abordable. Au Québec, les compagnies qui offrent des produits biologiques n’attendent que ça, la concurrence. Plus il y aura de demandes, plus l’offre augmentera. Je vous invite d'ailleurs à visionner ce court reportage diffusé à l'émission la Semaine Verte en 2010:



Au quotidien

On s’implique, on en parle. Il est important de s’informer. À l’ère des réseaux sociaux, on peut partager en un rien de temps l’information. Il faut encourager l’agriculture biologique. Ce n’est pas normal que les multinationales soient largement subventionnées et qu’il ne reste que des miettes pour ce qui est bon pour nous. On mérite beaucoup mieux. On mérite des animaux en santé, des vaches qui mangent de l’herbe et pas seulement du satané maïs.

On s’informe sur l’origine de notre viande, de notre poisson, de nos fruits et légumes.

On encourage les productions locales, la viande biologique.

On achète des légumes de producteurs locaux.

On achète les produits les moins transformés.

On se fait un petit potager. Même quelques plants en pot sur le balcon peuvent faire une différence!

Et on mange.

Et on mange mieux.


Pour connaître des alternatives aux produits contenant des OGM que l’on retrouve à l’épicerie :

mercredi 29 février 2012

Quel avenir pour le burger !


Je touche une corde sensible, c'est sûr.

Le fichu burger, je l'aime pis je ne suis pas le seul. Il figure parmi les cinq aliments les plus consommés dans les restaurants au Canada - une statistique qui exclut donc tous les petits chefs-d'oeuvre qu'on peut se faire à la maison.

Ceci dit, j'en ai moins mangé ces dernières années. Vous comprendrez pourquoi. Dès que j'ai commencé à me poser des questions sur son voyage jusqu'à ce que je le tienne dans mes deux mains et que je morde dedans à pleines dents - le craquement de la salade, les contiments qui débordent sur les côtés de la bouche, la tomate qui a su résister à la mordée et qui vient tout d'un coup, après un rebond sur le menton ou le nez - c'est tout ce qui comptait avant.

Maintenant, puisque que les réponses à mes questions me sont parvenus - d'autres questions surgissent ensuite et ça ne finit plus, elles exigent des réponses, alors ça bouillonne là-dedans, mais pour que cette phrase finisse, je dirais que selon les informations obtenues, le burger tel que je l'ai connu et ingurgité, je n'ai plus envie.

Tout ce que je veux, ce sont des alternatives - avec cette stipulation précise, qu'elles respectent le format - c'est-à-dire des trucs - et des savoureux - entre deux pains.

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Première alternative, qui n'est pas pour demain, mais progressivement pour l'automne : le hamburger fait avec des cellules souches bovines.

What ?

L'initiative vient d'un médecin hollandais, le Dr Mark Post. Le déclic ? Un mystérieux riche donateur, qui ne voulait que "voir diminuer le nombre d'animaux de ferme abattus pour leur viande et réduire ainsi les émissions de gaz à effet de serre résultant de l'élevage."

Bon, au premier coup d'oeil, l'intention est noble. Poursuivons.

Ce premier burger - produit pour la coquette somme de 250 000 euros - nous provient des cellules des muscles du squelette de bovins cultivées dans du sérum foetal de veau.

Oui, madame !

"Les tissus produits ont exactement la même structure que les originaux", nous assure le scientifique.

La technique pourrait produire de la viande de tout animal, nous dit-on.

Je vous laisse le plaisir de lire tout l'article, ici.

Mais revenez après, j'ai pas fini.

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Ce qui m'embête le plus dans le discours des fanas de la viande à tout prix, c'est quand ils se mettent à me  parler de cette saveur dont ils ne pourraient jamais, au grand jamais, se passer.

Je mange encore de la viande et je me dis : "Bof !"

Seconde alternative : Le Gros Jambon Burger (GJB), "avec pas de viande, pas de saveur de viande, pas d'odeur de viande, mais avec des toutes les autres saveurs qui accompagnent la boulette.

Le boulette devient une escalope jardinière. Quand je la fais cuire, je passe mon nez au-dessus pis je me dis que ça sent bon, que ça sent l'été. Je regarde à la fenêtre, il neige, ce n'est donc pas l'été, alors quelle est donc ce fumet qui m'anime et qui me fait penser aux folies estivales ? 

Hier, j'ai servi cette boulette entre deux pains - tartinés de mayonnaise à la poudre de cari -, avec une généreuse tranche de tomate, du chou, des tranches d'oignon et de fromage - le burger accompagné de frites de tofu épinard et jalapeno.

