jeudi 16 février 2012

Relevez le défi! (sans Gaston Lepage)


En général, on n’aime pas vraiment les règlements et les obligations. Quand quelqu’un nous dit comment se comporter, on se revoit encore, enfant, devant notre mère qui nous dit de nous laver les mains avant le souper, de ne pas mettre les coudes sur la table, de nous asseoir « comme il faut »… On s’est tellement fait dire quoi faire, quand le faire et comment le faire qu’une fois adulte, on n’en peut plus! Manger devant son ordi et avaler quelques morceaux de chocolat avant le souper deviennent des moments de pur bonheur pour tout adulte brimé depuis sa tendre enfance. Alors quand le gouvernement s’en mêle et qu’il se prend pour nos parents en nous disant de manger cinq fruits et légumes et de faire 30 minutes d’exercices par jour, il y a de quoi réveiller l’anticonformiste au sommeil léger qui dort en nous. Surtout que nous n’avons pas encore digéré une des initiatives antérieures du gouvernement pour changer notre mode de vie… Attention, âmes sensibles…




Mais pourquoi pas?

Bon, c’est peut-être parce que je vieillis, que je ramollis (?!?) ou que je suis maman, mais le Défi Santé 5/30, j’y participe, cette année. J’ai inscrit ma famille en ligne et nous attendons impatiemment le 1er mars pour commencer notre défi, surtout mon chum (NOT). Ce qu’il faut faire? Manger mieux, bouger plus et prendre soin de soi jusqu’au 11 avril. Pourquoi me suis-je inscrite? Parce que oui, je mange bien, il ne devrait pas y avoir de problèmes avec ça. Bouger? Je m’entraîne trois fois par semaine et je marche tous les jours pour aller chercher mon fils à son école. Mais ce n’est pas assez! L’hiver, comme bien des Québécois, mes activités physiques sont au ralenti et j’ai beaucoup moins le goût de m’activer. Je ne peux pas nager, faire du vélo, du rollerblade… Alors, il me faut de la motivation : ma famille! Parce que ça demande des efforts se créer de nouvelles habitudes de vie, il nous faut du support! Après le 11 avril, le beau temps reviendra, les habitudes seront ancrées, nous serons drogués aux endorphines et tout ira comme sur des roulettes! Quelle belle façon de se préparer au printemps! Ah oui, il y a aussi l’objectif de prendre du temps pour soi. Prendre quelques instants pour ne penser qu’à vous, vous et vous seul. Faire du yoga, de la méditation, ne pas laisser le stress envahir ses pensées… Avez-vous peur de passer du temps avec vous-mêmes?


Soupe Opéraaaaaaaaaa!


L’effort

On a beau essayer de nous vendre des tonnes de produits bourrés de prébiotiques, des machines pour faire de l’exercice qui se rangent très bien sous le lit et des livres de croissance personnelle en quantité industrielle, selon les médecins, la recette de la santé est simple : faire de l’exercice, bien manger, bien dormir et réduire notre niveau de stress. Facile! Mais on dirait que c’est trop simple justement. Alors, pourquoi ne pas appliquer cette recette? Parce que tout cela demande des efforts considérables, surtout au début. Et on attend toujours la pilule miracle qui fera tout à notre place… Mais vous voulez la vivre votre vie oui ou non? Vous attendez quoi?




Le défi

Alors si ça vous tente de recevoir le petit coup de pied qui pourrait tant vous motiver, inscrivez-vous au défi! Il y a des prix à gagner, on peut s’inscrire seul, en famille, en équipe ou entre collègues! Allez faire un tour sur le site! Je vous en redonne des nouvelles dès le 1er mars!





mercredi 15 février 2012

Une p'tite vite !

Food Democracy est un blogue qui ne semble plus très actif. Dernier message octobre 2011.

Les responsables du blogue bougent quand même. Ils appuient les fermiers américains dans la lutte contre le géant Monsanto, en collaboration avec Occupy Big Food. Ils sont devenus activistes.

Détrompez-vous si vous croyez que le mouvement Occupy - et ses différentes sources, c'est terminé, fini, final bâton. Une tente peut être le symbole d'un moment. L'idée persiste.

Ceci dit, en ce qui nous concerne, voici quelques liens sur Food Democracy :

- Voulez-vous savoir ce que l'on mange par année en lbs ?

- Quel est le rang des Canadiens dans la LNO (Ligue Nationale des Obèses) ? De bonnes chances de faire les séries dans ce cas-ci. Voici le classement.

- Mais combien de temps peut-on laisser ces aliments dans le réfrigérateur/congélateur ? L'inventaire, juste ici.

***

Le mot insomnie est si présent dans votre vie qu'il est devenu un(e) ami(e) de lit ?

Ah oui ?

Alors je crois que voici mon sujet pour vendredi !






lundi 13 février 2012

St-Valentin japonaise


Demain, c’est la St-Valentin! Pourquoi ne pas surprendre votre amoureux ou votre amoureuse avec un délicieux bentô préparé par vos tendres mains? 




Un bentô, c’est du fast-food version japonaise. C’est un lunch à emporter dans une petite boîte compartimentée. C’est beau pour les yeux et pas mal plus nutritif qu’un Big Mac. Certains restaurants de sushis en offrent dans notre coin de pays, mais on peut l’adapter comme bon nous semble et le réinventer sans problème! Besoin d’inspiration?


La ferme des animaux! Pour ceux qui aiment voir Monsieur Jambon se faire poursuivre par un chien...




Deux petits pandas! Pour ceux qui veulent se souvenir du merveilleux voyage de notre cher premier ministre en Chine...




Un sandwich coccinelle! Pour ceux qui n'ont pas vraiment de talent...




Oh! Les saucisses amoureuses! Pour ceux qui ont des messages à faire passer...




Totoro! Sans-Visage! Pour ceux qui adorent les films d'animation de Miyazaki...




Et finalement, un ?!? Pour ceux qui... Ah, pis laissez donc faire le bentô et allez manger au restaurant comme tout le monde!





Joyeuse St-Valentin à tous les amoureux!
Et pour les autres, ben c'est juste une fête commerciale, alors on s'en fout!






dimanche 12 février 2012

Bières et Jambon (3)


Pour être franc, je ne sors plus beaucoup. Je peux compter sur les doigts de mes deux mains les fois où je suis allé veiller dans un pub, un bar ou un bistro pendant l’année 2011 – ce qui s’avère une marque personnelle, une première depuis l’âge de 16 ans.

Perdrais-je ainsi toute crédibilité pour autant ? J’en doute.

Serais-je devenu plus sage ? Je ne sais pas. Plus sélectif ? Peut-être.

Qu’importe. Avec un pedigree comme le mien, n’ayez crainte, je m’y connais.

***

Il est bon pour tout amateur de bières de vivre à Québec. Permettez-moi de prêcher pour mon abbaye – adoptive.

Sans plus tarder, voici la première partie de mon petit carnet d’adresses.

***

Micro-brasserie La Barberie fut un premier amour. Dans mes premières années à Québec, ce fut la terrasse par excellence, un lieu de rencontres ou de rendez-vous. Vous pouvez y déguster en tout les huit bières du moment – il faut se les offrir en carrousel – format galopin, si on se garde une p’tite gêne – ou format verre, pour le plaisir – dans ce cas-là, à deux, c’est mieux.