Tout simple. Rien de nouveau sous le soleil.

Mais je tenais dans mes mains mon burger alternatif.

Et ce fut dé-li-ci-eux !

lundi 27 février 2012

Dans mon assiette, il y a quatre multinationales.


Voilà, c’est fait. J’ai écouté le film Food Inc. (Les alimenteurs), samedi dernier. Produit en 2008 et nommé aux Oscars en 2010, ce documentaire américain explore tous les racoins de votre assiette. En quelques secondes seulement, on se rend compte que les fermiers qui exploitaient leurs terres, comme le faisaient nos arrière-grands-parents, sont désormais menacés d’extinction. Étonnant de constater que quatre grandes multinationales décident maintenant de ce que tous les Américains mangent. Encore plus consternant de réaliser qu’on ne sait rien de tout ça et qu’on est plongés dans le noir le plus absolu, ce qui, somme toute, plaît énormément à l’industrie.




J’écoute le film et je m’inquiète. Je me sens impuissante et ça me révolte. Je me dis que c’est aux États-Unis, fiou, mais je me rappelle cinq lettres : ALÉNA. En vertu de règlements internationaux, nous sommes obligés d’importer plusieurs produits américains. À titre d’exemple, 30 % de notre consommation de bœuf provient des États-Unis, même si nous en produisons suffisamment pour nous nourrir. Ce documentaire nous touche aussi. Il faut s’informer et savoir ce que contient réellement notre assiette afin de demeurer en santé. Et aujourd’hui, à la radio, j’entendais une agricultrice canadienne qui parlait du fait qu’elle se faisait intimider par une multinationale… C’est arrivé tout près de chez vous…




Quelques faits 

- En 1970, il y avait cinq multinationales qui détenaient 20 % du marché du bœuf aux États-Unis. En 2010, quatre géantes de l’alimentation seulement (Tyson, Cargill, Swift, National Beef) occupent à elles seules 80 % du  marché. Le bœuf est devenu un produit industriel.

- En 1950, un poulet prenait 70 jours pour atteindre le poids requis à son abattage. En 2008, le temps d’attente pour diriger le poulet vers les abattoirs industriels mécanisés est de 48 jours seulement. Comme les consommateurs n’aiment pas beaucoup la viande brune, on a réussi à créer un type de poulet avec une plus grosse poitrine qui regorge de viande blanche.

- Les poulets de la multinationale Tyson sont élevés dans des poulaillers énormes complètement plongés dans le noir. Il y a des excréments partout et leur nourriture est bourrée d’antibiotiques. Lorsqu’ils ont atteint l’âge requis, des ouvriers immigrants illégaux les jettent dans un camion : malades ou non, ils se retrouvent dans nos assiettes.

- Les fermiers qui élèvent des poules deviennent dépendants des multinationales qui les obligent toujours à s’acheter de nouveaux équipements. Ils sont pris au piège. Ils gagnent environ 18 000 $ par année et en doivent souvent plus de 500 000 $.

- 30 % des terres cultivables aux États-Unis sont exploitées par la culture du maïs.

- 90 % des produits qu’on retrouve à l’épicerie contiennent du maïs. Ils prennent différents noms : sucrose, sirop de maïs, gomme de xantane, maltrodextrine, acide ascorbique, fructose, extrait de vanille, vinaigre blanc, margarine…

- On nourrit tous les animaux d’élevage avec le maïs, même le poisson.

- La vache ne digère pas bien le maïs, elle ne doit manger que de l’herbe. Sa diète exclusive en maïs favorise l’apparition de la bactérie E. Coli.

- En 1998, l’USDA (Département de l’agriculture) imposait des tests aux compagnies afin de vérifier la salubrité des abattoirs et ainsi, pouvoir les fermer au besoin. Les multinationales ont traîné le gouvernement en cours et elles ont gagné. L’USDA a perdu tout pouvoir. Si un morceau de viande rempli de salmonelle est retrouvé, les compagnies font ce qu’elles veulent et poursuivent leurs activités.

- La production du maïs est bon marché, car elle est largement subventionnée.

- La plupart des travailleurs des multinationales proviennent du Mexique et sont des sans-papiers. Certaines compagnies sont même allées les chercher au Mexique elles-mêmes en autobus. Ils travaillent dans des conditions épouvantables et si le département de l’immigration débarque, ils sont retournés dans leur pays sauvagement. La compagnie s’en lave les mains, elle retrouvera bien d’autres esclaves pour nous nourrir.

- En 1980, c’est devenu légal de breveter la vie grâce à la multinationale Monsanto. Les semences de maïs lui appartiennent et elle oblige les fermiers à ne pas réutiliser leurs semences en les intimidant et en les poursuivant. Monsanto détient maintenant le brevet de presque tous les aliments au pays. Plusieurs dirigeants de Monsanto sont devenus des politiciens d’influence au sein du gouvernement américain.



Je viens de découvrir qu'on peut regarder le film sur youtube en quatre parties... Plus de raisons pour garder les yeux fermés (même si mon petit doigt me dit que ce n'est pas vraiment normal de retrouver ce film gratuitement sur youtube). Ah oui, il se peut que vous partiez explorer votre garde-manger et votre frigo d'un air découragé à la fin du visionnement... Ne vous en faîtes pas, il suffit de transformer cette énergie négative en quelque chose de productif... Je vous laisse l'écouter et on s'en reparle jeudi! 





dimanche 26 février 2012

Bières et Jambon (5) : Les McAuslan


Pour quelques semaines, j’entends m’accouder au bar de différentes microbrasseries québécoises. Virtuellement, on s’entend.
C’est tout un défi qui m’attend – et ceci n’est pas une réponse à celui du Dre Tofu.
Pendant la semaine, je vais goûter à certains produits d’une micro du Québec et le dimanche, je vais donner mes impressions – plus celles d’un amateur de bonnes bières que celles d’un expert en la matière – le but du jeu étant tout bonnement de partager mes goûts et découvertes ainsi que ma passion pour les bières bien de chez nous, hors des sentiers battus des produits industriels.
Alors, qu’est-ce qu’on boit ?
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Une de mes favorites qui n’arrive pas à me décevoir, la Brasserie McAuslan, fut fondée en 1988 par Peter McAuslan et Ellen Bounsall, maître brasseuse.
Plus de vingt ans et des dizaines de distinctions internationales plus tard, l’entreprise est passée de deux à quarante employées et elle est maintenant distribuée un peu partout au Québec – elle fut d’ailleurs la première micro à s’embouteiller.
Elle est située à Montréal, sur la rue St-Ambroise – d’où le nom sur les étiquettes de plusieurs de ses breuvages.
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Commençons ma tournée de bières par celle que je bois en ce moment- on aime ça le direct, Jambon en donne du direct – la Ale Blonde St-Ambroise.
C’est peut-être la plus accessible de McAuslan – tout juste derrière la Griffon Blonde. Mais la qualifier de « standard » serait l’insulter – et une bière qui se vexe ça fait de la broue. Elle établit son propre standard dans le genre – difficile de faire mieux dans le potentiellement populaire.
Tant qu’à être dans le sujet du populaire, Coors Light, pour moi, c’est de la bière de chochottes. D’autant plus si le gars qui l’achète est baraqué comme un frigidaire – chochotte, moi, je te dis, mon bonhomme.
Un paquet de six d’Ale Blonde St-Ambroise se vend – en plus d’être bon – 9,79 $, tout inclus. Ce qui est entre trois et cinq dollars de moins que toute autre marque populaire.
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J’aime les noires.
Onctueuses et chaleureuses.
La Ale Noire à l’avoine de McAuslan est dure à battre. Même la légendaire Guinness pâlit à ses côtés.
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En rafales…D’autres coups sûrs de McAuslan.
-         La St-Ambroise India Pale : Elle est saisonnière, nous dit-on. Il me semble qu’elle est apparue l’automne passé, dans une caisse de 4. Une India Pale, c’était fait pour les longues traversées en bateau, du temps du zénith de l’Empire britannique. Il faut aimer l’amertume. Dans ce cas-ci, c’est réussi !
-         La St-Ambroise Scotch Ale : La cuvée 2012 est arrivée. Aussi offerte en 4-pack. Pourrait facilement ravir les indépendantistes écossais après un Oui. Pourrait aussi les consoler s’ils n’osent pas !
-         La Grande bière à la bière à la citrouille St-Ambroise : Depuis mon premier essai, toutes les autres bières à la citrouille m’ont déçu. De passage – assez bref – dans mon frigo à chaque mois d’octobre.
-         La Stout impériale russe St-Ambroise et la Ale Millésimée St-Ambroise : Elles sont vendues une par une, à raison de six dollars chacune. À partager pour les événements spéciaux. Et puis, achetez-en une avant qu’elles disparaissent de nos épiceries et de nos dépanneurs, pour mieux revenir l’an prochain ! Paraît qu’elles vieillissent bien.
Voilà. C’est tout pour cette semaine. Merci d’avoir été là.
Prost !

samedi 25 février 2012

T'es pas sérieux ?