Les gens de La Barberie ont le mérite d’explorer les saveurs. Ils s’impliquent aussi intensément dans la communauté. Et on retrouve leurs produits un peu partout au Québec maintenant. Une belle réussite.

***

Sur la rue St-Jean – si on se donne la peine de la remonter, vous pouvez trouver un ardent promoteur des micro-brasseries du Québec, le Bateau de nuit. Son propriétaire est un barman des plus sympas, Didier. On peut retrouver dans son bistro des bières des différents coins du pays – c’est un peu comme se présenter au port après l’arrivée des pêcheurs, chaque semaine un arrivage différent – ou presque.

Si vous hésitez entre une telle bière ou une autre – pas de panique, Didier vous fera goûter. Il sera aussi enchanté de vous parler de la provenance du produit.

***

Prendre le traversier, je connais. Raison de plus depuis plus de trois ans : Le Corsaire, micro-brasserie, situé à côté de la gare fluviale, à Lévis – dans l’ancien bureau de poste – qui n’était pas petit.

Le Corsaire et moi, ce fut le coup de foudre, quand j’allais à l’université, à Lévis. Après ma journée de cours, je m’y arrêtais, immanquablement, en attendant le prochain bateau – ou l’autre, ou le suivant – quelques fois, le dernier, car ils servent aussi à manger.

J’y ai souvent piqué des jasettes avec les propriétaires, des gens motivés et soucieux de la qualité et de l’authenticité de ce qu’ils brassent. Et ce qu’ils font, j’adore. La Saint-Laurent, cette bière grise en hommage à ce qui coule devant l’établissement. Ou la Grosse Chatte – je ne me souviens plus trop bien de mon retour à la maison, mais ce n’était certes pas à la nage.

Le Corsaire, c’est une expérience.

***

(La semaine prochaine, d’autres lieux propices où il fait bon boire.)

N.B. Ajout de liens pour le Bateau de nuit et pour le Corsaire.


samedi 11 février 2012

11 000


C'est le nombre de signataires de la pétition pour l'étiquetage obligatoire des OGM, qui sera déposée la semaine prochaine à l'Assemblée nationale.

J'ai écrit à ce sujet un peu avant les Fêtes.

Pas mal ou trop peu, à vous de juger.

Vrai que je n'ai pas entendu beaucoup le parrain de la pétition - Éric Caire - en faire la promotion.

Mais je l'ai vu faire la plante verte lors d'une conférence de presse, à côté de François Legault.

On a tous nos priorités dans la vie, n'est-ce pas ?

***

Ceci dit, pétition ou non, le gouvernement actuel est en faveur - mais ne bougera pas, ça ne se fait pas, faut pas bousculer l'ordre des choses en Amérique, pis faudrait surtout pas être les premiers à le faire.

C'est un autobus. On connaît un peu le chauffeur - on le croise à tous les jours pis on lui parle de la météo - on pourrait lui demander une fois pour toutes où on va - mais on préfère prendre siège dans le fond du véhicule, on se met les écouteurs dans les oreilles pis en avant la musique !

***

Pendant ce temps-là, en Europe, l'étiquetage des OGM va bon train - et tout semble croire que ça ne nuit en rien au commerce.

La France ira plus loin dès le mois de juillet. Les produits alimentaires sans OGM seront affichés. Jusqu'à maintenant, tu pouvais nourrir tes animaux avec des OGM sans mot dire. Et il était interdit aux sujets sans OGM de s'en vanter. Ce ne sera plus le cas.

Assisterons-nous à la naissance d'un nouveau créneau ?

Une sorte de complément à la filière biologique ?

"De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace", disait Danton.

***

Ma source est ici

vendredi 10 février 2012

Mon burger, mon poison

Bonne nouvelle pour tous les amateurs de burgers !

McDo n'ajoute plus d'amoniaque dans sa viande hachée.

Vite, j'ai envie de veiller tard et de m'offrir un trip bouffe au 24 h de la 41e rue !

Des fois, je rêve même que Mcdo lance à nouveau sa promotion de Cheeseburger à 89 cents, comme à la fin des années 90 - on va s'en payer du bon temps, comme il était - une caisse de 12, de la bonne compagnie, des sacs pleins de burgers, une soirée d'été, un lieu ben tranquille - un cimetière, par exemple - en région, savoure en paix.

***

Jamie Oliver est charismatique, semble tout dévoué pis en plus, il a l'accent british.

C'est convaincant, me soufflent mes ancêtres.

Mais je ne pas peux croire un mot de ce qu'il dit.

Ben voyons, franchement, voir si 70 % de la viande de boeuf américaine est traitée à l'amoniaque.


C'est du vrai, du pur, que l'on mange.

Non ?

Croire le contraire, c'est voir des complots partout, tiens.

***


Avouez qu'on aime ça, les complots.

En voici un de toutes pièces, que je présume à l'instant.

L'industrie alimentaire et les compagnies pharmaceutiques, ça marche main dans la main. Ce sont des francs-maçons - portez attention aux logos.

Le premier dit : Je vais m'enrichir en empoisonnant les gens.

Le second rétorque : Par contre, je vais m'enrichir en les guérissant avec mes pilules, alors ils ne se douteront de rien.

Pile poil. Et les deux comparses sur le point de trinquer. Mais arrive le président de ce club sélect, le gouvernement.

- Come on, boys ! Les régimes de retraites, ça coûte cher ! Z'étaient supposés de creuver cinq ans après, pas vingt-cinq !

Et les trois amigos de se caresser le pinceau sous la lèvre inférieure.

***

N'empêche, je cède la parole à Jamie Oliver.


jeudi 9 février 2012

Cuisiner avec une tronçonneuse au poignet


Mon deuxième coup de cœur, tel que promis lundi dernier : le Veganomicon!




D’où vient le mot « veganomicon » ? Les auteures de ce livre se posent aussi la question :

« Was it from that movie… that Bruce Campbell finds in the woods and accidentally reads aloud, and then his dead girlfriend is flying aroud laughing inside the cabin, and he suddenly has a chainsaw instead of a hand? »

Vous vous souvenez de ce film? Evil Dead II ? Le Necronomicon?







Bon rien à voir avec la bouffe vous me direz, mais c’est ce qui fait que ce livre de recettes est un de mes préférés : les auteurs ne se prennent vraiment pas au sérieux. Et aussi, évidemment, les recettes sont mmm… merveilleuses!

Mais là, il faut régler quelque chose. Ce n’est pas parce que c’est écrit «vegan» qu’il faut se sauver en criant comme une fillette. Ok, il n’y a pas de viande (hiii), ni de fromage (hiiiiiiiii), ni d’œufs (hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii), mais c’est bon! Très, très bon! On cuisine avec du tempeh, du tofu, des légumineuses, des noix, du seitan, du miso… Il y a même de délicieuses recettes de desserts! Sérieusement, quand je mange une recette du Veganomicon, je ne me rends même pas compte qu’elle est végétalienne.

Ce qui fait aussi la magie de ce livre, c’est qu’il y a des sections qui nous expliquent comment cuire de différentes manières les légumes, les céréales et les légumineuses. Puis, chaque recette est présentée par une petite anecdote ou un commentaire rigolo. Les explications sont claires, mais pour les visuels, il n’y a malheureusement que quelques photos au milieu du livre. Et il est en anglais…

Le Veganomicon ne coûte que 18,50$ sur Amazon et vous pouvez consulter quelques recettes en ligne, question de vous mettre en appétit! Mais attention, ce livre possède peut-être les mêmes pouvoirs que le Necronomicon! Les auteurs vous mettent en garde :

« But just to be safe, don’t read this cookbook backward at the stroke of midnight. »



mercredi 8 février 2012

Toussquila et Tooskiresse


La première fois que j’ai entendu parler de cette recette fabuleuse, j’étais avec un Turc.

J’étais allé chez lui armé de quelques bières. À mon arrivée, il cuisinait et ça sentait bon. Ce gars-là était tout un chef et j’étais curieux.

- Ça m’a l’air chouette ce que tu mijotes, qu’est-ce que c’est ?

- Ah, Nicky ! Ce n’est qu’un toussquila…

« YES ! » J’ai pensé. « Un bon petit plat exotique méditerranéen ! »

Bon, vous aurez compris que je ne suis pas un vite – des fois, c’est gênant, mais on s’y habitue avec le temps.

- J’ai pris tout ce que j’avais dans le frigidaire et voilà ce que ça donne, qu’il me dit.

(Silence)

- Ah ! J’ai dit. Tout-ce-qu’il-a !

Je venais de comprendre et il a sourit. Et ce fut délicieux, ce toussquila.

***

Un toussquila – ou un tooskiresse, rarement entendu « tout ce qu’elle a », alors ça doit être l’expression féminine – c’est le repas de fin soirée par excellence, le « je n’ai pas envie d’aller à l’épicerie il fait froid on gèle j’ai eu une grosse journée y’en a marre qué cé qui y a dans le fridge » ou tout simplement le « bordel ! Faudrait bein que je passe ces trucs-là avant de les perdre ».

Et acheter de la nourriture pour engraisser la poubelle, c’est chiant. Mon ventre me sermonne quand ça arrive. Et mon portefeuille me fait la gueule.

***

Avec ce qui reste dans le frigidaire – et/ou dans le garde-manger – on se débrouille bien souvent – merci l’imagination. On peut parfois s’étonner soi-même.

Ceci dit, si par hasard l’idée ne vous vient pas avec les éléments que vous avez en votre possession, ou si vous voulez éviter les mêmes réflexes ou sentiers battus, la Toile vous offre un site où vous n’avez qu’à dresser une liste de vos aliments, puis qu’à cliquer et voilà, quelques suggestions de recettes apparaissent sur votre écran.

Ça s’appelle myfridgefood.

La Turquie, à la portée de tous !

lundi 6 février 2012

En manque de recettes...


J’adore cuisiner. Je sais toujours ce que je vais cuisiner dans la semaine et je fais ma liste d’épicerie en conséquence. J’ai besoin de bien manger et je n’aime pas les mets artificiels et industriels. Pour moi, la bouffe, c’est important. Je n’ai pas toujours été comme ça, naturellement, mais j’ai développé des trucs avec les années. Et plus je vieillis, plus je sais que la santé passe, entre autres, par l’alimentation.

Chaque semaine, je fais deux nouvelles recettes minimum. Et quand je suis vraiment énergique (ou folle), j’en fais cinq. Je cuisine seule quelques fois, mais la plupart du temps, ici, on fait ça en famille. À deux ans, mon fils coupait du tofu. Maintenant, à 10 ans, il sait tout faire, ou presque. (C’était ma minute : je-suis-vraiment-trop-fière-de-cet-enfant.) Les habitudes alimentaires s’acquièrent très tôt chez le petit humain. J’espère que je lui laisserai un bel héritage, de ce côté, pour l’avenir. Au moins, il ne fera pas partie de ces gens qui se vantent, une fois adultes, de ne pas savoir cuisiner. (Je ne la comprends toujours pas celle-là… Qui peut être fier de ne pas être capable de répondre à un besoin aussi fondamental que celui de manger?!?)

Tout ça pour ça : deux livres. Mes coups de cœur depuis un petit moment. Deux livres de recettes vraiment pas chers qui me font triper pas mal. Pas de recettes de viande dans ces livres, vous comprendrez. Mais vous ne mangez pas toujours de la viande, je le sais!

Le premier, un livre reçu par hasard par une dame qui l’avait reçu de quelqu’un qui l’avait…



C’est le livre de recettes d’un restaurant végétarien, The Grit, qui se trouve à Athens dans l’État de la Géorgie aux États-Unis. Les recettes sont DÉ-LI-CI-EU-SES! On cuisine avec de la stout, du vin, du fromage… Et on n’essaie pas de nous passer les principes végés ennuyants, on veut juste faire de la bonne bouffe qui goûte quelque chose. Le livre est aussi agrémenté de petites citations humoristiques de clients :

« I’ve never been one to let my canines go to waste, but The Grit brings out the herbivore in me! The Loaded Nachos make me feel like Popeye on a spinach binge. »

« We’re always trying to figure out in our kitchen at home what makes this Grit dish or that one soooo killer. Now we don’t have to wonder. It is my favourite restaurant in North America (because in Europe, there’s Italy). »

Le livre est en anglais et il ne coûte que 15, 12 $ sur Amazon. Il n’y a pas de photos, mais moi, ça ne me dérange pas trop.

Une de mes recettes préférées de sandwich en prime parce que je vous aime:

Tofu Bacon and avocado sandwich

(traduction libre)

½  tasse de sauce soya
1/8 c. à thé de fumée liquide (on en trouve chez IGA)
Une bonne pincée de poivre noir
½ c. à thé de sirop d’érable
1 bloc de tofu
Huile végétale

Mélanger la sauce soya, la fumée liquide, le poivre et le sirop. Mettre de côté.
Couper le tofu en petites tranches d’environ 1 cm d’épaisseur.
Chauffer l’huile et ajouter les tranches de tofu.
Faire cuire jusqu’à ce que le tofu devienne légèrement doré.
Ajouter graduellement le mélange de sauce soya et cuire jusqu’à ce que le tofu soit croustillant et la sauce caramélisée.

Mettre le tofu dans un pain de son choix, comme un sandwich. Garnir de tomates, tranches d’avocat, laitue, luzerne, etc.

Super simple, rapide et délicieux!



***Jeudi, je vous parle de mon deuxième coup de cœur! Mmm…***





dimanche 5 février 2012

Bières et Jambon (2)


À fréquenter Québec, au fil des ans, ma palette de bières allait se diversifier. Mon palais allait allégrement s’ajuster aux nouveaux goûts qui s’offraient à moi, si gentiment. Le temps d’en déboucher une, ce fut la rupture entre les bières industrielles et moi.

Au gré des sensations, impossible de retourner en arrière : Labatt et Molson, vous êtes bien fades, ordinaires, standardisés – vous n’êtes que marketing et vos six-packs de canettes à 14 piasses, gardez-les pour les zombies. À ces prix-là, pour six dives bouteilles, je découvre un micro-brasseur de la région du Québec de mon choix.