La petite chronique d'aujourd'hui est un peu prélude à celle de demain.

Dernièrement, j'ai découvert le site stumbleupon.com - une véritable « tuerie », dixit Dre Tofu - où vous pouvez passer des heures et anéantir votre vie sociale - c'est un site de recherches selon nos goûts et nos intérêts dans la vie, qui nous fait sauter au visage - aléatoirement - des tas de sites qui risquent fort bien d'attirer notre attention.

N'y allez pas tout de suite ! Restez au moins jusqu'à la fin du texte, pour l'amour de...(ce que vous voulez bien !)

Et ce n'est même pas le sujet - d'ailleurs, pas fou, je n'ai pas inséré le lien.

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Au cours d'un de mes périples sur Stumbleupon, je suis tombé sur un site sympathique - y'a des moments où on se demande : «Non mais, y'a quelqu'un qui a pensé à ça !»

En musique, on a tous nos artistes favoris. Au cours de nos soirées en société - ou en couple, ou bien et fin seul chez nous - il peut nous arriver de boire en écoutant du beat. Je dis ça comme ça. J'ai entendu dire que ça se faisait et qu'en groupe, on pouvait apprendre et découvrir de nouveaux - ou bons vieux - talents.

Mais savions-nous quoi vraiment consommer en écoutant tel(s) artiste(s) - ceci dit à titre suggestif ?

Si ça vous intrigue, eh bien Drinkify, ça existe !

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Le site recommande de ne pas boire seul. Je peux les comprendre quand je consulte les propositions de quelques groupes parmi mes favoris :

The Beatles : Six onces de mescal (avec olive)

The Doors : 1 once de LSD (sur glace, avec un peu de jus de raisins)

Nirvana : 10 onces de...POT ! (WTF !) (Avec des petites carottes)

Ouf !

Alors, on se fait un p'tit party thématique ?

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À noter que même les artistes les plus locaux peuvent se retrouver sur ce site.

Peut-être même le band qui jamme à deux coins de rue de chez vous.

(Demain : Bières et Jambon 4)






vendredi 24 février 2012

Le Berger de la mer


Paul Watson, je crois que je l'aime bien.

C'est un vrai. Un capitaine. Un homme et des convictions. Un bouillant personnage. Un gars qui semble ne pas connaître la peur. Un badass.

Il est Canadien. Il doit vraiment l'aimer, son gouvernement, ces temps-ci. Quand ce dernier compare les écologistes à des terroristes, je crois qu'il pense à Paul Watson.

Paul Watson a co-fondé Greenpeace. Quand il en a eu marre de l'activisme passif, il s'est arrangé pour se faire expulser de l'organisme.

C'est un marin. Il a fondé la Sea Shepherd Conservation Society, qui lutte contre la chasse aux espèces menacées en mer, principalement les baleines.

Quand les politques branlent dans le manche, Paul Watson et son équipage partent en mer et s'attaquent aux truands.

Un outlaw des temps modernes, mais pas tant que ça, puisque s'il évite les condamnations devant les tribunaux, c'est qu'il ne fait qu'appliquer les règles internationales à la lettre.

Quelques citations :

« On n'arrivera à rien en agitant des banderoles et en manifestant. Si nous éperonnons les navires ennemis, nous n'avons jamais blessé personne. Nous serons en Méditerranée pour énerver les pêcheurs, pour les faire réfléchir. »

«  Je dis aux ONG qu'il faut arrêter d'assister aux conférences et prétendre sauver la planète. Il faut faire appliquer les lois qui existent déjà et ne pas perdre de temps dans des réunions. Les gens y vont pour la bonne bouffe et faire la fête ! Il faut arrêter de parler. Il faut agir ! »

 « Des lois internationales existent, mais elles ne sont pas appliquées par les gouvernements parce qu’il n’y a pas de motivation économique derrière. Donc on les fait appliquer nous-même. »

Quelques articles sur la Toile :

 http://www.article11.info/?Paul-Watson-Il-faut-des-pirates (Désolé, problème avec le lien)

 http://www.lepoint.fr/sciences/2010-03-26/interview-watson-promet-la-guerre-aux-pecheurs-de-thon/2091/0/438198 (Même chose, mais je dévoile mes sources, c'est tout.)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Watson

Bonne lecture !

(Ajout : Le site de Sea Shepherd, ici.)
 
À demain !


jeudi 23 février 2012

Un bon rhume à la vitamine C






Elle, c’est Lili-Banane, mon cochon d’Inde. Elle vit avec nous depuis six ans (elle a donc 3600 ans en âge humain), ce qui lui donne le titre de doyenne de la maison (on a les sages qui nous correspondent). Outre le fait de couiner à outrance, de gruger ses barreaux de cage, de réclamer des caresses et de mordre les pattes du chat qui s’approche parfois un peu trop, Lili-Banane possède une petite particularité : elle est incapable de synthétiser de la vitamine C.

En fait, les humains et les primates non plus (il y a aussi quelques oiseaux et poissons). Et comme Lili-Banane, ça ne nous rend pas moins attachants pour autant. Mais cela entraîne tout de même une conséquence importante : pour demeurer en santé, nous devons en consommer dans notre alimentation.


Pas assez ou trop?

On se souvient sans doute tous du résultat terrible d’un manque de vitamine C : le scorbut. Ben oui, cours de 4e année, Jacques Cartier, les marins qui perdent leurs dents une par une, les Amérindiens qui mâchent de la gomme d’épinette…



Évidemment, étant donné la facilité avec laquelle on peut maintenant combler notre apport en vitamine C, cette maladie n’est plus très tendance aujourd’hui. La dose recommandée est d’environ 90 mg par jour chez l’homme et 75 mg chez la femme (en France, une nouvelle hausse recommande 110 mg chez l’adulte). À titre d’exemple, ½ tasse de poivron rouge égal 95 mg, une orange, 70 mg et ½ tasse de brocoli, 52 mg. Fastoche! On n’en parle plus!

Pourquoi faut-il prendre des suppléments alors?

Ben oui! Pourquoi il y a des gens qui se bourrent de vitamine C quand ils ont un rhume? J’ai mal à la gorge… Vite, dépêche, prends trois capsules de vitamine C, pis si ça ne marche pas, prends-en plus, prends toute la boîte! Ah oui, au passage, je travaille pour une compagnie pharmaceutique, tu veux ma carte?

Oui, parce qu’il y a quelque chose que les gens ne semblent pas comprendre avec la vitamine C et l’être humain. C’est que vous voyez, ça ne sert à rien de consommer de la vitamine C en surdose puisque celle-ci ne peut même pas être stockée dans l’organisme. Votre surplus de vitamine ingérée s’en va directement à la toilette, via l’urine, avec votre argent que vous avez gracieusement offert à ces compagnies qui veulent votre bien.

Comment associer une vitamine aux fonctions immunitaires et antioxydantes à l’industrie? Facile, faire croire aux gens qu’ils ne peuvent eux-mêmes répondre à leurs propres besoins nutrionnels étant donné la qualité épouvantable de leur alimentation. Vous travaillez trop?  Vous devez reconduire les enfants à leurs 50 cours de la semaine et vous n’avez pas le temps de bien manger? Laissez-nous vous aider!




Mais ma mère m’a dit que c’était efficace la vitamine C pour le rhume! Le frère de mon collègue Rémi aussi et il est ingénieur, il est allé à l’Université!

Aucune étude ne prouve que des suppléments de vitamine C puissent prévenir le rhume et même, en amoindrir ses symptômes. Ce qui parait tout à fait logique si on relit ce que je viens d’expliquer. Cependant, la consommation de cette vitamine selon la quantité recommandée pourrait réduire la gravité et la durée d’un rhume (une demi-journée selon les études). Ça, c’est vrai! Mais pourquoi diable aller chercher notre apport à la pharmacie plutôt qu’à l’épicerie? Il paraitrait même que de trop fortes doses pourraient entraîner des problèmes intestinaux… Avez-vous aussi un médicament pour ça docteur?

Attention les fumeurs!

Le tabac réduit considérablement le taux de vitamine C dans le sang. La dose recommandée serait d’environ 200 mg pour tous les fumeurs afin de prévenir les carences. Tant qu’à manger mieux…


Finalement…

Vous voulez prévenir les risques d’attraper un vilain rhume? Lavez-vous souvent les mains! Et lâchez-moi le Purell pour l’amour!