***

Les pieds à terre à Québec, il y avait ce petit dépanneur, à deux coins de rues de chez moi, dans Montcalm. Ce n’est pas que l’offre était majeure, mais il y avait juste assez pour s’initier. Puis une promenade sur la rue Cartier allait accélérer l’apprentissage et intensifier ma passion. J’allais y revenir souvent, à la Tabagie Tremblay.

Le meilleur restait à venir. Déménagé sur la rue St-Jean, j’ai tôt élu mon dépanneur de prédilection, coin d’Aiguillon et Sainte-Marie. Ce qui s’est passé pendant cette année-là fut une belle coïncidence. Le propriétaire de l’établissement faisait prendre à son commerce un chemin parallèle au mien. Dehors Labatt et Molson ! Bienvenue les micro-brasseries !

On allait devenir bons chummys. Chaque fois que je me pointais, il me parlait de la nouvelle sorte de bière en magasin, la commentais, je l’achetais et quand je rapportais mes vides la fois suivante, on en jasait – puis il me présentait la nouvelle acquisition et ainsi de suite, on repartait pour un autre tour de manège.

Aujourd’hui, il a vendu son commerce et les jeunes curieux qui ont prit la relève ont poursuivit son œuvre. La Duchesse d’Aiguillon est un incontournable pour tout amateur de bières en Haute-Ville.

***

Quand je vais chez le Dre Tofu, j’aime bien m’arrêter au dépanneur De la Rive – à Cap-Rouge. Quand j’y entre, je me pince pour m’assurer que je suis bien en vie, car on dirait que je suis au paradis. L’endroit est tout petit et il y a de la bière partout – il faut que je me fasse un plan de match avant d’y aller, sinon j’y perds la tête et je suis de longues mais agréables minutes à décortiquer les étiquettes sur toutes les bouteilles qui m’intriguent.

Que puis-je y faire ? C’est quand même la plus grande offre de variétés de bières au Canada !

***

À mon humble avis, la bière mérite autant des lettres de noblesse que le vin.

Et je tenterai d’élaborer davantage ce point de vue lors des prochaines chroniques dominicales « Bières et Jambon ».

(La semaine prochaine : mes bistros)

samedi 4 février 2012

J’ai vendu des cochonneries – mea culpa !


Pendant un petit peu plus d’un an, j’ai été caissier dans un dépanneur – un as véritable, un sourire dans le bas de l’échelle – clin d’œil à toi, mon cher Miller.

Ma mission se termine dans les prochaines heures. L’agent secret - au nom de code Gros Jambon – a analysé – au bas mot - les us et coutumes de son quartier, les habitudes de ses consommateurs ; certaines personnes sont devenus des personnages, d’autres ne faisaient que passer mais en disaient beaucoup.

Ce qui suit ne sont donc que des observations bien personnelles qui, bien sûr ne valent pas les grandes lignes des études de nos chercheurs.

Ce ne sont que des constats sur le terrain, sur le plancher des vaches – où la vie palpite, grouille, en ne demandant que son change et trop souvent un sac en plastique pour transporter le moindre achat.

***

J’ai ma petite idée sur le succès des boissons énergisantes. Beaucoup de travailleurs sont passés devant moi et je pouvais parier sur ce qu’ils allaient manger pour souper. Avec les deux grosses canettes – deux parce que les compagnies font des offres, consommer plus pour moins de frics, on se fiche bien de vos abus – se retrouvaient des sandwichs ou des sous-marins hors de prix. Vous les connaissez, ça se vend entre cinq et six dollars, il n’y pratiquement rien là-dedans. Et malgré le sac de chips ou le petit gâteau qui accompagnaient le tout, on peut comprendre que ça ne représente pas du tout un repas digne de ce nom – qu’importe le travail et d’autant plus s’il demande un effort physique.

D’où là le manque et le besoin d’énergie.

Ce qu’on peut se faire avoir, quand on ne prend pas le temps de se faire un lunch à la maison.

***

Il y avait ce bonhomme qui venait chaque jour chercher sa loterie et ses résultats de la veille.
Une fois, je l’entends me dire, tout près des frigidaires : « As-tu déjà goûté à ça ? »

Perdu dans mes pensées ou le nez dans le journal, je lève la tête, ne sachant pas trop à quoi m’attendre.

Il brandissait les deux cheeseburgers emballés sous vide – s’avez juste à les réchauffer puis à les avaler.

Il dit : « Tu ouvres un peu l’emballage pis tu les mets dans le micro-onde. C’est vraiment bon. » Et d’ajouter son petit coup de langue sur les rebords de ses lèvres, le même qu’il faisait lorsqu’une jolie cliente quittait la place.

Quoi répondre, tout en gardant une moue de dégoût pour soi ?

« Les résultats que tu voulais, c’était ceux de la Quotidienne à quatre chiffres ? »

***

Cette cliente-là, je ne vous dis pas ce qu’elle fait dans la vie pour payer son café. Mais je peux vous révéler ce qu’elle met dedans : pas un, pas deux, mais bel et bien dix sachets de sucre.

« Tu veux goûter ? », qu’elle m’a dit.

« Tu veux me tuer ? », j’ai répondu.

***

Pas plus tard que cette semaine, j’ai formé un nouveau. Je me promenais avec lui dans le back-store en lui montrant où étaient disposées nos réserves.

« Vous avez de la Pabst. Vous devez en vendre beaucoup », qu’il me dit.

« Ouais », je réponds.

« Vous avez aussi de la Old Milwaukee. C’est ma bière préférée », qu’il ajoute.

Franchement, content de ne pas avoir eu à le côtoyer, celui-là.

***

Bref, j’ai vendu des cochonneries – mea culpa !

(Demain : Bières et Jambon, la suite.)

vendredi 3 février 2012

Tu veux des bonbons ? As-tu 18 ans ?


Aujourd’hui, si vous me le permettez, je m’en vais errer du côté d’une étude – publiée dans la revue Nature – qui, semble-t-il, en a fait gazouiller plus d’un dans les réseaux sociaux. Elle concerne l’abominable sucre.

Selon un chercheur de l’Université de la Californie à San Francisco, Robert Lustig, les sucreries seraient « aussi toxiques et néfastes » pour la santé que l’alcool et le tabac.

Il ne suggère rien de moins aux autorités d’interdire les publicités de bonbons, de gâteries ou de boissons sucrées et d’interdire la vente de ces produits dans les restos, les dépanneurs et les épiceries à proximité des écoles. Il pousse même l’idée jusqu’à finir par fixer - d’ici une dizaine d’années - un âge minimum pour l’achat d’aliments contenant trop de sucre.

Pourquoi ?

Selon Lustig, « les trois quarts des frais médicaux aux États-Unis sont consacrés au traitement des problèmes métaboliques associés à l’alimentation, essentiellement au sucre. » Ils entraînent une dépendance. Si « on a de la difficulté à démontrer que l’obésité réduit de beaucoup l’espérance de vie (…) c’est parce que le coupable est le sucre. (…) Un obèse sur cinq n’a pas de désordres métaboliques et 40 % des non-obèses en ont ».