Dre Tofu vous souhaite une agréable fin de semaine! Je vous laisse avec Monsieur Jambon! Nous, on se revoit lundi comme d'hab! Merci de nous lire! :)





Sources:




mercredi 22 février 2012

« Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar »


C’est comme ça que se termine un mémo consulté par The Washington Post en 1975. Le mémo provient de la multinationale Monsanto, le géant de l’herbicide, le roi de la semence et le sauveur par le biais des hormones de croissance – Monsanto joue sur plusieurs tableaux, c’est fascinant.

Dans le contexte, le mémo concernait une étude faite par Monsanto, qui révélait que l’un de leurs produits, le PCB (polychlorobiphényle), provoquait des tumeurs chez le rat. Cette conclusion peu satisfaisante pour l’entreprise fut donc changée, pour la raison citée en guise de titre.

L’article qui m’a intrigué, publié dans Le Monde d’abord et dans Le Devoir ensuite, est assez troublant et nous offre un « joli » portrait de Monsanto.

Bien sûr, je vous donne le lien, juste ici.

Bonne lecture !

lundi 20 février 2012

Tu les trouves où tes protéines?


J’en ai déjà parlé ici. Étant donné que je ne mange pas de viande, cette question est LA question. On me la pose souvent, comme si tout le monde se pensait expert en macromolécule. Même le petit monsieur qui emballait mon épicerie la semaine dernière m’a parlé de protéines. Il se demandait comment Jacynthe René arrivait à manger sa dose quotidienne de protéines tout en étant végétalienne… Mais qu’avez-vous donc avec les protéines chers omnivores? Quel est ce rapport obsessif que vous entretenez avec les acides aminés? Est-ce que je peux les manger tranquille mes petites protéines de faiblotte?!?




Protéines végétales vs protéines animales

Il me faut des protéines fortes! Pas des protéines de granos! Je fais du sport moi! Je bouge! Je travaille dans la construction! Je ne vous parlerai pas de tous ces athlètes olympiques qui ne mangent pas de viande, non, on ne se dirigera pas vers la liste des végétariens célèbres. Par contre, sachez que la quantité de protéines recommandées n’est pas aussi énorme que l’on tente de nous le faire croire : environ 7 g de protéines par 10 kilos de notre poids. Cela signifie qu’une personne qui pèse 140 lb doit manger environ 50 g de protéines, 50 petits grammes qui tiennent dans la paume de la main. Si je mange 100 g de bœuf, j’obtiens 17,5 g de protéines. Si je mange la même quantité sous forme de lentilles (ce qui correspond à ½ tasse seulement), j’obtiens 28 g de protéines. Attention mesdames et messieurs, je crois que nous avons ici une… gagnante! Et je ne vous parle même pas de l’argent qui restera dans vos poches après avoir consommé ces protéines… 

Mais, je sais aussi trouver des points positifs chez l’adversaire. Les protéines complètes ne se retrouvent que dans les protéines animales. Pour s’assurer de retrouver les acides aminés essentiels même dans un régime végétarien, il suffit de faire les bonnes combinaisons. Par exemple, associer les céréales et les légumineuses : couscous et pois chiches, pâtes et sauce aux légumes et tofu, soupe orge et lentilles… Même nos grands-parents connaissaient la vieille recette « beans dans le sirop d’érable et tranche de pain pour nettoyer l’assiette »! Puis, en plus, ce n’est même pas obligatoire de les marier dans le même repas, pourvu que l’union se concrétise quelque part dans la journée. Le gruau peut faire sa demande en mariage au déjeuner et crier Oui je le veux ! à la salade de pois chiches au souper. Pas de discrimination, les aliments peuvent s’unir comme ils le désirent, on ne juge pas!




Manges-tu trop de protéines?

Vous voyez, c’est assez facile pour les végétariens de consommer leur dose quotidienne recommandée en protéines. On en trouve littéralement partout. Et pour tous ceux qui pensent encore que plus l’on mange de protéines animales, plus on est viriles, et bien, selon le Dr. Béliveau, l’absorption de trop grandes quantités de protéines peut provoquer l’acidification du sang, l’affaiblissement de la masse osseuse et l’extraction du calcium par les os. Vous deviendrez donc virilement malades. Mais qui essaie de nous faire croire que les protéines animales sont plus fortes que tout alors? Qui aurait intérêt à véhiculer ces fausses croyances?

http://www.sylvieperrin.com/blog/index.php?blogid=3&archive=2009-05


Vous pouvez maintenant dormir tranquille

Ne vous inquiétez plus pour nous, nous sommes grands, vous savez. Et si nous étions aussi carencés en protéines, en vitamines et en toutes ces autres petites choses qui font que vous ne dormez pas de la nuit quand vous pensez à notre teint blême, nous ne serions sûrement pas les seuls, car comment les industries des suppléments alimentaires et des multivitamines feraient pour survivre? Il paraît qu’il n’y a qu’environ 2 ou 3 % de végétariens au Canada et à ce que j’ai entendu dire, ces industries sont loin de fermer leurs portes…





Sources : 

dimanche 19 février 2012

Bières et Jambon (4) : Mes bistros (suite et fin)


J’ai aimé Linox – lorsque c’était situé à dans le Vieux-Port de Québec.

Ne vous dites pas que je suis nostalgique. Quand j’écris au passé, c’est pour puiser une histoire – parce que je crois à ce que j.ai vu, entendu, pensé, touché, senti – le temps de tourner la tête.

Voilà pour la mise au point.

J’ai travaillé longtemps au Café du Monde. C’était à côté. On y allait souvent après le travail. On était comme des VIPs.

Un jour, Linox a fermé – pour déménager sur la Grande Allée – je ne vais jamais là, je ne sais pas, mon toubib me dit que ça s’apparente à des symptômes d’allergies.

Mais j’étais là, à la fermeture. Oh que oui ! On était tout une gang du Café, d’ailleurs.

Il fallait vider les réservoirs. Vous imaginez la fête. Au début, je buvais de la pinte à trois balles. Pis, quand on m’a dit que le pichet était rendu à six piasses, je n’ai pas fait une ni deux.

À la fin de la soirée, un serveur du Café – un très grand VIP, faut croire – était derrière le bar. Chaque fois qu’il voyait mon pichet sur le point d’atteindre le fond, il le remplissait – je n’ai plus touché à mon portefeuille.

Il était cinq heures du mat’ quand je me suis décidé à rentrer chez moi.

Inoubliable. Linox, ce fut toute une maîtresse.

***

La Korrigane a à peine un an. C’est au coin Dorchester-Saint-Joseph, à Québec. C’est une fichue belle idée et j’aime la bière qu’on y fait. On y sert aussi à bouffer. C’est urbain comme déco. C’est dans la gimmick « Nouvo St-Rock », mais pas tant que ça.

À découvrir – stop.

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J’écris cette chronique du dimanche un jeudi, à la main – like back in the days, you know – et je suis en direct d’un nouvel établissement, La Souche, attention, dans…Limoilou ! Imaginez-vous donc, à cinq minutes de chez moi !

(Jambon perd connaissance. Une gorgée et hop !)

Pour l’instant, ils reçoivent des micro-brasseurs – Le Corsaire, La Barberie, Dieu du Ciel, Microbrasserie Charlevoix – mais ils ont l’intention de brasser, eux-aussi. Question de temps.

Pour votre information, à savoir ce que je bois, eh bien je suis à l’eau vitaminée, ce soir.

Difficile à avaler ?

Ben voyons.

Ça va, j’achève une bonne IPA, la Corne du Diable, de Dieu du Ciel.

Ce qui est un peu spécial, c’est que j’écris sur une véritable tranche de souche d’arbre – une première.

J’ai même envie – là – de graver : « Jambon aime… » Mais elle me dirait sûrement : « Ne vas pas trop vite… »

Voilà. Ma pinte est achevée.

- Aubergiste !

(La semaine prochaine : Jambon boit et écrit ensuite – ou pendant, c’est selon.)

samedi 18 février 2012

On s’en va chiner


En guise d’introduction, j’ai écrit un article en décembre, où je parlais de nos exportations en Chine et de l’appétit de l’Empire du Milieu.

C’est ici.

Aujourd’hui, de petites observations sur le mouvement inverse ; nos importations de la Chine – souvent subtiles – en constante hausse depuis 10 ans – de 46,6 millions de dollars en 2001 à 168,9 millions en 2010.

Pourquoi « souvent subtiles », nos importations chinoises ? Parce que ce n’est pas nécessairement inscrit sur l’emballage. C’est comme ça. Les compagnies d’ici ne sont pas obligées de spécifier – sauf dans les cas « des produits laitiers, le miel, la viande, les œufs et les produits à base d'œufs, les fruits et légumes transformés ».

Pour le reste, il suffit de chercher – ou de se présenter comme scribe d’un tel quotidien auprès des importateurs – qui n’ont pas toujours la langue bien déliée.

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Dans ce qu’on peut produire ici, il y a quelques surprises.