***

Dans l’article de La Presse que je consulte tout en écrivant – pis en même temps j’essaie d’anticiper, de savoir où je m’en vais avec ce message – je m’arrête aussi parfois pour caresser le petit pinceau de poil sous ma lèvre inférieure – et je ne consomme pratiquement pas de sucre, alors – et j’en suis seulement à ma seconde pinte - autant dire que je n’ai rien bu – bref – dans l’article qui me sert de source – vous pouvez cliquer ici, mais à rebours – c’est-à-dire lorsque vous aurez terminé de lire ce message – merci, c’est gentil – ouf ! – le journaliste recueille les commentaires du président d’Éduc’alcool et d’une représentante de l’Association canadienne des boissons et j’aime – entre guillemets – ce qu’ils disent.

Le président : « Assimiler l’alcool au sucre ne me semble pas très scientifique ni très rigoureux. (…) La comparaison n’est certainement pas la bienvenue. »

En quoi, je me demande, souligner les méfaits de l’abus de sucre enlève-t-il du lustre aux méfaits de l’abus d’alcool ? À qui la plus grosse lanterne ?

La représentante : « Lier le sucre à des maladies comme l’obésité, le diabète ou l’hypertension est une réponse simple à une question complexe. »

Je ne sais pas, mais il me semble que je viens tout juste de la citer, la réponse simple.

***

Je ne veux pas défendre le chercheur californien. Le seul mot qui me vient à l’esprit -  lorsque je lis ses suggestions – est celui-ci : aseptisation.

Le monde ne peut pas être plus blanc que blanc – que ferions-nous des couleurs ensuite ?

L’interdiction m’a toujours semblé être la voie d’évitement – à cerner une problématique, à vouloir comprendre ou à débattre de solutions réalistes.

C’est nébuleux comme propos, j’avoue.

Mais ça se termine comme ça – pour aujourd’hui.

jeudi 2 février 2012

... comme un taureau!


Quand j’étais petite, je me suis fait photographier à côté de Starbuck, le taureau québécois tout-puissant qui a engendré 200 000 filles et plusieurs autres fils dont 200 qui font maintenant le même travail que leur père. Un peu drôle comme concept de photo. J’imagine que c’est comme se faire poser à côté d’une fille avec de gros seins au Salon de l’auto… Parce que Starbuck, c’était une légende vivante! De la testostérone à plein régime! Sa carrière a duré 19 ans et 4 mois! Toutes ces années à se faire…




CIAQ

Le CIAQ, ce n’est pas un nouvel acronyme inventé pour inclure les indépendantistes au sein de la CAQ (ils en font déjà partie, de toute façon), c’est plutôt le Centre d’insémination artificielle du Québec. Ce centre est le seul du genre au Québec et il jouit (c’est le cas de le dire) d’une réputation en béton avec une part du marché de la semence bovine de plus de 20 % à travers le monde. Et si on ne se réfère qu’au marché canadien, le CIAQ couvre 45 % des activités de génétique bovine. Mais, comment on récolte ça du euh, de la matière, euh, du don de taureau?

Bouvier récolteur

C’est le nom que l’on donne aux gens qui travaillent de près avec les taureaux pour récolter leur semence. Et il en faut des gens pour faire ce métier-là, car c’est très payant pour le monde de la génétique! Pas mal plus que le film Starbuck avec Patrick Huard! Pour un éjaculat (c’est le mot hein!) de 2,5 ml, on peut produire jusqu’à 1000 doses de semence! À 60 $ la dose et à environ deux éjaculations par jour, deux fois par semaine… On achète ça où un taureau?

Attention scènes pouvant contenir de l’érotisme… ou un coup de reins

Voici comment on récolte la semence de taureau. Toutes ces images proviennent de cette émission.
Premièrement, il nous faut un boute-en-train. Ça, mes amis, c’est un taureau castré qui sert « d’appât » au taureau qui viendra s’exécuter. Il est là, bien installé, calme, et il se fait nettoyer pour devenir attirant. Je ne sais pas pourquoi c’est un mâle, mais c’est bien drôle tout ça. (Vous ai-je dit que je n’étais pas très mature pour mon âge?)



Ensuite, on va chercher LE taureau reproducteur. On le lave lui aussi pour la rencontre de sa vie ou d’un instant. La plupart des taureaux, quand ils arrivent, puisqu’ils ont de la mémoire, sont déjà assez excités. Ils grimpent sur le boute-en-train qui attend toujours patiemment et qui ne réagit même pas, le bouvier récolteur dévie le pénis du taureau et va chercher son vagin artificiel.




Le bouvier récolteur revient, le taureau ne se peut plus, on le refait grimper et on insère son machin dans le truc. Une fraction de seconde et hop, c’est terminé! À bientôt mon ami!




Allez visionner le reportage, si vous êtes curieux! Le petit monsieur bouvier récolteur est vraiment sympathique. Et pour en revenir à mon immaturité, je l’ai trouvé beaucoup plus drôle et intéressant que tous les acteurs réunis dans Starbuck



Sources:


mercredi 1 février 2012

Slow Food ou l'écogastronomie


Le mouvement Slow Food – l’idée a plus de 25 ans – est une réaction à l’émergence de son contraire – le fastfood – et à l’industrialisation alimentaire.

Fondée en 1986 par Carlo Petrini, c’est aujourd’hui une association internationale à but non lucratif – reconnue par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture – présente dans une centaine de pays et qui compte près de 100 000 adhérents.

Différents objectifs motivent le mouvement :

- S'opposer aux effets dégradants de l'industrie et de la culture de la restauration rapide qui standardisent les goûts ;

- Défendre la biodiversité alimentaire ;

- Promouvoir les effets bénéfiques de la consommation délibérée d'une alimentation locale et de nourriture indigène ;

- Promouvoir une philosophie de plaisir ;

- Encourager le tourisme attentif et respectueux de l'environnement et les initiatives de solidarité dans le domaine alimentaire (voir aussi écotourisme).

- Réaliser des programmes d'éducation du goût pour les adultes et les enfants ;

- Travailler pour la sauvegarde et la promotion d'une conscience publique des traditions culinaires et des mœurs ;

- Aider les producteurs-artisans de l'agroalimentaire qui font des produits de qualité

Pour plus de détails, vous pouvez cliquer ici.

***

Voulant en savoir davantage sur le mouvement Slow Food, j’ai trouvé sur le site passeportsanté.net une entrevue avec un membre de l’association, Marie Watiez, aussi psychosociologue de l’alimentation. En voici quelques extraits :

« Le Slow Food au quotidien? Ça ne veut pas dire que l’on doive tout changer. Il s’agit d’être plus conscient lorsqu’on s’assoit à table. Ça veut dire aussi, par exemple, acheter ses fruits à la fruiterie, son pain à la boulangerie du quartier... Et peut-être même faire pousser des herbes dans son jardin. »

« Dans un certain sens, oui, mais l’expression « manger santé » m’apparaît très réductrice. Manger ne se restreint pas à l’aspect nutritif et fonctionnel des aliments (oméga-3, gras trans, aliments anticancer, etc.).