D’abord, la pomme. On pourrait se croire autosuffisant, ici, au Québec. Eh bien non ! Lassonde, qui produit les jus Oasis, importe du concentré de pommes chinois. Pour satisfaire la demande, qu’ils disent.

Une pomme, c’est une pomme. C’est symbolique. Croquer la pomme et s’apercevoir qu’on est tout nu – Ô scandale ! – ou en placer une sur notre chef et supplier un Tell de bien viser, ou en recevoir une derrière la tête et se mettre à délirer sur la gravité.

Histoires de pommes…

Mais, ensuite, la carotte. Personne n’aurait pu se douter que les producteurs allaient subir de lourdes pertes dès 2007. Mais que s’est-il donc passé ? Un seul fait. La carotte dite « jumbo » de Chine est devenue la coqueluche des hôtels et restaurants.

Plus facile à peler et à couper, qu’ils prétendent.

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Le plus fascinant, c’est que tout ce qui vient d’ailleurs semble étiqueté en Chine. Pas ici. Pis eux aiment bien nos produits. Pis nous les leurs parce qu’on a le prix du gros pour moins cher.

Mais où est donc car ni or ?

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Soyons rassurés. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) veille. 66 entreprises chinoises seulement sont approuvées, dont une qui représente un risque « moyen », 17 un risque faible et les autres, aucun risque.

Je me demande c’est quoi, un moyen risque ?

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Excellent dossier de La Presse, encore une fois, sur la Chine. La première partie, juste ici – les autres sont en bas de l’article en question.

N.B. « Chiner » est véritablement un verbe, vient de m’apprendre le Petit Robert. « Chiner aux Puces », veut dire, par exemple, « duper le client ».

« Chiner » peut aussi dire « critiquer sur le ton de la plaisanterie ironique ».

C’est beau une langue, non ?

vendredi 17 février 2012

HÉ ! Dormais-tu ?


Je ne dors pas trop bien ces temps-ci.

J’ai un nouvel horaire. Le temps de m’adapter et ça va se régler, je me dis.

Mais plus j’y pense, plus je me dis que je ne dormais pas mieux avant.

Un peu toujours le même scénario : faut que je me couche, je le sens, je le fais ; je me tourne, je me retourne, j’essaie de ne penser à rien – pas facile.

J’y arrive. Je dors 3-4 heures pis je me réveille. Je regarde le cadran. Merde ! Encore quatre heures avant la sonnerie. Puis, voilà, ça se fait à coup d’une heure jusqu’au réveil. Pas moyen de me taper sept heures de suite.

***

On me dit que j’aurais le pouvoir de changer ça. Ça me rassure. M’acheter des pilules ou m’en faire prescrire, tout simplement pas mon truc.

On m’en parle. Y’en a qui le font. Paraît qu’un tel capelet est si puissant que c’est comme si tu tombais dans un puits – j’espère que ce n’est pas trop humide, même si ça peut donner des beaux rêves…

Ceci dit, une personne sur quatre en prendrait – des drogués, je vous dis.

Pourtant, la solution se trouverait dans ce qu’on mange ou boit en soirée, puis une heure avant de se coucher.

Il faudrait consommer des trucs avec un taux élevé en hydrate de carbone. Ça stimule la libération d’insuline dans le sang. Pis ça se rend au cerveau et bonne nuit – je vulgarise mais c’est le résultat qui compte.

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Voici des aliments qui favorisent le sommeil :

Le fromage, le lait, le tofu, le miel, les amandes, les fruits de mer, la volaille, les grains entiers, le riz, les haricots, les champignons et autres – voir le lien à la fin.

Et quelques aliments à éviter :

L’alcool, la clope, tout ce qui est épicé ou salé, l’oignon, la tomate et – voir le lien à la fin.

Bon, OK, pas de grosses surprises. C’est ça qui est comique. On le sait mais on ne le fait pas.

Moi le premier – voir le premier mot sur la liste à éviter.

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Mais il y a un cocktail qui – consommé une heure avant le dodo – pourrait nous envoyer au pays des rêves pour enfin récupérer et se dire au réveil – fichtre que j’ai bien dormi !

- Je sais, ça ne se dit plus « fichtre », mais c’est parce qu’on ne dort pas bien. -

C’est tout simple.

Du lait chaud avec du miel – vous pouvez y ajouter quelques gouttes de vanille, ou la moitié d’une banane, si vous avez un broyeur.

J’ai envie d’essayer. On s’en reparle.

Et si vous avez d’autres idées, faites-en part dans la section « commentaires » à la suite de ce message.

Merci !

(Mon lien, juste ici.)