C’est un acte étroitement lié à notre identité profonde, à notre psyché, à nos racines familiales, culturelles, et même terrestres! On a tendance à oublier ce lien profond qui nous unit à la nourriture. »

« Ce qui m’apparaît important est de sortir des contraintes, des restrictions et de l’angoisse face à la nourriture. À ne plus voir la nourriture uniquement comme un moyen de remplir son corps ou d’obtenir de l’énergie. On établit ainsi une conscience centrée sur le plaisir. »

« Slow Food ramène l’idée de prendre le temps de vivre, de remettre l’acte de manger au centre de la vie sociale et familiale. Si l’on considère que le temps consacré à l’alimentation est une activité d’éducation, de communication et de partage, ce n’est plus du temps perdu. Si l’on accorde plus de moyens à son alimentation, il restera en effet moins d’argent pour l’essence ou la nouvelle télé high-tech. Les Québécois dépensent en moyenne 10 % de leur budget à leur panier d’épicerie. C’est peu. »

***

Monsieur Jambon est en mode écoute aujourd’hui. Il n’ajoutera rien.

L’entrevue complète, juste .

lundi 30 janvier 2012

Bière 100 % québécoise?


Ah, la bière! Hier, c’était Bières et Jambon. Aujourd’hui, c’est un peu de tofu mijoté à la bière. Parce que Dre Tofu aussi aime la bière… Et comme Monsieur Jambon, elle n’a pas choisi la Coors Light pour en faire SA bière. Elle aime plutôt rassasier sa petite soif de bières qui savent comment se faire aimer. Et ça tombe bien, elle habite tout près d’un dépanneur qui offre 763 sortes de bières, le plus grand choix au Canada!

 Alors dans la p’tite bière de microbrasserie québécoise, je donne, je donne! Mais pas trop quand même, car le petit mou de bedon arrive assez vite dans ces circonstances… J’encourage ainsi les petites brasseries québécoises qui nous offrent des produits typiquement québécois « made in Québec » et j’en suis fière. Mais est-ce vraiment un produit québécois à 100 %?

Posez cette question à tous les Québécois et la plupart vous répondront que les bières de microbrasseries proviennent d’ingrédients du Québec. Ben voyons donc toé! Quelle question! Malheureusement, ce n’est pas le cas, la bière 100 % québécoise n’est pas encore tout à fait prête…


Les ingrédients


Pour faire de la bière, des ingrédients simples comme tout : de l’eau, du malt (fait de céréales, surtout de l’orge), du houblon et de la levure.



De l’eau, ce n’est pas un problème quand on habite au Québec, nous voilà rassurés.


L’orge, c’est avec lui qu’on fait le malt. 87 % du malt des microbrasseries québécoises est fait d‘orge importée.









Le houblon, c’est lui qui donne le goût amer à la bière. Presque 100 % du houblon des microbrasseries québécoises est importé.











La levure, c’est elle qui produit l’alcool et les petites bulles qu’on aime tant. Les souches de levure utilisées par les microbrasseries viennent d’ailleurs : Allemagne, États-Unis, etc.








Changements à l’horizon


Bon, c’est un peu déprimant tout ça. Nous qui croyions boire une petite bière régionale qui ne pollue pas la planète entière par ses transports de matières premières et nous qui voulions encourager l’agriculture québécoise… Ben, c’est ordinaire. Mais, heureusement pour nous, les microbrasseries ne restent pas les bras croisés. Tout cela risque de changer dans les années à venir…

Quelques producteurs de céréales québécois ont commencé à faire pousser de l’orge de brasserie. Ça pousse bien, l’offre augmente et de plus en plus de microbrasseries l’incorporent dans leurs recettes.

Une malterie à Thedford Mines fait du malt 100 % québécois. L’offre augmente et les microbrasseries sont très intéressées.

Le houblon, qui était presque disparu de notre agriculture il y a plusieurs années, recommence à pousser à quelques endroits au Québec. Des producteurs désirent former des coopératives pour pouvoir le granuler à moindre coût afin de rivaliser sur les marchés. Les microbrasseries en veulent!

Et la levure, ben là, c’est un projet de fou malade! Imaginez-vous donc que Bruno Blais (le populaire barbu de la microbrasserie La Barberie) a réussi, en collaboration avec d’autres fous de la bière, à capturer une levure à bière dans les Voûtes du palais, à Québec, où était brassée originalement la bière de l’intendant Jean Talon. Ah la la, c’est tellement beau que je crois que je vais verser une larme…


Bière 100% québécoise


Autre projet fou : on veut créer un style de bière québécois. Un goût original, une saveur nouvelle qui serait brassée par plusieurs microbrasseries d’ici : l’Annedd’ale. Un joli mot provenant de l’iroquois qui signifie « sapin baumier ». Plusieurs brasseurs du Québec travaillent sur ce projet. Rivaliserons-nous un jour avec les stout, ale et lager de ce monde? Oh la la, je viens de verser une autre larme… D’ici là, des versions expérimentales se dégustent un peu partout : Naufrageur, Microbrasserie du Lac St-Jean… Si vous voulez être au courant de ce qui se trame avec la Annedd’ale, consultez leur page facebook!

Notre bière québécoise, nous l’aurons un jour! À défaut d’avoir un pays…



dimanche 29 janvier 2012

Bières et Jambon (1)


Au commencement, je n’aimais pas la bière.

Mon truc, c’était le fort. Ma première expérience remonte au printemps de mes quinze ans. Après une pratique de hockey, je m’étais rendu chez des copains. On avait loué « Super Punch-Out », un jeu vidéo. L’un des potes avait fouillé dans le bar à boissons de ses parents – quelle belle idée – et nous avait concocté un mélange de néophytes, un cognac-jus d’orange. J’avais apprécié. J’étais reparti de là « feelin’ » - comme on disait – pour la toute première fois.

Vint à mon retour de recevoir un pote entre deux parties de hockey la fin de semaine. On jouait à NHL’95 et je ne voulais pas être mauvais hôte. C’est là que je me suis attaqué au bar à boissons de mes parents, qui ne buvaient pas – alors ils n’allaient rien remarquer, je me disais – en effet, quelques années plus tard, j’ai vraiment rigolé quand ma mère avait voulu servir un verre de rhum and coke à ma tante pendant le temps des Fêtes – j’avais vidé la bouteille de son contenu initial pour le substituer par de l’eau.

Le rhum and coke – et le gin bu cul-sec – furent les références durant cette année de rites initiatiques à l’alcool – jusqu’à ce que je passe au travers du dit bar à boissons parental et que je trouve les autres trucs – comme le fichu crème de menthe – pas buvables.

Les ressources gratuites épuisées et celles financières du mec encore à la polyvalente bien modestes – et n’ayant pas la majorité requise pour aller puiser à la SAQ – une seule option offerte par les petits dépanneurs isolés de ma petite ville natale bien régionale – s’acheter avec le p’tit peu qui me reste de mon argent de poche – plutôt que de louer les nouveaux jeux vidéos – changement d’intérêts – de la bière – et commencer à l’aimer.

***

Le premier six-pack que je me suis acheté – je me souviens, on faisait un feu au cœur d’un endroit magnifique, le long de la Rivière du Sud – on s’y rendait en quatre-roues – c’était de la défunte Molson Grand Nord. Sans m’en douter, tranquillement, mon gosier – cet éternel assoiffé, comme si le géant Pantagruel lui donnait sa dose de sel après chaque gorgée – allait s’adapter à ce breuvage.

Je le disais, mon budget pour boire était limité – l’été, je travaillais un peu, je pouvais me permettre des folies – mais pendant l’année scolaire, c’était l’effet pour le moins de frics possible qui était recherché.

Ce fut l’époque des 1,18 litres pour cinq piasses – la Bull Max, qu’elle s’appelait – ce qui faisait le travail.

Arriva le cégep et les prêts étudiants, et les bars et les pubs, et les bières commerciales – tu bois ce qui te passe devant les yeux, sans jugement, et en avant la musique – c’est le quoi le deal à soir ?

***

Puis, j’ai mis l’école de côté et je me suis trouvé une job dans une shop – puis dans une autre.
J’arrivais à mon Pub préféré et je n’avais même à demander : deux grosses Molson Ex se retrouvaient devant moi, pour six piasses. Et la soirée ne faisait que commencer.

J’insiste. La bière, c’était le liquide qui soûle en toute indifférence. Quelques expériences de temps à autre – flirter du côté d’Unibroue, par exemple. Essentiellement, comme un peu comme tout le monde début vingtaine, tu bois ta bibine pour boire, pour te péter la face, point.

Mais, vient un temps où, ou tu te fais avaler par la publicité et le marketing et que tu choisis TA sorte pour le restant de tes jours – c’est ce que je constate chez la plupart des gens - ou il se passe une série d’évènements et d’expériences qui te secouent et qui développent tes goûts.

Dans ce dernier cas, c’est la curiosité – jamais rassasiée – qui t’accompagne de découvertes en rencontres…mémorables.

Et c’est ce qui s’est passé – dans mon cas – quand j’ai commencé à fréquenter…Québec.

À suivre…la semaine prochaine.

samedi 28 janvier 2012

Allergique à l’école


Enquête – sur 10 000 individus - vraiment intéressante publiée dans le Journal of Allergy – ça existe ! – et résumée dans le Devoir cette semaine concernant les facteurs démographiques liés – de près ou de loin – aux allergies.

Quelques tirets plus tard – bref – plus on est scolarisé, plus les allergies nous disent : « Non, pas ça, je t’en prie ! »

Ne quittez pas l’école pour autant, bonnes gens aux réactions allergènes, ne jetez pas non plus vos diplômes dans le foyer et ne réclamez pas une indemnité de paiement aux prêts et bourses postsecondaires pour autant, il y a des nuances et d’autres hypothèses dans cette étude.

Ne cliquez pas ici pour ma source. Mais peut-être à la fin…;)

***

Voici, en quelques grandes lignes, ce qui ressort de cette étude :

- Les allergies sont plus fréquentes chez les gens plus scolarisés que chez les immigrants.

- On retient une hypothèse dite hygiénique : on impute l’augmentation des allergies dans les pays développés au style de vie de ceux-ci : les enfants y sont vaccinés et traités aux antibiotiques, ils ont moins d’infections en bas âge et ils sont moins exposés aux animaux domestiques et à ceux de la ferme.

- Les allergies aux arachides, aux noix et au sésame sont plus nombreuses chez les enfants que celles liées aux poissons et fruits de mer ; par contre, ces dernières sont plus présentes chez les citadins.

- On établit un lien entre le mode de cuisson et les allergies ; par exemple, en Chine, où les allergies aux arachides sont moins importantes, on fait bouillir la cacahuète, alors qu’en Occident, on la fait rôtir.
- Les gens scolarisés seraient davantage allergiques dû au fait qu’ils reconnaissent plus facilement que les moins scolarisés les symptômes et consulteraient plus souvent un médecin.

- Puis, fait à noter, retarder la consommation de certains aliments potentiellement allergènes augmenterait les chances d’en devenir allergique.

***

Voilà pour le tour d’horizon. Plus de détails dans cet article, en cliquant ici.

(Demain : Bières et Jambon)

vendredi 27 janvier 2012

Du berceau jusqu'au tombeau


Si je vous écrivais une phrase comme celle qui suit sans vous dire le sujet, qu’en penseriez-vous ?

« Plus jeunes nous les prenons, plus nous pouvons les façonner, les diriger comme bon nous semble, leur faire faire ce que nous voulons. »

Quoi ? « Quel salaud, ce Jambon ! »

Mais ce n’est pas moi et il n’est pas question de ÇA.

Ce n’est qu’une bonne vieille recette de marketing.

***

Je ne m’éloigne pas trop de mon sujet de mercredi, pis d’un autre que je n’avais pas souligné dans ce message-là.

Je me fais un devoir de me taper une revue de presse chaque jour – c’est d’abord un plaisir. Il m’arrive d’avoir de la suite dans les idées et ça tombe bien, l’actualité, même sans faire exprès, suit son cours. Et moi, sur mon petit radeau, je vogue et j’observe.

« Du berceau au tombeau ». J’ai lu et aimé dans ce texte.

Sujet du message après les triplets astérisques – si vous avez déjà cliqué sur le lien, vous le savez déjà, vous n’avez pas triché, franchement, vous êtes des rapides – sinon ne vous en faîtes pas, je suis tout aussi plein d’admiration devant votre patience.

***

Je reviens sur les boissons sucrées et particulièrement sur les dites vitaminées – les Vitamin Water, vous savez, les belles petites bouteilles aux différentes couleurs – une préférée pour chacun – qui, selon l’étiquette, agissent selon le besoin – genre « Éveil » pour le matin.

Sa composition, à la boisson vitaminée ? Essentiellement de l’eau, du sucre et une sacrée bonne dose de marketing. Les vitamines ? Ajout négligeable.

Le problème, c’est qu’elle est actuellement considérée comme « produit de santé naturel ». Une noblesse qu’elle ne mérite pas.

En plus, elle a tout pour séduire la jeune génération, avec ses compagnes énergisantes et dites sportives, comme peuvent en témoigner les chiffres suivants, qui parlent d’eux-mêmes.

Des jeunes au goût sucré

Proportion d'adolescents qui boivent régulièrement 



des boissons à saveur de fruit: 61 %


des boissons gazeuses: 44 %


des boissons pour sportifs: 28 %


des boissons énergisantes: 7 % (à l'occasion: 35 %)



Source: Coalition québécoise sur la problématique du poids et Réseau du sport étudiant du Québec: enquête chez 10 000 jeunes de 13 à 17 ans.

***

La Coalition Poids vient de publier un premier de quatre tomes sur cette problématique. Vous pouvez connaître les cinq propositions qu’elle met de l’avant ainsi que ses partenaires, en cliquant ici.

***

Juste pour vous donner une idée de la bataille dans laquelle la Coalition Poids s’engage, voici un fait que j’ai lu dans l’étude publiée cette semaine par cette dernière.

En 2004, aux États-Unis, les industries (alimentaires, boissons et friandises) ont dépensé en publicité 1178 fois le montant consacré à une campagne gouvernemental visant l’augmentation de la consommation de fruits et légumes.

Industrie : 11,26 milliards
Fédéral + Californie : 9,55 millions

***

Je me souviens qu’enfant, lorsque je jouais au hockey et que notre équipe était en tournoi, les entraîneurs ajoutaient du Gatorade en poudre dans nos gourdes d’eau. On rentrait au banc, on prenait notre rasade de potion magique et on s’imaginait plus fort que jamais.

C’était dans la tête, tout ça. Et c’est pour ça que l’industrie investit là, via la publicité.

On le sait tous, en fait. La victoire (ou l’énergie, ou se sentir en pleine possession de ses moyens), c’est d’abord de l’effort, du travail acharné et de la volonté ferme.

Ce n’est pas de la magie.

***

Tiens, Docteure Tofu avait raison. Je me suis arrangé pour écrire le 100e « post » du blogue.

Aujourd’hui, nous ne franchissons qu’une étape symbolique. Les autres étapes à venir sont d’ores et déjà excitantes.

Il y a trois mois, nous n’étions que deux à nous lire et à nous encourager, à nous congratuler.

Maintenant, vous êtes plus de trente par jour à nous visiter, parfois même quarante ou cinquante!

Un gros merci de la part du Gros Jambon !

(Demain : Qui s’instruit s’enrichit et récolte…des allergies ?)

jeudi 26 janvier 2012

Tu n'es que poussière...


La décomposition, ça m’a toujours fascinée. Je ne sais pas si c’est le jour où mes cousins m’ont amenée voir leur chien qui pourrissait dans un fossé après avoir été frappé par un chauffard probablement saoul (pourquoi l’avait-il laissé là? aucune idée!) ou lorsque mon ami d’enfance et moi avions trouvé une moufette morte dans un champ. « Retourne-la! Retourne-la! » lui avais-je exigé. « Prends la branche! » Et là, c’était presque magique: des tonnes de petits asticots qui se remuaient dans tous les sens pour retourner dans les chairs sanglantes de la moufette, des petits estomacs en forme de vers qui grouillaient dans une lutte terrible pour la vie… La vie, la mort, si proches…





Je parle d’animaux qui se décomposent, mais les légumes, les fruits et les restants du frigo m’intéressent aussi! Je suis fascinée par ces petites moisissures de toutes les couleurs. Je ne les mange pas, évidemment, même si les fruits, je les aime très, très, très mûrs! Il y a quelque chose de très artistique dans tout ça, vous ne trouvez pas?

Suis-je normale docteur?


Une tomate



Un kiwi 




Un melon d'eau 




Avouez que c'est magnifique!

Et tout le monde se souviendra de cette expérience tirée du film Super Size Me où on ne voit jamais les frites du McDo pourrir! Mon fils avait vu cette vidéo, à l'époque, et il m'en parle encore! Impressionnant!






On se retrouve lundi, chers lecteurs! N'oubliez pas que vous pouvez aussi nous rejoindre sur Facebook! Bonne fin de semaine!


mercredi 25 janvier 2012

Nouveau message sur l'énergie ordinaire


Me voilà qui revient au pas de charge sur les boissons énergisantes. Les deux premiers messages sont ici et .

Est-ce de l’acharnement pur et simple ? Je ne peux vous dire. Ai-je une dent contre ces produits ? Je ne sais pas, puisqu’une dent, ça serait trop peu à leur consacrer.

Peut-être je m’interroge sur le succès et la nécessité des boissons énergisantes. Puis sur l’impact de ces potions sur les jeunes et moins jeunes.

Surtout lorsqu’elles sont mélangées avec qu’importe l’alcool.

***

Pourtant, « la vente de boissons alcoolisées contenant un mélange énergisant ou auxquelles de la caféine a été directement ajoutée est interdite au pays », nous dit Santé Canada. Alors pourquoi retrouve-t-on, même à la SAQ, des produits similaires sur les étagères ? Parce qu’on joue sur les mots, parce que ce ne sont pas des boissons énergisantes alcoolisées, mais des « cocktails contenant de la caféine ».

Il y a une différence entre les deux produits et la voici : une boisson énergisante d’une telle compagnie peut contenir 160 mg de caféine et 50 mg de guarana versus 30 mg de caféine et 15 mg de guarana pour le « cocktail ».

Ma source est juste ici.

***

Je ne m’exprime pas sur ce sujet en vierge offensée. Si vous pouvez me passer l’expression, c’est plutôt un débauché qui se questionne.

Selon l’Association médicale canadienne, un jeune qui mélange les deux produits est quatre fois plus susceptible de conduire avec des facultés affaiblies que celui qui les consomme séparément. On parle d’un changement de comportement.

Pour en avoir fait l’expérience, avec un combo du tonnerre – vodka, jus d’orange et Red Bull – lors des premiers verres, c’est l’énergie qui prend le dessus, supportée par l’alcool et on se sent vraiment bien – un peu trop. Puis, faut s’y attendre, l’alcool revient à la charge et c’est là que ça devient dangereux.

On passe de l’acuité dans les décisions et des hautes performances à la presque impotence et à la médiocrité.

Ne me pointez pas du doigt. Les routes que j’empruntais étaient virtuelles. Mon volant enrobait une manette. Je jouais à Mario Kart Wii.

Ne riez pas. On peut comprendre l’impact d’une mixture sur nos facultés sans risquer la vie des autres. 

***

Je termine avec l’hypocrisie du jour. Selon l’Association canadienne des boissons, qui représente les fabricants de boissons énergisantes, ses membres n’encouragent pas les consommateurs à mélanger alcool et boissons énergisantes.

Les tournées dans les bars Red Bull, vous connaissez ?

lundi 23 janvier 2012

Fabriqué en Chine


C’est le Nouvel An chinois, aujourd’hui! Et comme on ne fait pas les choses à moitié sur Dre Tofu et Monsieur Jambon, on a décidé de vous faire visiter un Wal Mart… en Chine! 






Installé depuis 1996 en territoire chinois, le géant américain pense local. Dans ses magasins chinois, en plus d’y retrouver sensiblement la même chose qu’ici (cosmétiques, produits pharmaceutiques, jouets, vêtements), on peut aussi y acheter des baguettes en grande quantité, des reptiles de toutes sortes, de la viande, du poisson, du riz en vrac et des trucs que je ne saurais nommer...






Cependant, il y a un petit problème avec le Wal Mart chinois… Depuis son ouverture, il a fait la manchette 21 fois pour des scandales alimentaires. En octobre dernier, Wal Mart a dû payer une très grosse amende pour la vente de faux porc bio. Bah, pas de quoi devenir dingue vous direz, mais il a aussi fait la une pour du lait contaminé, du porc avarié, des pastèques explosives… À qui la faute? Aux employés, évidemment! Mais attention, la sécurité alimentaire est un sujet de plus en plus préoccupant pour le peuple chinois et ils hésitent de moins en moins à appliquer des lois plus strictes en matière de contrôle alimentaire. Oui aux États-Unis, mais peut-être pas à n’importe quel prix…

Allez, je vous laisse fêter le Nouvel An chinois tranquille. Si vous passez par la Chine au cours des prochains jours, profitez-en pour faire un p’tit tour au Wal-Mart! Sinon, ben vous pouvez toujours regarder cette petite vidéo!









Sources: